Le Parc ou cette jungle pour enfants

Bonjour,IMG_1156

Voilà un moment que j’avais envie de faire ce billet, j’en avais même commencé une ébauche et puis… et puis sur le coup j’ai dû manquer d’inspiration et voilà un long moment que le début végète sur mon PC ! En fait, ce billet j’avais commencé à l’écrire quand je fréquentais le Parc principalement pour Melle C. car Petite L. était trop petite… résultat aujourd’hui on y va à la demande de Melle C. mais aussi de Petite L.

S’il y a bien une chose que je n’aime pas dans mon rôle de Maman c’est bien aller au Parc. J’ai fini par m’y faire et c’est moins désagréable maintenant que les filles sont plus grandes mais franchement ce n’est pas ma tasse de thé. Il y a encore un an je n’aurais pas hésité à vous dire que je haïssais le Parc. Si ce n’est plus de la haine ce n’est toujours pas l’amour fou loin de là. Mais il faut admettre qu’au Parc on a apprend plein de choses sur la nature humaine ! Je crois que les sociologues pourraient en tirer de grandes études comportementales !

Commençons par définir ce qu’est le Parc. Mamie Tahiti croyait que c’était un espace vert avec de arbres où les enfants s’ébattaient en toute tranquillité. Non un endroit comme cela n’existe pas lorsqu’on habite comme nous en ville ! Ici ce qu’on appelle Parc est une aire de jeux destinées aux enfants avec des structures de type toboggan, balançoires, cheval à bascule… le tout recouvert d’un sol plastifié devant amortir les chocs. Nous avons la malchance d’en avoir deux à proximité de chez nous : le Grand Parc et le Petit Parc. Pendant longtemps nous allions au Petit Parc mais Melle C. a grandit et nous sommes désormais des habitués du Grand Parc. Rien que d’écrire que nous sommes des habitués cela me déprime ! Je dois admettre que pour moi le Grand Parc est à la fois mieux car je suis sûre de trouver une place pour m’assoir et plus stressant car les structures sont plus grandes et l’espace de jeux plus important à scanner du regard !

Le Parc c’est un peu mon enfer sur terre. Pourquoi je n’aime pas cela ? Au choix et sans mention inutile à rayer : je m’y ennuie, j’ai l’impression de faire potiche, y’a souvent trop de monde à mon goût, cela fait ressortir mes plus vilains instincts, et parfois cela m’oblige même à être sociable ! Et on y croise souvent les mêmes personnes : certaines agréables, d’autres insupportables.

Ainsi selon les heures, la fréquentation n’est pas la même mais on y trouve une certaine récurrence. Déjà la majorité des adultes sont des femmes, je ne dis pas qu’il n’y a pas de papas mais il faut l’admettre ils sont souvent sous-représentés. Pour les papas célibataires il y a probablement un vivier à explorer ! On retrouvera ensuite 3 grands groupes d’accompagnants : les nounous, les Grands-Parents et les Parents.

En général les nounous sont entre elles, elles forment un gang soudé. Pour les reconnaitre facile : elles ont des poussettes doubles et elles semblent aussi à l’aise que des poissons dans l’eau. Elles papotent, jettent un coup d’œil de temps en temps sur la progéniture qu’elles sont censée garder. De temps en temps on entend un rappel à l’ordre. Et si l’on tend l’oreille pour écouter leurs conversations cela tourne souvent sur leurs employeurs c’est-à-dire les parents des dits enfants qui jouent. Au début cela me choquait de les entendre casser du sucre sur le dos des parents. Probablement parce que je suis moi-même maman et employeur. Mais je me suis aussi rappelée que lorsque l’on travaille en entreprise on se prive pas de critiquer les chefs… c’est le jeu ! Pas très juste, pas très cool mais c’est comme cela je crois. Bon là où ça m’agace c’est que la relation assistante maternelle/employeur n’est pas du tout une relation conventionnelle de patron/employé. Mais cela pourrait faire l’objet d’un billet ! Bref, les nounous du Grand Parc sont loin d’être les plus désagréables et gênantes. Il est par contre assez difficile d’intégrer ce gang. Lorsqu’on connait quelques nounous on est admis du bout des lèvres mais il faut montrer pattes blanches. Cela permet parfois de faire passer le temps plus vite en apprenant des ragots d’autres parents !

Les Grands-Parents sont assez drôles. Ils ne sont clairement pas dans leur univers. On aura deux sortes de Grands Parents d’ailleurs : ceux qui gardent régulièrement leurs petits-enfants et les autres. Les premiers sont un peu plus habitués à être là, ils connaissent les jeux, savent qu’il faut prendre son mal en patience. Ils s’assoient et attendent en regardant la progéniture de leur progéniture s’amuser. Et puis il y a les autres. Là c’est un peu plus drôle. Déjà ils se demandent ce qu’ils sont venus faire dans cette galère.  Ils me font penser à des moutons égarés dans un enclot de loups. Déjà ils sont souvent venus à deux afin, peut-être, d’être plus fort dans l’adversité. Ils n’ont pas compris que leurs petits-enfants veulent juste jouer tranquillement avec leurs amis. Ils sont donc derrières leurs dos. Si par hasard ils sont en charge de petits, ils les surveillent comme du lait sur le feu. On les sent en stress et ils prennent le premier prétexte pour fuir !

