Les activités extra-scolaire – 2ème année

Hello,

Oui je sais je vous ai fait FullSizeRenderun billet un peu similaire l’année dernière (https://laetitiaeva.wordpress.com/2014/09/24/attendre-encore-et-toujours/) mais j’avais juste envie de pousser à nouveau un coup de gueule. Je ne sais pas comment ça se passe chez vous mais ici c’est la foire d’empoigne et c’est pire d’année en année ou alors c’est pareil et en vieillissant ma patience s’amenuise !

La fin de l’année scolaire rime avec fin des activités extra-scolaires et renouvellement ou non des adhésions. Se pose alors l’éternelle question de ce que voudrait faire Melle C. l’année suivante.

L’année dernière elle faisait natation/danse/éveil musical à raison d’une heure environ par cours (45 min pour la piscine). Le rythme était soutenu mais rien au final rien d’insurmontable pour notre marmotte. Comme je l’imaginais, même si c’était mal parti, elle s’est prise de passion pour la natation et a beaucoup aimé la danse et la musique. Restait donc à savoir si on l’obligeait à lâcher quelque chose ou non. Pas question pour elle d’arrêter la piscine, je tenais à ce qu’elle poursuive la musique. La question de la danse est restée en suspens oui, non, non, oui… Une fois décidé les emm*** peuvent commencer : tracasseries administratives, tenter de ficeler un emploi du temps supportable et qui, si possible, ne fasse pas concurrence à celui d’un ministre, envisager de demander un prêt à notre banquier afin de financer tout cela (!),  et  surtout, surtout, prendre son mal en patience !

Côté natation cette année Melle C. passe dans le groupe supérieur. Résultat nous passons de 45 min d’entrainement par semaine à 2h. Rien que ça ! Voyons le bon côté des choses ma cotisation me revient deux fois mon cher (bizarre mon banquier n’est pas sensible à cet argument). Melle C. est ravie, elle adore son entraineur, elle adore nager et pour le coup elle est plutôt douée (ce n’est pas moi qui le dit, même si je le pense, c’est son entraineur). Moi j’appréhende un peu la fatigue surtout le vendredi soir avec un entrainement de 19h à 20h. Mais au moins de ce côté-là cela a été relativement simple car pas de tests à passer cette année. Il a « juste » fallu déposer le dossier à des heures et dates précises : le soir en plein pendant la rentrée à l’autre bout de la ville ! L’Homme s’y est collé. C’était le bordel, il y a passé plus d’une heure juste pour déposer un chèque, un certificat médical et récupérer un bonnet de bain.  Il n’a pas aimé du tout !

Côté danse : surprise de fin d’année le conservatoire change sa politique de cours. Désormais les élèves de CP auront en danse 2 cours d’1heure par semaine afin de faire du classique et du moderne dans l’idée de se spécialiser l’année suivante. Impossible de ne faire qu’une heure ça serait trop simple. Je n’ai pas trop compris le but. Est-ce qu’ils espèrent repérer de futurs petits rats pour l’opéra ou une danseuse étoile ou est-ce juste le nouveau directeur qui veut marquer son territoire ? Soyons réaliste et objectif Melle C. ne sera jamais une danseuse étoile. Ma fille a beaucoup de qualités et de facilité dans certains domaines mais la danse n’en fait définitivement pas partie ! Elle aime danser mais elle n’est pas douée. C’est un loisir et un plaisir pour elle et c’est parfait. C’est bien à cela que serve les activités extra-scolaires non ? Je veux qu’il en soit toujours ainsi. Le niveau d’excellence recherché par le conservatoire ne colle donc.

En outre, 2h de danse par semaine ce n’est pas clairement possible et encore moins raisonnable. La décision est donc prise d’arrêter la danse avec le conservatoire. Je pensais donc qu’on en avait définitivement fini avec la danse. Mais voilà ma fille m’a arnaqué dans les grandes largeurs en me demandant d’en refaire avec l’association où elle était la 1ère année (à l’époque je ne savais pas que les inscriptions se faisait avant la fête des associations et je n’avais donc pas eu de place au conservatoire). Oui je sais c’est mon rôle de parents de mettre des limites et pas à elle de décider de tout… Mais là elle a trouvé en la maman de sa copine Melle A. une alliée de taille. Résultat on a craqué et dit oui. Je sais qu’elle s’y amusera, il ne s’agit que d’un cours par semaine. L’idée maitresse reste le plaisir avant tout et c’est parfait pour nous !

Comme nous n’y étions plus l’année dernière, impossible d’avoir le droit aux inscriptions prioritaire. Il a fallu donc se rendre à la fête des associations. Etant échaudée par les années précédentes je décide de m’y rendre pour 9h soit 1h avant l’ouverture officielle. Ah pas de pot cette année, ils ont changé la donne on ne peut pas rentrer avant l’heure d’ouverture officielle ! Malgré tout il y a déjà du monde devant moi. Ô joie de passer mon samedi matin sous la pluie à attendre, sans la certitude d’avoir une place. Bon ma stratégie a été payante (ou pas) mais Melle C. et Melle A. ont eu une place. Nous étions les 1ers au stand et heureusement car il n’y avait que 6 places.

Côté musique ça se complique. Toujours en lien avec leur nouvelle politique (à la c** si vous voulez mon avis) l’heure d’éveil musicale à laquelle je pensais l’inscrire n’existe plus. Désormais le conservatoire offre deux possibilités pour les élèves entrant en CP :

  • L’élève sait déjà quel instrument il veut faire et a obtenu une place : il devra faire 30 min de solfège/semaine et 1h du dit instrument
  • L’élève n’a aucune idée de ce qu’il veut faire (comme nous) et il pourra faire 1h de solfège/chorale puis s’il obtient une place 1h de découverte d’instruments. Ils testeront en petits groupes 6 instruments dans l’année.

Cela vous parait simple ? Dis comme cela ça l’est. Sauf que pour arriver à comprendre cela il m’a fallu beaucoup de temps et de patience. Nous avons reçu un courrier en fin d’année afin de nous expliquer tout cela. Résultat sur 4 parents avec qui j’en ai discuté, aucun n’a compris la même chose et au final personne n’a rien compris. J’ai fini par aller sur place pour demander des éclaircissements… La pauvre secrétaire en savait à peu près autant que moi. Elle m’a toutefois appris que si on le voulait, Melle C. pouvait déjà choisir un instrument, ah mais je ne l’avais pas noté dans sa feuille de réinscription ? Euh non étant donné que cela n’était demandé nulle part. Dommage ! Comme nous ne l’avons pas inscrit en souhait avant elle n’aura probablement pas de places (mais je ne savais pas qu’il fallait l’inscrire puisque ce n’était pas écrit, argh). En outre elle m’explique qu’a priori le cours de découverte d’instruments n’aura pas de créneaux fixes. Pardon ? Oui les horaires changeront plusieurs fois dans l’année. Euh pardon ? Et lorsqu’on a plusieurs enfants comment fait-on ? Et bien vous passez votre vie au  conservatoire Madame c’est le plus simple…. Mais bien sûre.

