Ma Petite L.

Voilà un moment que je veux écrire ce billet mais j’ai eu du mal à trouver les mots…

Ma Petite L. mon bébé d’amour, ma presque grande fille chérie, mon petit miracle…

Parfois j’essaye de me souvenir comment était la vie avant que tu ne sois dans notre vie et un peu comme j’ai du mal à imaginer la vie que nous avions avant ta sœur, j’ai du mal à me rappeler comment c’était avant toi.

Tu es tellement toi, à la fois si différente et si semblable à ta grande sœur.

Tu es cette petite fille qui depuis toujours sait ce qu’elle veut, ce qu’elle ne veut pas. J’ai l’impression que même ta conception a répondu à cette logique : c’est quand tu as voulu ! Tu nous imposes tes idées, tes volontés et à nous de faire avec ! Avec toi je dois réapprendre chaque jour à être ta maman, à être patiente. Tant que tu n’as pas décidé ce n’est pas la peine, et tu décides quand tu as envie et pas avant ! Tu sais depuis toujours ce que tu aimes, ce que tu veux, ce que tu ne veux pas. Tu déteste avoir tort, et tu es prête à  accuser un fantôme plutôt que reconnaître tes bêtises. Tu es ma petite gauchère dans une famille de droitier !

Tu es aussi cette petite fille qui, instinctivement sais quand il te faut être discrète, et cela avant même que je ne te le demande. Est-ce que parce que depuis que tu es là, notre famille n’a pas été épargné par les épreuves et le chagrin ? Ou parce que tu arrives à sentir plus finement qu’un autre enfant les changements ? Tu es cette petite fille qui attend avec moi patiemment des heures pour inscrire ta sœur au Conservatoire en comptant les minutes et en observant les escargots, qui lors d’un rendez-vous important demandera juste un feutre ou livre pour s’occuper, qui s’endormira tranquillement sur un canapé pendant un déménagement éprouvant, qui se fera oublier car elle comprend que ce n’est pas son tour…

Tu es cette petite fille qui veut toujours aller plus vite, comme si tu cherchais à rattraper ta grande sœur afin de te montrer à sa hauteur. Depuis toujours tu veux toujours faire comme une grande : manger à table et pas sur une chaise haute, t’habiller seule, faire du vélo de grande, grimper, apprendre à compter, grandir… Aujourd’hui, tu brûles d’apprendre à lire et à écrire pour faire comme ta sœur. Tu veux tellement être grande que parfois j’oublie que tu n’es pas encore vraiment une grande, que tu as le temps de grandir et que c’est à moi de m’assurer que tu prennes ce temps.

Tu es cette petite fille qui est si bien dans ton corps et si timide en même temps. Tu n’accordes que difficilement ta confiance, surtout si ta grande sœur est loin de toi. Je sais que parfois les autres, les inconnus se demandent si tu as un problème : pourquoi une si grande fille refuse de parler, de les regarder. Moi je sais que cela est ta manière de faire, je sais que ce n’est pas de l’impolitesse, ou autre chose, c’est juste que tu as besoin d’observer et d’analyser avant de savoir si tes interlocuteurs sont dignes de ta confiance. Et pourtant lorsque l’on te connait, on sait que tu te laisses facilement apprivoiser !

Tu es cette petite fille réservée, que certains trouvent trop sérieuses mais qui a un sens de l’humour déjà bien marqué. Qui n’aime rien d’autre que rire avec sa sœur et nous faire rire.

Parfois j’ai l’impression que tu es passée trop vite à la grande fille sans passer par la case bébé. Et puis tu m’expliques doctement qu’à la maison tu es bébé d’amour et à l’école tu es Petite L. Alors je suis un peu rassurée, je te prends dans mes bras pour faire le câlin du matin et cela quel que soit l’heure, je respire ton odeur et j’espère que ces moments dureront le plus longtemps possible.

Ma Petite L. mon bébé d’amour, ma presque grande fille chérie, mon petit miracle… je t’aime.

L.

Mais ça c’était avant !

Hello,

Me voilà de retour ! Je me suis aperçue que cette année je n’avais publié que 9 billets, on est bien loin des 2 billets par mois que je souhaiterai écrire! Donc j’ai décidé de tenter de rattraper un peu mon retard !

 Vous connaissez probablement ces mails et ces statuts qui circulent sur le net où l’on rappelle toutes les convictions que l’on avait avant d’être parent et la réalité une fois que nos petits monstres sont là… Ils m’ont toujours fait bien rire. Bien évidement comme chacune avant d’être mère lorsque je les lisais je disais non jamais et puis finalement j’y suis venue !

Des convictions j’en avais, j’en ai toujours. Certaines on évoluée d’autre non. La première sur laquelle nous sommes très rapidement revenue avec L’Homme ça a été de laisser notre fille dormir avec nous. Gros dormeurs tous les deux (enfin surtout lui !) nous avons très vite fait le choix entre des nuits relativement paisibles avec Melle C. dans notre lit plutôt que des nuits chaotiques et infernales avec Melle C. dans son lit !

Hormis celle concession, de taille je l’admets, nous sommes restés assez fidèles à nos convictions et nous les avons notamment assumés vis-à-vis de l’extérieur. Et croyez-moi plus les années passent et plus il devient difficile d’expliquer aux gens que non notre fille ne regarde pas la télévision, que non a un an et même à deux elle n’a pas le droit de manger de bonbons. D’expliquer aux parents de L’Homme que c’est nous qui décidons et que oui Melle C. doit goûter de tout à table, que non on ne joue pas au ballon dans une maison, que ranger avant de partir n’est pas optionnel et qu’être polie est obligatoire. Mais nous avons résisté. Alors c’est vrai qu’avec l’école elle a découvert les bonbons et la télévision (oui vous avez bien lu). Il n’en reste pas moins qu’à la maison c’est non. Certaines règles s’assouplissent avec le temps mais les fondamentaux sont toujours là. Quant à dormir dans notre lit, l’arrivée de Crapouillette a mis fin à cette pratique ! J’ai bien fait de m’écouter et de ne pas écouter l’opinion publique !

Par contre ce que je n’avais imaginé c’est que les principes et les idées que nous avions sur comment s’occuper de Melle C. évolueraient avec l’arrivée de Crapouillette. Nos convictions elles ont peu changées : toujours pas de tv, probablement pas de bonbons avant très longtemps, la politesse, le respect d’autrui… Là où j’ai changé c’est finalement sur la façon de faire et les aspects pratiques.

Avant j’étais une primipare maintenant je suis une multi !