Enfin nous avons les parents ! Là encore on pourrait sous diviser les groupes :

  • Les jeunes parents sont touchants. Pour les repérer facile : ils suivent leur petit bout à la culotte. Souvent d’ailleurs celui-ci ne marche pas encore très bien. Ils ont avec eux un sac contenant tout leur appartement. Chacun d’entre nous est passé par cette étape-là, certains étant juste un peu plus stressé que d’autre (et non ce n’était pas mon cas mais par contre c’est celui de L’Homme) ! Ils n’ont pas encore intégrer les règles tacites qui s’appliquent au Parc : le Parc c’est la jungle et non un état de droit. Ils tentent de faire respecter l’ordre et la discipline et réglementer le temps de passage à la balançoire, l’ordre au toboggan. Comme ils ne comprennent pas encore la notion de communautarisme qui y règne. C’est d’ailleurs assez drôle de les voir catastrophés quand leur chérubin emprunte une trottinette, une poussette, un ballon et outré lorsqu’un enfant fait mine d’emprunter un jeu de leur cher petit. Ils apprendront assez vite que ce qu’on apporte au Parc peut être susceptible d’être manipuler par tous, si on ne le veut pas alors cela reste à la maison. Malgré tout ce ne sont pas les plus désagréables, ce sont des justes primipares qui ne peuvent pas s’empêcher de juger les autres parents, ceux qui comme moi laisse leurs enfants en paix ! Au fil des années ils comprendront et changeront de catégories !
  • Les plus enquiquinants ce sont ceux qui viennent pour retrouver leurs copains : déjà ils squattent les bancs comme un troupeau et si possible les meilleures places ! Vous savez celle qui permettent d’avoir une vue d’ensemble du Parc sans avoir à se lever et qui sont au soleil l’hiver et à l’ombre l’été. Ceux-là m’agacent car ils ne viennent pas pour leurs enfants mais pour eux-mêmes et laisse aux autres parents le soin de s’occuper de leurs enfants. Pour eux le Parc est finalement une halte-garderie avec pleins d’adultes chargés de veiller, amuser leurs enfants sans que cela ne leur coûte un sous. Et je les soupçonne de briefer leurs enfants avant car au moindre souci ils viennent te voir toi et pas leurs mères. Tu es foutue si ton enfant a le malheur d’avoir un/une copin(e) dont la mère appartient à cette catégorie. L’extrême vu pendant les vacances : la maman a laissé ses filles pour aller faire quelques courses. Comment je m’en suis aperçue : la petite s’est fait mal et personne pour la consoler.
  • Enfin on aura les autres. Parmi celles-là, il y aura la maman qui veut se faire des amis et qui t’abordera en te flattant le plus souvent, la maman flippée qui ne laisse pas son môme faire un pas, celles qui flippent mais laisse leurs enfants tenter leurs expériences en se rongeant les ongles jusqu’au sang, celles qui passent leur temps à crier, à encourager, à menacer, celles qui se demandent ce qu’elles font dans cette galère et qui regardent l’heure pour calculer quand elles pourront donner le signal du départ… Je me retrouve dans toutes ses mamans car selon mon humeur, l’humeur de mes filles je suis tour à tour toutes ces mamans à la fois.

Au Parc j’y vais par obligation et rarement par plaisir mais après quelques années j’ai appris à ne plus le détester autant. Je pourrais presque prendre du plaisir à voir mon petit ouistiti s’éclater quitte à me faire quelques cheveux blancs au passage. Mais ce que j’aime le plus c’est le retour des beaux jours qui me permettent de ne plus y aller car on peut réinvestir le jardin de la résidence !

L.

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RER B ou la galère au quotidien…

Bonsoir,

Voilà un moment que je n’ai pas pris le chemin du clavier. Heureusement j’ai encore 1h30 pour publier un billet ce mois-ci.

Alors déjà promis le prochain billet sera consacré à ma robe de mariée. Oui je sais ce billet tant promis comme sérieusement à ressembler à l’Arlésienne ! Mon prochain essayage étant programmé vendredi prochain je devrait avoir plus de matière pour vous raconter tout cela !

Une fois encore je vais parler de mes galères de nounous. Enfin plutôt des galères liées à mes galères de nounous !

Comme vous vous en souvenez probablement ma Super Nounou a eu la mauvaise idée de tomber enceinte. J’avais trouvé une Nouvelle Super Nounou bis pour Petite Puce. Mais celle-ci s’est avérée ne pas être une Super Nounou bis : à moins d’un mois de commencer elle nous a annoncé ne pouvoir prendre notre fille car elle ne marchait pas. Bref, on ne va pas revenir sur ce fâcheux incident qui a tendance à me mettre dans une rage folle. Elle a quand même eu la délicatesse de nous proposer une remplaçante. Remplaçante qui ne nous a pas vraiment plu et qui nous a également planté car nous avons mis une semaine pour lui répondre. Le pire c’est qu’en désespoir de cause et comme nous n’avions trouvé personne, nous nous étions résolus à l’engager.

A trois semaines de l’arrêt maladie de ma Super Nounou j’étais sans mode de garde… Mais à part cela tout allait super bien !

Après avoir relancé mes recherches, nous avons fini par trouver une Nounou Bis. Seul inconvénient elle n’habite pas notre quartier mais à mi-chemin entre chez nous et mon travail. Après un repérage des lieux en voiture je me dis que ça doit être faisable. J’amènerai Petite Puce le matin en RER et L’Homme la récupérera le soir. Cela modifie quelque peu notre organisation notamment en termes d’horaires mais ce n’est pas comme si nous avions tout à fait le choix ! Et puis ce n’est que pour 5 mois soit 19 semaines !

Bref, lundi matin, 1ère journée d’intégration pour Petite Puce. J’ai posé des jours de congés car il est convenu que ça soit moi qui m’en charge.

Je regarde le trajet, vois ce qui est le plus court pour moi et les horaires du RER. Je prévois un peu de marge afin de ne pas être trop en retard et surtout afin de pallier d’éventuelles perturbations sur la ligne B. Il est bien connu que la ligne B du RER n’a jamais de retard, mais on ne sait jamais !