Au final en rappelant une nouvelle fois afin de tenter d’avoir d’autres infos (je n’aime pas ne pas comprendre) et afin de tenter de savoirs quels instruments il restait de dispo je démêle un peu tout cela. Côté instruments il ne reste plus que le violoncelle, la contrebasse et la harpe. Euh, comment dire, ça ne va pas être possible. J’ai pitié de mes voisins et de nos oreilles. Les instruments à cordes sans façon. A la limite la guitare mais c’est tout. Donc on se positionne pour l’option 2. Elle m’explique qu’il y aura deux créneaux dans l’année soit elle commence le lundi après-midi et changera en février soit elle commence le mercredi et passera au lundi. Ah mais le lundi c’est en même temps que le cours de solfège. Donc au final il faut espérer pouvoir l’inscrire sur le créneau du mercredi pour le solfège afin qu’elle puisse assister au cours de découverte des instruments du lundi. C’est aussi clair que du jus de boudin. Elle conclue en me disant que de toute façon il faudra venir le 14 septembre à partir de 16h30 pour l’inscrire au cours de solfège car ce qu’on a rempli en juin n’est que l’inscription administrative et on verra à ce moment-là.

Donc hier je me pointe. Les inscriptions devaient commencer à 16h30. Je sais qu’il y aura du monde, je m’organise avec la maman de Melle A. : elle récupère les filles à l’école et moi je vais faire la queue. J’arrive pour 16h en me disant qu’il y aura probablement du monde mais que 1/2h en avance ça devrait être jouable. Quelle naïve : il y a bien 100 personnes devant moi. Je découvre au détour d’une conversation que les 1ers sont là depuis… 13h. Franchement les gens n’ont que ça à faire. Dans quel monde vit-on pour venir plus de 3h avant pour inscrire des enfants à une activité extra-scolaire ? Sachant en plus que ce n’est que pour le solfège.

Une heure plus tard je ressors, je m’estime plutôt chanceuse au final : je n’ai assassiné personne et j’ai réussi à obtenir le créneau souhaité.

Par contre côté découverte des instruments c’est la douche froide. Melle C. a été inscrite suite à mon appel mais pas Melle A. Soucis c’est la maman de Melle A. qui s’occupe des trajets (oui je sais si j’avais mon permis… blablabla on ne va pas revenir dessus ok ?!). En outre les instruments proposés ne vendent pas du rêve : accordéon, hautbois, saxo, flûte à bec, harpe et trompette. Melle C. rêvait d’essayer la clarinette ou la flûte traversière. Raté.

On se pose donc la question de savoir si elle va ou non suivre ce cours. En termes d’organisation cela nous complique sérieusement les choses en tout cas. J’ai jusqu’à samedi pour décider.

Je m’estime malgré tout chanceuse car ceux dont les enfants font un instrument doivent remettre cela aujourd’hui afin de choisir le créneau qui leur convient/ou qu’il reste.

Et cela ce n’était que pour Melle C. d’ici quelques jours il va falloir que j’affronte les inscriptions pour Petite L. et si c’est comme l’année dernière cela va être encore folklo et interminable.

Tout cela me laisse un goût amer. C’est à te dégouter d’inscrire tes enfants à des activités extra-scolaire. J’ai la chance d’être dispo car en congé parental, mais comment font les parents qui travaillent ? Poser  après-midi de suite afin d’inscrire son enfant à la musique ? Oui il est toujours possible de s’entendre avec d’autres parents, mais faut-il en connaitre ? A la fête des associations des parents voulaient inscrire leurs enfants au conservatoire : « Ah mais on ne prend pas d’inscription ici, et puis c’est trop tard c’était la semaine dernière ». Alors certes l’année prochaine ils seront qu’attendre la fête des associations ne sert à rien, mais à quoi sert-elle alors ? Je pensais que le but était de permettre aux Massicois de découvrir toutes les associations présentent en ville et de choisir une activité sportive pour ceux qui le souhaite. Parce que le nombre d’association jouant le jeu est de plus en plus restreint.

Tant que les gens continueront à se pointer 3h avant ce sera toujours la foire mais cela signifie peut-être qu’il faut revoir le système des inscriptions non ? Alors c’est vrai chaque année je râle mais je joue aussi le jeu. Mais soyons honnête je n’ai pas vraiment le choix si je veux que Melle C. continue à faire ce qui lui plait. Toutefois l’année prochaine on réfléchira quand même à deux fois pour la musique.

Moi qui avais toujours traité de fous les parents qui multipliaient les activités pour leurs enfants sans leur laisser le temps de s’ennuyer je trouve que cette année on est plus que limite et cela ne me plait pas beaucoup. Et du coup alléger son emploi du temps avec une heure de musique en moins est très tentant.

L.

P.S : et dans mes malheurs j’ai la chance de ne pas avoir à faire la course au certificat médicale exigé pour la natation et pour la danse. Je les fais faire par ma pédiatre au début de l’été, ils sont valables 3 mois donc c’est parfait. Et cette année il m’en manquait un, elle me l’a fait et laissé au secrétariat pour que je le récupère !

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L’école primaire…

Bonjour,

Comme beaucoup d’entre vous le savent déjà Melle C. a fait sa rentrée au CP il y a 2 jours. Je vous l’accorde c’est beaucoup trop tôt pour faire un bilan mais j’avais juste envie de vous faire part de ma première impression : c’est nul l’école primaire ! IMG_0968Enfin Melle C. elle adore mais moi je trouve ça nul nul et nul.

Déjà, j’aime pas la cour, en plus on ne voit plus les maîtresses et en plus on ne voit presque plus les copains (enfin les parents des copains, mais vous m’avez compris). Bref, c’est nul !

Plus sérieusement, l’école primaire c’est un moment que j’appréhende depuis presque 3 ans, euh non en fait depuis la naissance de Melle C. Du coup depuis 3 ans, je cherche une solution pour éviter de la mettre dans l’école d’à côté. J’ai bien envisagé de l’enfermer à la cave mais il paraitrait que ça ne se fait pas.

Alors j’ai cherché une école privée. Sauf que sur Massy, y’en a pas. J’ai étendu ma recherche aux communes avoisinantes (merci Google). Après avoir longuement hésité j’avais trouvé l’école parfaite qui répondait à tous mes critères : pédagogique, philosophique et même financièrement ça le faisait. Bref l’école parfaite. Alors pourquoi elle n’y est pas ? L’Homme a choisi de changer de travail et d’aller bosser dans Paris (pfff). Résultat impossible pour lui d’assurer au moins un des trajets et trop compliqué pour moi de faire les deux trajets en RER et puis cela l’aurait obligé à arrêter la piscine et la musique. Bref, retour au point de départ et inscription à l’école du quartier pour Melle C. qui est, bien évidemment, ravie à cette idée et qui de toute façon n’avait pas envie de quitter ses copines. J’avais pourtant presque réussi à la convaincre en lui montrant la bibliothèque de son ex future école… Oui je sais c’est mal d’acheter sa fille avec des livres… mais ça marche super bien !

