L’année scolaire s’achève… enfin ! Bilan

Bonjour,

L’année scolaire touchant (enfin) à sa fin il est temps de dresser un petit bilan. Pour rappel cette année Petite L. rentrait en petite section de maternelle et Melle C. en CE1. Sur le papier tout aurait dû être simple. Elles avaient chacune les maîtresses que je souhaitais, Melle C. avait dans sa classe sa meilleure amie et retrouvait des copains de maternelle.

Sauf qu’au final rien n’a été vraiment simple….

Petite L. était impatiente de rentrer à l’école. Depuis le temps qu’elle accompagnait sa sœur c’était enfin son tour. Elle connaissait déjà sa maîtresse et un camarade de classe. Pour être honnête si je me place de son point de vue je pense que dans l’ensemble, elle a apprécié son année. Elle a trouvé que ces copains de classe étaient des bébés et a fini par se faire des copains en grande section. Elle a compris que les matinées en classe ne lui permettaient pas d’apprendre tout ce qu’elle souhaitait et donc choisissait souvent l’après-midi de faire des choses qui la stimulait un peu plus que les pauvres puzzles de 9 pièces de sa classe. Mais qu’à l’école on faisait plus souvent de la peinture qu’à la maison ! Elle a réussi à trouver un équilibre entre l’école et la maison.

Ce sont, finalement, mes relations avec la maîtresse qui ont été plus compliquées. Dès la deuxième semaine j’ai compris que cette année allait être très longue. Je me suis rapidement vu reprocher que ma fille voulait trop bien faire, et était trop minutieuse. J’ai essayé de faire comprendre que Petite L. était un peu différente des autres enfants de la classe, qu’elle n’avait peut-être pas le même niveau et qu’elle avait donc besoin de faire des choses différentes… Non parce que apprendre les couleurs et à compter jusqu’à 5 ou l’initiale de son prénom ça ne l’amuse pas des masses. Alors elle prend du temps pour faire bien, pour colorier sans dépasser, pour découper correctement… Mais la maîtresse n’a pas voulu l’entendre. Selon elle ma fille était comme cela car je lui mettais trop de pression. Ce discours je l’ai entendu toute l’année quasiment. Le bilan de fin d’année avec la maîtresse a été le même qu’elle m’a fait lors de la 2ème semaine. Et paradoxalement le peu de fois où Louise s’est lâchée en sautant ou courant en classe, en criant… j’ai eu le droit à des réflexions comme quoi aujourd’hui elle n’avait pas été sage… A un moment donné il serait gentil d’être cohérent.

Bref, j’ai arrêté de me prendre la tête ou enfin j’ai essayé de moins me la prendre. J’ai compris que ça ne servirait à rien. La maîtresse a un souci à gérer les enfants qui ne rentrent pas dans les cases mais j’ai décidé que ça serait son problème à elle et pas celui de ma fille. Moi il fallait que je prenne mon mal en patience et que j’attende que l’année se passe en espérant qu’elle change de maîtresse l’année prochaine.

Pour Melle C. cette année a été très compliquée. Pas d’un point de vue scolaire. Là aucun problème majeur. Elle a encore eu quelques difficultés de concentration en début d’année mais ça a fini par se résoudre. Et aucune réflexion sur le bavardage en classe sur le livret. Elle a fini l’année avec des félicitations. Nous n’en attendions pas moins d’elle !

C’est d’un point de vu relationnel que ça a été difficile. Il faut dire les choses clairement elle est dans une classe de m***. Pour la 1ère fois, 2 élèves ont été exclus de la sortie de fin d’année. L’un pour avoir forcé un autre élève à boire une gourde remplie d’un liquide inapproprié et non comestible on va dire (et il savait clairement ce qu’il y avait dans la gourde) et l’autre pour vandalisme et saccage d’une salle de classe. Voilà… Pour rappel Melle C. est en CE1.

L’ambiance de classe a été infecte jusqu’en février. Résultat une maîtresse qui passe plus de temps à faire de la discipline qu’à faire classe, qui crie beaucoup, une ambiance de travail déplorable et à la maison une petite fille qui ne voulait plus aller à l’école. Quand on connait Melle C. il y a de quoi trouver cela inquiétant.

Cette année, elle a entre autre reçu un coup de poing dans le ventre, on lui a fait un croche-pied sans raison juste parce qu’un gamin était de mauvaise humeur, son voisin de table (un des gamins exclus) lui a sciemment abîmé son cartable pour ensuite la narguer. J’ai fini par exiger qu’elle change de voisin de table. Cela a été plus simple ensuite. Mais  je ne compte plus le nombre de fois où j’ai récupéré ma fille en larmes ou au bord des larmes.

Cela a fini par se calmer et l’ambiance s’est doucement améliorée. Mais cela a totalement pourri l’année de Melle C. et cela a eu des répercussions sur notre vie de famille avec une petite fille mal dans sa peau à l’école qui nous l’a fait subir à la maison.

Il y a quand même eu de chouettes moments comme cette sortie de fin d’année à la plage, les jeux entre copines, l’atelier théâtre qu’elle a pu suivre le midi et le projet « chorale opéra » qui l’a passionné. Et heureusement !

Il est toutefois temps que cette année se finisse… J’espère que le CE2 et la Moyenne Section se passeront mieux. Toutefois, nous réfléchissons sérieusement à les inscrire dans le privé pour la dernière année de maternelle de Petite L. L’herbe n’est pas plus verte ailleurs mais il n’empêche qu’il y a moins de problème de discipline avec un meilleur niveau.

L.

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Ma jolie sirène… et prise de tête maternelle !

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Bonjour,

Voilà un moment que je me dis qu’il faudrait que je retrouve le chemin de mon clavier car j’ai pas mal de choses à raconter… mais le temps passe sans que je ne comprenne comment et pas une ligne d’écrite depuis… pffff je ne veux même pas savoir, cela achèverait de me déprimer !

Je voulais vous parler de l’opération de Petite L. mais actualité oblige j’ai changé d’idée. Non je ne parlerais pas politique mais natation ! Oui c’est ça notre actualité du moment !

