L’école primaire…

Bonjour,

Comme beaucoup d’entre vous le savent déjà Melle C. a fait sa rentrée au CP il y a 2 jours. Je vous l’accorde c’est beaucoup trop tôt pour faire un bilan mais j’avais juste envie de vous faire part de ma première impression : c’est nul l’école primaire ! IMG_0968Enfin Melle C. elle adore mais moi je trouve ça nul nul et nul.

Déjà, j’aime pas la cour, en plus on ne voit plus les maîtresses et en plus on ne voit presque plus les copains (enfin les parents des copains, mais vous m’avez compris). Bref, c’est nul !

Plus sérieusement, l’école primaire c’est un moment que j’appréhende depuis presque 3 ans, euh non en fait depuis la naissance de Melle C. Du coup depuis 3 ans, je cherche une solution pour éviter de la mettre dans l’école d’à côté. J’ai bien envisagé de l’enfermer à la cave mais il paraitrait que ça ne se fait pas.

Alors j’ai cherché une école privée. Sauf que sur Massy, y’en a pas. J’ai étendu ma recherche aux communes avoisinantes (merci Google). Après avoir longuement hésité j’avais trouvé l’école parfaite qui répondait à tous mes critères : pédagogique, philosophique et même financièrement ça le faisait. Bref l’école parfaite. Alors pourquoi elle n’y est pas ? L’Homme a choisi de changer de travail et d’aller bosser dans Paris (pfff). Résultat impossible pour lui d’assurer au moins un des trajets et trop compliqué pour moi de faire les deux trajets en RER et puis cela l’aurait obligé à arrêter la piscine et la musique. Bref, retour au point de départ et inscription à l’école du quartier pour Melle C. qui est, bien évidemment, ravie à cette idée et qui de toute façon n’avait pas envie de quitter ses copines. J’avais pourtant presque réussi à la convaincre en lui montrant la bibliothèque de son ex future école… Oui je sais c’est mal d’acheter sa fille avec des livres… mais ça marche super bien !

Mardi 9h, cette fois pas moyen de faire demi-tour nous y sommes… mon bébé rentre en CP et elle est enchantée à cette idée. Je n’ai toujours pas compris comment on en était arrivé là, j’ai l’impression que la rentrée en Petite Section c’était juste hier. Je la revois avec son petit sac à dos, s’accrochant à moi pour que je ne parte pas. Pourtant ce mardi c’était limite :  « mais euh Maman pourquoi tu es encore là ? ».

Ce premier jour de rentrée a été un peu moins terrible que je ne l’imaginais. En même temps, il n’y avait que les CP dans la cour, j’avais le droit de rentrer avec elle, j’ai pu dire un mot à la maîtresse et voir les copains (les parents des copains quoi !). Et puis elle était tellement contente d’y aller ! Moi je n’ai même pas pleuré, si si je vous le jure ! Au cas où j’avais quand même prévu les lunettes de soleil malgré un temps plutôt pluvieux ! Bon ok je l’avoue, il y avait trop de parents cela faisait un peu honte, alors j’ai reniflé crâneusement et affiché un joli sourire !

Finalement le plus dur dans cette rentrée au primaire c’est le lendemain, quand mon bébé ma grande fille m’a dit au revoir au portail et est parti le sourire aux lèvres trouver ses copines. Oui je sais je devrais m’en réjouir. Je suis très contente qu’elle s’y plaise. Mais je mets au défi quiconque de ne pas être un peu chagriné à l’idée de voir son bébé sa grande fille partir sans un regard dans cette jungle. Elle est si petite…  Oh j’ai oublié de lui dire où elle doit, euh mais je ne sais même pas où elle doit aller, comment elle va faire ? Et si elle reste toute seule dans la cour ? Mais où elle est passée je ne la vois plus, mais put** pourquoi cette put** de cour est si grande ? Mais c’est qui ce grand qui la colle ? Ah non ce n’est pas elle qui colle, mais où elle est ? Oh non je la vois plus.  Et est ce qu’elle se souvient pour ses lunettes (question stupide c’est de Melle C. dont on parle elle se souvient toujours)…

Aujourd’hui 4ème matin c’est un peu moins pire, enfin au cas où je garde les lunettes de soleil, si j’arrive en avance (et ça ne va pas durer) la cour n’est pas encore trop pleine, moins de monde pour la traverser, je peux la suivre un peu plus du regard, et un peu plus de parents avec qui échanger un petit mot. Et puis il y a quand même quelque chose de chouette le midi et le soir quand je la récupère elle me saute dans les bras !