La première chose que nous avons fait différemment ça a été le mode de transport. Je ne sais pas si vous vous souvenez mais avant et à l’arrivée de Melle C. j’étais une fervente opposante du cosy. D’ailleurs, lorsque je l’ai récupéré avant l’arrivée de Crapouillette il était en parfait état. Et pour cause il n’avait pratiquement pas servi. En voiture comme en promenade nous utilisions la nacelle. Ainsi son dos était bien à plat et lorsque nous étions de sortie elle pouvait s’endormir dans sa nacelle, nous n’avions pas à la réveiller pour la transférer dans la voiture. Sauf que voilà une nacelle dans une voiture c’est un tout petit peu encombrant (vraiment juste un peu !)et du coup nous n’avions plus une 5 places mais une 3 places : nous devant et Melle C. avait la banquette arrière pour elle toute seule. Mais voilà qui dit arrivée d’un 2ème enfant dit présence d’un 1er enfant ! Et donc un siège auto déjà présent ! Il est difficile même dans une grande voiture comme la nôtre d’envisager de mettre une nacelle en plus. Je n’ai donc pas eu d’autre choix que d’utiliser le cosy et cela même pour les longs trajets. Et tout cela sans culpabilité ! Bon ok j’ai arrêté de culpabiliser lorsque j’ai vu qu’en terme de sécurité ma nacelle n’était pas au top alors que mon cosy était bien classé surtout avec une base isofix comme nous avions.

Autre changement de taille pour moi : le bain. Contrairement à ce qui est préconisé je n’ai jamais pu me résoudre à ne pas doucher Melle C. tous les jours même lorsqu’elle était petite. Pourquoi ? Euh L’Homme dirait que c’est un de mes tics et il n’aurait peut-être pas tort ! C’était viscéral pour moi qu’elle aille se coucher en étant propre. Oui je sais par moment je ne suis pas très nette comme fille ! Mais voilà Crapouillette a une peau encore plus fragile que ne l’avait sa sœur et une forte tendance à faire de l’eczéma. Et puis les premiers temps le bain relevait plus du calvaire que du plaisir alors j’ai pour un temps renoncé au bain quotidien après tout une fois tous les 2 jours c’est pas mal aussi. Bon depuis qu’elle est chez Super Nounou j’avoue nous sommes revenu au bain quotidien (question d’odeur, je déteste toujours autant sentir le parfum de quelqu’un d’autre sur mes enfants). Mais maintenant elle adore ça et c’est un moment de complicité partagé avec son père qui me semble essentiel à sa journée. Toutefois je suis désormais capable de ne pas la doucher un soir si nous ne sommes pas chez nous, si je la trouve patraque ou si nous n’avons juste pas envie !!! Et cela sans me sentir mal !

Autre exemple les fringues… Quel que soit le temps j’ai toujours mis à Melle C. un body, cela me semblait aussi essentiel que mettre une culotte pour moi (oui bon y’a des gens pour qui mettre une culotte n’est pas essentiel mais je n’en fait pas partie !). Alors même en plein été elle avait systématiquement un body et une robe. Le seul endroit où j’ai arrêté de le faire c’est lorsque nous sommes allés à Tahiti… mais là c’est surtout parce qu’elle passait ses journées en couches ! Lorsqu’il s’est enfin décidé à faire beau et chaud l’été dernier j’ai vite compris la stupidité de la chose ! Ma pauvre Crapouillette avait déjà bien assez chaud comme ça, il n’était peut-être pas nécessaire de lui rajouter une couche supplémentaire de vêtement. Elle a donc passé l’été soit en body soit en robe. Elle était aussi bien et cela faisait moins de lessives pour moi !

Des exemples comme ça sans en avoir à la pelle il y en a d’autres et il y en aura d’autre. Après tout c’est aussi ça être parent : évoluer en même temps que nos enfants, apprendre de nos erreurs, avoir le droit de changer d’avis. Et avec un autre enfant à la maison, des machines qui se sont multipliées, il me semble important de se facilité la vie et de revenir à l’essentiel : le bien-être de mes filles !

Et vous aussi avez-vous vu des changements notables dans votre façon de faire entre vos premiers et les suivants ?

 Bisous

L.

4 ans cela se fête !!!

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Bonsoir,

Me revoilà avec un billet un peu plus léger pour vous raconter les 4 ans de Melle C. Et oui déjà 4 ans, j’ai encore du mal à réaliser. Elle grandit bien trop vite à mon goût ! J’ai bien essayé de lui dire d’arrêter mais elle ne semble pas du tout d’accord avec cette idée. Alors j’essaye de me faire à cette idée !

Chaque année nous fêtons sa nouvelle bougie en plusieurs fois : en famille à 3 jusque-là et désormais à 4, puis avec ses grands-parents et enfin avec nos amis les plus proches pour un après-midi goûter suivi de la traditionnelle raclette. Soit 3 gâteaux et une raclette à 1 mois de Noël… top pour la ligne !!!

Mais voilà cette année elle a réussi à m’extirper l’autorisation d’inviter des copains d’école. Et j’ai craqué ! La fourbe m’a eu pendant les vacances, il faisait beau, chaud, j’étais sur la terrasse autour de la piscine et mon cerveau était en vacances… j’ai espéré un instant qu’elle oublie à notre retour… c’était mal connaitre ma fille. Elle a une mémoire phénoménale et encore plus quand il s’agit de se souvenir de chose dont elle ne devrait pas ! Bref, à peine la rentrée faite elle m’a gentiment harcelé avec son anniversaire… et comme je n’aime pas revenir sur ce que j’ai promis (oui elle est forte elle avait réussi à me faire promettre !) je n’ai pas eu d’autre choix que de m’incliner. Ma seule condition a été d’avoir un droit de regard le nombre d’invités et sur les invités. 4 ans ce sera donc 4 invités et pas un de plus. Non parce que si je l’avais écouté nous aurions invité toute sa classe et une partie des petits et des grands !

La liste a été assez vite faite : 4 filles pour un anniversaire de filles !

En Super Maman j’ai décidé de ne pas m’y prendre à la dernière minute et donc dès la rentrée passée j’ai commencé à demander à mon ami Google de m’aider à organiser cet anniversaire. Oui j’aurais pu demander à L’Homme mais bizarrement il était aux abonnés absents !

Sauf que cela s’est révélé être une très mauvaise idée de demander son avis à Google. Google est certes mon meilleur compagnon mais il est quelque peu anxiogène parfois, surtout quand il s’agit des enfants. Je suis tombée sur un tas de site dédiés à l’organisation des anniversaires et un tas de blog de Mamans Parfaites qui racontaient en long en large l’anniversaire génial qu’elles avaient organisé pour leur progéniture parfaite. Mais qu’est-ce que je suis allée me mettre dans cette galère… j’aurais mieux fait de faire un plongeon dans la piscine lorsque Melle C. m’a parlé d’inviter du monde.