Melle C. a commencé la natation en grande section, il y a déjà 3 ans… Mais avant cela elle a fait 2 ans de bébés nageurs. J’ai suivi à la lettre les recommandations pour jeunes parents primipares : les bébés nageurs c’est essentiel au développement de bébé, qu’il disait. Ô joie de se lever les samedis matins pour être à 9h dans un bassin de piscine. Mon homme détestait, moi j’aimais bien même si 9h un samedi quoi ! Melle C. elle adorait, une vrai casse-cou qui n’avait peur de rien ! Elle si craintive sur terre, se révélait dans l’eau et nous donnait des sueurs froides ! Du genre : Maman je saute. Oui ma chérie mais attend que nous soyons à côté de toi pour te rattraper ! Trop tard elle a sauté ! Deux ans plus tard et quelques crises cardiaques, on a fini par arrêter avec l’arrivée de Petite L. (c’est dingue comment en passant de primipare à multipare il y a des choses qu’on ne trouve plus si essentiel que ça pour nos enfants !).

Bref, tout cela pour dire qu’en grande section j’ai inscrite Melle C. à la natation. Je voulais qu’elle apprenne à nager car cela me semblait essentiel. L’idée de base c’était qu’elle en fasse 1 an et puis après on verrait ! Vous vous doutez bien qu’on n’en est pas resté là !

Après un premier cours un peu chaotique elle a pris plaisir à aller chaque semaine nager et à la fin de l’année elle ne voulait pas arrêter. J’ai dit ok pour une 2ème année même si c’était désormais 2 entrainements par semaine. Son enthousiasme pour la natation n’a quasiment pas faibli dans l’année, même si elle appréciait moins l’entraineur et le cours du mardi. Quand en juin nous avons reçu les documents pour une réinscription, elle n’a pas hésité un instant et cela même si cela signifiait arrêter la danse.

Et là 1ère surprise au moment de la réinscription, le club lui proposait de passer soit en ENF1 soit chez les rouges (couleurs du bonnet). Au choix donc soit 3 entrainements par semaine c’est à dire 4h de natation, soit rester à 2 entrainements par semaine (et donc 2h/sem). Euh, comment dire… le choix est vite fait : 2 entrainements par semaine c’est suffisant à son âge sans compter qu’il faut aussi caser le solfège, la chorale et son cours de clarinette. En outre, passer en ENF1 , signifie participer à quelques compétitions dans l’année et elle ne veut pas en entendre parler. Elle a fait sa 1ère compétition peu de temps avant et a détesté. Elle a trouvé particulièrement injuste que le gagnant soit celui arrive le 1er et pas celui qui nageait techniquement le mieux (personne et pas même moi, avions pensé à lui expliquer que le but d’une compétition c’était d’arriver 1er !). Melle C. ira chez les rouges !

Nous voilà en septembre (de cette année scolaire pour ceux que j’aurais perdu en cours de route), Melle C. reprend le chemin des bassins avec le sourire. Son entraineur du mardi est trop gentil et celle du vendredi également ! Tout est parfait et ainsi aurait pu se finir mon billet !

Sauf que vers janvier Melle C. commence à trainer des pieds pour y aller, elle est frustrée de ne pas pouvoir passer plus de temps à la maison pour lire, puis elle a froid, elle ne passe pas assez de temps dans l’eau à son goût  et puis elle en a marre de recevoir des coups dans l’eau. Je sens qu’elle se lasse de la piscine et que c’est peut-être l’année de trop. Pas de soucis, elle arrêtera l’année prochaine, j’exige juste qu’elle finisse l’année scolaire. Elle est d’accord et en profite pour me demander de venir plus souvent la voir nager parce que je viens jamais selon elle, enfin je ne reste pas quoi !

Je profite d’un mardi, où sa copine ne va pas à la piscine (c’est sa maman qui les amène le mardi), pour l’accompagner et regarder son entrainement. Voilà bien trop longtemps que je ne l’avais pas fait et je suis impressionnée par sa progression. L’eau c’est vraiment son élément. Je comprends mieux les coups de pieds, elle va plus vite que certains de ses camarades et se retrouve bloquée derrière eux.

Je trouve cela dommage qu’elle arrête mais c’est son choix et je le respecte, même si c’est dommage. Je profite d’être là pour faire le point avec son entraineur et lui dire qu’elle envisage sérieusement d’arrêter. Il tombe des nues, et il fait mine de pas l’entendre. Il m’explique que pour lui elle n’a pas vraiment sa place dans ce cours et qu’elle aurait vraiment du aller en ENF1… elle y trouverait ce qui lui manque dans son groupe : un esprit d’équipe et passer plus de temps dans l’eau. Euh oui mais 4h par semaine… il comprend mais… vraiment elle y serait mieux. Je lui dis clairement que j’entends ses arguments mais que je n’obligerai pas ma fille à poursuivre si elle ne veut pas, cela ne servirait à rien.

On en reste là. Je raconte à Melle C. ce que m’a dit son entraineur. Elle pleure en croyant que nous l’allons l’obliger à poursuivre. La discussion est close, je commence à réfléchir à ce qu’elle pourrait faire l’année prochaine comme sport (ça mériterait presque un billet !).

Et puis il y a 3 semaines, nous recevons un mail proposant aux élèves de son groupe de faire une compétition inter-écoles et contre toute attente Melle C. est partante pour y participer. Si j’avais du parier sur sa participation j’aurais perdu, surtout après le désastre de l’année dernière.

Jour J. nous lui rappelons les 2 règles fondamentales qu’elle doit garder en tête : se faire plaisir et être fière de soi. Et si, elle peut aussi nager le plus vite possible, c’est pas mal ! Résultat  une médaille en 25m nage libre. Elle est aux anges, elle a adoré ce moment si particulier qu’est la compétition, l’adrénaline, l’esprit de groupe et le goût de la victoire.

Et moi j’ai vu débarquer son entraineur (avant même la publication des résultats) dans les gradins pour me parler. Il est super fière d’elle, elle s’est super bien débrouillée et… tiens je l’avais pas vu venir avec ses gros sabots… il m’explique que c’est lui qui reprend les entrainements du samedi après-midi et il aimerait beaucoup que Melle C. y participe. L’idée est de la préparer à l’année prochaine ! C’est fou, il a zappé la partie où elle lui disait qu’elle souhaite arrêter ! Etonnant n’est-ce pas !