Mardi 9h, cette fois pas moyen de faire demi-tour nous y sommes… mon bébé rentre en CP et elle est enchantée à cette idée. Je n’ai toujours pas compris comment on en était arrivé là, j’ai l’impression que la rentrée en Petite Section c’était juste hier. Je la revois avec son petit sac à dos, s’accrochant à moi pour que je ne parte pas. Pourtant ce mardi c’était limite :  « mais euh Maman pourquoi tu es encore là ? ».

Ce premier jour de rentrée a été un peu moins terrible que je ne l’imaginais. En même temps, il n’y avait que les CP dans la cour, j’avais le droit de rentrer avec elle, j’ai pu dire un mot à la maîtresse et voir les copains (les parents des copains quoi !). Et puis elle était tellement contente d’y aller ! Moi je n’ai même pas pleuré, si si je vous le jure ! Au cas où j’avais quand même prévu les lunettes de soleil malgré un temps plutôt pluvieux ! Bon ok je l’avoue, il y avait trop de parents cela faisait un peu honte, alors j’ai reniflé crâneusement et affiché un joli sourire !

Finalement le plus dur dans cette rentrée au primaire c’est le lendemain, quand mon bébé ma grande fille m’a dit au revoir au portail et est parti le sourire aux lèvres trouver ses copines. Oui je sais je devrais m’en réjouir. Je suis très contente qu’elle s’y plaise. Mais je mets au défi quiconque de ne pas être un peu chagriné à l’idée de voir son bébé sa grande fille partir sans un regard dans cette jungle. Elle est si petite…  Oh j’ai oublié de lui dire où elle doit, euh mais je ne sais même pas où elle doit aller, comment elle va faire ? Et si elle reste toute seule dans la cour ? Mais où elle est passée je ne la vois plus, mais put** pourquoi cette put** de cour est si grande ? Mais c’est qui ce grand qui la colle ? Ah non ce n’est pas elle qui colle, mais où elle est ? Oh non je la vois plus.  Et est ce qu’elle se souvient pour ses lunettes (question stupide c’est de Melle C. dont on parle elle se souvient toujours)…

Aujourd’hui 4ème matin c’est un peu moins pire, enfin au cas où je garde les lunettes de soleil, si j’arrive en avance (et ça ne va pas durer) la cour n’est pas encore trop pleine, moins de monde pour la traverser, je peux la suivre un peu plus du regard, et un peu plus de parents avec qui échanger un petit mot. Et puis il y a quand même quelque chose de chouette le midi et le soir quand je la récupère elle me saute dans les bras !

Mais quand même : j’aime pas le primaire ! Mais promis je me soigne et ça devrait passer !

Bisous

L.

En photo c’est la cour de récréation de l’école de Melle C. vu du portail où je la dépose. Et bien elle doit aller tout au fond. La cour des petits se trouve après les arbres, derrière le banc. Oui, oui là-bas tout au fond. Ah ça y’est vous me comprenez maintenant.

Deux c’est parfait !

Bonjour,

J’ai  commencé à rédiger ce billet en fin d’année dernière mais il est resté inachevé car je n’arrivais pas à mettre mes idées en place puis ensuite je n’arrivais tout simplement à me mettre à mon clavier. Alors que je commence à mettre en vente les affaires des filles je me dis qu’il est temps de le terminer.

J’ai toujours imaginé que ma famille idéale serait composée de trois enfants. Ne me demandez par pourquoi. Pourtant je sais que le chiffre 3 n’est pas toujours idéal dans des relations mais je voulais 3 enfants, et pas forcément 3 filles ! Seulement, parfois en cours de route on change et on change d’avis, aujourd’hui je sais que nous sommes complets avec nos deux filles.

Petite L. est notre bébé miracle, on l’a attendue, désirée, je n’ai jamais imaginé que cela serait si difficile de passer de 3 à 4. Je n’avais pas imaginé à quel point un être aussi petit pourrait bouleverser l’équilibre de la famille. Étonnamment passer du statut de nullipare à primipare ne m’avait pas semblé si difficile que ça. Certes cela ne s’était pas fait sans stress ni culpabilité et sans un certain nombre de nuits merdiques mais j’ai eu le sentiment que devenir maman me permettait d’être enfin complète. Je savais enfin qui j’étais, j’avais trouvé un certain équilibre.

C’est peut-être pour cela que j’étais pressée d’agrandir notre famille. Et puis nous ne voulions pas qu’il y ait trop d’écart entre nos enfants. Je crois que L’Homme a souffert d’être fils unique et moi d’avoir été fille unique pendant trop longtemps. L’un comme l’autre nous savons ce que c’est que d’être le seul centre d’attention de la famille. Nous ne voulions pas cela pour notre fille.

Toutefois, tout ne se déroule pas toujours comme nous le souhaiterions ! Il a fallu 3 ans et 4 mois pour que Petite L. pointe le joli bout de son nez. Avec le recul je ne regrette pas cet écart, je le trouve même parfait !

L’arrivée de Petite L. a été beaucoup plus compliquée que je ne l’imaginais. Il faut que chacun retrouve une nouvelle place, il faut désormais partager son temps et les journées d’un seul coup n’ont plus assez d’heures pour tout caser. Trouver du temps pour tout faire, pour être à l’écoute de la première, tenter de respecter le rythme de la 2ème, trouver du temps pour les corvées, pour l’autre, pour soi, essayer de ne pas se perdre dans le quotidien, trouver du temps pour dormir (et contrairement à ce que Petite L. a voulu me faire croire dormir n’est pas une notion surfaite !), gérer la culpabilité, le stress…

J’ai eu l’impression de jongler avec trop de balles pour moi et d’être obligée d’en laisser tomber certaine le temps d’apprendre. Cela m’a pris un peu plus d’un an avant d’avoir la sensation de retrouver un certain équilibre. Presque un an pour que tout le monde (re)trouve sa place. Un an pour que je me sente à nouveau épanouie dans cette nouvelle famille.

Pendant cette année la question d’un 3ème enfant n’a jamais été d’actualité je ne me suis même pas posée la question à vrai dire. On avait encore le temps. Mais voilà les évènements de l’automne passé m’ont obligé à me poser la question plus vite que je ne le pensé. Chimio et radiothérapie ne sont pas forcément compatibles avec faire des enfants. On nous a pourtant assuré que cela ne devrait pas poser de problème, on pouvait toujours envisager une conservation de sperme.  Cela impliquerait « juste » de passer par la PMA.  Est-ce que j’étais prête à passer par là ? Lorsqu’on croit avoir le temps pour faire les choses on ne s’en préoccupe pas, mais d’un seul coup agrandir la famille est devenu une question récurrente pour moi. Est-ce que je voulais vraiment ou bien je voulais absolument coller à la représentation familiale que je m’étais imaginée.

