Rentrée en Petite Section bis repetita ou presque !

  • Bonjour,

Voilà, ma Petite L. est une grande elle a fait sa 1ère rentrée. Cette rentrée je l’ai longtemps attendue mais plus elle se rapprochait et plus je la redoutais un peu… Mon bébé n’en est plus vraiment un !

1er septembre on y est… c’est la reprise ! Le sac est prêt, elle a choisi celui de sa grande sœur, doudou est dans le sac, après de longues négociations la robe est choisie… il n’y a plus qu’à ! Petite L. est surexcitée à l’idée d’aller enfin à l’école, plus d’un an qu’elle attend ça !

Cette rentrée est un peu particulière puisque Petite L. ne commencera qu’à 10h20. Nous amenons donc Melle C. dans un premier temps puis nous reviendrons avec Petite L. pour cette très courte matinée.

C’est l’heure il faut y aller. Ouf il fait beau, je peux prendre mes lunettes de soleil (j’assume mon côté pleureuse !). Nous arrivons à l’heure à l’école, c’est l’heure de la récréation pour les moyens et les grands. Petite L. préfèrerait rester jouer dans la cour sur la nouvelle structure que de rentrer en classe. Je lui promets qu’elle aura le temps d’y jouer sur cette structure pendant les trois prochaines années !

Petite L. repère son porte-manteau, pose son sac, un peu comme si elle avait toujours fait ça. Cela aide d’avoir amené sa grande sœur à l’école tous les jours depuis sa naissance ! Doudou ou pas doudou ? Telle est la question ! Après quelques tergiversations, doudou viendra découvrir la classe et la maîtresse ! La maîtresse, Petite L., elle l’a connait déjà et elle l’aime déjà. C’est Super Super Maîtresse de moyenne section. Cela a réjoui tout le monde lorsque nous l’avons appris !

 L’ambiance est calme, pas de pleurs, voilà qui me change de la rentrée de petite section de Melle C.. La maîtresse nous explique alors le déroulement de la matinée et je comprends vite pourquoi j’ai l’impression d’être au pays des bisounours : les parents sont priés de rester avec leur progéniture !

Petite L. explore timidement les lieux. Elle s’assoit à une table de puzzles. Elle me regarde d’un air un peu désabusé en se demandant si c’est une blague en voyant que celui-ci n’a que 6 pièces. On passe la matinée, enfin l’heure, à passer de tables en tables pour regarder les jeux. La maîtresse puis l’Atsem passe nous voir afin de discuter avec elle. Elle accepte de répondre du bout des lèvres en me regardant. Elle a beau être contente d’être à l’école, on ne la changera pas totalement ma Petite L.

Bilan de cette 1ère heure : elle est contente et accepte d’y retourner le lendemain. Moi je n’ai pas pleuré (bon en même temps je ne l’ai pas vraiment quitté) et je ne suis toujours pas rassurée (pas de séparation et toussa !).

Vendredi 2 septembre : 2ème matinée d’école mais en vrai 1ère vrai journée d’école. L’ambiance est quelque peu différente dans la classe… ça pleure, un peu euh non beaucoup en vrai. Là je me retrouve 4 ans en arrière ! La maitresse a deux enfants dans les bras, et deux à chaque jambe. Et chez moi le stress monte inexorablement. Petite L. regarde tous ses enfants pleurer sans vraiment comprendre pourquoi. Un bisou, un câlin et elle part avec la maîtresse (qui s’est libérée une main) en classe. Et cela sans même un regard pour sa maman. Fille indigne !

Ma fille n’ayant pas pleuré, je prends sur moi pour en faire de même ! Je récupère à 11h30 une petite fille un peu azimutée mais heureuse de me voir. Bilan de sa matinée : c’était pas bien, la maîtresse n’est pas bien, elle n’a pas de copains et c’était pas bien. Mais elle veut bien y retourner quand même lundi !

Voilà presque 10 jours que la rentrée a eu lieu. Petite L. est contente d’aller à l’école tous les matins. Il faut presque que je réclame mon bisou… fille indigne je vous dis !!! J’ai encore du mal à savoir ce qu’elle fait en classe. Elle commence tout doucement à me parler des autres enfants (ceux qui pleurent encore !) et de ce qu’elle fait.