Je lui dis pourquoi pas si elle est partante. Après avoir refait la course toute la nuit en rêve, elle ne rêve plus que d’une chose : la prochaine compétition ! Elle est partante pour les entrainements du samedi et commence à parler de continuer l’année prochaine !

Et moi dans tout ça je stresse… comment concilier la piscine avec le reste, je ne veux pas qu’elle arrête la musique. Rien que d’imaginer son agenda de l’année prochaine j’en suis déjà malade… sa prof de clarinette parle de lui faire intégrer l’orchestre dès septembre alors qu’on n’était pas sensé en entendre parler avec 2-3 ans. Et Petite L. veut commencer la musique et la piscine. Et il parait que l’école est encore obligatoire à son âge et que dormir n’est pas optionnel !

Mais sans parler de ses considérations matérielles je me demande quel est mon rôle dans tout ça. Est-ce que je dois l’encourager et la pousser pour qu’elle continue ? Y mettre le holà car c’est beaucoup pour son âge ? Dans qu’elle mesure est-elle assez grande pour choisir par elle-même ce qui est le mieux pour elle ? Je suis consciente que son entraîneur n’est pas objectif sur la question, il a repéré un potentiel en elle et veut « l’exploiter ».  Je sais depuis le début que son club a pour but de former des champions et que s’ils permettent d’inscrire nos enfants en école de natation dès l’âge de 4 ans c’est qu’il y a une raison. Ai-je envie que ma fille rentre dans cette boîte à champion ? Je ne veux pas devenir cette mère qui pousse ses enfants à être des champions à tout prix sans prendre en compte leurs envies. Mais je ne veux pas non plus la brider si c’est ce qu’elle veut faire. Comment trouver le juste équilibre ? Depuis dimanche cela tourne en boucle dans ma tête…

Melle C. est pour le moment partante pour le samedi, elle va donc y aller et je crois que je vais laisser le soin à son entraineur de la motiver pour l’année prochaine. Si elle veut poursuivre alors ok si elle ne veut pas alors tant pis, il devra se trouver une nouvelle future championne !

L.

P.S : son entraineur m’a fait un des plus beaux compliments pour une maman à son sens : Melle C. est toujours souriante, pleine de joie de vivre que c’est un bonheur pour lui de l’avoir dans son groupe. Je me pose beaucoup de question mais au moins j’ai réussi l’essentiel ma fille est heureuse !

Ma Petite L.

Voilà un moment que je veux écrire ce billet mais j’ai eu du mal à trouver les mots…

Ma Petite L. mon bébé d’amour, ma presque grande fille chérie, mon petit miracle…

Parfois j’essaye de me souvenir comment était la vie avant que tu ne sois dans notre vie et un peu comme j’ai du mal à imaginer la vie que nous avions avant ta sœur, j’ai du mal à me rappeler comment c’était avant toi.

Tu es tellement toi, à la fois si différente et si semblable à ta grande sœur.

Tu es cette petite fille qui depuis toujours sait ce qu’elle veut, ce qu’elle ne veut pas. J’ai l’impression que même ta conception a répondu à cette logique : c’est quand tu as voulu ! Tu nous imposes tes idées, tes volontés et à nous de faire avec ! Avec toi je dois réapprendre chaque jour à être ta maman, à être patiente. Tant que tu n’as pas décidé ce n’est pas la peine, et tu décides quand tu as envie et pas avant ! Tu sais depuis toujours ce que tu aimes, ce que tu veux, ce que tu ne veux pas. Tu déteste avoir tort, et tu es prête à  accuser un fantôme plutôt que reconnaître tes bêtises. Tu es ma petite gauchère dans une famille de droitier !

Tu es aussi cette petite fille qui, instinctivement sais quand il te faut être discrète, et cela avant même que je ne te le demande. Est-ce que parce que depuis que tu es là, notre famille n’a pas été épargné par les épreuves et le chagrin ? Ou parce que tu arrives à sentir plus finement qu’un autre enfant les changements ? Tu es cette petite fille qui attend avec moi patiemment des heures pour inscrire ta sœur au Conservatoire en comptant les minutes et en observant les escargots, qui lors d’un rendez-vous important demandera juste un feutre ou livre pour s’occuper, qui s’endormira tranquillement sur un canapé pendant un déménagement éprouvant, qui se fera oublier car elle comprend que ce n’est pas son tour…

Tu es cette petite fille qui veut toujours aller plus vite, comme si tu cherchais à rattraper ta grande sœur afin de te montrer à sa hauteur. Depuis toujours tu veux toujours faire comme une grande : manger à table et pas sur une chaise haute, t’habiller seule, faire du vélo de grande, grimper, apprendre à compter, grandir… Aujourd’hui, tu brûles d’apprendre à lire et à écrire pour faire comme ta sœur. Tu veux tellement être grande que parfois j’oublie que tu n’es pas encore vraiment une grande, que tu as le temps de grandir et que c’est à moi de m’assurer que tu prennes ce temps.

Tu es cette petite fille qui est si bien dans ton corps et si timide en même temps. Tu n’accordes que difficilement ta confiance, surtout si ta grande sœur est loin de toi. Je sais que parfois les autres, les inconnus se demandent si tu as un problème : pourquoi une si grande fille refuse de parler, de les regarder. Moi je sais que cela est ta manière de faire, je sais que ce n’est pas de l’impolitesse, ou autre chose, c’est juste que tu as besoin d’observer et d’analyser avant de savoir si tes interlocuteurs sont dignes de ta confiance. Et pourtant lorsque l’on te connait, on sait que tu te laisses facilement apprivoiser !

Tu es cette petite fille réservée, que certains trouvent trop sérieuses mais qui a un sens de l’humour déjà bien marqué. Qui n’aime rien d’autre que rire avec sa sœur et nous faire rire.

Parfois j’ai l’impression que tu es passée trop vite à la grande fille sans passer par la case bébé. Et puis tu m’expliques doctement qu’à la maison tu es bébé d’amour et à l’école tu es Petite L. Alors je suis un peu rassurée, je te prends dans mes bras pour faire le câlin du matin et cela quel que soit l’heure, je respire ton odeur et j’espère que ces moments dureront le plus longtemps possible.