Même après que l’on ait appris qu’il n’y aurait pas de chimio/radiothérapie j’ai continué à me poser la question. L’Homme lui en voulait deux, il était, toutefois, prêt à me suivre pour un 3ème. A moi de décider… Trancher entre des contraintes financières et matérielles et une envie, essayer de comprendre cette envie et de voir si elle était réelle ou juste chimérique. J’avoue je me suis fait pas mal de nœuds au cerveau.

Et un jour j’ai décidé que 2 c’était bien. Est-ce que je regrette mon choix ? Non. Nous avons notre équilibre et je ne suis pas certaine d’avoir l’énergie nécessaire pour tout recommencer. Sur le plan financier ce serait un suicide pure et simple, sur le plan logistique cela signifierait bouleverser notre vie, sur le plan physique retrouver les nuits merdiques alors que je commence tout juste à dormir à nouveau ? Sans façon.

Plus sérieusement j’aime ma vie comme elle est, j’aime notre famille comme elle est et je me sens pleinement complète. Alors peut-être que si j’étais certaine que cette fois ce serait un petit garçon, qu’il n’aurait pas de reflux et qu’il n’aurait pas besoin d’un coup de pouce de la science pour venir peut être que ma décision serait différente… quoiqu’en y réfléchissant bien je n’en suis même pas certaine.

J’ai commencé à vendre les affaires des filles et je m’aperçois que cela m’est presque facile, j’ai dit presque !  Je n’en reste pas moins nostalgique mais cela s’arrête à cela : de la nostalgie, pas de regrets, pas de remords, pas même de larmes. Je ne regarde plus les femmes enceinte et bébés des autres avec envie, juste avec un brin de nostalgie et je ne peux m’empêcher de leur souhaiter pleins de courage. Cette page est définitivement tournée pour nous et c’est parfait !

L.

Avoir le temps…

On croit toujours avoir du temps, du temps pour faire des choses sans importances, des choses importantes… Avoir du temps pour dire à ceux qui nous sont chers qu’on les aime… Rappeler à ceux qui comptent dans nos vies que nous sommes là… Avoir le temps de continuer des conversations commencées il y a si longtemps, trop longtemps.

Mais voilà parfois le temps s’arrête…  alors on n’a plus le temps pour faire les choses bien… Plus le temps de dire à ceux qui nous sont si chers qu’on les aime… Plus le temps pour passer cet appel si longtemps repoussé…

Il nous reste alors que le temps de pleurer ceux qui sont partis trop tôt… Prendre le temps de leur dire au revoir… Prendre le temps de se souvenir des bons moments passés ensemble…

Prendre le temps de dire à ceux qui sont encore là qu’on les aime… Parce que finalement on ne sait jamais combien de temps il nous reste.

L.

Kobo mon nouvel amour ?

Bonjour,

Voilà un moment que je n’ai pas publié… 2015 est tellement compliqué et il faut bien le dire totalement merdique que me mettre à mon clavier n’était pas ma priorité. Et puis, il faut l’avouer,  l’envie n’y était pas. Mais aujourd’hui j’ai envie d’écrire, écrire sur un sujet un peu léger qui me changera les idées. Ecrire pour me faire croire que ma vie est tout à fait normale, écrire pour me changer les idées,  écrire sur ce qui me permet de tenir en ce moment : la lecture.

J’ai toujours aimé lire. Au collège mon endroit préféré était le CDI, j’y passais des heures et je détenais le record de livre emprunté par années ! Le soir pour finir un livre je me mettais sous mon drap avec une lampe de poche histoire de ne pas me faire prendre ! Après au lycée, je préférais manger un sandwich en vitesse pour aller me réfugier à la bibliothèque municipale. Si ma mère savait que pendant presqu’un an elle a payé la cantine pour rien… Et je révisais mes cours en ayant mon livre en cours sur mes genoux, très productif ! Deux jours avant mon oral de français du bac je me suis engloutie un livre de 500 pages car je n’arrivais pas à m’arrêter, il n’avait bien évidemment rien à voir avec mes épreuves !

Tout ça pour dire que les livres c’est mon refuge à moi. Je m’évade, je voyage, je vis une vie différente de la mienne, l’espace de quelques pages je suis quelqu’un d’autre. Je m’enferme dans une bulle où le quotidien ne m’atteint plus.

Mes choix de lecture sont assez éclectiques même s’ils se cantonnent au roman. J’ai toutefois une passion assumée pour les polars. Enfant je crois que j’ai lu tous les Alice de la bibliothèque verte, je suis ensuite passée au Mary Higgins Clark pour m’attaquer enfin à des choses plus noires. J’ai toutefois la particularité assumée de commencer mon livre par la fin. J’ai besoin de savoir qui est l’assassin ou comment se finit mon livre. Oui je sais c’est bizarre et L’Homme trouve cela totalement stupide. Pour lui je me gâche le plaisir de la fin !

Je lis par période, je suis régulièrement prise de boulimie de livre. Et dans ses cas là, pas grand-chose ne compte que de lire encore et encore et toujours. Et puis cela se calme, souvent parce que le livre en cours ne me passionne plus et je peux alors passer quelques semaines sans ouvrir un livre, cela jusqu’à ce que je trouve LE livre qui me redonnera l’envie de lire vite et encore plus vite et d’en ouvrir un nouveau. Résultat des courses mes bibliothèques débordent littéralement. Elles sont pleines à craquer et depuis quelques temps je ne m’autorisais plus à acheter de nouveaux livres. Une vraie frustration pour moi.

Voilà déjà quelques années que je réfléchissais à pallier ce problème en passant à la liseuse. Mais voilà moi la geek j’aime le papier, j’aime le livre en tant qu’objet. J’aime retrouver un roman oublié, car lu trop vite, dans ma bibliothèque et m’y replonger avec délectation. Et puis l’offre d’ebook ne me semblait pas suffisamment développée pour répondre à mes besoins. Bref depuis plus de 3 ans je me dis j’y vais, non j’y vais pas sans oser franchir le pas.

J’ai passé un cap il y a un peu moins d’un an,  lorsque j’ai découvert que la médiathèque, où nous sommes inscrites avec les filles, prêtait des liseuses. Je me suis dit que c’était un bon moyen de tester sans me ruiner. Et je dois admettre que j’ai été agréablement surprise. Le confort de lecture est similaire à celui d’un livre papier avec un avantage en plus la possibilité de lire sans une lampe de chevet. Au revoir les disputes le soir pour que j’éteigne ! Ceux qui comme moi lisent beaucoup avec un mari qui ne lit pas comprendront :

« Tu éteins ?