Après avoir lu les sites trouvés j’ai eu envie : 1) de fermer mon ordinateur, 2) de trouver n’importe quel prétexte pour punir Melle C. (quoi admettez que c’est tentant ! Quel parent n’a jamais puni son enfant pour s’éviter une corvée ? Hein ??? Allez soyez honnête avouez !), 3) de faire l’autruche et me dire que novembre c’est super loin j’ai encore plein de temps pour m’y coller….

J’ai aussi découvert que naïve que j’étais organiser un anniversaire de nos jours ne consistait pas à faire comme ma mère faisait : inviter des enfants, faire un gâteau et les laisser jouer ensemble. Oui bon à l’époque j’étais plus vieille et nous avions un immense jardin. Là nous serons en novembre dans un appart… il serait peut-être plus judicieux de prévoir un minimum de canaliser l’énergie de 5 mômes de 4 ans !

Donc pour être une Mère Parfaite et pour organiser un anniversaire parfait il faut : faire un super gâteau en forme de trains/châteaux/voiture/poupée… accompagné de bonbons, organiser des animations super méga top : bricolage/peinture/chasse au trésor/maquillage… et prévoir des cadeaux pour les invités.

Alors le principe des animations pourquoi pas dans l’absolu, sauf que peinture/maquillage c’est hors de question je tiens à mon appartement et à rendre des enfants propres, une chasse au trésor : une fois encore je tiens à mon appartement. Bricolage : euh c’est quoi ce mot ?

Un cadeau pour les invités… mais ce n’est pas censé être l’inverse ? Ils ont 4 ans et nous devons les remercier d’être venu ? Pour moi il y a quelque chose de bizarre dans cette idée mais pourquoi pas. Reste à savoir quoi ? Pour le comment ça sera une pêche à la ligne ! Le parc de Crapouillette sera parfait pour ça !

Quant au gâteau en formes diverses et variées… mouais je ne suis pas convaincue et puis s’ils ne l’aiment pas le gâteau qui est ce qui va en manger pendant des jours et des jours ? Nous. Et il faut bien l’avouer même si je ne suis pas mauvaise en pâtisserie, le bricolage même s’il est culinaire ce n’est pas mon truc. Quant aux bonbons cela va totalement en contradiction avec les valeurs alimentaires que nous tentons je tente d’inculquer à nos filles.

J’ai donc listé un certain nombre d’activités qui m’ont semblé à notre portée à L’Homme et à moi. Oui, non parce que c’est une chose qu’il ne s’intéresse pas aux préparatifs, il en est une autre de tenter d’échapper à cette petite sauterie ! Et puis il faut bien que sa carrière d’animateur de centre aéré, même si elle remonte, serve à quelque chose. Non mais !

Bref, je finis par trouver des jolies barrettes à offrir aux invités de Melle C., une animation de confection de bracelet et à mettre au point 2 idées de pâtisserie : un traditionnel, indémodable et inratable gâteau au chocolat, des pop cakes et je veux même bien lâcher prise exceptionnellement sur les bonbons.

Nous sommes à 15 jours de l’évènement, les invitations sont arrivées et prêtes à être finalisées. Les achats sont presque finis tout roule !

Enfin ça c’est sans compter sur Melle C. Alors que nous allions rédiger les invitations elle m’annonce qu’elle veut finalement inviter deux garçons en plus. Euh comment dire : NON. Maligne elle finit par négocier une substitution : deux garçons contre deux filles. On respire un bon coup, on regarde les tickets de caisse pour s’assurer qu’on ne va pas offrir à des garçons de jolies barrettes et qu’un échange est donc encore possible et on finit par accepter. Après tout  je n’ai que ça à faire de courir les magasins !

Cette fois par contre je vais prendre des cadeaux mixte. De toute façon je n’ai pas trop le choix vu que nous avons opté de faire une pêche à la ligne. En effet, il n’est pas question de se prendre la tête pour s’assurer que les garçons pêcheront des jeux de garçons et les filles des jeux de filles et je ne veux pas avoir à gérer des jalousies « moi je veux ça mais c’est à moi… ». Maintenant il ne reste plus qu’à trouver quoi prendre ! Après avoir arpenté en long et large les magasins ce sera des petites figurines Playmobil.

Je profite également du dernier week-end avant le lancement des festivités pour tenter les pop cakes. Résultat, euh on va oublier… Melle C. n’aime pas, moi non plus et L’Homme est moyennement motivé pour manger tous les restes ! Je  vous l’ai dit je ne suis pas super douée quand il s’agit de faire du bricolage ! On va donc se contenter d’un bon gâteau au chocolat (inratable !) et de quelques bonbons. La veille Melle C. me réclamera également des guizadas !

Le jour J est arrivé. Un invité a du décliner l’invitation ce qui n’a que peu affectée Melle C. Lorsque je lui ai annoncé la nouvelle elle m’a répondu : « c’est pas grave ! ». Ok alors !

Le goûter est prévu de 15h30 à 17h30, 2h ça me semble largement suffisant ! Avec L’Homme nous profitons de la sieste de Melle C. pour terminer les préparatifs : notre salon ressemble à un magasin de ballons !

Les invités arrivent petit à petit et au fur et à mesure les jeux de Melle C. arrivent dans notre salon ! Nous les laissons jouer tranquillement (enfin, le volume sonore a quelque peu augmenté entre temps !). A eux le circuit et les voitures, la maison, la grosse voiture de Melle C. et autre jeux. Sans jouer forcément tous ensemble ils naviguent d’un jeu à un autre dans la bonne humeur.

L’après-midi va se passer rapidement nous enchainons avec la pêche à la ligne où chacun semble content de son lot ! Puis vient l’heure des cadeaux et du goûter. Je ne regrette pas d’avoir fait simple ! Les bonbons ont bien évidemment un succès fou mais le gâteau est également dévoré  de même que les guizadas.

Et comme finalement je n’ai pas prévu d’atelier ou d’animation (oui j’ai abandonné l’idée de confectionner des bracelets, j’étais pas certaine que cela passionne les garçons !) par manque d’inspiration, on décide avec L’Homme d’improviser ! Et il faut admettre qu’on s’en tire plutôt bien ! Un super cache-cache se met en place, les enfants sont survoltés et L’Homme aussi ! Moi je m’occupe de Crapouillette qui ne comprend pas tout à fait ce qui se passe mais qui malgré le bruit est super cool !

Une demi-heure avant l’heure des parents il est temps de calmer un peu tout ce petit monde, histoire que les parents ne pensent pas que nous leur avons donné de l’ecstasy au goûter ! Nous installons tout le monde autour de la table pour une séance de coloriage de masques en formes d’animaux. Coloriage délaissé petit à petit au profit des légos et de la caisse enregistreuse. Les enfants s’amusent tranquillement, les parents arrivent et c’est déjà l’heure de se dire au revoir.