Je ne sais pas trop comment va se dérouler cette année, mais tant qu’elle prend plaisir à aller à l’école, je ne vais essayer de ne pas (trop) m’inquiéter !

L.

P.S : comme pour Melle C. je voulais profiter de cette rentrée pour changer le surnom de ma Petite L. mais en même temps j’ai encore envie que ça soit mon bébé alors je sais pas… une idée sur la question ?

Deux c’est parfait !

Bonjour,

J’ai  commencé à rédiger ce billet en fin d’année dernière mais il est resté inachevé car je n’arrivais pas à mettre mes idées en place puis ensuite je n’arrivais tout simplement à me mettre à mon clavier. Alors que je commence à mettre en vente les affaires des filles je me dis qu’il est temps de le terminer.

J’ai toujours imaginé que ma famille idéale serait composée de trois enfants. Ne me demandez par pourquoi. Pourtant je sais que le chiffre 3 n’est pas toujours idéal dans des relations mais je voulais 3 enfants, et pas forcément 3 filles ! Seulement, parfois en cours de route on change et on change d’avis, aujourd’hui je sais que nous sommes complets avec nos deux filles.

Petite L. est notre bébé miracle, on l’a attendue, désirée, je n’ai jamais imaginé que cela serait si difficile de passer de 3 à 4. Je n’avais pas imaginé à quel point un être aussi petit pourrait bouleverser l’équilibre de la famille. Étonnamment passer du statut de nullipare à primipare ne m’avait pas semblé si difficile que ça. Certes cela ne s’était pas fait sans stress ni culpabilité et sans un certain nombre de nuits merdiques mais j’ai eu le sentiment que devenir maman me permettait d’être enfin complète. Je savais enfin qui j’étais, j’avais trouvé un certain équilibre.

C’est peut-être pour cela que j’étais pressée d’agrandir notre famille. Et puis nous ne voulions pas qu’il y ait trop d’écart entre nos enfants. Je crois que L’Homme a souffert d’être fils unique et moi d’avoir été fille unique pendant trop longtemps. L’un comme l’autre nous savons ce que c’est que d’être le seul centre d’attention de la famille. Nous ne voulions pas cela pour notre fille.

Toutefois, tout ne se déroule pas toujours comme nous le souhaiterions ! Il a fallu 3 ans et 4 mois pour que Petite L. pointe le joli bout de son nez. Avec le recul je ne regrette pas cet écart, je le trouve même parfait !

L’arrivée de Petite L. a été beaucoup plus compliquée que je ne l’imaginais. Il faut que chacun retrouve une nouvelle place, il faut désormais partager son temps et les journées d’un seul coup n’ont plus assez d’heures pour tout caser. Trouver du temps pour tout faire, pour être à l’écoute de la première, tenter de respecter le rythme de la 2ème, trouver du temps pour les corvées, pour l’autre, pour soi, essayer de ne pas se perdre dans le quotidien, trouver du temps pour dormir (et contrairement à ce que Petite L. a voulu me faire croire dormir n’est pas une notion surfaite !), gérer la culpabilité, le stress…

J’ai eu l’impression de jongler avec trop de balles pour moi et d’être obligée d’en laisser tomber certaine le temps d’apprendre. Cela m’a pris un peu plus d’un an avant d’avoir la sensation de retrouver un certain équilibre. Presque un an pour que tout le monde (re)trouve sa place. Un an pour que je me sente à nouveau épanouie dans cette nouvelle famille.

Pendant cette année la question d’un 3ème enfant n’a jamais été d’actualité je ne me suis même pas posée la question à vrai dire. On avait encore le temps. Mais voilà les évènements de l’automne passé m’ont obligé à me poser la question plus vite que je ne le pensé. Chimio et radiothérapie ne sont pas forcément compatibles avec faire des enfants. On nous a pourtant assuré que cela ne devrait pas poser de problème, on pouvait toujours envisager une conservation de sperme.  Cela impliquerait « juste » de passer par la PMA.  Est-ce que j’étais prête à passer par là ? Lorsqu’on croit avoir le temps pour faire les choses on ne s’en préoccupe pas, mais d’un seul coup agrandir la famille est devenu une question récurrente pour moi. Est-ce que je voulais vraiment ou bien je voulais absolument coller à la représentation familiale que je m’étais imaginée.