  • Encore une page
  • Et maintenant ?
  • Oui je finis mon chapitre et j’éteins promis, encore 5 minutes…
  • Ça fait 10 minutes que tu me dis ça.
  • Ah bon ? Bon je finis ma page et j’éteins promis » !!!

Au final il m’a fallu encore plus d’un an pour sauter le pas. Qu’est ce qui m’a décidé ? J’ai trouvé sur Internet l’intégralité de certains de mes auteurs préférés… comment résister à cela ? Sauf que lire sur le  PC ce n’est pas une option envisageable. J’ai tenté de lire sur ma tablette. Mais elle n’est pas faite pour cela et même avec une application dédiée ce n’est pas top. Trop lourde, une batterie qui ne tient pas la route et un confort de lecture pas optimal pour mes yeux.

Résultat me voilà avec pleins de supers polars à lire et rien pour les lire. Cette fois c’est une évidence il me faut une liseuse.

Restait plus qu’à choisir la marque et le modèle. Kobo ou Kindle ? Autant il y a 3 ans cela me semblait un choix cornélien autant cela a été assez simple. Je suis autant addict à Amazon qu’à la Fnac mais le système propriétaire imposé par Amazon sur sa Kindle ne me convient pas. Je ne veux pas à avoir à convertir les fichiers que je pourrais trouver sur le net pour qu’ils aillent sur ma liseuse. Du coup Kobo s’est imposé comme choix. Ensuite laquelle choisir ? Deux critères : pouvoir lire dans le noir et son prix. J’ai une gagnante : La AURA. Et en plus elle est en promotion en ce moment !

Après un peu moins d’une semaine d’utilisation je peux faire un premier bilan : je l’adore ! Elle ne me quitte plus et je retrouve ce que je ne faisais plus depuis quelques lire tout le temps, partout, même en marchant !

Si je devais faire une liste des avantages :

  • Je peux à nouveau lire jusqu’à pas d’heures sans déranger mon cher et tendre
  • J’ai toujours avec moi une centaine de livres différents
  • Elle pèse moins lourd qu’un livre de poche et se trimballe partout
  • Envolé les problèmes de marque page « perdu » ou plutôt retiré par des petites mains coquines
  • Elle m’indique l’heure cela me permet (parfois) de me raisonner et de voir un peu plus le temps filer
  • Ma table de nuit ne croule plus sous les livres commencés

Côté inconvénients :

  • Je peux lire jusqu’à pas d’heures sans que l’on me demande d’éteindre… résultat je lis jusqu’à pas d’heures et le lendemain le réveil est très difficile
  • C’est moins évident d’aller regarder la fin de l’histoire résultat je lis plus et plus vite pour satisfaire ma curiosité !
  • Quelques difficultés sur la prise en main (c’est surtout parce que je suis une maniaque) mais depuis j’ai découvert Calibre et tout est top !

Bref après quelques jours d’utilisations je suis conquise et totalement raide dingue de ma Kobo. Je ne regrette pas d’avoir sauté le pas ni d’avoir attendu si longtemps pour le faire. Maintenant il me reste à voir ce que cela va donner sur le long terme, j’ai déjà plus d’une centaine de livres pour me faire la main, cela devrait me permettre de tenir quelques mois !

Est-ce que cela veut dire que je n’achèterai plus de livres papier ? Rien n’est moins sûre… d’abord je continue d’en acheter pour les filles et elles sont toutes autant addicts que moi aux livres. Et puis j’aime l’idée de pouvoir avoir un livre pour le feuilleté de temps en temps, le prêter, le posséder tout simplement. Mes habitudes d’achat et de consommation vont juste changer.

Et vous, vous avez sauté le pas ?

L.

Les 5 ans de Melle C. : le lieu !

Hello !

Me voilà de retour à mon clavier pour vous raconter la fête d’anniversaire des 5 ans de Melle C. Je vous parle bien évidement de la fête avec les copains de classes, non parce qu’avec elle on finit par s’y perdre vu le nombre de fois où elle le fête !

L’année dernière elle m’avait extorquée traîtreusement la permission d’inviter des copains de classe et n’ayant pas trouvé de réelles raisons pour revenir sur ma parole nous avions organisé quelque chose à la maison. Cette année elle a commencé à faire sa liste dès le mois de juin sans me demander mon avis ! Je suis faible : j’ai cédé. Toute la question était donc de savoir combien d’invités et où nous allions le faire.

Et finalement notre début d’année scolaire ayant été plus que mouvementé j’ai assez vite abandonné l’idée de le faire à la maison. Trop de galères : vous imaginez 5 ou 6 gamins courant partout dans mon appart avec L’Homme malade. J’ai tenté et j’ai renoncé et puis je n’avais pas forcément envie que tous les parents des copains de Melle C. soit au courant de notre situation. Et puis je voulais aussi que cet anniversaire soit festif et permette à Melle C. de penser à autre chose qu’à la maladie. Bon finalement cela aurait pu être faisable vu que L’Homme n’avais rien, mais nous l’avons appris trop tard : le lieu était trouvé quasiment trouvé et le schmilblick était mis en route. Quand je vous dis que ça continue malgré tout à nous pourrir la vie cette saleté d’erreur de diagnostic. Bref…

Mais revenons à nos moutons. Une fois que l’on a eu décidé de ne pas le faire à la maison il a bien fallu trouver un lieu. Comme toujours dans ces moments-là, Google est mon ami. Mais Google ne peut pas faire de miracles et lorsque l’on n’habite pas dans Paris intra-muros, les choix sont assez vite limités et se résume à 2 salles de jeux indoor ou des fast-foods.  Autant vous dire que cela s’est très vite résumé à un choix : choisir une salle de jeux indoor.

Melle C. avait été invité l’année dernière à deux anniversaires dans une des salles de jeux situées à 20 minutes de chez nous. Je trouvais que cela ressemblait assez bien à l’idée que je pouvais me faire de l’enfer pour les parents : un endroit pas très grands, un nombre d’enfants au m² sous amphétamines frisant le supportable, un niveau de décibels nocif pour la santé. Bref après y avoir récupéré deux fois ma fille, j’avais dit jamais je passerai 2h là dedans sans devenir folle. Une maman m’avait assez justement remarqué qu’elle préféré cela à avoir 15 gamins chez elle. C’est sûr que vu sous cet angle je pouvais la comprendre… mais quand même. Sauf qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Alors que j’avais enfin arrêté mon choix sur une salle, Super Nounou, au détour d’une conversation, m’apprend que le papa d’un copain de classe de Melle C. allait ouvrir une structure de ce genre beaucoup plus près de chez nous…  En voilà une super nouvelle. Non parce qu’il faut bien l’avouer les deux salles sur le marché ne m’avait pas emballée des masses.