Une fois la porte refermée sur la dernière invité, Melle C. nous dit avoir passé un super après-midi. Elle est ravie de ses cadeaux (tu m’étonnes !). Et nous nous sommes épuisés mais assez fière de nous ! Non seulement nous avons survécu mais en plus nous nous en sommes super bien tirés !

Au final, ce que je retiens de ce 1er anniversaire c’est que je ne suis probablement pas une Maman Parfaite mais cela tombe bien je n’ai jamais eu la prétention de vouloir l’être ! L’essentiel, et le plus important, c’est finalement que les enfants s’amusent et pour cela il n’est pas nécessaire d’en faire trop : jouer avec les jeux des copains c’est ce qui les amuse le plus et ce qu’ils préfèrent ! Ça et les bonbons !

On verra l’année prochaine si on remet ça ! Et à combien ! Maintenant on va pouvoir s’attaquer aux préparatifs de Noël et de l’anniversaire de Crapouillette ! Oui on a encore le temps… mais cela va vite passer je sens !

Bisous

L.

Un choix différent mais MON choix…

IMG_4687Allez, je tente un énième retour à mon clavier. Le temps passe sans que je m’en rende compte et je n’arrive pas à mettre en forme mes idées.

Est-ce parce que Melle C. vient d’avoir 4 ans ou juste suite à une lecture sur un blog d’un accouchement à domicile ou un peu tout ça j’ai eu envie de parler de mes accouchements. Non promis pas de détails gores ! Juste un récit peut-être un peu décousu !

Si j’ai eu envie d’écrire ce billet ce n’était pas tant pour raconter mes accouchements en tant que tel, que pour revendiquer mes choix. Je les assume et j’avais envie de dire à celles qui culpabilisent parfois qu’il ne faut pas. J’avais aussi envie de crier haut et fort oui j’ai accouché par césarienne et oui j’ai eu le sentiment de mettre au monde mes filles. Non on ne m’a pas volé mes accouchements et non je n’ai pas eu l’impression de faire du mal à mes bébés par mes choix.

En réalité le choix je ne l’ai fait une seule fois. Pour Melle C. le contexte était différent elle était en souffrance et elle devait sortir et vite. Mais même dans ce contexte de stress, de fatigue extrême je n’ai jamais eu le sentiment de ne pas avoir donné la vie. Ce n’était probablement pas ce que je souhaitais mais elle était là et c’était aussi grâce à moi. Après je n’avais jamais idéalisé mon accouchement ni même imaginé à vrai dire. Le jour où j’ai eu le malheur de dire à mon médecin que je ne voulais pas de césarienne il m’a regardé et m’a rétorqué que s’il devait y avoir césarienne il y aurait césarienne et que la priorité ce n’était pas moi mais mon bébé. Je sais que ce discours peut choquer, moi il m’a remis les idées en place !

Cette 1ère césarienne je l’ai donc bien vécu tellement bien que lorsque Crapouillette s’est enfin décidé à venir squatter mon bidou, assez rapidement il s’est imposé à moi qu’elle aussi naitrait comme cela. Je voulais juste cette fois que cela ne se fasse pas dans la précipitation.

Pourquoi ce choix ? Pour pleins de raisons… la principale est que je n’ai jamais réussi à oublier les 36h qui ont précédées la naissance de Melle C. et l’idée de revivre ça me semblait inimaginable. J’ai trop longtemps culpabilisé d’avoir fait souffrir inutilement ma fille. Repasser par-là était inenvisageable. Oui je sais chaque naissance est différente, chaque bébé est différent mais quand même !

En outre, les statistiques et moi nous ne sommes pas amis : pour Melle C. j’avais 30% de risque que cela se passe comme cela s’est passé, alors lorsque pour Crapouillette une sage-femme m’a gentiment annoncé qu’il y avait 75% de chances que cela se finisse par une césarienne j’ai pas eu envie de jouer ! Vu que la finalité sera la même autant le décider à l’avance.

Et enfin il y’a le côté pratique… pouvoir planifier, m’organiser, contrôler. Oui je sais je suis une maniaque du contrôle ! Savoir que Melle C. serait à l’école puis chez sa nounou, que cela ne perturberait pas totalement son quotidien était pour moi une source d’angoisse en moins.

J’ai vraiment pu vivre plus sereinement ma grossesse lorsque, après avoir demandé mon médecin dans quelle mesure il était possible d’avoir recours à une césarienne de convenance, il m’a répondu que oui c’était tout à fait envisageable si c’est ce que je souhaitais. Il m’a laissé le choix de changer d’avis tout au long de ma grossesse mais n’a jamais remis en cause m’a décision.  Ce jour-là j’ai senti un poids s’envoler, je pouvais enfin vivre cette 2ème grossesse sans avoir peur d’accoucher.

Ce 2ème accouchement a été pour moi zen et presque magique. J’ai pu profiter de mes derniers instants de femme enceinte à fond. J’ai expliqué à ma Crapouillette ce qui allait se passer, pourquoi j’avais fait ce choix. Je lui ai rappelé que c’était pour moi un geste d’amour, peut-être perçu comme égoïste pour certain mais que je voulais qu’elle vienne au monde de la manière qui pour moi me semblait la plus naturelle finalement. Je lui ai expliqué qu’elle aurait ainsi une maman sereine et tout serait plus simple.

Oui j’ai toujours été consciente des risques que j’encourrais, que mon bébé pouvait encourir. Je sais que la césarienne comporte plus de risques pour un nourrisson, je sais que ce n’est pas naturel, qu’une opération n’est jamais bégnine. Je sais aussi qu’une césarienne en urgence est toujours plus risquée qu’une césarienne programmée.

Et même si j’étais sûre de mon choix cela ne m’a pas empêché d’arriver à la maternité un peu anxieuse. Peut-être plus par peur du quand dira-t-on. Mais je savais aussi que ce 26 février allait être magique.

Ai-je regretté mon choix ? Oui l’espace d’une seconde lorsque j’attendais l’anesthésiste en salle d’op. L’espace d’une seconde je me suis dit que j’avais peut-être eu tort. Et puis je me suis rappelée de l’angoisse la dernière fois que je m’étais retrouvée dans ce bloc, la peur qui m’avait prise aux tripes en imaginant le pire, les longues minutes à attendre que l’on me dise que tout allait bien. Entre le moment de mon entrée au bloc et la sortie de Melle C. il n’avait pas dû se passer plus de 10 minutes mais cela restera probablement les plus longues minutes de ma vie. 10 minutes suspendues à attendre un cri. Non plus jamais.