Lundi matin : 7h45 me voilà partie, Petite Puce dans sa super poussette (https://laetitiaeva.wordpress.com/2009/10/17/histoire-de-poussette-suite-et-fin-enfin-jespere/) et moi un peu flippée à l’idée de laisser ma fille à Nounou Bis. Je n’avais juste pas imaginé que le problème majeur de ma journée ne serait pas tant cette première matinée d’intégration que le fait de m’y rendre (et d’en revenir).

J’étais consciente que la nouvelle passerelle n’étant toujours pas achevée je pourrais connaître quelques difficultés. C’est mon trajet quotidien depuis que nous avons emménagé. Je n’imaginais certainement pas que cela serait aussi compliqué.

Pour ceux qui ne connaissent pas la Gare de Massy voici quelques petites explications. Il existe 3 gares à Massy : le RER C qui dessert entre autre Versailles d’un côté et Paris en passant par Savigny. J’habite de ce côté-là. On retrouve de l’autre côté des voies le RER B qui coupe Paris du Nord au Sud (Aéroport Charles de Gaulle-Saint Rémy les Chevreuse). C’est ce RER que j’emprunte tous les matins pour me rendre au travail et désormais chez la Nounou. Et du même côté mais un peu plus loin se trouve la gare TGV (Bordeaux, Rennes, Lyon, Lille entre autre !).

Afin de relier le RER C au RER B et à la gare TGV il existe une passerelle qui nous fait passer au dessus des voies. Elle doit avoir été construite au même moment que les gares. Je n’ai pas réussi à trouver son année de mise en service mais je tablerai au plus tard dans les années 60. Elle n’est bien évidemment pas couverte et pour y a accéder se trouve des escaliers. Par temps de pluie elle est rapidement inondée et si l’on souhaite garder les pieds au sec nous sommes obligés de passer en file indienne. Très pratique lorsque qu’il ya de chaque côté une rame de RER qui déverse son flot de passager.

 

En 2007, il a été prévu de la remplacer afin de créer un pôle multimodal comprenant deux nouvelles gares et surtout une nouvelle passerelle. Dans la jolie brochure reçue elle était ainsi décrite : « Une passerelle couverte et vitrée de 250 mètres, appelée le « lien », qui permettra aux 47000 personnes transitant chaque jour à Massy de circuler confortablement de gare en gare. » Et comble du luxe elle serait sera doté d’ascenseurs et d’escaliers roulants. Elle devait être mise en service fin 2010.

 

Mais voilà nous sommes le 14 mars 2011 et elle n’est toujours pas en service. Parmi les explications sur ce retard on trouve entre autre la mauvaise météo de l’hiver 2009/2010 ! J’adore les excuses made in RATP/SNCF/RFF ! A priori elle ne devrait être opérationnelle finalement qu’en septembre 2011. Mes 19 semaines vont donc être 19 semaines de galères matinales !

Pour revenir à mes galères donc. Lundi matin 7h45, temps heureusement plutôt agréable, Petite Puce encore un peu endormie dans sa poussette. Me voilà en bas de la passerelle et là c’est le drame : se dresse devant moi des escaliers qu’il va falloir que j’affronte. Ma poussette pesant environ 10kg, ma fille habillée doit faire sensiblement le même poids me voilà avec 20kg quelque peu encombrant à convoyer.

Après avoir tenté de soulever malgré tout la poussette (et la fille) toute seule, je me rends à l’évidence il va falloir que je compte sur la gentillesse humaine et sur de l’aide. Et là un phénomène étrange se produit : le vide se fait autour de moi. On m’évite, me contourne, me bouscule mais personne ne se propose et surtout la règle tacite semble être d’éviter à tout prix mon regard. Ma journée vient à peine de commencer et j’ai déjà qu’une envie qu’elle se finisse. L’espace d’un instant j’envisage de tout envoyer balader et rentrer chez moi avec Petite Puce afin de profiter de cette journée à deux. Mais voilà, je n’ai pas le choix, mercredi je reprends le boulot et Petite Puce doit aller chez la Nounou Bis.

Heureusement une jeune fille accompagnée d’un ami se propose de m’aider. Son copain se contentant de lui porter son sac. Qui a dit que la galanterie était perdue ? Au bout de deux marches, elle déclare forfait et exige de son ami qu’il prenne la relève. Me voici donc enfin en haut des marches. Je suis déjà fatiguée, j’ai chaud et déprimée car qui dit monter un escalier dit forcément le redescendre… et c’est ce qui m’attend au bout de cette fichue passerelle. Et comme je l’imaginais la même galère m’attend. A la différence prêt qu’il y a plus de monde, mais des usagers pressés, stressés que je dérange plus qu’autre chose avec ma poussette. Quelques regards noirs : une poussette n’est pas à sa place ici. C’est vrai que je le fais pas plaisir ! Au final, une bonne âme charitable m’a spontanément proposé de l’aide. Arrivé à destination, je comprends qu’il s’agit d’un touriste !