Nous avons donc, été faire un premier repérage pendant les vacances d’octobre. Et j’ai trouvé le lieu très sympa. Oui oui c’est bien moi qui dit ça ! Moi la nana qui déteste aller au parc, qui a horreur de ce genre de lieu et qui préférerai aller chez les parents de L’homme… euh non là je divague ! Bref ce genre de lieu c’est très peu pour moi en général.  Trop petit, trop de monde rien de telle pour une agoraphobe comme moi. Sauf que voilà, ici la salle est immense, les structures de jeux propres et neuves, le parcours pour les plus petits est un peu à l’écart et complet et pour les grands c’est le bonheur assuré. Et cerise sur le gâteau même les très grands enfants ont le droit d’aller jouer dedans, de faire du toboggan et de s’amuser ! Et ça c’est quand même vachement cool !

Nous sommes restés tout l’après-midi et bien plus tard que ce que j’avais imaginée. Les enfants étaient aux anges. Melle C. m’a sorti un « j’adore Maman », oui bon elle adore tout en ce moment ! Et Petite L. a fini par s’endormir dans mes bras de fatigue à force de faire et refaire du toboggan ! Et moi je me vraiment amusée.

Je crois que nous avons le lieu pour une super fête d’anniversaire ! Maintenant il ne reste plus qu’à décider du nombre d’invités, lancer les invitations et c’est parti !

A très vite pour la suite

L.

News en vrac

Hello !

Une fois encore voilà un moment que je n’ai pas pris le temps de me mettre derrière mon clavier… manque de temps, d’envie et surtout d’inspiration. Mais il est temps de reprendre mes bonnes habitudes. Aujourd’hui quelques nouvelles en vrac, et promis, je reviens vite avec des billets plus « conventionnels ».

Pour ceux du fond qui auraient raté un épisode je vous rappelle que le chapitre IGR est clos. Erreur de diagnostic, pas ou peu d’excuses et à nous de nous débrouiller pour nous sortir seul de ce mois et demi d’angoisse. Passez y’a plus rien à voir, nous n’intéressons plus le corps médical ! J’en suis très heureuse mais il me reste un sale goût amer en travers de la gorge sur la façon dont tout cela a été géré. Je reste perplexe sur l’absence de soutien psychologique et le peu de cas que l’on fait de l’Humain dans un endroit sensé soigner l’humain justement. Bref, on va dire que c’est le système.

Passons à des choses plus agréables. Nous avons passé de chouettes vacances en famille avec au programme un peu de repos, beaucoup d’amis, des balades, des jeux, des rires et pour finir en beauté une belle gastro pour toute la famille !

La rentrée a donc été échelonnée pour tout le monde mais on y croit cette semaine tout semble être rentrée dans l’ordre et avec Petite L. on retrouve notre quotidien.

Du côté de Melle C….

Elle a fêté y’a déjà une semaine ses 5 ans. J’ai comme toujours du mal à me demander comment on est arrivé si vite à un tel chiffre mais c’est aussi un tel bonheur de la regarder devenir une grande fille. Elle a été très (trop) gâtée. Comme chaque année nous avons réuni les Taties, les Tontons et nos amis pour fêter cela tous ensemble. Et comme chaque année c’était super chouette !

Cette année encore elle a obtenu le droit de le faire également avec les copains de classe. Mais cela  se fera dans une structure de jeux. En effet, lorsqu’il a fallu décider de ce que nous allions faire, nous pensions que L’homme serait en pleine chimio, donc pas question de recevoir à la plein de petits monstres. Même si le coût financier est loin d’être négligeable cela promet d’être cool et puis cela a permis à Melle C. d’inviter plus de copains ! Je vous raconterai promis !

Côté activités périscolaires, elle adore (c’est sa nouvelle expression : elle adore tout, quitte à ne plus aimer dans la minute qui suit !). Contre toute attente c’est la natation qui la passionne le moins. Je ne m’y attendais pas car elle aime tellement l’eau. Heureusement elle y va avec sa meilleure amie, Melle A., et y retrouve une autre copine de classe. Elle est enchantée par la musique. J’ai hâte de voir le spectacle de fin d’année pour découvrir ce qu’ils font. Quant à la danse c’est une grande histoire d’amour ! Tout y est génial : les copines, le professeur, la tenue, tout quoi !

Côté santé : après la gastro elle a enchainé avec une angine et un pic de fièvre comme elle sait faire. Résultat elle est totalement à plat et les 4 semaines avant les vacances vont être longues, très longues. Son besoin excessif de sommeil commence à être problématique et en même temps il n’existe pas de solutions à part dormir. Les chiens ne font pas des chats !

Et sinon elle continue inlassablement de grandir ! Elle devient plus autonome et commence doucement mais sûrement à prendre une certaine indépendance. C’est bien, c’est une bonne chose, même si par moment je trouve cela dur pour moi ! Désormais il faut que je réclame un bisou et un câlin avant qu’elle ne parte en classe.  Oui je sais d’ici peu de temps elle ne voudra même plus m’en faire. Mais chut je ne veux pas savoir !

Du côté de Petite L…

Elle grandit elle aussi beaucoup trop vite. Même encore plus vite que sa grande sœur. C’est une boule d’énergie, qui sait ce qu’elle veut et n’en démord pas tant qu’elle ne l’a pas obtenue. Elle est beaucoup plus indépendante que Melle C. au même âge. Elle veut tout faire par elle-même : s’habiller, se laver, manger. Elle court beaucoup, parle un langage qu’elle seule comprend tout le temps, fais des bisous au chien, aux livres, à ma main mais jamais sur nos joues, invente 15 bêtises à la minute. Avec le temps elle devient également plus câline et ça c’est génial. Elle est très complice avec sa sœur et j’adore les entendre rires ensemble. Elles jouent de plus en plus ensemble.

Côté santé elle innove et nous fait découvrir les joies de la respiration sifflante. Résultat après deux hiver un peu limite cette fois nous n’avons pas échappé à la Ventoline et au Flixotide. Je n’aime pas mais je reconnais que cela est super efficace. Les nuits sont moins mauvaises et elle ronfle beaucoup moins ! Je m’attendais à galérer pour lui faire prendre son traitement et au final même si elle n’aime pas, elle y met de la bonne volonté !

Et côté sommeil ce n’est pas encore ça, les cauchemars nous enquiquine pas mal. Je crois que les nuits hachées seront mon quotidien pour encore quelques années.

Du côté d’Eliott…

Voilà déjà 2 mois qu’il est dans la famille ! Ce chien est un amour. Il se fait souvent attaquer par Petite L. sans que cela ne lui pose de soucis. Il adore les câlins et les filles adorent lui en faire. On ne l’entend pas et on pourrait presque l’oublier si ce n’est les poils qu’il perd sur mon parquet ! Je fais fureur dans le quartier avec ! C’est le compagnon qu’il nous fallait et il fait partie intégrante de la famille.