Cet accouchement a été pour moi aussi magique qu’il pouvait l’être, tel que je l’avais imaginé. J’ai eu la chance d’avoir auprès de moi une équipe respectueuse de mes choix, d’avoir L’Homme. Et la rencontre avec notre Crapouillette a été tout simplement parfaite. En même temps elle est parfaite ma fille ! J’ai pu passer du temps avec elle au bloc puis L’Homme comme pour Melle C. a pris le relais auprès d’elle pour un peau à peau père fille avant que quelques minutes plus tard je les rejoigne afin que nous fassions plus amplement connaissance.

Alors voilà, mon choix n’est certainement pas celui que ferait la majorité des futures mamans, il est en total contradiction avec la tendance actuelle qui veut que l’on revienne au tout naturel. Je respecte celles qui choisissent un accouchement sans péridurale ou à domicile alors parfois j’aimerai que l’on respecte un peu plus celles qui comme moi font le choix d’un accouchement un peu différent.

L.

RGO ou paye tes nuits pourries

Bonsoir,

Avant tout je voulais dédier ce billet à toutes les mamans qui comme moi galère ou ont galéré et surtout à ma Mimi sans qui j’aurais probablement craqué depuis longtemps.modilac-lait-expert-riz-ar-1a

RGO ou reflux gastro œsophagien pour les non-initiés. Que j’aimerai faire partie de ses non-initiés qui ne connaissent pas la chance qu’ils ont. Pour faire simple c’est lorsque l’estomac de bébé (ou des adultes d’ailleurs) laisse remonter son contenu dans l’oesophage. En général c’est du à une immaturité du clapet qui ne joue pas son rôle. Il peut être interne c’est à dire qu’on ne voit pas le contenu remonter ou externe et là il vaut mieux avoir un bon stock de bavoir ! Le soucis c’est que ce qui remonte est rempli de suc gastrique et donc extrêmement acide ce qui est très douloureux.

Le reflux je croyais connaître avec Melle C. Ben oui y’a une composante héréditaire à cette m*** sinon ça ne serait pas drôle ! Sauf que pour Melle C. nous avions eu la version super light et super soft !

Bon à l’époque je ne le savais pas et je trouvais déjà que c’était une m*** sans nom. En tant que jeune maman j’ai eu du mal à identifier ce qui faisait souffrir mon bébé. Je trouvais juste que la quantité de lait recrachée était importante et l’explication donné par le premier pédiatre ne me satisfaisait pas vraiment. Pour moi il y avait quelque chose de pas normal mais quoi ? C’est une puéricultrice qui en me rendant visite m’a donné un début de solution. Mais voilà nous étions suivi par un abruti de pédiatre (et je reste polie) qui n’avait pas envie de creuser le sujet et trouvait plus pratique de me faire passer pour une folle, hystérique qui crie au loup pour rien (c’est le même qui m’a traité de mère indigne quand je lui ai dit que je ne voulais plus allaiter). Ma fille étant déjà têtue et adorable avait cru bon lui prouver son incompétence et défendre l’honneur de sa mère en lui régurgitant dessus lors d’une visite ! C’est fou mais d’un seul coup je n’étais plus une mère totalement hystérique qui s’inquiétait pour un rien. Il nous avait donc prescrit un traitement et un nouveau lait. Bon comme il était vraiment nul il avait oublié de me préciser que le traitement était plus efficace s’il était pris avant le biberon et non après ce qui fait qu’on avait encore galéré jusqu’à rencontre notre pédiatre actuelle.
Après avoir connu quelques galères de lait et d’épaississant tout était rentré dans l’ordre pour les 3 mois de Melle C. Elle a été sous traitement jusqu’à ses 9 mois puis on a pu tout arrêter. Alors certes il y avait eu quelques journées difficiles, des nuits un peu compliquées mais je peux maintenant dire avec le recul que dans l’ensemble cela avait été géré assez facilement ! Et surtout à l’époque je n’avais qu’elle à m’occuper !

Mais voilà Crapouillette semble être encore plus têtue que sa soeur. Pendant presque 9 mois alors qu’elle était encore dans mon ventre j’ai passé mon temps à lui faire quelques recommandations… Bien manger pour bien grossir (ok, j’avais juste oublié de préciser que c’était valable à l’intérieur mais aussi à l’extérieur de mon bidou), prendre les yeux de son papa (pour le moment ok), mes cheveux (raté), et surtout et si elle ne devait faire qu’une seule chose ne pas avoir de RGO. Raté !!! Oui bon je sais ce n’est pas de sa faute mais elle aurait pu faire semblant de m’écouter !

Au moins cette fois ci j’ai su détecter tout de suite son reflux : on aurait pu croire que je donnais des chewing gum à ma fille tellement elle mâchouillait. Sauf qu’on était déjà sorti de la maternité et que le rdv chez la pédiatre était pas pour tout de suite. Donc je suis allée à la PMI pour voir avec eux ce que je pouvais faire. Grosse erreur ! Bon déjà comme l’abruti de pédiatre de Melle C. la puéricultrice n’a pas voulu me croire… mais comme sa sœur, Crapouillette est une petite fille qui adore sa Maman et qui n’aime pas qu’on la prenne pour une idiote ! Résultat la puéricultrice n’a pas eu d’autre choix que de me croire. Sauf qu’elle n’y connaissait rien… et quand je dis rien je suis loin du compte ! Le seul conseil valable a été allez voir votre pédiatre ! Mais quelle bonne idée ! Je n’y avais pas pensé !

Bref en attendant un rdv (vive les vacances scolaires !) j’ai pris sur moi de changer de lait et de reprendre celui qu’on prenait pour sa sœur, de l’amener chez l’ostéo et d’espérer très fort que cela suffise. Après avoir noté une légère amélioration c’est reparti de plus belle. A moi les lessives quotidienne, la bonne odeur de lait caillé qui m’entoure constamment, les changements de fringues alors que nous sommes en retard… mais surtout une petite fille qui détestait la voiture, le transat et qui n’était bien que dans mes bras en position debout… dans la journée ça le fait mais la nuit… dormir debout je ne sais pas faire ! Bref retour 3 ans et 1/2 en arrière avec une différence de taille : la journée pas moyen de comater : vive les vacances scolaire et Melle C. elle dort la nuit elle !

On a du attendre deux mois avant d’avoir enfin une prise en charge médicamenteuse et pourtant je sais maintenant que nous n’avions pas encore vécu le pire ! Retour au cocktail détonnant : fenouil/banane ! Non mais sérieusement y’a un mec dans un labo qui s’est dit à quoi pouvons nous parfumer un sirop pour enfant ? Quel est le mélange le plus ignoble qu’il existe histoire de bien embêter les parents ? Fenouil/banane ! Non mais quelle bonne idée ! Il mériterait que je lui en fasse boire quelques bouteilles… quoi qu’une seule pipette devrait lui remettre les idées en place ! Et encore cette fois j’ai eu un peu moins à me battre pour que ma Crapouillette l’accepte. Ouf car rien que de me souvenir combien cela avait été difficile au début avec Melle C. me donne envie de pleurer.