Mais quand même : j’aime pas le primaire ! Mais promis je me soigne et ça devrait passer !

Bisous

L.

En photo c’est la cour de récréation de l’école de Melle C. vu du portail où je la dépose. Et bien elle doit aller tout au fond. La cour des petits se trouve après les arbres, derrière le banc. Oui, oui là-bas tout au fond. Ah ça y’est vous me comprenez maintenant.

Statu quo… ou l’envie de se taper la tête contre les murs

Bonjour,

Voilà un moment que je n’ai pas pris le temps de me mettre à mon clavier pour vous donner des nouvelles. Les dernières semaines ont été assez mouvementées.

L’Homme a passé son endoscopie le 25 septembre. Retour à la maison le 26 avec pas mal de suite désagréable : grosses douleurs à la poitrine et dans tout le haut du corps. Résultat un week-end un peu galère pour lui. Nous attendions avec impatience, euh c’est une façon de parler, la grande messe du 30 septembre. Il s’agissait du Comité, le but était de nous expliquer ce qu’au vu des examens les médecins savaient de son cancer et nous donner enfin le protocole du traitement (même si on en avait eu une ébauche par Gentil Doc).

Autant vous dire que  lorsque nous sommes arrivés sur le parking de l’IGR, le 30,  je n’en menais pas large. En plus nous étions en retard (un peu de ma faute et beaucoup de celle d’un fichu accident à la noix). Retour dans la même salle d’attente que pour Dr Moumoute. Après, seulement, une demi-heure c’est à nous.

Nous rencontrons un nouvel ORL. Pourquoi pas. Il est accompagné d’internes. On les repère facilement ils se déplacent en troupeau et surtout ils font considérablement baisser la moyenne d’âge. Mais surtout, ce n’est pas la politesse qui les étouffe. Peut-être que quelqu’un devrait envisager de rajouter un module politesse et bienséance en fac de médecine. Et tant qu’à revoir les programmes je conseille aussi un module empathie, ça ne leur ferait pas de mal.

Bref, Nouveau Doc  nous explique qu’on sait déjà tout donc qu’il ne va pas se donner la peine de tout nous réexpliquer. Euh bon ben si il veut. Merci Gentil Doc d’avoir pris du temps la semaine d’avant pour le faire.

Il demande à L’Homme de s’installer pour l’examiner et nous explique qu’il y a juste un léger souci. En effet, les résultats de l’endoscopie et de la biopsie ne sont pas probants. Mais encore ? Ah,  ils n’ont rien trouvé. Euh pardon, comment ça rien trouvé ?

Les tissus prélevés étaient sains et, par conséquent, cela va nécessiter une nouvelle biopsie cette fois plus profonde. L’amygdale n’est pas plane et faite de crypte donc les cellules cancéreuses aiment jouer à cache-cache. Fichues cellules cancéreuses à la con (pardon je suis vulgaire).

Afin de s’assurer qu’au visuel la tumeur est toujours là, Nouveau Doc examine L’Homme entouré de sa bande d’interne. Et là j’ai hésité entre rire, pleurer ou piquer une crise. D’un  seul coup les 4 internes se sont presque battus pour pouvoir regarder au fond de la gorge de L’Homme. J’ai eu l’espace d’un instant l’impression de me retrouver à la sortie scolaire de Melle C. lorsque les enfants se battaient pour regarder les crottes de lapin montrées par le garde-chasse. L’Homme était devenu une bête de foire pour petits cons en mal d’apprentissage. Bien évidemment personne ne se soucie de savoir s’il a mal, aucune remarque compatissante et aucun un regard pour moi. Une fois qu’ils ont eu fini de voir ce qu’il y avait à voir, ils sont repartis toujours sans un regard, ni une parole gentille et encore moins un au revoir. Ah non j’exagère, le dernier s’est senti obligé de dire au revoir car Nouveau Doc nous saluait également.