Ma Petite L. mon bébé d’amour, ma presque grande fille chérie, mon petit miracle… je t’aime.

L.

Rentrée en Petite Section bis repetita ou presque !

  • Bonjour,

Voilà, ma Petite L. est une grande elle a fait sa 1ère rentrée. Cette rentrée je l’ai longtemps attendue mais plus elle se rapprochait et plus je la redoutais un peu… Mon bébé n’en est plus vraiment un !

1er septembre on y est… c’est la reprise ! Le sac est prêt, elle a choisi celui de sa grande sœur, doudou est dans le sac, après de longues négociations la robe est choisie… il n’y a plus qu’à ! Petite L. est surexcitée à l’idée d’aller enfin à l’école, plus d’un an qu’elle attend ça !

Cette rentrée est un peu particulière puisque Petite L. ne commencera qu’à 10h20. Nous amenons donc Melle C. dans un premier temps puis nous reviendrons avec Petite L. pour cette très courte matinée.

C’est l’heure il faut y aller. Ouf il fait beau, je peux prendre mes lunettes de soleil (j’assume mon côté pleureuse !). Nous arrivons à l’heure à l’école, c’est l’heure de la récréation pour les moyens et les grands. Petite L. préfèrerait rester jouer dans la cour sur la nouvelle structure que de rentrer en classe. Je lui promets qu’elle aura le temps d’y jouer sur cette structure pendant les trois prochaines années !

Petite L. repère son porte-manteau, pose son sac, un peu comme si elle avait toujours fait ça. Cela aide d’avoir amené sa grande sœur à l’école tous les jours depuis sa naissance ! Doudou ou pas doudou ? Telle est la question ! Après quelques tergiversations, doudou viendra découvrir la classe et la maîtresse ! La maîtresse, Petite L., elle l’a connait déjà et elle l’aime déjà. C’est Super Super Maîtresse de moyenne section. Cela a réjoui tout le monde lorsque nous l’avons appris !

 L’ambiance est calme, pas de pleurs, voilà qui me change de la rentrée de petite section de Melle C.. La maîtresse nous explique alors le déroulement de la matinée et je comprends vite pourquoi j’ai l’impression d’être au pays des bisounours : les parents sont priés de rester avec leur progéniture !

Petite L. explore timidement les lieux. Elle s’assoit à une table de puzzles. Elle me regarde d’un air un peu désabusé en se demandant si c’est une blague en voyant que celui-ci n’a que 6 pièces. On passe la matinée, enfin l’heure, à passer de tables en tables pour regarder les jeux. La maîtresse puis l’Atsem passe nous voir afin de discuter avec elle. Elle accepte de répondre du bout des lèvres en me regardant. Elle a beau être contente d’être à l’école, on ne la changera pas totalement ma Petite L.

Bilan de cette 1ère heure : elle est contente et accepte d’y retourner le lendemain. Moi je n’ai pas pleuré (bon en même temps je ne l’ai pas vraiment quitté) et je ne suis toujours pas rassurée (pas de séparation et toussa !).

Vendredi 2 septembre : 2ème matinée d’école mais en vrai 1ère vrai journée d’école. L’ambiance est quelque peu différente dans la classe… ça pleure, un peu euh non beaucoup en vrai. Là je me retrouve 4 ans en arrière ! La maitresse a deux enfants dans les bras, et deux à chaque jambe. Et chez moi le stress monte inexorablement. Petite L. regarde tous ses enfants pleurer sans vraiment comprendre pourquoi. Un bisou, un câlin et elle part avec la maîtresse (qui s’est libérée une main) en classe. Et cela sans même un regard pour sa maman. Fille indigne !

Ma fille n’ayant pas pleuré, je prends sur moi pour en faire de même ! Je récupère à 11h30 une petite fille un peu azimutée mais heureuse de me voir. Bilan de sa matinée : c’était pas bien, la maîtresse n’est pas bien, elle n’a pas de copains et c’était pas bien. Mais elle veut bien y retourner quand même lundi !

Voilà presque 10 jours que la rentrée a eu lieu. Petite L. est contente d’aller à l’école tous les matins. Il faut presque que je réclame mon bisou… fille indigne je vous dis !!! J’ai encore du mal à savoir ce qu’elle fait en classe. Elle commence tout doucement à me parler des autres enfants (ceux qui pleurent encore !) et de ce qu’elle fait.

Je ne sais pas trop comment va se dérouler cette année, mais tant qu’elle prend plaisir à aller à l’école, je ne vais essayer de ne pas (trop) m’inquiéter !

L.

P.S : comme pour Melle C. je voulais profiter de cette rentrée pour changer le surnom de ma Petite L. mais en même temps j’ai encore envie que ça soit mon bébé alors je sais pas… une idée sur la question ?

Le CP c’est presque fini !

Bonjour,

Voilà un moment que je veux me remettre à mon clavier mais je ne trouve prends pas le temps de le faire, et j’ai du mal à mettre mes idées en place. Pourtant des idées j’en ai, mais je n’arrive pas à les faire couler jusqu’à mes doigts. Il y a quelques mois je vous parlais de la rentrée des classes de Melle C., l’année s’achevant il est temps de faire le bilan. Oui cette année je m’y prends un peu en avance* mais ça fait 3 ans que je veux faire le bilan d’une année scolaire et ça fait 3 ans que je me dis que je le ferais en juillet sauf qu’en juillet j’ai les deux filles à la maison et autant vous dire que je ne trouve pas le temps !

Cette année, pour les têtes en l’air du fond, Melle C. a fait son entrée à la grande école (grande était ici à prendre au sens 1er du terme ! Cette école est immense). Cette rentrée en primaire je ne l’ai pas très bien vécue contrairement à elle. Mais j’ai fini par m’y faire !

Cette année est un peu particulière je trouve : je n’ai pas trop compris comment en un claquement de doigts nous en étions arrivé aux vacances de février. Et depuis elle s’étire en longueur, traîne et ne semble pas vouloir se finir.