Sauf que là où cela avait été presque miraculeux pour Melle C. cela s’est avéré être totalement inefficace pour Crapouillette. Et plus les jours passaient et plus elle souffrait : le reflux entraînant un probable début d’œsophagite. La conséquence première et directe a été de compliquer sérieusement nos nuits. Alors qu’elle ne réclamait plus de biberons la nuit depuis un petit moment, la douleur la réveillait. passage au plan B : changement de lait… grosse grosse bêtise. Dormir ? euh cela signifie quoi déjà ! Donc on est repassé à notre lait et on met en place le plan C. Heureusement que nous avions été prévoyant et que nous avions prévu 3 plans. Cette fois on sort l’artillerie lourde : un inhibiteur de la pompe à proton. Késako ? Pour faire simple cela neutralise l’acidité de l’estomac. Cela n’empêche en rien que cela remonte mais au moins cela ne brûle plus ! Là où je tic c’est qu’il n’y a pas d’autorisation de mise sur le marché pour les bébés. Mais bon si cela peut la soulager je suis preneuse. Et surtout si cela peut me permettre de dormir j’avoue je prends tout !

Ce nouveau médoc ne semble pas être parfumée avec un parfum ignoble. 1er jour de traitement. Oh ma fille sait sourire ! Elle peut même rester quelques minutes dans son transat ! Ne pas crier au miracle tout de suite, surtout ne pas nous porter la poisse… mais je ne peux m’empêcher d’espérer, j’ai tellement envie de croire que combiné au lait AR et au Gaviscon nous avons trouvé le cocktail miracle. Allez je ne vais pas faire durer le suspense… Raté ! Nous avons connu la pire semaine de notre vie depuis la naissance de Crapouillette. Alors oui les régurgitations ne sont plus douloureuses. Désormais Crapouillette nous fait même de beaux sourires tout en recrachant la moitié de son bib (l’inventeur de la machine à laver et de la lessive est mon Dieu !). Sauf que, ben oui faut bien qu’il y ait un sauf que… sauf que ce fichu médicament lui donne des coliques. Donc maintenant nous avons un bébé qui ne se tord plus de douleur parce qu’elle a mal à la gorge, nous avons un bébé qui se tord de douleur car elle a mal au ventre. Et la seule chose qui la calme ce sont les bras. Facile me direz vous ! Oui sauf qu’elle a besoin que nous marchions. Le balancement la calme et lui permet de s’endormir quelques minutes. Quelques minutes de calme où elle se détend un peu. Quelques minutes où je peux contempler mon bébé sans me sentir coupable de tout ce qu’elle endure. Mais surtout ne pas s’arrêter, ne pas envisager de la reposer sous peine de la réveiller et de la voir pleurer à nouveau. Ouf, au vu de l’heure je n’ai rien d’autre à faire. Ah oui je ne vous ai pas dit… ses crises se déroulent à partir de 3h30… j’ai passé donc quelques jours nuits à faire les cents pas dans mon salon tout en envisageant sérieusement de faire du couloir de l’immeuble une annexe à ma piste de marche. L’Homme prenait le relais au petit matin afin que je puisse envisager de dormir une petite heure avant le réveil de Melle C. et que ma journée ne commence. J’ai tenu 4 nuits… la 5ème j’ai craqué et j’ai réveillé L’Homme après que l’espace d’un instant j’ai envisagé de sauter par la fenêtre pour fuir les pleurs et la douleur. Et surtout je suis retournée voir notre pédiatre. Quitte à faire un piquet de grève devant son bureau il n’était pas question de partir sans une nouvelle solution. Et cette fois une solution qui me permette de dormir… 3 mois et 1/2 de nuits sans une vrai nuit commençait sérieusement à altérer mes facultés mentales et j’avais l’impression de perdre pieds.

Je crois que la pédiatre en me regardant a compris la gravité du problème. Nous arrêtons sur le champ le médicament. Il n’est pas question de la laisser souffrir plus, c’est inhumain pour tout le monde. Reste plus qu’à trouver une nouvelle solution. Car ce put*** de reflux est toujours là, sournois prêt à réapparaître. Dernière piste non explorée : l’IPLV (l’intolérance aux protéines de lait de vache). Au vu de mes antécédents, de mes allergies cela ne semble pas totalement stupide. Me voilà donc avec un nouveau lait à tester. Un lait à base de protéines de riz hydrolysées toujours épaissis (on ne prend pas de risque !). Seul soucis, oui rien n’est simple avec nous, ce lait est sorti sur le marché au début de mois et la plus part des pharmacies ne l’ont pas encore. En fait la majorité des pharmacies que j’appelle, pour ne pas dire la totalité, ne savait même pas qu’il existait un tel lait. Et en attendant sans autre traitement que le Gaviscon, les régurgitations de ma puce ont repris le dessus. Ouf les coliques s’éloignent. Mais j’ai un peu l’impression d’avoir le choix entre la peste et le choléra. J’ai le choix un bébé qui régurgite et risque l’œsophagite ou un bébé qui a des coliques… je préférerai l’option un bébé qui ne souffre pas. Non ce n’est pas possible ? Pas tant que je n’aurais pas trouvé ce fichu lait.

Voilà 1 mois et 1/2 que nous avons changé de lait. La première semaine a été compliqué car elle refusait de boire son biberon… en même temps rien qu’en regardant la tête du lait ça ne donne pas envie de le boire (si vous avez déjà pris du Smecta vous avez une bonne idée de la consistance du lait) ! Mais elle n’a pas le choix et elle a fini par s’y faire. Les jours passant nous avons noté une nette amélioration. Il y a encore des régurgitations mais elles ne sont plus douloureuses et petit à petit elles s’espacent et diminuent. Depuis quelques jours j’arrive à lui retirer son bavoir après manger, chose jusque là impensable. Nous avons été jusqu’à utiliser 8 bavoirs par jour ! Mais surtout nous avons redécouvert notre petite fille. Un bébé zen, patiente, avec toujours le sourire qui ne pleure que lorsqu’elle a sommeil ou faim. Nos nuits ? Nous avons encore eu le droit à des réveils nocturnes mais ne nécessitant plus forcément de devoir marcher (enfin sauf quand c’est L’Homme qui s’y colle, mais je soupçonne ma Crapouillette de faire tourner son père en bourrique), puis depuis quelques jours cela va mieux. Elle est un peu matinale à notre goût mais rien à voir avec ce qu’on a pu endurer. Et chut mais depuis deux jours nos nuits sont parfaites… enfin sauf que Melle C. trouve drôle de me réveiller pour avoir un bisou. Oui oui elle veut juste un bisou avant de retourner ronfler ! Grrrr…