Au final, nous ressortons de ce Comité un peu abasourdis. A la fois pour la façon nous avons été traité et à la fois par les nouvelles. Nous attendons patiemment la secrétaire qui doit nous indiquer la date de la prochaine biopsie.

C’est programmé pour vendredi 03 octobre. Cette fois ce sera en ambulatoire, nous devons être à 7h30 à l’IGR et L’Homme sortira dans l’après-midi. Me voilà une fois encore à tenter de jongler avec les agendas et trouver des solutions pour garder les filles. Ma Petite Sœur me propose de s’occuper des filles le matin, d’amener Melle C. et sa copine Melle A. à l’école et de s’occuper de Petite L. jusqu’à mon retour.  Le mari de Meilleure Amie est réquisitionné pour venir chercher L’Homme dans l’après-midi afin de le raccompagner à la maison.

Bon finalement le RDV est décalé à 8h30 ce qui nous va très bien, cela ne devrait toutefois pas retarder la sortie de L’Homme. Je fais donc un aller-retour à l’IGR, je laisse L’Homme somnolant (le chanceux) sur un lit peu confortable. Vers 11h, mon téléphone sonne, c’est l’IGR. L’opération s’est bien passée mais L’Homme va rester en observation pour la soirée et ne sortira que demain. Pffff… Une fois encore je me retrouve à jongler avec les emplois du temps de chacun et prévoir au cas où il resterait plus. Je me prépare également à annoncer à Melle C. que son père ne rentrera pas ce soir mais peut-être demain et surtout, que je ne pourrais pas l’accompagner à la piscine comme promis le matin même. Vraiment j’aime notre vie en ce moment.

Dans l’après-midi je finis par avoir L’Homme et là j’apprends qu’en fait les biopsies n’ayant toujours rien donné, le chirurgien a fini par lui retirer l’amygdale. Pardon ? Nous aurons plus d’info dans la semaine après le retour de l’anapath. Cela devrait être rapide vu qu’ils ont décidé de garder le créneau du 14 pour commencer la chimio.

Nous sommes le 9 octobre. Toujours pas de news. L’Homme est désormais contraint à un régime liquide et il morfle question douleurs. Mardi petite frayeur qui lui a valu un nouveau détour par l’IGR suite à des saignements. Il rencontre un Nouveau nouveau Doc qui lui explique que les saignements ne sont pas graves, que l’on a toujours pas de nouvelles de l’anapath et que l’on en aura probablement pas avant 15 jours mais que L’Homme est prié de se présenter le 14 octobre pour sa chimio.

Pardon ???? Donc on nous a expliqué qu’en l’absence de confirmation biologique, on ne pouvait pas se fier exclusivement aux différents scanners et qu’il fallait refaire une biopsie. En effet, il était inenvisageable de commencer une chimio sans être certain de savoir à quoi nous sommes réellement confrontés. Et maintenant on nous explique qu’il n’y a peut-être rien, que l’on sait toujours pas mais quand même au cas où on va commencer la chimio. Non mais c’est quoi ce bordel ????

L’Homme essaye de contacter Dr Moumoute, sa secrétaire nous apprend que nous avons rdv avec lui le 15 et qu’elle va se renseigner pour le 14.

Bref plus d’un mois de passé, beaucoup de stress pour toute la famille et nos amis, beaucoup de douleurs pour L’Homme, de nombreuses nuits blanches pour moi et nous en sommes toujours au même point : nous ne savons pas.

L.

Coup de blues

Bonsoir tout le monde !

Pas trop le moral ce soir, alors j’ai décidé de partager ma peine avec tout le monde ! Oui oui je sais je suis trop généreuse, cela me perdra !