J’ai naïvement imaginé que mes galères étaient finies pour ce trajet. Mais mon répit a été de courte durée… arrivée en Gare de Fontaine Michalon je descends avec Petite Puce. Dernière ligne droite nous avons 10 petites minutes de marche avant d’arriver. Mais voilà avant d’en arriver là il faut que je quitte le quai. Et c’est le retour de mes galères… arrivée à la sortie je découvre des tourniquets. Je fais deux fois le quai, histoire de m’assurer que je n’ai pas loupé des portes… non non, il n’y a que les tourniquets. Question stupide, je passe comment des tourniquets avec ma poussette moi ? Elle ne passe même pas en largeur. Sortir Petite Puce de sa poussette ? Même si l’idée m’effleure je comprends vite que ce n’est pas possible : je ne peux pas porter Petite Puce et la poussette fermée tout en passant le tourniquet. Coup de chance un des tourniquets est en panne et un technicien est entrain de le réparer. Je lui demande de l’aide et là il commence à m’expliquer que je n’ai qu’à me débrouiller. Je suis sur le point de craquer… et je crois qu’il le comprend vite en me regardant. Il daigne donc s’interrompre afin de m’ouvrir une porte de service. Et là il m’apprend qu’il existe un ascenseur mais qu’il ne fonctionne pas pour le moment. Super cela me fait une belle jambe ! Et  il retourne bosser… me plantant devant des escaliers à descendre. Je HAIS les escaliers.

Forcément j’ai laissé passer tous les passagers qui s’arrêtaient à cet arrêt, et la gare est déserte. Il ne me reste plus qu’à descendre Petite Puce dans sa poussette toute seule comme une grande. Heureusement c’est un peu moins compliqué de descendre des marches que dans monter. Arrivée au tiers du parcours, un passager qui allait prendre son train prend pitié de moi et m’aide à descendre avant de remonter attraper son RER.

Les dix minutes de marche m’ont paru un jeu d’enfant.

Après avoir passé un petit moment avec Petite Puce et sa Nounou Bis, je les laisse pour 1h30. J’hésite à rentrer à la maison mais vu qu’on n’est plus aux heures de pointes je risque fort de devoir repartir à peine rentrée. Autant profiter du soleil pour me balader et pourquoi ne pas trouver une solution à mon problème de tourniquet.

Mon sens de l’orientation aussi limité soit-il me dit que je trouverais peut être un début de solution du côté des Baconnets. En effet, un bus passant en bas de chez moi a pour terminus Les Baconnets. Me voilà donc en quête de cette fichue gare et comme je suis une femme je n’hésite pas à demander mon chemin ! Après 10 bonne minutes de marche j’arrive à la gare et là ô miracle je découvre une pente douce pour accéder à la gare, un ascenseur et des portes battantes ! Je suis au paradis !

Je repars un peu plus légère, j’en profite pour repérer les lieux, histoire de ne pas me perdre et je file me poser au parc en attendant qu’il soit l’heure de récupérer Petite Puce.

Petite Puce de retour dans sa poussette nous prenons le chemin du retour. Pendant tout le trajet j’hésite entre reprendre le RER sachant que je vais probablement galérer à Massy ou prendre le bus et mettre 40 min pour rentrer. Je tranche et choisi ça sera le bus. Sauf qu’arrivé à l’arrêt il y a 20 minutes d’attentes. Euh une heure pour rentrer chez moi : autant rentrer à pied ! Donc nous voilà reparti à prendre le RER. Au moins cette fois-ci je ne galère pas pour atteindre le quai ! Le bonheur !

Je monte en tête histoire d’être certaine de ne pas me retrouver seule sur un quai désert arrivée au pied des escaliers. Voyant qu’une fois de plus personne ne semble décidé à m’aider spontanément, je prends le taureau par les cornes et je demande de l’aide. Non mais !

Il va falloir remettre ça tous les jours pendant les 19 prochaines semaines. D’un seul coup je déteste ma vie et j’en veux quelque peu à Super Nounou d’être enceinte.

Voilà trois semaines que tous les matins nous prenons le RER toutes les deux. Et tous les matins c’est la même galère. La seule différence est qu’après les trois jours à galérer avec ma Super Poussette j’ai exigé de L’Homme qu’on investisse dans une pousse canne. Désormais en semaine j’ai une Nouvelle Super Poussette qui ne pèse que 4 kg, et est moins encombrante. Ainsi lorsque je ne trouve pas une âme charitable pour m’aider à galérer dans les escaliers je me transforme en Super Maman et je porte seule Petite Puce dans sa poussette !

Tous les matins depuis trois semaines je suis scandalisée qu’en 2011 l’accessibilité dans les lieux publics soient si compliqué. Moi ce n’est que temporaire et ce n’est qu’une poussette… mais comment fait-on lorsque l’on est en fauteuil roulant ? Les transports en commun sont ils réservés uniquement à des personnes valides ?

Quant à l’indifférence des gens elle me dégoûte. Les seuls personnes à me proposer de l’aide sont la plus part du temps des mamans qui ont déjà vécues ce que je vis et compatissent à mes galères, et des personnes âgées…

Il ne me reste plus qu’à prendre mon mal en patience, dans mes galères j’ai un peu de chance les beaux jours arrivent et la probabilité d’une tempête de neige est assez limitée ! Reste qu’à espérer qu’une grève ne soit pas déclarée dans les 16 prochaines semaines !

A très vite pour parler mariage !

Bisous

L.

P.S : finalement ce message n’aura pas pu être posté en mars, mon ordi a déclaré forfait après avoir écrit 10 lignes.

 

A la recherche de la perle (très) rare… le retour

Je reprends le chemin du clavier pour vous raconter mes dernières péripéties de nounou.

Et oui alors que je me croyais tranquille me voilà de retour dans la galère de retrouver une nounou, une fois encore. Pour ceux qui n’aurait pas suivi petit rappel des faits : en octobre alors que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, notre parfaite nounou, enfin assistante maternelle, nous annonce qu’elle est enceinte.

Après nous être remis du choc et l’avoir félicité je me suis remise en quête d’une remplaçante. Armée de mon listing et après une savante triangulation j’ai recommencé appeler les assistantes maternelle agrées de notre ville. Bizarrement un CDD de 5 mois ce n’est pas hyper vendeur.