Il nous aura fallu 4 mois pour trouver une solution pérenne, 4 mois pour que notre bébé arrête de souffrir, 4 mois pour découvrir que notre petite fille était un ange. 4 mois de souffrance, 4 mois de nuits pourries, 4 mois de doutes, 4 mois de culpabilité, 4 mois de gâché… J’ai envie de croire que tout cela est derrière nous maintenant mais je sais que le reflux est une bête immonde qui reste tapit dans l’ombre et que le moindre changement peut venir tout remettre en question. Je sais aussi que le temps joue pour nous. Nous avons commencé la diversification un peu plus tôt que prévu pour essayer d’enrayer le problème, mais aussi pour des questions d’allergies et pour qu’elle envisage de prendre du poids. Quand à l’IPLV nous tenterons une réintégration progressive vers ses 1 ans. Plus de 90% des IPLV passe avant les 3 ans.

Allez on croise les doigts tout va aller pour le mieux désormais !

Bisous

L.

News en vrac

Hello,

Voilà un moment que je me dis que ce serait une bonne idée de reprendre le chemin de mon clavier… plus de 5 mois sans un billet c’est pas terrible. Sauf que voilà depuis 5 mois j’ai trouvé ni le temps ni l’inspiration ! Mais je sais que l’inspiration ne reviendra que si je me mets devant mon clavier donc voilà… un petit billet pour vous donner quelques news de ces 4 derniers mois avant j’espère un billet plus long très prochainement !

La plus grande nouvelle est bien évidemment l’arrivée de Crapouillette. Elle est née le 26 février à 10h03. Oui il parait que les 3 minutes sont importantes ! Contrairement à mon 1er accouchement celui-ci a été zen et sans stress mais j’en parlerai peut-être plus longuement dans un prochain billet !

Depuis qu’elle est là il faut bien avouer que notre a vie un petit peu changée ! La vie est un peu plus mouvementé, il y a un peu plus de bruits, un peu plus de bazar, beaucoup moins de sommeil, beaucoup plus de lessives qui tournent mais surtout beaucoup plus de câlins, de sourire et de bisous !

Melle C. a bien grandit, l’année scolaire est fini (pareil bilan dans un billet à venir !). C’est devenu une grande fille avec une capacité de réflexion qui nous étonne souvent, nous fait rire parfois et nous agace de temps en temps ! Elle a un fichu caractère qu’elle ne tient mais alors certainement pas de moi et qui rende notre vie par moment un peu plus compliqué mais elle reste en même temps une petite fille câline et adorable ! Notre relation est toujours aussi fusionnelle. C’était peut être une de mes plus grosses craintes avec l’arrivée de Crapouillette : comment ce lien perdurerait sans être dommageable pour sa petite soeur… finalement cela s’est fait naturellement, Crapouillette a agrandit notre binôme !

Elle adore sa sœur et s’en occupe avec beaucoup de tendresse. Elle lui parle, lui raconte des histoires, lui fait des bisous et des câlins (parfois plus qu’à moi !) tout en restant dans son rôle de grande sœur !

Quand à ma Crapouillette… nous avons connu des moments difficiles, nous avons partagé quelques nuits blanches afin probablement de mieux faire connaissance (!) et maintenant nous partageons surtout des sourires et des câlins. Bon il perdure encore quelques angoisses mais on ne me changera pas !

Et moi ? Y’a eu des moments difficiles de doutes et de découragement. Je commence à croire que dormir une nuit complète est un mythe inventé pour éviter que tout parent digne de ce nom craque ! J’ai retrouvé mon parfum préféré : une délicate odeur de lait caillé !J’ai l’impression de passer mon temps à courir après le temps et d’être malgré tout toujours en retard ! Et je commence doucement à me faire à l’idée de retrouver une activité professionnelle mais on s’y mettra sérieusement après les vacances ! Mais, et surtout, je ne me suis jamais sentie aussi épanouie et heureuse ! Et le meilleur moment de ma journée reste nos câlins du matin dans mon lit !

Voilà ! Pour un premier retour au clavier c’est un peu court mais cela m’a donné plein d’idées pour des nouveaux billets ! Allez on y croit je vais trouver le temps de vous les écrire !

Pleins de gros bisous et à très vite !

L.

A l’aide !!!

Hello !

Allez un petit billet tout court qui s’adresse, j’avoue, principalement aux Mamans de mon entourage. Je suis en effet à la recherche du tapis d’éveil parfait pour Crapouillette. Pour Melle C. je ne m’étais pas vraiment penché sur la question et j’avais pris le modèle assorti à ses doudous, parure de lit et autre… sauf que voilà il n’était pas adapté. Esthétiquement il était beau mais trop pastel pour un bébé et les jeux étaient inaccessibles… bref intérêt zéro !

J’ai gardé tous les éléments mais j’aimerai bien investir dans un nouveau tapis pour Crapouillette et vu le prix j’aimerai bien trouver LE bon !

Alors si vous avez des idées je suis preneuse !

Mais comme je suis difficile j’ai quelques prérequis enfin j’en ai surtout deux ! Le premier et probablement le plus important il faut qu’il soit lavable ! Un bébé RGO m’a vacciné contre les jouets non-lavables !

Et mon deuxième pré-requis est le bruit. Je ne sais pas pourquoi les inventeurs de jouets s’obstinent à nous créer des jeux qui font un boucan d’enfer qui rendent rapidement fous tous parents normalement constitués ! Sans compter que je ne suis pas certaine de la non-nocivité pour les oreilles de nos petits. Bref de la musique pourquoi pas mais que je puisse la déconnectée à volonté et que Crapouillette ne puisse pas mettre en marche à tout bout de champs !

Enfin, je me pose la question entre d’un tapis tout en un ou d’un tapis un peu moelleux avec une arche indépendante. Une opinion là-dessus ?

Je suis donc ouverte à toutes suggestions ! J’ai encore un peu de temps avant que Crapouillette en ait besoin mais cela risque d’arriver vite !

Bisous et merci d’avance !

L.

 P.S : Ah oui, et si en plus, il peut être bio ou tout du moins respecter des respecter une charte éthique qui n’inclut pas le travail d’enfants dans un pays lointain c’est encore mieux !

Une nouvelle Crapouillette est attendue !

Bonsoir,

Voilà un moment que j’ai déserté le clavier mais je ne trouvais pas de sujet inspirant. Euh ce n’est pas que j’en ai trouvé un ce soir mais j’avais juste envie de retrouver le plaisir de taper sur mon clavier en espérant que cela ne parte pas dans tous les sens !