Du côté de L’Homme…

Tout roule. Il a enfin repris le boulot à temps presque complet (ben oui entre la gastro, les ponts et une journée pour s’occuper des filles afin de me laisser une journée off, il n’a pas encore fait une semaine complète depuis… je ne m’en souviens même plus !).

Il est toujours en attente pour un nouveau poste. Mais on y croit ils vont finir par nous faire une propale !

Et de mon côté…

… On va dire joker ! Peut-être une autre fois. Aujourd’hui je manque de temps car il va falloir aller cherche Melle C. pour le déjeuner mais surtout je n’ai pas envie de réfléchir à comme je vais. Je gère le quotidien familial c’est l’essentiel pour le moment.

Voilà pour les nouvelles. Promis je reviens très vite pour vous raconter l’anniversaire de Melle C. avec ses copains et parler de tout et de rien.

Mon clavier m’avait manqué on va donc y remédier !

A très vite.

L.

Tout ça pour… rien.

Bonsoir,

Voilà un moment que je n’ai pas pris le chemin de mon clavier et pour cause beaucoup de choses se sont passées et en même temps je n’avais pas envie de nous porter la poisse.

Bon allez je ne fais pas durer le suspense plus longtemps. Mercredi matin nous avons eu notre dernier rendez-vous à l’IGR. Ce rendez-vous il a encore fallu le mériter puisque cette fois encore Dr Moumoute nous a fait patienter 2h. Et croyez-moi les sièges sont toujours aussi inconfortables, surtout le matin au réveil. Ah oui car il a réussi à nous faire patienter 2h alors que nous étions le 2ème rendez-vous de sa journée, je plains les derniers.

Mais la nouvelle en valait le coup : L’Homme n’a rien. Oui vous avez bien lu, il n’a rien, pas de cancer, rien, nada. Enfin si une amygdale cryptique de forme tumorale. C’était juste une erreur de diagnostic. Tu parles d’une erreur.

Petit retour en arrière donc, vous vous souvenez depuis le début le diagnostic s’est fait sur le visuel. En effet, les résultats de la toute première biopsie ne sont jamais vraiment revenus puisqu’on a fini par recevoir, avec la facture, un gentil courrier nous indiquant qu’il n’y avait rien de concluant et qu’ils devaient faire d’autres analyses (depuis no news d’ailleurs). La 1ère biopsie faite à l’IGR sous AG, vous vous souvenez, était également négative ce qui a entrainé une 2ème biopsie toujours négative. Et au final, L’Homme se retrouve avec une amygdale en moins. Je crois que j’en étais là dans mon dernier billet.

Y’a déjà 15 jours, L’Homme m’appelle en me disant que Dr Moumoute veut le voir en urgence. Euh pourquoi ? Ils ont eu un 1er retour de la biopsie de l’amygdale enlevée. Une fois de plus, je case mes filles chez les amis et nous voilà parti direction l’IGR. Et ô miracle cette fois nous n’attendons pas. Bon peut-être parce qu’il est 18h et qu’il n’y as plus personne, même le personnel est parti. Dr Moumoute nous explique que le cas de L’Homme les laisse perplexe car les analyses sont négatives. Pardon ? Oui, il n’y a rien, aucune trace de cellules cancéreuse. Mais il ne veut pas pour autant nous dire que ce n’était pas un cancer. Avant il demande à L’Homme de passer un dernier scanner afin de s’assurer qu’il n’y a pas de lésions résiduelles.

C’est dingue comme il leur est plus facile de nous annoncer après 2 minutes de consult’ que c’est un cancer, que de nous annoncer qu’ils se sont plantés.

L’Homme fera le scanner une semaine plus tard. Le médecin en charge du scanner lui apprendra qu’il n’y a rien. D’un seul coup ma vie me semble plus belle et plus légère. L’Homme a encore du mal à y croire, moi je veux y croire.

Notre généraliste nous fera une dernière frayeur, lorsqu’elle annoncera à L’Homme que malgré le scanner il est probable qu’il est quand même un cancer de la lymphe. Ouf, elle n’avait pas eu les derniers comptes rendus de l’IGR. Cette fois je n’ai pas voulu en parler, ni même montrer à L’Homme que cela m’avait fait douter mais cela a eu pour conséquence de faire passer encore quelques nuits blanches.

Il apportera le lendemain les résultats à l’IGR et nous passerons 6 jours à attendre ce dernier rendez-vous avec Dr Moumoute. Malgré moi je ne peux pas m’empêcher d’être stressée, et si… Heureusement il n’y aura pas de si. Il n’y a rien.

Ces dernières semaines ne sont plus qu’un mauvais souvenir dont il va maintenant falloir se remettre. J’espère juste que l’on en sortira totalement indemne mais ça je n’en suis pas certaine. Le stress m’a marqué et l’angoisse risque de mettre du temps avant de me quitter totalement. Mais de cette épreuve nous en ressortant plus forts, plus soudés. Heureux d’être ensemble, heureux de vous avoir pour amis, heureux de notre vie.

Merci à vous pour votre soutien.

Bisous

L.

Statu quo… ou l’envie de se taper la tête contre les murs

Bonjour,

Voilà un moment que je n’ai pas pris le temps de me mettre à mon clavier pour vous donner des nouvelles. Les dernières semaines ont été assez mouvementées.

L’Homme a passé son endoscopie le 25 septembre. Retour à la maison le 26 avec pas mal de suite désagréable : grosses douleurs à la poitrine et dans tout le haut du corps. Résultat un week-end un peu galère pour lui. Nous attendions avec impatience, euh c’est une façon de parler, la grande messe du 30 septembre. Il s’agissait du Comité, le but était de nous expliquer ce qu’au vu des examens les médecins savaient de son cancer et nous donner enfin le protocole du traitement (même si on en avait eu une ébauche par Gentil Doc).

Autant vous dire que  lorsque nous sommes arrivés sur le parking de l’IGR, le 30,  je n’en menais pas large. En plus nous étions en retard (un peu de ma faute et beaucoup de celle d’un fichu accident à la noix). Retour dans la même salle d’attente que pour Dr Moumoute. Après, seulement, une demi-heure c’est à nous.

Nous rencontrons un nouvel ORL. Pourquoi pas. Il est accompagné d’internes. On les repère facilement ils se déplacent en troupeau et surtout ils font considérablement baisser la moyenne d’âge. Mais surtout, ce n’est pas la politesse qui les étouffe. Peut-être que quelqu’un devrait envisager de rajouter un module politesse et bienséance en fac de médecine. Et tant qu’à revoir les programmes je conseille aussi un module empathie, ça ne leur ferait pas de mal.

Bref, Nouveau Doc  nous explique qu’on sait déjà tout donc qu’il ne va pas se donner la peine de tout nous réexpliquer. Euh bon ben si il veut. Merci Gentil Doc d’avoir pris du temps la semaine d’avant pour le faire.