Après un nombre certain de refus j’ai réussi à décrocher 3 entretiens. La 1ère moi vivante jamais, la 2ème nous avait bien plu mais nous a clairement dit qu’on ne l’intéressait pas. Et la 3ème répondait à tous nos critères. Nous avons donc décidé de l’engager.

Quelques jours avant les 1 ans de Petite Puce, nous signons la promesse d’embauche et rendez-vous était pris pour signer le contrat fin janvier, début février. D’ici là elle doit essayer de voir avec la PMI si elle peut accueillir la copine de Petite Puce. Tout semble redevenir à la normale !

Lundi 7 février nous avons rendez-vous pour signer le contrat. Première chose qui m’agace, elle est une fois de plus en retard. J’aime pas ça. Mais bonne nouvelle nous apprenons qu’elle devrait pouvoir prendre en plus de Petite Puce, sa copine. Par contre mauvaise surprise les conditions financières ne sont pas tout à fait celles négociées. Sur le coup je tique mais je ne dis rien. Je demande à l’Homme de la rappeler le plus vite afin de mettre les choses au clair.

Le lendemain message de la nounou. L’homme me dit que non il n’a pas essayé de la joindre. Je la rappelle et là stupeur elle m’explique que finalement elle ne pourra prendre Petite Puce. Raison invoquée : elle ne marche pas encore et la PMI lui interdirait de la prendre. Euh sauf qu’elle ne nous avait jamais parlé de cette restriction. Totalement abasourdie ma seule question est « je fais comment moi ? ».

Elle m’explique qu’elle connait une assistante maternelle qui pourrait nous prendre notre Puce. Elle vient tout juste d’avoir son agrément. Nous allons donc voir cette dame le soir même avec l’Homme et Petite Puce.

Coup de chance elle habite dans la rue d’à côté. A peine entrée, dans son salon je découvre la télévision allumée. Cela ne commence pas bien. Vu qu’elle ne semble pas vouloir l’éteindre, je demande à ma Puce de ne pas la regarder. Le message semble passer et la télévision est enfin éteinte. Nous pouvons nous installer pour discuter. Elle nous explique qu’elle garde actuellement une petite fille de 3 mois au black et que sa maman n’est pas encore venue la chercher. Avec l’Homme on s’aperçoit avec horreur, que la petite fille est déjà en manteau alors qu’il fait une chaleur étouffante dans l’appartement. Je lui explique la raison de notre venue. Elle nous demande quel âge a Petite Puce, quand je lui réponds presque 15 mois, elle me rétorque : « et elle ne marche pas ? Elle est en retard. ». Arghhhh… on reste calme.

Nous continuons à discuter. Elle me demande si nous voulons la prendre au black. Euh non aucun intérêt pour nous. Elle finit par s’intéresser un peu à Petite Puce, va pour la prendre dans ses bras et là nous dit « oh mais qu’elle est lourde »… arghhhhhhhhhh on reste calme. Il faut que je reste calme.

Nous finissons par la quitter. Je lui explique que je devrais pouvoir être en mesure de lui donner une réponse en fin de semaine. Rentré chez nous, avec l’Homme nous sommes d’accord… euh ça serait vraiment dans le pire des cas.

Il ne me reste plus qu’à reprendre une fois encore ma fichu liste et mon téléphone. Sauf que la malchance s’abat sur moi et je ne trouve personne. Je finis par appeler la PMI en désespoir de cause. Nous passons en revue la liste, et la secrétaire m’indique les assistantes maternelles a priori dispo. Après les avoir toutes jointes aucune n’a finalement de place. Euh… là ça ne va vraiment pas le faire. Enfin si celle rencontré en octobre qui ne voyait pas l’intérêt de faire des activités avec des enfants est toujours disponible… mais cette fois encore plutôt mourir que de lui confier mon bébé.

Je finis par appeler la PMI d’Antony pour avoir leur liste. Me voilà reparti dans une triangulation pour trouver les assistantes mat’ près de mon boulot. Sur les 20 appelées : 2 n’ont pas répondu, 1 avait un place pour avril d’après ce que j’ai cru comprendre, 1 autre n’avait de la place que pour 2 jours par semaine et les 16 autres m’ont soit poliment expliqué qu’elles n’avaient pas de place, soit rit au nez en me disant que jamais je ne trouverais et que je ferais mieux d’arrêter de bosser. Comme si j’avais vraiment le choix.

Bref, déprime totale. Je commence à me faire doucement à l’idée qu’il va falloir que je prenne celle vu à Massy. Autant dire que cela achève de me déprimer. Surtout qu’entre temps je découvre qu’une crèche inter-entreprise ouvre ses portes en bas de mon bureau. Sauf que pour obtenir une place il faut que l’entreprise décide d’y participer et notamment financièrement. Vu la m*** dans laquelle je me trouve, je me dis que je n’ai rien à y perdre, autant allé en parler à mon cher PDG. Mais pas de pot, nous sommes jeudi après midi et monsieur part en vacances le soir même. Il m’explique donc bien gentiment que mon problème de nounou n’est pas sa priorité et qu’il verrait cela à son retour. Euh sauf que moi à son retour il vaudrait mieux que j’ai trouvé une solution.