Melle C. s’est épanouie pendant cette année. Alors qu’elle avait depuis 3 ans les mêmes copains dans sa classe, leur groupe classe a été éclaté en 4 classes et mélangé avec deux autres écoles maternelles. Melle C. a quand même retrouvé quelques camarades de classes dont une bonne copine, mais elle a dû dire au revoir à ses amoureux ! Je me demandais comment elle vivrait cette situation et comme souvent avec elle : très bien. Je suis toujours aussi impressionnée par sa capacité d’adaptation, je ne sais pas de qui elle tient cela, mais c’est génial de la voir trouver du bon dans chaque situation.

Nouvelle classe, nouvelle cours d’école, nouvelle maîtresse, nouvelles règles de vie en classe et de nouveaux amis à se faire. Un programme plutôt dense surtout qu’il faut ajouter à tout cela des apprentissages plus que dense.

Et pourtant rien de tout cela n’a semblé lui poser de soucis. Au début elle essayait de retrouver ses copains de maternelle dans la cour et puis petit à petit elle y a intégré ses nouveaux camarades et désormais,  elle joue principalement avec ceux de sa classe (et des grands qui n’ont pourtant rien à faire dans sa cour). Je crois qu’elle a même finit par trouver UNE copine. Et elle a de nouveaux amoureux !

Côté vie en classe, maîtresse et règles de vie c’est probablement le sujet qui m’inquiétait le moins. Sa maîtresse est « géniale, super gentille… » Vous pouvez à peu près rajouter tous les superlatifs de son langage à cette liste. Comme chaque année elle adore sa maîtresse. Il faut admettre que celle-ci est d’une gentille et d’une douceur impressionnante. Je devrais lui demander d’où elle tire une telle zénitude !

Suivre les règles n’a jamais été un souci pour Melle C., cela lui a même posé quelques difficultés par le passé car elle a du mal à comprendre que certains y dérogent.

Et côté apprentissage tout roule : elle savait pratiquement lire à la rentrée, elle a une passion que j’ai du mal à comprendre pour les chiffres et les nombres et adore l’école.  Selon sa maîtresse elle fait partie des enfants qui participe le plus en classe. Il est loin le temps où elle n’osait même pas dire son prénom et encore moins parler en groupe ! C’est une petite fille scolaire (au bon sens du terme) qui aime apprendre encore et encore. Elle trouve le CP trop facile et je sens qu’en cette fin d’année scolaire, cela lui pèse un peu.

Et moi comment j’ai fini par me faire à cette année ? J’ai fini par me faire à cette immense cour d’école. J’ai découvert que la déposer au 2ème portail lui permettait de ne pas avoir à traverser la cour tous les matins et de pouvoir la voir ainsi grimper en classe. En contrepartie je ne vois pratiquement plus les parents de ses copains. C’est peut-être ce qui me manque le plus mais j’ai fini par m’y faire !

Je suis soulagée de la voir s’adapter aussi bien à sa nouvelle vie. Elle s’est vraiment épanouie cette année et a désormais totalement confiance en elle. Elle a connu quelques difficultés au début d’année avec une petite fille de sa classe (une peste) qui a tenté de l’intimider. Elle n’a pas voulu que j’en parle à la maîtresse. J’ai accepté de lui laisser un peu de temps pour régler elle-même cette histoire tout en surveillant cela de près. Elle s’en est tirée comme une chef en ne se laissant pas faire et en choisissant ses batailles : acceptant parfois de « perdre » pour avoir la paix sans toutefois se laisser faire et persécuter. Cela a été compliqué pour moi de la laisser gérer, d’arriver à être présente et à l’écoute sans m’écouter et l’enfermer à double tour à la maison en lui faisant école moi-même !

Je découvre également la joie des cours d’école où elle apprend des chansons qui me font mal aux oreilles, des gros mots à la pelle, des jeux qui me rappellent ma cour d’école, le bonheur d’inventer constamment de nouveaux jeux et de pouvoir courir et se défouler !

Côté scolaire je trouve à la fois le programme très dense et en même temps je me rends compte que l’hétérogénéité des niveaux dans une même classe pose quelques soucis pour une petite fille comme la mienne : cela ne va pas assez vite, c’est trop facile et du coup cela me demande d’être vigilante afin qu’elle continue à rester concentrer. Il faut que je trouve une solution pour continuer à la nourrir intellectuellement sans pour autant empiéter de trop sur le programme des années suivantes. Si vous avez des solutions je suis preneuse !

Cette année nous aura fait grandir toutes les deux. Melle C. prend de plus en plus son indépendance et moi j’apprends à la laisser faire.

En mettant un peu plus le doigt dans l’éducation publique je découvre avec effarement son état, ce n’est pas glorieux et cela renforce mon admiration pour le corps enseignants qui a une tâche qui va bien au-delà de ce qui lui est à la base demander et qui permet à la machine de fonctionner tant bien que mal.

L.

*Billet écrit il y a presque 1 mois

Il y’a un an…

Il y’a un an il faisait beau et même doux, presque trop pour un mois de mars. J’avais passé la matinée en cuisine car je ne savais pas quel était le programme du soir. D’ailleurs ça m’agaçais, je suis comme ça je n’aime pas quand tout n’est pas un minimum programmé. Maman était allée te chercher la veille et vous deviez passer à la maison en début d’après-midi pour prendre le goûter avec nous. J’avais l’espoir que vous resteriez peut-être alors j’avais prévu au cas où.

Tu revenais de 4 mois en enfer et j’étais tellement contente de te savoir rentré sain et sauf,  enfin c’est ce que je croyais. Comme à chaque fois que tu partais en mission à l’étranger je t’avais eu régulièrement au téléphone, enfin autant que le permettait le réseau. Je savais que cela avait été dur, très dur. C’était la première fois que tu regrettais presque d’être parti, la première fois que tu comptais les jours avant de rentrer. Ici aussi on comptait les jours qui te feraient quitter cet enfer.