Même après que l’on ait appris qu’il n’y aurait pas de chimio/radiothérapie j’ai continué à me poser la question. L’Homme lui en voulait deux, il était, toutefois, prêt à me suivre pour un 3ème. A moi de décider… Trancher entre des contraintes financières et matérielles et une envie, essayer de comprendre cette envie et de voir si elle était réelle ou juste chimérique. J’avoue je me suis fait pas mal de nœuds au cerveau.

Et un jour j’ai décidé que 2 c’était bien. Est-ce que je regrette mon choix ? Non. Nous avons notre équilibre et je ne suis pas certaine d’avoir l’énergie nécessaire pour tout recommencer. Sur le plan financier ce serait un suicide pure et simple, sur le plan logistique cela signifierait bouleverser notre vie, sur le plan physique retrouver les nuits merdiques alors que je commence tout juste à dormir à nouveau ? Sans façon.

Plus sérieusement j’aime ma vie comme elle est, j’aime notre famille comme elle est et je me sens pleinement complète. Alors peut-être que si j’étais certaine que cette fois ce serait un petit garçon, qu’il n’aurait pas de reflux et qu’il n’aurait pas besoin d’un coup de pouce de la science pour venir peut être que ma décision serait différente… quoiqu’en y réfléchissant bien je n’en suis même pas certaine.

J’ai commencé à vendre les affaires des filles et je m’aperçois que cela m’est presque facile, j’ai dit presque !  Je n’en reste pas moins nostalgique mais cela s’arrête à cela : de la nostalgie, pas de regrets, pas de remords, pas même de larmes. Je ne regarde plus les femmes enceinte et bébés des autres avec envie, juste avec un brin de nostalgie et je ne peux m’empêcher de leur souhaiter pleins de courage. Cette page est définitivement tournée pour nous et c’est parfait !

L.

Mais ça c’était avant !

Hello,

Me voilà de retour ! Je me suis aperçue que cette année je n’avais publié que 9 billets, on est bien loin des 2 billets par mois que je souhaiterai écrire! Donc j’ai décidé de tenter de rattraper un peu mon retard !

 Vous connaissez probablement ces mails et ces statuts qui circulent sur le net où l’on rappelle toutes les convictions que l’on avait avant d’être parent et la réalité une fois que nos petits monstres sont là… Ils m’ont toujours fait bien rire. Bien évidement comme chacune avant d’être mère lorsque je les lisais je disais non jamais et puis finalement j’y suis venue !

Des convictions j’en avais, j’en ai toujours. Certaines on évoluée d’autre non. La première sur laquelle nous sommes très rapidement revenue avec L’Homme ça a été de laisser notre fille dormir avec nous. Gros dormeurs tous les deux (enfin surtout lui !) nous avons très vite fait le choix entre des nuits relativement paisibles avec Melle C. dans notre lit plutôt que des nuits chaotiques et infernales avec Melle C. dans son lit !

Hormis celle concession, de taille je l’admets, nous sommes restés assez fidèles à nos convictions et nous les avons notamment assumés vis-à-vis de l’extérieur. Et croyez-moi plus les années passent et plus il devient difficile d’expliquer aux gens que non notre fille ne regarde pas la télévision, que non a un an et même à deux elle n’a pas le droit de manger de bonbons. D’expliquer aux parents de L’Homme que c’est nous qui décidons et que oui Melle C. doit goûter de tout à table, que non on ne joue pas au ballon dans une maison, que ranger avant de partir n’est pas optionnel et qu’être polie est obligatoire. Mais nous avons résisté. Alors c’est vrai qu’avec l’école elle a découvert les bonbons et la télévision (oui vous avez bien lu). Il n’en reste pas moins qu’à la maison c’est non. Certaines règles s’assouplissent avec le temps mais les fondamentaux sont toujours là. Quant à dormir dans notre lit, l’arrivée de Crapouillette a mis fin à cette pratique ! J’ai bien fait de m’écouter et de ne pas écouter l’opinion publique !

Par contre ce que je n’avais imaginé c’est que les principes et les idées que nous avions sur comment s’occuper de Melle C. évolueraient avec l’arrivée de Crapouillette. Nos convictions elles ont peu changées : toujours pas de tv, probablement pas de bonbons avant très longtemps, la politesse, le respect d’autrui… Là où j’ai changé c’est finalement sur la façon de faire et les aspects pratiques.