En effet nous sommes à moins d’un mois du début du congé maternité de notre nounou actuelle. Je laisse passer le week-end histoire de réfléchir à ce que nous allons faire. Avec l’Homme nous nous résolvons en désespoir de cause à prendre la nounou rencontré mardi. Il est convenu que je l’appelle en début de semaine. Lundi chargé je ne trouve pas le temps et je remets cela au lendemain. Mardi soir me voilà donc à l’appeler et là catastrophe : elle m’explique que n’ayant pas eu de nos nouvelles avant et ne nous sentant pas motivé (tu m’étonnes) elle a décidé de signer avec d’autres parents. Là c’est une certitude c’est vraiment la catastrophe. Je n’ai plus aucune solution. En désespoir de cause je commence à réfléchir pour négocier mon licenciement. Je tente d’activer mon réseau, et réactiver les pistes que je n’avais pas utilisée jusque là car trop loin de chez nous.

Pour commencer je rappelle une assistante maternelle qui est à Antony. Une amie à nous nous l’avait indiqué comme très bien, juste loin de chez nous. En fait à égale distance entre la maison et mon boulot. Mais cela reste jouable. Au téléphone elle m’explique que le fait que ça soit un CDD de 5 mois n’est pas super tentant. Elle attend une réponse de parents qu’elle a rencontré il y a peu. Si cela ne marche pas elle me rappellera. J’appelle également les assistantes mat’ sur Massy que j’avais écarté pour des raisons de distances. J’arrive à en trouver deux qui auraient de la place. Le RDV est pris pour le soir même chez deux d’entre elles.

1ère assistante maternelle : je vous la fait rapide. Elle nous explique qu’elle est avant tout famille d’accueil et qu’elle ne cherche donc pas forcément d’enfants à garder. Je ne comprends pas tout ce qu’elle nous raconte. Je me fais limite engu*** parce que je mixe encore la purée du soir de Petite Puce (qui n’a que 5 dents). Arghhh on reste calme. Puis vient le moment de parler salaire… et là c’est le pompon ! Autant arrêté de bosser à ce tarif là.

La 2ème a l’inconvénient d’habiter loin de chez nous et nécessiterait que l’Homme amène et aille récupérer Petite Puce et donc beaucoup plus d’heures pour elle. Elle aussi est famille d’accueil mais contrairement à la précédente on sent qu’elle aime les enfants. Financièrement elle est plus chère que notre nounou actuelle (et en même temps je ne trouverais jamais moins cher que notre assistante maternelle actuelle !). L’Homme n’a pas vraiment accroché, il lui reproche une forte odeur de cigarettes. Moi c’est plus l’odeur de friture qui m’a gêné. Mais je sais que je lui confierai ma fille sans trop d’appréhension, maintenant ce n’est pas la nounou rêvée.

Et vendredi soir rendez vous chez la nounou d’Antony, qui m’a rappelé jeudi pour me dire que finalement si nous sommes intéressés elle a une place pour notre Petite Puce. Quand nous arrivons elle n’a pas totalement finie sa journée. Elle garde un petit garçon de deux ans et nous explique que c’est son dernier jour chez elle. Son mari et son fils sont également présent.

Nous voici à parler d’elle, de ce qui l’a poussé à devenir assistante maternelle, de notre Puce, de la façon dont elle articule ses journées. Elle est se montre attentionnée envers notre fille. Ne nous dit pas qu’elle est en retard parce qu’elle ne marche pas encore ! On sent qu’elle prend son travail au sérieux. Elle nous remet un document à remplir conscensieusement qui devrait lui permettre de mieux connaitre les habitudes de notre fille. Question pratique elle se situe à mi-chemin entre la maison et mon travail et ne nécessite pas un grand détour pour l’Homme. Au vu des horaires il est convenu que l’on continue notre organisation actuelle : je l’amène et l’Homme la récupère. Cela nécessite que je prenne le RER avec Petite Puce à moins d’arriver à faire du co-voiturage avec une collègue. L’Homme devra partir un peu plus tôt le soir, mais c’est l’histoire de 5 mois, et nous n’avons pas vraiment le choix. Côté finance : elle nous coûtera beaucoup plus cher que notre nounou actuelle mais toujours moins que la première rencontré la veille.

Sans même en discuter je sais qu’avec l’Homme nous sommes d’accord : ce sera elle.

Finalement c’est probablement un mal pour un bien que les deux autres nous aient lâché. Il va falloir trouver une nouvelle organisation, cela va être un peu plus compliqué mais ce n’est que pour 5 mois et au moins je pourrais aller travailler tout en étant confiante : ma fille sera épanouie et recevra toute l’affection qu’elle peut attendre de son assistante maternelle. Et ça c’est l’essentiel ! Maintenant il ne me reste plus qu’à croiser les doigts pour qu’elle ne nous plante pas !

Tous mes malheurs me laissent penser qu’il existe bel et bien une Mafia des Assistantes Maternelles qui profite d’une position de force pour arnaquer, culpabiliser et faire tourner en bourrique les parents. Heureusement il existe aussi des perles rares qui sont avant tout préoccupé par le bien être de nos enfants. Et comme il y a probablement un business à développer dans la restauration « friendly child », il y a un vrai business à développer dans la garde d’enfants en région parisienne ! Avis aux amateurs !

Bonne soirée et à très vite pour des prochaines aventures. Après tout je ne vous ai toujours pas parlé de ma robe de mariée !

Gros bisous

L.

A la recherche de la perle rare… 2ème partie (fin ?)

Bonsoir,

Me voilà de retour avec ma recherche d’une Mary Poppins bis pour Petite Puce. Donc pour rappel avant hier soir nous avions rencontré une nounou qui ne gardera jamais ô grand jamais Petite Puce. Autant dire qu’après cette première visite j’avais un peu le moral dans mes chaussettes et surtout j’appréhendais les rdv suivants.