Ce temps maussade et le froid qui ne quitte pas l’appart commence à me porter sur le moral, à moins que ce ne soit le boulot, les impôts, les feuilles mortes qui tombent ou même plus sûrement un tout ! Une chose est certaine je ne pète pas la forme et je suis plutôt de mauvaise humeur. Septembre ne m’a jamais réussi. Aussi loin que je me souvienne je n’ai jamais aimé les rentrées. Pas tant parce qu’elles sont synonymes de fin de vacances, ça c’était finalement la partie la plus sympa… revoir les copines, les amoureux… Mais plus parce qu’elles riment souvent avec changement et cela est parfois terrifiant. Encore plus cette année peut être.

Comme je vous le disais lors de mon dernier billet, on est enfin propriétaire d’un appart à Massy. Sauf qu’on y habite toujours pas. Les travaux n’avancent pas et plus le temps passe et plus les délais se rallongent. Les peintures sont à peine commencées. Entre le papier peint à décoller (ma manucure n’y a pas résistée), les meubles, fenêtres et autre à lessiver et les sous-couches à passer, on attaque seulement les couleurs. C’est assez décourageant. Surtout lorsque le RER B se met en grève et que je mets 2h30 pour aller bosser, alors que de Massy je n’aurais mis qu’1/2h. Rageant, n’est ce pas ? J’aimerai tellement que cela aille plus vite.

Au boulot, ça ne va guère mieux. Enfin, le boulot en lui-même me plait et j’apprécie de travailler avec mes collègues, enfin certains ! Mais depuis que la société a déménagé je fais beaucoup plus d’heures et j’enchaine les RDV jusque tard. On a également depuis bientôt 15 jours une nouvelle responsable et… enfin no comment. Et puis aujourd’hui j’ai un de mes collègues qui a trouvé très drôle de sortir un couteau et de proférer des injures en allemand contre son responsable opérationnel. Rien dans les actes au final mais plutôt flippant et surtout plus inquiétant. Voilà des changements qui croyez moi n’ont pas apporté grand chose de positif…

Côté perso… septembre a été là apporteur de prise de conscience. Et je déteste atterrir sur terre. Voilà 11 ans que je suis partie, 4 ans que je ne suis pas rentrée au Fenua et plusieurs années que les relations avec ma famille sont dirons nous compliquées et houleuses. J’ai enfin compris que ce n’était la faute de personne, c’est juste un fait. Pourquoi ? Je ne sais pas, trop de colères, trop de différences, trop d’incompréhension, trop de rancœurs, trop de peurs, trop de distances. Il serait temps de passer à autre chose mais voilà c’est compliqué, cela reste ma famille malgré tout.

Heureusement mon chéri, quand il n’a pas une angine qui le mène aux portes de la mort, est d’une patience d’ange, il me faut bien l’avouer. Surtout que je ne suis pas la plus adorable des copines en ce moment. Je crois que j’ai du mal à gérer le stress que je m’auto génère. J’aimerais tellement que les choses avancent plus vite, que tout change plus vite.

Finalement je suis toujours aussi contradictoire, le changement me fait peur et en même temps j’aimerais qu’il arrive. Il y a quelques années j’aurais dit que ma vie est compliquée, maintenant je sais que je me la complique à loisir et que si j’arrivais à lâcher prise tout serait plus simple. Mais voilà si septembre annonce souvent des changements, ce n’est pas l’heure des bonnes résolutions !!!

Voilà ce soir j’avais juste envie de faire mon Caliméro !

Bonne soirée ! Bisous
L.