Il demande à L’Homme de s’installer pour l’examiner et nous explique qu’il y a juste un léger souci. En effet, les résultats de l’endoscopie et de la biopsie ne sont pas probants. Mais encore ? Ah,  ils n’ont rien trouvé. Euh pardon, comment ça rien trouvé ?

Les tissus prélevés étaient sains et, par conséquent, cela va nécessiter une nouvelle biopsie cette fois plus profonde. L’amygdale n’est pas plane et faite de crypte donc les cellules cancéreuses aiment jouer à cache-cache. Fichues cellules cancéreuses à la con (pardon je suis vulgaire).

Afin de s’assurer qu’au visuel la tumeur est toujours là, Nouveau Doc examine L’Homme entouré de sa bande d’interne. Et là j’ai hésité entre rire, pleurer ou piquer une crise. D’un  seul coup les 4 internes se sont presque battus pour pouvoir regarder au fond de la gorge de L’Homme. J’ai eu l’espace d’un instant l’impression de me retrouver à la sortie scolaire de Melle C. lorsque les enfants se battaient pour regarder les crottes de lapin montrées par le garde-chasse. L’Homme était devenu une bête de foire pour petits cons en mal d’apprentissage. Bien évidemment personne ne se soucie de savoir s’il a mal, aucune remarque compatissante et aucun un regard pour moi. Une fois qu’ils ont eu fini de voir ce qu’il y avait à voir, ils sont repartis toujours sans un regard, ni une parole gentille et encore moins un au revoir. Ah non j’exagère, le dernier s’est senti obligé de dire au revoir car Nouveau Doc nous saluait également.

Au final, nous ressortons de ce Comité un peu abasourdis. A la fois pour la façon nous avons été traité et à la fois par les nouvelles. Nous attendons patiemment la secrétaire qui doit nous indiquer la date de la prochaine biopsie.

C’est programmé pour vendredi 03 octobre. Cette fois ce sera en ambulatoire, nous devons être à 7h30 à l’IGR et L’Homme sortira dans l’après-midi. Me voilà une fois encore à tenter de jongler avec les agendas et trouver des solutions pour garder les filles. Ma Petite Sœur me propose de s’occuper des filles le matin, d’amener Melle C. et sa copine Melle A. à l’école et de s’occuper de Petite L. jusqu’à mon retour.  Le mari de Meilleure Amie est réquisitionné pour venir chercher L’Homme dans l’après-midi afin de le raccompagner à la maison.

Bon finalement le RDV est décalé à 8h30 ce qui nous va très bien, cela ne devrait toutefois pas retarder la sortie de L’Homme. Je fais donc un aller-retour à l’IGR, je laisse L’Homme somnolant (le chanceux) sur un lit peu confortable. Vers 11h, mon téléphone sonne, c’est l’IGR. L’opération s’est bien passée mais L’Homme va rester en observation pour la soirée et ne sortira que demain. Pffff… Une fois encore je me retrouve à jongler avec les emplois du temps de chacun et prévoir au cas où il resterait plus. Je me prépare également à annoncer à Melle C. que son père ne rentrera pas ce soir mais peut-être demain et surtout, que je ne pourrais pas l’accompagner à la piscine comme promis le matin même. Vraiment j’aime notre vie en ce moment.

Dans l’après-midi je finis par avoir L’Homme et là j’apprends qu’en fait les biopsies n’ayant toujours rien donné, le chirurgien a fini par lui retirer l’amygdale. Pardon ? Nous aurons plus d’info dans la semaine après le retour de l’anapath. Cela devrait être rapide vu qu’ils ont décidé de garder le créneau du 14 pour commencer la chimio.

Nous sommes le 9 octobre. Toujours pas de news. L’Homme est désormais contraint à un régime liquide et il morfle question douleurs. Mardi petite frayeur qui lui a valu un nouveau détour par l’IGR suite à des saignements. Il rencontre un Nouveau nouveau Doc qui lui explique que les saignements ne sont pas graves, que l’on a toujours pas de nouvelles de l’anapath et que l’on en aura probablement pas avant 15 jours mais que L’Homme est prié de se présenter le 14 octobre pour sa chimio.

Pardon ???? Donc on nous a expliqué qu’en l’absence de confirmation biologique, on ne pouvait pas se fier exclusivement aux différents scanners et qu’il fallait refaire une biopsie. En effet, il était inenvisageable de commencer une chimio sans être certain de savoir à quoi nous sommes réellement confrontés. Et maintenant on nous explique qu’il n’y a peut-être rien, que l’on sait toujours pas mais quand même au cas où on va commencer la chimio. Non mais c’est quoi ce bordel ????

L’Homme essaye de contacter Dr Moumoute, sa secrétaire nous apprend que nous avons rdv avec lui le 15 et qu’elle va se renseigner pour le 14.

Bref plus d’un mois de passé, beaucoup de stress pour toute la famille et nos amis, beaucoup de douleurs pour L’Homme, de nombreuses nuits blanches pour moi et nous en sommes toujours au même point : nous ne savons pas.

L.

Etre forte…

Ces derniers temps c’est ce qu’il revient le plus : il faut que tu sois forte, tu es forte. J’ai parfois du mal à savoir si cela est un compliment ou pas mais par les temps qui courent j’avoue je prends tout ce qui est à prendre.

Mais qu’est-ce que cela signifie ? Etre forte pour quoi ? Pour gérer le quotidien ? Pour gérer nos filles ? Pour gérer la maladie ? Et être forte signifierai que je le fais ?

Est-ce parce que je donne l’impression de tout gérer ? C’est tellement facile pour moi de me plonger dans les choses du quotidien afin d’oublier, c’est ma façon à moi de fuir. Est-ce que je suis forte parce que je n’ai pas craqué en public ? Ou est-ce parce que l’on a décidé de rire de tout et surtout de la maladie ?

Seule je ne suis pas aussi forte que l’on pourrait le croire, je sais que c’est une façade que je me suis construite au fil des ans pour être à la hauteur de mon histoire familiale. Je passe ma vie à me battre pour ne pas reproduire les schémas des femmes de ma famille et en même temps à tenter de me montrer à leur hauteur.

Toutefois, la maladie m’a fait comprendre que oui j’étais forte. Cette force je la puise dans le regard de mes filles et de mon mari. Pour eux je suis prête à déplacer les montagnes et à me battre contre vents et marées. Sans eux, je ne suis pas grand-chose, juste une coquille vide. Depuis toujours on m’a appris à ne compter que sur moi-même pour ne pas être déçue. Aujourd’hui j’apprends, avec beaucoup de difficultés, à demander de l’aide car c’est aussi ça être forte : savoir s’entourer des bonnes personnes, connaître ses limites et se permettre de craquer.

Je ne suis pas forte, nous sommes forts et c’est aussi grâce à vous.

L.

Billet perdu dans les méandres de mon PC et que je viens de retrouver. Même si la maladie n’est plus là, je trouve qu’il n’en reste pas moins vrai.