Hier donc 2ème rdv. Cette fois en haut de chez nous, à environ 3 min à pied. Les immeubles sont un peu moins sympas mais comme je ne compte pas y vivre cela ne me pose pas de problème. Nous sommes chaleureusement acceuillis par une dame d’une petite quarantaine d’années je dirais dans un salon où sont rangés des jeux d’enfants. Au moins ici je sais qu’on garde des enfants ! On s’installe pour discuter. Et là je me rends compte que la normalité c’est tout sauf ce que nous avons rencontré la veille.

Le seul hic c’est qu’elle préfèrerait prendre un bébé pour du long terme et nous nous lui proposons une petite fille pour 5 mois. Elle nous fait donc comprendre que nous ne serons pas son premier choix. Au moins elle est franche. Le reste de l’entretien se déroule plutôt bien, elle fait elle même ses purées et compotes avec des légumes venant d’un jardin d’un ami. Elle dit passer du temps à jouer avec les enfants, leur fait faire des activités manuelles… bref une vrai nounou ! J’émettrais toutefois un petit bémol, sa télévision est (parfois) allumée dans la journée dans la pièce où se trouve les enfants. Nous qui sommes anti-télévision pour Petite Puce… bref, nous ferons avec si nous n’avons pas le choix !

L’entretien s’avère concluant, je reprends un peu confiance dans la possibilité de trouver une remplaçante. Maintenant elle nous annonce qu’elle ne sera pas en mesure de nous donner une réponse avant 15 jours… autant dire une éternité quand on doit trouver une Assistante Maternelle pour le mois de mars.

Ce soir nous avons un dernier entretien de programmé (et au cas où quelques numéros d’Assistante Maternelle encore disponibles !). Cette fois il ne s’agit pas d’une Assistante Maternelle sur la liste donnée par la PMI. En fait, elle m’a été chaudement recommandée par une autre nounou contactée qui n’avait plus de places. Elle travaillait jusque là dans une crèche familiale mais souhaite se mettre à son compte.

Rendez-vous à 19h dans le même quartier qu’hier soir soit à 3 min à pied de chez nous (allez un peu plus : son bâtiment est un tout petit peu plus loin). Par contre cette fois c’est au 3ème étage… sans ascenseur. Euh, c’est que ma crevette elle se fait finalement lourde ! Je sens que je vais adorer faire ça tous les matins… surtout en étant en retard (oui je sais il serait plus simple de partir à l’heure et ainsi ne pas avoir à tenter de rattrapper mon retard !). A l’arrivée nous attend une femme d’environ 35-40 ans avec sa puce de 4 ans. L’appart nous semble accueillant, de même que l’Ass’ Mat’. Elle nous explique qu’elle est auxiliaire de puéricultrice depuis 15 ans et qu’elle souhaite se mettre à son compte et cela dès janvier. Aujourd’hui elle a 2 agréments disponible. Un premier d’ors et déjà réservée à un bébé (une petite fille) et cherche donc une « grande ». Le fait que ça soit pour 5 mois ne la dérange pas le moins du monde. Elle nous explique que les journées sont rythmées par les enfants : elle leur fait faire des activités manuelles, de la lecture (j’étais donc pas totalement taré en voulant répondre à l’autre folle que Oui on peut faire de la lecture à des enfants. Non mais !), des balades au parc… Elle fait elle même tous les repas. Et en terme de tarifs : elle s’alignera sur ce que nous payons actuellement.

Ah oui j’oubliais, en arrivant trônait dans son salon un tapis recouvert de jeux divers et variés… autant dire que Petite Puce s’est très vite sentie à l’aise !

Cette fois encore avec L’Homme nous n’avons pas vraiment eu besoin de nous concerter en sortant : ça sera Elle. Je l’appelle dès demain pour lui donner notre réponse avant de signer au plus vite une promesse d’embauche… Hors de question de nous la faire piquer.

Allez si je devais lui trouver un défaut, elle a, je trouve, une haute estime de ses capacités… j’espère juste qu’elle ne se permettra pas de nous juger car cela va vite être insupportable. Mais peut-être que je me trompe ! L’essentiel c’est que Petite Puce s’est sentie bien là-bas, a accepté d’aller dans ses bras d’elle même. Et elle plait à l’Homme ! Je ne vois pas ce que je pourrais lui demander de plus !

Rendez-vous pour l’adaptation le 10 mars a priori.

Voilà pour mes galères de nounou. J’espère que cette fois on va être tranquille un moment car je n’ai pas une folle envie de revivre cela avant un moment.

Prochain billet : notre mariage (enfin a priori !).

Bisous et bonne soirée

L.

 

 

A la recherche de la perle rare…

Bonsoir,

Me voilà de retour ! Je pensais que mon prochain billet serait consacré aux préparatifs du mariage ou à mes petits tracas de la vie quotidienne (vive les grèves et le service minimum dans les transports…) mais finalement ça sera une fois plus sur ma vie de Maman.

Pour ceux qui n’auraient pas suivi petit retour en arrière. Alors que je venais tout juste de découvrir ma grossesse j’ai couru inscrire Petite Puce à la crèche… enfin l’inscrire est un bien grand mot… elle a été mise sur liste d’attente. Assez vite, on m’a fait comprendre qu’il était vain espérer obtenir une place. Je me suis donc rabbatue sur la Mafia des Assistante Maternelle… Aussi, quasiment à la même époque d’ailleurs, je me suis mise à la recherche de LA nounou. Le but était bien évidememnt tomber sur Mary Poppins version moderne. Mais voilà, j’ai vite découvert, que je n’étais pas la seule dans cette quête du Graal. Et que reprennant le travail en mars, je compliquais sacrément la tâche. Armée d’une liste donnée par la Maison des Solidarités de la ville je me suis attelée au boulot. Beaucoup de réponses négatives : plus de places de disponible, ou alors elles ne voulaient pas d’un temps plein.