Malgré tout j’aimais bien quand tu partais parce que j’avais de tes nouvelles. Sinon le reste de l’année on communiquait peu. La faute au manque de temps peut-être, parce qu’on n’avait pas toujours grand-chose à se raconter : nos vies était diamétralement opposées, et puis on savait que l’on s’aimait, c’était ça le plus important. Alors, tant que j’avais des nouvelles par Maman ou Elisa, je ne m’inquiétais pas plus que cela. Mais quand une année, tu as arrêté de donner des nouvelles à toute la famille, sans nous laisser de numéro ou te joindre alors là je n’étais plus d’accord… et une fois que j’ai enfin réussi à t’avoir je ne me suis pas gênée pour te le dire, je t’ai interdit de disparaitre à nouveau. Et à l’inverse quand on a L’Homme a eu ses soucis de santé, tu as pris le temps de nous appeler pour prendre de nos nouvelles. Je ne te l’ai jamais dit mais cela m’avais beaucoup touché. Pour une famille qui parle tout le temps entre frère et sœur on ne peut pas dire que nous étions de grands communicants.

Avec Maman,  vous étiez en retard ce jour-là, enfin elle était en retard, comme souvent. Son rendez-vous dans une maison spécialisée pour Grand-Mère avait duré plus longtemps que prévu et une fois encore cela m’a agacé, je suis la psychorigide de la famille ! J’avais hâte de te voir, j’avais promis à Melle C. que tu viendrais la chercher à l’école. Elle voulait te montrer son école. Cela faisait presque un an que l’on ne t’avait pas vu. Tu repartais le lendemain, je voulais que les filles aient du temps avec toi.

Finalement,  vous êtes arrivés nous sortions tout juste de l’école. Je revois  encore Melle C. courir dans tes bras pour te faire un énorme câlin. Tu étais en t-Shirt, je t’ai traité de fou. Mais tu m’as répondu qu’il faisait beau et doux. C’est vrai il faisait beau et doux mais pas au point que je me balade en t-shirt ! J’étais heureuse que tu sois là avec nous.

Nous sommes rentrés à pieds à la maison, toi tenant la main de ta nièce et elle tellement fière de marcher au côté de son Tonton. Même ma Petite L. si sauvage a voulu faire comme sa sœur et t’a spontanément donné la main. Elle ne t’a quasiment pas quitté de l’après-midi. Tu as même, par la suite, été de corvée de chaussures. Je n’en revenais pas. J’ai hésité à prendre une photo mais on traversait la rue et ensuite j’ai oublié.

C’est peut être un de mes plus grands regrets de cet après-midi-là, ne pas avoir pris de photos. Mais j’avais envie de profiter de ces instants où nous étions presque tous réunis à la maison. Et puis tu devais revenir dans 3 semaines, Maman était encore là pour un moment, on se reverrait bientôt.

Pendant que je finissais de préparer le goûter, tu as offert à tes nièces les deux jolis cadres que tu leur avais rapportés de là-bas : des papillons dans des cadres. Je n’ai jamais osé te demandé si tu avais choisi cela car tu te souvenais que leur chambre était décoré de papillons ou si ton choix c’était fait un peu par hasard. Après tout je m’en moquais, les filles étaient aux anges et moi aussi, c’était une attention tellement adorable de ta part.

Après le goûter nous sommes sortis au jardin, l’appartement était un peu petit pour tout le monde, et puis il faisait beau. Melle C. voulait te montrer son vélo. D’ailleurs j’ai profité que tu sois là pour te faire regonfler ses pneus. L’Homme ne l’avait toujours pas fait et je dois avouer que je ne suis pas douée pour ce genre de chose. En moins de deux c’était fini.

On tentait avec Maman et L’Homme d’inciter Melle C. a enlevé ses petites roues sur son vélo. Elle y était presque mais elle manquait encore un peu d’assurance. Mais voilà ses copines n’en avaient plus et elle avait le sentiment d’être moins douée qu’elles. Alors elle a voulu profité de son Tonton pour faire une nouvelle tentative. Je te revois toi le grand gaillard entrain de la tenir, et lui courir après, sans jamais t’énerver ou t’agacer. Depuis cet après-midi, elle n’a plus eu besoin des petites roues.

Et puis ça a été l’heure de partir, tu avais encore des choses à faire avant ton départ le lendemain matin, tu étais fatigué. J’étais un peu triste de ne pas te garder à la maison mais une fois encore ce n’était pas grave, on se revoyait dans 3 semaines. Cela allait vite passer. Un dernier câlin, un bisou, je n’ai pas pu m’empêcher de faire ma grande sœur en te rappelant d’être sage et ne pas faire n’importe quoi. Les filles t’ont embrassé et puis tu es parti…

C’est la dernière fois que je te verrais…

Il y a un an, il faisait beau et même doux, j’étais heureuse tu étais là, avec nous…

L.

Dégage, bon débarras, au revoir et à jamais…. 2015

Dire que 2015 a été merdique c’est presque un euphémisme, c’est en deçà de la réalité, 2015 a été merdique, pourrie, catastrophique, nulle…

 Y’a un an, jour pour jour, je me disais que 2015 ne pourrait jamais être aussi pourri que 2014. Fin 2014 avait été vraiment nul et je n’avais qu’une hâte que l’on passe à 2015 pour tirer un trait sur tout cela. Naïvement je ne pensais pas que l’année à venir pouvait s’annoncer pire. J’avais oublié qu’il y a toujours pire. Alors pleine d’espoir j’ai souhaité à tous mes proches, ma famille, mes amis, mes connaissances une excellent année 2015. Enfin, non pas à tout le monde car à partir du 7 janvier j’ai arrêté de souhaiter quoique ce soit. Je voulais déjà que l’on en finisse avec 2015, qu’on fasse un re-boot ou que l’on décide que d’un coup de baguette 2015 n’aurait pas lieu cette année. Mais je n’ai pas été exaucée et 2015 s’est avérée être pire qu’une horreur. L’inimaginable est devenu réalité.

Pourtant je suis certaine que si je regarde bien je trouverai des raisons de me réjouir de cette année qui vient de s’écouler… c’est vrai il y a eu naissances dans notre entourage, de chouettes soirées entre amis, l’entrée de Melle C. au CP, des rires parfois, de jolis moments en famille… mais il y a eu tellement de larmes versées, tellement de douleur que ses bons moments ont tous été éclipsés.

Alors demain je ne souhaiterai pas la bonne année, non pas parce que je ne la souhaite pas belle mais juste par superstition. Je ne peux pas imaginer que 2016 soit plus merdique que 2015, je ne peux même pas comprendre comment cela pourrait être possible mais au cas où je ne vais pas tenter le sort. Je vous souhaiterai tout simplement de « bonnes journées !».