Mélancolie un soir de pluie…

Hello,
Me voilà de retour après une longue absence. J’ai une vie tellement peu palpitante que je ne trouve que peu de sujet d’inspiration. Je dirais bien dslée mais je ne sais même pas si quelqu’un prend le temps de me lire ! Bon j’arrête de faire mon caliméro.
Vous n’avez pas remarqué qu’il y a des jours où la malchance semble vous poursuivre ? A quoi est ce dûe ? Aux étoiles, un mauvais karma, une succession de petites choses, le temps, à une puissance extraordinaire, à Dieu, à plusieurs Dieux ?… Je n’ai pas trouvé encore trouvée la réponse. Etant plutôt pragmatique de nature j’aurais tendance à exclure les étoiles et le karma, de même que Dieu ou les Dieux. Bon comme tout le monde je lis mon horoscope mais je ne retiens souvent que se qui m’intéresse ! Alors pourquoi y’a t-il des journées meilleures que d’autres ? et surtout pourquoi il existe des journées totalement pourries qui donne envie de rester enfouie sous la couette avec un pot de Nutella et de ne pas bouger sous aucun prétexte. Et surtout, surtout laisser le téléphone débranché !
Un jour, je sais plus quel idiot (dslée s’il se reconnait) m’a dit que c’était pour mieux apprécier les bonnes journées. Enfin, personnellement je n’ai pas besoin du mauvais temps pour apprécier le soleil, je n’ai pas besoin de m’apercevoir au petit déj que mon pot de Nutella est vide pour apprécier quand il est plein (oui je suis définitivement accroc au Nutella… j’en parlerais une autre fois promis…). Moi un hiver sans pluie et où il fait chaud comme on a eu ça me va très bien et tant pis si c’est anti écologique.
Bref, tout ça pour dire qu’aujourd’hui la journée aurait pu être meilleure, en tout cas elle n’aurait pas pu être pire. J’aurais peut être du voir les signes. Me réveiller en sursaut parce que j’ai cru que quelqu’un avait pénétré dans mon appart à la suite d’un cauchemar où je ne sais qui m’en voulait à mort (et c’est pas une façon de parler) aurait peut être du m’avertir que la journée allait être pourrie. Mais non, j’ai rien voulu entendre et je me suis levée. Pour résumé en vitesse, entre mes voisins qui sont rentrés de vacances et cela de manière très bruyante (un troupeau d’éléphant d’Afrique a élu domicile dans l’appart du dessus), des factures a payer alors que mon compte est proche du zéro infini, beaucoup de pluie et du vent à décorner un boeuf, une coupure de ma connexion Internet de quelques heures (ce qui signifie plus d’Internet mais aussi plus de téléphone pour me plaindre et plus de programmes intéressant à la TV) et un vendredi soir à regarder la TV alors qu’il n’y avait rien de bien et vous obtenez une journée parfaitement merdique ! En plus ça m’a foutu de mauvaise humeur ce qui fait que je me montre tout simplement exécrable avec les pauvres personnes qui ont tenté de m’approcher. Et encore je passe sur le fait que je n’avais plus rien pour mon petit déj, la porte du bas du four qui m’est tombé dessus et mon chat qui s’est vengé parce qu’hier je lui avait accidentellement marché sur la queue.
J’aurais surement mieux fait de rester dans mon lit, au chaud sous ma couette avec un bouquin et de la musique (rien de tel que de la bonne musique bien déprimante pour remonter le moral !) et surtout ne pas en sortir avant demain.
Bon faudrait peut être que j’arrête de me  plaindre… Encore un message inutile ! Tant pis pour vous ! Promis la prochaine fois je parlerais de ma dépendance au Nutella et je mettrais comme je l’avais promis à certain ma recette de nems et de punch.
Bisous à tous !
L.