Après un 1er tri entre celles qui ne pouvaient (voulaient) pas et un critère géographique j’ai obtenu 3 rdv. Pour faire bref : la 1ère jeune maman de 3 enfants en bas âge venait tout juste d’obtenir son agrément. Elle m’a semblé pas mal au premier abord. J’avais toutefois un peu l’impression qu’elle me donnait les réponses que je souhaitais entendre. Et surtout peu d’expérience et aucun autre enfant mise à part son fils d’1an à l’époque. J’ai voulu en voir une 2ème pour me faire une idée et décider sans regrets. 2ème nounou, une jeune femme, maman d’une petite fille de 2 ans. Elle est assistante maternelle depuis plusieurs années et garde 3 autres enfants (y compris sa fille) : 2 grands et une petite qui a 3 mois de plus que Petite Puce. Avec l’Homme on a un super feeling, elle nous semble posée, attentive avec les enfants et semble savoir de quoi elle parle. Quand à la 3ème elle a annulé un premier rdv car elle était malade et j’attends toujours de ses nouvelles depuis.

Une fois Petite Puce née on est donc allée la présenter à celle qui serait notre future nounou. Le feeling était toujours là et on a donc signé avec elle. Après une semaine d’adaptation, Petite Puce a commencé à temps plein chez elle.

Tout se passe super bien. Petite Puce adore aller chez elle. Elle s’y épanouit au contact des plus grands et s’y sent super à l’aise. A tel point d’ailleurs, que le matin c’est limite si elle ne me marche pas dessus pour aller dans les bras de sa Tata.

Sans être Mary Poppins, elle est parfaite pour ma fille et je lui en demande pas plus… Mais… vous vous doutez bien qu’il y a un « mais » sinon il n’y aurait aucun intérêt à faire un billet dessus, et encore moins un billet qui s’intitule « la recherche de la perle rare ».

Maman d’une petite fille qui rentre à  l’école en septembre, la trentaine… cela vous évoque quoi ? Un 2ème enfant pardis… et ce qui était ma pire crainte a finit par se révéler devenir une réalité. Vendredi matin je dépose Petite Puce et pour une fois j’arrive en même temps que tout les autres parents et alors que je faisais un câlin à Petite Puce j’intercepte une conversation entre la maman de la copine de Petite Puce et Super Nounou qui me fait dire qu’il se passe quelque chose de louche au Paradis. Une fois dans le RER j’appelle l’Homme pour qu’il parle à notre Super Nounou en allant chercher Petite Puce.

Résultat des courses : notre Super Nounou va être à nouveau Maman et ne sera donc pas en mesure de garder notre Petite Puce entre mars et fin août. Après un instant de panique, il a fallu trouver une solution et je n’en vois qu’une : trouver une nounou de remplacement.

Et me voilà de retour à la case départ, mais cette fois je ne cherche que pour 5 mois, toujours à temps plein et toujours pour le mois de Mars. J’aime compliqué les choses ! Après quelques appels infructueux j’ai décroché à nouveaux 3 rdv… un pour ce soir, un demain et un après demain.

Et c’est là que je voulais en venir… vous raconter mon entretien de ce soir. On a rdv à 18h30 en bas de chez nous. Sur le papier, l’assistante maternelle a 3 agréments et a obtenu son 1er en 2000 (de mémoire) elle répond donc à mes critères. On arrive à l’heure. La TV est allumée et cela ne semble pas la déranger la moins du monde. J’ai du dire à Petite Puce de ne pas regarder l’écran pour qu’elle se décide à l’éteindre.  L’appartement est propre, pas de trace de jouets d’enfants et beaucoup de bibelots… Nous commençons à parler et après quelques civilités. Elle m’explique qu’elle a aujourd’hui un seul enfant en garde et pourrais en avoir un 2ème. Je n’ai pas réussi à connaître leur âge mais j’en ai déduis que c’était des bébés. Je lui demande ensuite, comment se déroule les journées des enfants… Je vois bien qu’à sa tête ma question lui semble totalement incongrue… Sa réponse l’est encore plus : « ben que voulez vous que je fasse ? A cet âge ils dorment et puis on peut rien faire. Vous voudriez quoi ? Que je leur fasse la lecture ? {euh pourquoi pas ?} Ils dorment le matin puis on sort au parc pour aller voir les copines (sous entendue d’autres nounous). Ensuite déjeuner, sieste puis on retourne au parc avec les copines et retour à la maison ». Ok… question suivante : pour les repas vous faites tout vous même ou nous pouvons apporter les repas ? Réponse : « ah non je refuse que les parents apportent les repas, après les enfants se disputent. Je fais parfois des purées quand j’ai le temps mais sinon j’achète » Argh… là j’ai failli m’étrangler. Moi qui contrôle scrupuleusement tout ce que mange Petite Puce, quel horreur. Et quand vient l’épineuse question des horaires et du salaire… elle m’achève : 8h-18h (passe encore) 4j/semaine… euh sauf que nous nous bossons 5j/sem. Quand au salaire… le fixe est équivalement à ce que je paye aujourd’hui à ma nounou mais en terme de frais là cela dépasse l’entendement : 7,5€/j au lieu de 4 actuellement… et tout cela pour lui donner de petits pots achetés. Comment se faire du fric sur le dos de ma fille.

Autant dire que j’ai coupé court à l’entretien. On a pas eu besoin de se concerter avec l’Homme… ça a été NON d’office. Il faudrait me passer sur le corps pour que cette dame garde Petite Puce.

J’espère que l’entretien de demain se passera mieux. Je viendrais vous raconter cela !

Bisous

L.