Avant j’étais une primipare maintenant je suis une multi !

La première chose que nous avons fait différemment ça a été le mode de transport. Je ne sais pas si vous vous souvenez mais avant et à l’arrivée de Melle C. j’étais une fervente opposante du cosy. D’ailleurs, lorsque je l’ai récupéré avant l’arrivée de Crapouillette il était en parfait état. Et pour cause il n’avait pratiquement pas servi. En voiture comme en promenade nous utilisions la nacelle. Ainsi son dos était bien à plat et lorsque nous étions de sortie elle pouvait s’endormir dans sa nacelle, nous n’avions pas à la réveiller pour la transférer dans la voiture. Sauf que voilà une nacelle dans une voiture c’est un tout petit peu encombrant (vraiment juste un peu !)et du coup nous n’avions plus une 5 places mais une 3 places : nous devant et Melle C. avait la banquette arrière pour elle toute seule. Mais voilà qui dit arrivée d’un 2ème enfant dit présence d’un 1er enfant ! Et donc un siège auto déjà présent ! Il est difficile même dans une grande voiture comme la nôtre d’envisager de mettre une nacelle en plus. Je n’ai donc pas eu d’autre choix que d’utiliser le cosy et cela même pour les longs trajets. Et tout cela sans culpabilité ! Bon ok j’ai arrêté de culpabiliser lorsque j’ai vu qu’en terme de sécurité ma nacelle n’était pas au top alors que mon cosy était bien classé surtout avec une base isofix comme nous avions.

Autre changement de taille pour moi : le bain. Contrairement à ce qui est préconisé je n’ai jamais pu me résoudre à ne pas doucher Melle C. tous les jours même lorsqu’elle était petite. Pourquoi ? Euh L’Homme dirait que c’est un de mes tics et il n’aurait peut-être pas tort ! C’était viscéral pour moi qu’elle aille se coucher en étant propre. Oui je sais par moment je ne suis pas très nette comme fille ! Mais voilà Crapouillette a une peau encore plus fragile que ne l’avait sa sœur et une forte tendance à faire de l’eczéma. Et puis les premiers temps le bain relevait plus du calvaire que du plaisir alors j’ai pour un temps renoncé au bain quotidien après tout une fois tous les 2 jours c’est pas mal aussi. Bon depuis qu’elle est chez Super Nounou j’avoue nous sommes revenu au bain quotidien (question d’odeur, je déteste toujours autant sentir le parfum de quelqu’un d’autre sur mes enfants). Mais maintenant elle adore ça et c’est un moment de complicité partagé avec son père qui me semble essentiel à sa journée. Toutefois je suis désormais capable de ne pas la doucher un soir si nous ne sommes pas chez nous, si je la trouve patraque ou si nous n’avons juste pas envie !!! Et cela sans me sentir mal !

Autre exemple les fringues… Quel que soit le temps j’ai toujours mis à Melle C. un body, cela me semblait aussi essentiel que mettre une culotte pour moi (oui bon y’a des gens pour qui mettre une culotte n’est pas essentiel mais je n’en fait pas partie !). Alors même en plein été elle avait systématiquement un body et une robe. Le seul endroit où j’ai arrêté de le faire c’est lorsque nous sommes allés à Tahiti… mais là c’est surtout parce qu’elle passait ses journées en couches ! Lorsqu’il s’est enfin décidé à faire beau et chaud l’été dernier j’ai vite compris la stupidité de la chose ! Ma pauvre Crapouillette avait déjà bien assez chaud comme ça, il n’était peut-être pas nécessaire de lui rajouter une couche supplémentaire de vêtement. Elle a donc passé l’été soit en body soit en robe. Elle était aussi bien et cela faisait moins de lessives pour moi !

Des exemples comme ça sans en avoir à la pelle il y en a d’autres et il y en aura d’autre. Après tout c’est aussi ça être parent : évoluer en même temps que nos enfants, apprendre de nos erreurs, avoir le droit de changer d’avis. Et avec un autre enfant à la maison, des machines qui se sont multipliées, il me semble important de se facilité la vie et de revenir à l’essentiel : le bien-être de mes filles !

Et vous aussi avez-vous vu des changements notables dans votre façon de faire entre vos premiers et les suivants ?

 Bisous

L.