Nostalgie en musique

Me revoilà, je n’avais rien d’intéressant à écrire et aucunes anecdotes sarcastiques à raconter alors pour une fois j’ai préféré me taire ! Mais ce soir je sais pas, j’avais envie d’écrire… Le problème c’est que je n’ai pas encore trouvé le thème que j’allais aborder. J’hésite encore entre la famille, les amis, la galère de devoir aller faire ses courses ou la musique.
Je vous l’accorde c’est assez disparate comme choix. Finalement je crois que je vais parler de ce qui me pèse tout simplement, après tout ça sert à ça un blog. Non ?!
Ce soir, j’ai pas trop le moral, on dira que j’ai eu une mauvaise journée, enfin mauvaise n’est pas le terme, juste une journée difficile. Une journée d’adulte, où on prend conscience que la mort, la vieillesse, le malheur et la douleur font parti intégrante de notre vie, une journée où on n’a pas envie d’être grand, on a pas envie de comprendre ces concepts cruels. Bref, une journée à la couleur du temps, grise, pluvieuse, triste et morne.
D’habitude quand je passe une journée comme ça, je me réfugie dans mon cocon, je me fais un chocolat chaud (je suis sûre que ma mère parlerait de régression en enfance, elle aurait pas tort pour une fois !), je me glisse sous une couverture devant la télé devant quelque chose qui me fait rire. Mais aujourd’hui ça n’a pas marché d’abord parceque je n’ai plus de chocolat (forcément je suis allée faire les courses vendredi et j’ai encore oublié la moitié de ce que je devais prendre) et que pour une fois « Simple Life » ne m’a pas fait hurler de rire. Oui j’avoue j’adore ce programme, c’est une énorme connerie mais j’adore. Pas de pot, ce soir nos deux blondes en puissance avaient décidé de ne pas faire trop de conneries et elles étaient presque (je dis bien presque car il ne faut rien exagérer) attachantes à s’occuper de ces bambins. Enfin pour ne rien arranger le film de ce soir c’était « Jeux d’enfants » dans le genre pas drôle et déprimant on fait pas mieux. Euh, je vous l’accorde je suis une vrai madeleine. Cap ou pas cap d’aimer, de vivre, de mourir, d’aimer à en mourir, c’était un peu trop pour moi aujourd’hui.
Du coup, il ne me restait plus qu’à me tourner vers mon fidèle ami : mon ordinateur ! Un jour je reviendrai sur cette invention merveilleuse qu’est l’ordinateur et surtout Internet !
Vous avez déjà remarqué tous les souvenirs qui peuvent se raccorder à une chanson ? N’ayant pas le moral et comme je suis totalement maso, j’ai eu envie d’écouter ma sélection coup de blues. Vous savez cette sélection que tout le monde a chez soi, qu’on écoute seule avec un pot de Nutella. Elle contient que des chansons bien déprimantes, ces vieilles chansons qu’on écoutait quand on était ado, ces vieux slows bien kitch qu’on retrouve dans certains films au moment critique où la princesse est persuadée que son prince ne l’aime pas. La plupart de ces chansons sont nulles d’un point de vue musical, et même sous la torture je n’ose pas toujours avouer que je les ai, quand on me pose la question, je feinte parfois en disant que ce n’est pas à moi ! Quand je les écoute je me retourne instantanément dans mon passé… je me vois dans une voiture avec celui que je considérais à l’époque comme l’amour de ma vie (7 ans après j’ai encore parfois l’illusion d’y croire), sur le front de mer, il faisait beau, j’étais heureuse avec lui, cette chanson passait à la radio (pouvait toujours rêver pour que je vous donne le titre), je revis mon premier chagrin d’amour et ma dispute pour un garçon et ma réconciliation avec celle qui à l’époque du collège était ma meilleure amie,… sur d’autres j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, il y en a même que je ne peux toujours pas écouter. Non Woman No Cry de Bob, me fait retourner en Nouvelle Zélande, sur la route de Whangarei après un we en camps, la chanson de Robin des Bois, me rappelle les cours de musique et ma meilleure amie, la BO de Dirty Dancing, un jour de pluie à la maison de la Pointe, on avait mis des matelas par terre dans le salon, on était affalées dessus, y’avait ma mère, Elisa ma petite soeur et une copine… Alors en fermant les yeux et en me concentrant un peu je suis à nouveau là-bas, je peux sentir les odeurs, entendre les rires, voir les larmes, entendre des anecdotes sans intérêts, revoir les images de mon passé… et l’espace d’un instant je peux oublier que je ne suis plus une enfant, ni même une ado… l’espace d’un instant je peux enfin oublier la douleur, la tristesse et l’absurdité de la vie.