L.

Le Parc ou cette jungle pour enfants

Bonjour,IMG_1156

Voilà un moment que j’avais envie de faire ce billet, j’en avais même commencé une ébauche et puis… et puis sur le coup j’ai dû manquer d’inspiration et voilà un long moment que le début végète sur mon PC ! En fait, ce billet j’avais commencé à l’écrire quand je fréquentais le Parc principalement pour Melle C. car Petite L. était trop petite… résultat aujourd’hui on y va à la demande de Melle C. mais aussi de Petite L.

S’il y a bien une chose que je n’aime pas dans mon rôle de Maman c’est bien aller au Parc. J’ai fini par m’y faire et c’est moins désagréable maintenant que les filles sont plus grandes mais franchement ce n’est pas ma tasse de thé. Il y a encore un an je n’aurais pas hésité à vous dire que je haïssais le Parc. Si ce n’est plus de la haine ce n’est toujours pas l’amour fou loin de là. Mais il faut admettre qu’au Parc on a apprend plein de choses sur la nature humaine ! Je crois que les sociologues pourraient en tirer de grandes études comportementales !

Commençons par définir ce qu’est le Parc. Mamie Tahiti croyait que c’était un espace vert avec de arbres où les enfants s’ébattaient en toute tranquillité. Non un endroit comme cela n’existe pas lorsqu’on habite comme nous en ville ! Ici ce qu’on appelle Parc est une aire de jeux destinées aux enfants avec des structures de type toboggan, balançoires, cheval à bascule… le tout recouvert d’un sol plastifié devant amortir les chocs. Nous avons la malchance d’en avoir deux à proximité de chez nous : le Grand Parc et le Petit Parc. Pendant longtemps nous allions au Petit Parc mais Melle C. a grandit et nous sommes désormais des habitués du Grand Parc. Rien que d’écrire que nous sommes des habitués cela me déprime ! Je dois admettre que pour moi le Grand Parc est à la fois mieux car je suis sûre de trouver une place pour m’assoir et plus stressant car les structures sont plus grandes et l’espace de jeux plus important à scanner du regard !

Le Parc c’est un peu mon enfer sur terre. Pourquoi je n’aime pas cela ? Au choix et sans mention inutile à rayer : je m’y ennuie, j’ai l’impression de faire potiche, y’a souvent trop de monde à mon goût, cela fait ressortir mes plus vilains instincts, et parfois cela m’oblige même à être sociable ! Et on y croise souvent les mêmes personnes : certaines agréables, d’autres insupportables.

Ainsi selon les heures, la fréquentation n’est pas la même mais on y trouve une certaine récurrence. Déjà la majorité des adultes sont des femmes, je ne dis pas qu’il n’y a pas de papas mais il faut l’admettre ils sont souvent sous-représentés. Pour les papas célibataires il y a probablement un vivier à explorer ! On retrouvera ensuite 3 grands groupes d’accompagnants : les nounous, les Grands-Parents et les Parents.

En général les nounous sont entre elles, elles forment un gang soudé. Pour les reconnaitre facile : elles ont des poussettes doubles et elles semblent aussi à l’aise que des poissons dans l’eau. Elles papotent, jettent un coup d’œil de temps en temps sur la progéniture qu’elles sont censée garder. De temps en temps on entend un rappel à l’ordre. Et si l’on tend l’oreille pour écouter leurs conversations cela tourne souvent sur leurs employeurs c’est-à-dire les parents des dits enfants qui jouent. Au début cela me choquait de les entendre casser du sucre sur le dos des parents. Probablement parce que je suis moi-même maman et employeur. Mais je me suis aussi rappelée que lorsque l’on travaille en entreprise on se prive pas de critiquer les chefs… c’est le jeu ! Pas très juste, pas très cool mais c’est comme cela je crois. Bon là où ça m’agace c’est que la relation assistante maternelle/employeur n’est pas du tout une relation conventionnelle de patron/employé. Mais cela pourrait faire l’objet d’un billet ! Bref, les nounous du Grand Parc sont loin d’être les plus désagréables et gênantes. Il est par contre assez difficile d’intégrer ce gang. Lorsqu’on connait quelques nounous on est admis du bout des lèvres mais il faut montrer pattes blanches. Cela permet parfois de faire passer le temps plus vite en apprenant des ragots d’autres parents !

Les Grands-Parents sont assez drôles. Ils ne sont clairement pas dans leur univers. On aura deux sortes de Grands Parents d’ailleurs : ceux qui gardent régulièrement leurs petits-enfants et les autres. Les premiers sont un peu plus habitués à être là, ils connaissent les jeux, savent qu’il faut prendre son mal en patience. Ils s’assoient et attendent en regardant la progéniture de leur progéniture s’amuser. Et puis il y a les autres. Là c’est un peu plus drôle. Déjà ils se demandent ce qu’ils sont venus faire dans cette galère.  Ils me font penser à des moutons égarés dans un enclot de loups. Déjà ils sont souvent venus à deux afin, peut-être, d’être plus fort dans l’adversité. Ils n’ont pas compris que leurs petits-enfants veulent juste jouer tranquillement avec leurs amis. Ils sont donc derrières leurs dos. Si par hasard ils sont en charge de petits, ils les surveillent comme du lait sur le feu. On les sent en stress et ils prennent le premier prétexte pour fuir !