Ce soir j’avais envie de vous parler de cette 2ème grossesse car finalement j’ai assez peu abordé le sujet sur ce blog. Seuls 3 petits articles consacrés dont 2 qui sont passés inaperçus car je n’en ai pas fait la promotion sur un célèbre réseau social (vous n’avez plus qu’à chercher !) !

En même temps moins de choses à raconter et oui pas de poussette à acheter, ni de chambre à commander, pas même besoin de vêtements (bon j’ai quand même pas pu résister à l’envie d’acheter 2/3 petites choses). Pas même de nounou à chercher puisque nous avons la chance de garder Super Nounou pour Crapouillette ! Les seules choses qui nous manquaient ne nécessitaient pas de faire des articles ! Quoiqu’en y réfléchissant je ferais peut-être un appel au secours pour choisir un nouveau tapis d’éveil ! Et oui pour un 2ème enfant on a déjà beaucoup de choses voir quasiment tout et surtout si, comme nous, vous attendez une 2ème petite fille ! Et je ne vous cache pas que mon banquier a été plutôt soulagé d’apprendre qu’il s’agissait d’une Crapouillette : il n’a pas eu besoin de me demander de calmer une éventuelle fièvre acheteuse liée aux hormones de grossesse !

Mais du coup c’est un peu frustrant. J’ai eu l’impression de consacrer moins de temps à cette nouvelle grossesse, de lui donner moins d’importance et je me suis immanquablement posée la question de mes sentiments vis à vis de ce bébé : est-ce que je serais capable de l’aimer autant que mon aînée. Bon question stupide, je vous l’accorde mais parfois avec les hormones on déraille un peu ! Et en même temps qu’elle future Maman, que ce soit pour le 1er, le 2ème ou même j’en suis persuadée les suivants, ne se posent pas la question ! Allez, je vais être joueuse que la 1ère qui ne s’est pas posée la question me jette la 1ère pierre virtuelle (je vous laisse trouver un émoticône en forme de pierre !).

Cette 2ème grossesse est à la fois un recommencement de ce que l’on connait déjà et en même temps totalement différente de la 1ère.  Une sage-femme a gentiment tenté de m’expliquer c’était une nouvelle grossesse donc une nouvelle aventure et qu’il fallait faire table rase du passé : dans l’absolu je suis d’accord avec elle : nouveau bébé, contexte différent etc… Mais en réalité on ne peut pas faire abstraction de notre vécu,  cela n’est pas possible, ou tout du moins moi je n’y suis pas arrivée. Les petits bobos ne sont pas forcément les mêmes mais ils n’en sont pas moins là, mais surtout les angoisses sont toujours belles et bien présentes voir encore plus présentes. Par contre elles sont différentes. J’ai traversé ma 1ère grossesse sur un nuage, je planais littéralement sans me rendre compte des dangers que nous courrions avec Melle C.. Sauf que cette fois je n’ai pas décollée, entre temps j’avais pris conscience des risques auxquels nous avions échappé et j’ai donc passé une partie de mon temps à appréhender que cela n’arrive à nouveau. Pas vraiment facile d’être sereine dans ses conditions.

Cette 2ème grossesse me permet déjà d’appréhender ce qui finalement me fait le plus peur : apprendre à partager mon temps entre mes filles. Comment leur apporter tout ce dont elles ont besoin sans en léser une et sans me perdre. Je suis issue d’une fratrie un peu particulière qui fait de moi une « quasi » fille unique en raison de la grosse différence d’âge entre mes frères et sœurs et moi, et mon homme lui est totalement fils unique (pour mon plus grand malheur !)… alors tout cela est nouveau pour moi. Il s’agit probablement d’une angoisse pré-natale car quelque chose me dit qu’une fois Crapouillette là, je n’aurais pas trop le temps de me poser des questions ! Mais ça n’en reste pas moins une source de stress… surtout que cette année n’ayant plus d’activité professionnelle j’ai consacré plus de temps à Melle C., alors comment lui en consacrer moins sans que cela ne la blesse ? Partager mon temps de manière comptable : il y a longtemps que je sais que la vie ne fonctionne pas comme cela ! Je n’ai pas encore trouvé la solution et je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’intuition qu’il n’existe pas de solution parfaite !

Mais cette 2ème grossesse est aussi magique, magique car tellement désirée et surtout magique car je la partage avec L’Homme mais cette fois également avec Melle C. et ça c’est le meilleur remède à mes angoisses. Nous avons fait le choix de la laisser libre de s’y impliquer ou non. La seule chose à laquelle j’ai tenu c’est qu’elle soit la 1ère informée. Je ne voulais pas qu’elle l’apprenne autrement que par nous et qu’elle n’ait pas l’impression qu’on la laissait de côté. Sur le coup à part nous dire « je veux une petite sœur » on a eu le sentiment que ça lui passait largement au-dessus de la tête ! Au moins je n’ai pas eu l’impression de l’avoir perturbée. Puis petit à petit l’idée a du faire son chemin et elle a commencé à en parler : c’est finalement elle qui l’a annoncé à nos amis les plus proches. Au fur et à mesure que mon ventre s’arrondissait elle a fini par s’intéresser à ce qu’il pouvait bien y avoir dedans. Elle n’a d’ailleurs jamais voulu démordre que c’était une petite fille ! Enfin sauf le jour où nous avons pu lui annoncer qu’elle avait raison et qu’elle allait bien avoir une petite sœur, j’étais tellement heureuse de pouvoir le lui annoncer que sa réaction m’a laissé sans voix ! Nous avons eu le droit a : « mais moi je veux un petit frère ! ». Chipie va !

Les mois passant elle s’est mise à vouloir communiquer avec cette petite sœur : elle lui parle, chaque matin ou presque elle lui explique le déroulement de nos journées, elle lui fait des bisous et notamment des « bisous-prout ». Parfois elle nous raconte ce que sa petite sœur fait dans mon ventre (j’ai parait-il une véritable bibliothèque en moi !). Et puis quand elle n’est pas d’humeur elle m’explique que sa sœur elle n’en veut pas alors charge à nous de lui expliquer qu’elle n’est pas forcée de l’aimer, de la vouloir mais qu’elle est là et que c’est comme ça. Et même si cela changera son quotidien cela ne changera jamais l’amour que nous avons pour elle. Cette petite sœur elle l’attend avec beaucoup d’impatience, peut-être encore plus que nous ! Et ça c’est génial !

Cette 2ème grossesse est vraiment différente je n’ai peut-être pas autant de temps à lui consacrer mais elle est déjà entourée de beaucoup d’amour et finalement c’est ça le plus important non ?

A très vite

Bisous

L.