Petits changements !

Re bonsoir,

Voilà un moment que j’avais envie de changer l’apparence du blog ! C’est donc chose faite et je me suis dit qu’il était peut être temps de changer également son nom. J’ai commencé ce blog j’étais célibataire et je n’avais donc à parler que de moi ! Mais maintenant nous sommes 4 et c’est de notre vie que je parle ! Alors voilà « Des petits bouts de moi » devient « Des petits bouts de Nous ».

J’espère que tout ces changements me donneront l’envie de vous écrire en pleins de billets !

Gros bisous

L.

Coup de blues

Bonsoir tout le monde !

Pas trop le moral ce soir, alors j’ai décidé de partager ma peine avec tout le monde ! Oui oui je sais je suis trop généreuse, cela me perdra !

Ce temps maussade et le froid qui ne quitte pas l’appart commence à me porter sur le moral, à moins que ce ne soit le boulot, les impôts, les feuilles mortes qui tombent ou même plus sûrement un tout ! Une chose est certaine je ne pète pas la forme et je suis plutôt de mauvaise humeur. Septembre ne m’a jamais réussi. Aussi loin que je me souvienne je n’ai jamais aimé les rentrées. Pas tant parce qu’elles sont synonymes de fin de vacances, ça c’était finalement la partie la plus sympa… revoir les copines, les amoureux… Mais plus parce qu’elles riment souvent avec changement et cela est parfois terrifiant. Encore plus cette année peut être.

Comme je vous le disais lors de mon dernier billet, on est enfin propriétaire d’un appart à Massy. Sauf qu’on y habite toujours pas. Les travaux n’avancent pas et plus le temps passe et plus les délais se rallongent. Les peintures sont à peine commencées. Entre le papier peint à décoller (ma manucure n’y a pas résistée), les meubles, fenêtres et autre à lessiver et les sous-couches à passer, on attaque seulement les couleurs. C’est assez décourageant. Surtout lorsque le RER B se met en grève et que je mets 2h30 pour aller bosser, alors que de Massy je n’aurais mis qu’1/2h. Rageant, n’est ce pas ? J’aimerai tellement que cela aille plus vite.

Au boulot, ça ne va guère mieux. Enfin, le boulot en lui-même me plait et j’apprécie de travailler avec mes collègues, enfin certains ! Mais depuis que la société a déménagé je fais beaucoup plus d’heures et j’enchaine les RDV jusque tard. On a également depuis bientôt 15 jours une nouvelle responsable et… enfin no comment. Et puis aujourd’hui j’ai un de mes collègues qui a trouvé très drôle de sortir un couteau et de proférer des injures en allemand contre son responsable opérationnel. Rien dans les actes au final mais plutôt flippant et surtout plus inquiétant. Voilà des changements qui croyez moi n’ont pas apporté grand chose de positif…

Côté perso… septembre a été là apporteur de prise de conscience. Et je déteste atterrir sur terre. Voilà 11 ans que je suis partie, 4 ans que je ne suis pas rentrée au Fenua et plusieurs années que les relations avec ma famille sont dirons nous compliquées et houleuses. J’ai enfin compris que ce n’était la faute de personne, c’est juste un fait. Pourquoi ? Je ne sais pas, trop de colères, trop de différences, trop d’incompréhension, trop de rancœurs, trop de peurs, trop de distances. Il serait temps de passer à autre chose mais voilà c’est compliqué, cela reste ma famille malgré tout.

Heureusement mon chéri, quand il n’a pas une angine qui le mène aux portes de la mort, est d’une patience d’ange, il me faut bien l’avouer. Surtout que je ne suis pas la plus adorable des copines en ce moment. Je crois que j’ai du mal à gérer le stress que je m’auto génère. J’aimerais tellement que les choses avancent plus vite, que tout change plus vite.

Finalement je suis toujours aussi contradictoire, le changement me fait peur et en même temps j’aimerais qu’il arrive. Il y a quelques années j’aurais dit que ma vie est compliquée, maintenant je sais que je me la complique à loisir et que si j’arrivais à lâcher prise tout serait plus simple. Mais voilà si septembre annonce souvent des changements, ce n’est pas l’heure des bonnes résolutions !!!

Voilà ce soir j’avais juste envie de faire mon Caliméro !

Bonne soirée ! Bisous
L.