Enfin nous avons les parents ! Là encore on pourrait sous diviser les groupes :

  • Les jeunes parents sont touchants. Pour les repérer facile : ils suivent leur petit bout à la culotte. Souvent d’ailleurs celui-ci ne marche pas encore très bien. Ils ont avec eux un sac contenant tout leur appartement. Chacun d’entre nous est passé par cette étape-là, certains étant juste un peu plus stressé que d’autre (et non ce n’était pas mon cas mais par contre c’est celui de L’Homme) ! Ils n’ont pas encore intégrer les règles tacites qui s’appliquent au Parc : le Parc c’est la jungle et non un état de droit. Ils tentent de faire respecter l’ordre et la discipline et réglementer le temps de passage à la balançoire, l’ordre au toboggan. Comme ils ne comprennent pas encore la notion de communautarisme qui y règne. C’est d’ailleurs assez drôle de les voir catastrophés quand leur chérubin emprunte une trottinette, une poussette, un ballon et outré lorsqu’un enfant fait mine d’emprunter un jeu de leur cher petit. Ils apprendront assez vite que ce qu’on apporte au Parc peut être susceptible d’être manipuler par tous, si on ne le veut pas alors cela reste à la maison. Malgré tout ce ne sont pas les plus désagréables, ce sont des justes primipares qui ne peuvent pas s’empêcher de juger les autres parents, ceux qui comme moi laisse leurs enfants en paix ! Au fil des années ils comprendront et changeront de catégories !
  • Les plus enquiquinants ce sont ceux qui viennent pour retrouver leurs copains : déjà ils squattent les bancs comme un troupeau et si possible les meilleures places ! Vous savez celle qui permettent d’avoir une vue d’ensemble du Parc sans avoir à se lever et qui sont au soleil l’hiver et à l’ombre l’été. Ceux-là m’agacent car ils ne viennent pas pour leurs enfants mais pour eux-mêmes et laisse aux autres parents le soin de s’occuper de leurs enfants. Pour eux le Parc est finalement une halte-garderie avec pleins d’adultes chargés de veiller, amuser leurs enfants sans que cela ne leur coûte un sous. Et je les soupçonne de briefer leurs enfants avant car au moindre souci ils viennent te voir toi et pas leurs mères. Tu es foutue si ton enfant a le malheur d’avoir un/une copin(e) dont la mère appartient à cette catégorie. L’extrême vu pendant les vacances : la maman a laissé ses filles pour aller faire quelques courses. Comment je m’en suis aperçue : la petite s’est fait mal et personne pour la consoler.
  • Enfin on aura les autres. Parmi celles-là, il y aura la maman qui veut se faire des amis et qui t’abordera en te flattant le plus souvent, la maman flippée qui ne laisse pas son môme faire un pas, celles qui flippent mais laisse leurs enfants tenter leurs expériences en se rongeant les ongles jusqu’au sang, celles qui passent leur temps à crier, à encourager, à menacer, celles qui se demandent ce qu’elles font dans cette galère et qui regardent l’heure pour calculer quand elles pourront donner le signal du départ… Je me retrouve dans toutes ses mamans car selon mon humeur, l’humeur de mes filles je suis tour à tour toutes ces mamans à la fois.

Au Parc j’y vais par obligation et rarement par plaisir mais après quelques années j’ai appris à ne plus le détester autant. Je pourrais presque prendre du plaisir à voir mon petit ouistiti s’éclater quitte à me faire quelques cheveux blancs au passage. Mais ce que j’aime le plus c’est le retour des beaux jours qui me permettent de ne plus y aller car on peut réinvestir le jardin de la résidence !

L.

Les 5 ans de Melle C. chez Royal Kids, la suite !

Hello !

Comment ça il est temps ? Oui bon dans moins de 15 jours on remet cela pour ses 6 ans… mais en même temps ce sera encore une fois chez Royal Kids alors on peut presque dire que j’ai un peu d’avance !

Une fois le lieu trouvé, la liste des copains faite et les invitations distribuées il nous restait plus qu’à attendre le jour J. Et le premier avantage d’avoir externalisé son anniversaire c’est que cette fois pas de gâteau à préparer, pas de bonbons à acheter, pas de ballons à gonfler, et encore moins de mini jeux à trouver…  juste à attendre patiemment qu’il soit l’heure de partir !

Elle a donné rendez-vous à ses copains à 16h sur place. Nous arrivons un peu avant histoire de prendre nos marques. Mais au final ce n’était pas forcément nécessaire car tout est super bien organisé. Un vestiaire est à notre disposition avec un emplacement réservé aux invités de Melle C.. Ils pourront y laisser dans un bac les chaussures, dans un autre les cadeaux (et il est sacrément rempli je trouve) et des portes manteaux. En échange ils doivent mettre une chasuble aux couleurs de l’anniversaire afin que l’animateur les repère et moi aussi tant qu’à faire !

Oui l’avantage numéro 1 c’est qu’il y a un animateur dédié à l’anniversaire de Melle C. qui s’occupera de les divertir pendant 2h. Bon ça ne veut pas dire que je vais me tourner les pouces, juste que je vais pouvoir surveiller tout cela de loin sans trop me stresser… et ça, ça n’a pas de prix ! Je lui laisse ainsi le soin d’aller crapahuter dans la structure et se débrouiller dans le comptage des enfants, moi je me contente de les observer ravie de voir que tout cela se passe bien et que cette débauche d’énergie n’a pas lieu dans mon salon !

Bilan de ses 2 heures : j’ai 10 petits monstres qui ont viré au rouge vif, une grande fille enchantée et je n’ai même pas l’impression d’avoir couru un marathon. J’ai pu rester zen tout le long. Et cerise sur le gâteau : le gâteau était super bon ! Bref on ne regrette pas !

Et pour ceux qui auraient tendance à dire que rien ne vaut un anniversaire plus personnel à la maison, où les copains peuvent jouer avec les jeux des autres etc etc… ils ont peut-être raison sauf que j’habite en ville dans un 66m² et que Melle C. est née en novembre. Et puis il faut l’avouer ce n’est pas vraiment notre truc à l’Homme et à moi ! Mais surtout, et c’est pour moi l’essentiel Melle C. est heureuse !

Du coup, on remet cela pour ses 6 ans !

L.

6 mois…

6 mois déjà…

6 mois seulement…

6 mois que tous les jours l’espace de quelques secondes j’oublie…

6 mois qu’après ces petites secondes la réalité me rattrape…

6 mois que je m’en veux…

6 mois d’un cauchemar éveillé qui n’en finit pas…

6 mois de cauchemars…

6 mois que je me lève en ayant peur de ce qu’il aurait pu se  passer dans la nuit…

6 mois que tu es dans mes pensées chaque jour…

6 mois que tu me manques…

6 mois qui m’ont  semblé être une éternité…

6 mois et l’impression que c’était hier…

6 mois soit 184 jours soit 4416 heures… depuis que tu nous as quitté.

6 mois… qui n’auraient jamais dû exister.

Je t’aime mon petit frère

L.