L’année scolaire s’achève… enfin ! Bilan

Bonjour,

L’année scolaire touchant (enfin) à sa fin il est temps de dresser un petit bilan. Pour rappel cette année Petite L. rentrait en petite section de maternelle et Melle C. en CE1. Sur le papier tout aurait dû être simple. Elles avaient chacune les maîtresses que je souhaitais, Melle C. avait dans sa classe sa meilleure amie et retrouvait des copains de maternelle.

Sauf qu’au final rien n’a été vraiment simple….

Petite L. était impatiente de rentrer à l’école. Depuis le temps qu’elle accompagnait sa sœur c’était enfin son tour. Elle connaissait déjà sa maîtresse et un camarade de classe. Pour être honnête si je me place de son point de vue je pense que dans l’ensemble, elle a apprécié son année. Elle a trouvé que ces copains de classe étaient des bébés et a fini par se faire des copains en grande section. Elle a compris que les matinées en classe ne lui permettaient pas d’apprendre tout ce qu’elle souhaitait et donc choisissait souvent l’après-midi de faire des choses qui la stimulait un peu plus que les pauvres puzzles de 9 pièces de sa classe. Mais qu’à l’école on faisait plus souvent de la peinture qu’à la maison ! Elle a réussi à trouver un équilibre entre l’école et la maison.

Ce sont, finalement, mes relations avec la maîtresse qui ont été plus compliquées. Dès la deuxième semaine j’ai compris que cette année allait être très longue. Je me suis rapidement vu reprocher que ma fille voulait trop bien faire, et était trop minutieuse. J’ai essayé de faire comprendre que Petite L. était un peu différente des autres enfants de la classe, qu’elle n’avait peut-être pas le même niveau et qu’elle avait donc besoin de faire des choses différentes… Non parce que apprendre les couleurs et à compter jusqu’à 5 ou l’initiale de son prénom ça ne l’amuse pas des masses. Alors elle prend du temps pour faire bien, pour colorier sans dépasser, pour découper correctement… Mais la maîtresse n’a pas voulu l’entendre. Selon elle ma fille était comme cela car je lui mettais trop de pression. Ce discours je l’ai entendu toute l’année quasiment. Le bilan de fin d’année avec la maîtresse a été le même qu’elle m’a fait lors de la 2ème semaine. Et paradoxalement le peu de fois où Louise s’est lâchée en sautant ou courant en classe, en criant… j’ai eu le droit à des réflexions comme quoi aujourd’hui elle n’avait pas été sage… A un moment donné il serait gentil d’être cohérent.

Bref, j’ai arrêté de me prendre la tête ou enfin j’ai essayé de moins me la prendre. J’ai compris que ça ne servirait à rien. La maîtresse a un souci à gérer les enfants qui ne rentrent pas dans les cases mais j’ai décidé que ça serait son problème à elle et pas celui de ma fille. Moi il fallait que je prenne mon mal en patience et que j’attende que l’année se passe en espérant qu’elle change de maîtresse l’année prochaine.

Pour Melle C. cette année a été très compliquée. Pas d’un point de vue scolaire. Là aucun problème majeur. Elle a encore eu quelques difficultés de concentration en début d’année mais ça a fini par se résoudre. Et aucune réflexion sur le bavardage en classe sur le livret. Elle a fini l’année avec des félicitations. Nous n’en attendions pas moins d’elle !

C’est d’un point de vu relationnel que ça a été difficile. Il faut dire les choses clairement elle est dans une classe de m***. Pour la 1ère fois, 2 élèves ont été exclus de la sortie de fin d’année. L’un pour avoir forcé un autre élève à boire une gourde remplie d’un liquide inapproprié et non comestible on va dire (et il savait clairement ce qu’il y avait dans la gourde) et l’autre pour vandalisme et saccage d’une salle de classe. Voilà… Pour rappel Melle C. est en CE1.

L’ambiance de classe a été infecte jusqu’en février. Résultat une maîtresse qui passe plus de temps à faire de la discipline qu’à faire classe, qui crie beaucoup, une ambiance de travail déplorable et à la maison une petite fille qui ne voulait plus aller à l’école. Quand on connait Melle C. il y a de quoi trouver cela inquiétant.

Cette année, elle a entre autre reçu un coup de poing dans le ventre, on lui a fait un croche-pied sans raison juste parce qu’un gamin était de mauvaise humeur, son voisin de table (un des gamins exclus) lui a sciemment abîmé son cartable pour ensuite la narguer. J’ai fini par exiger qu’elle change de voisin de table. Cela a été plus simple ensuite. Mais  je ne compte plus le nombre de fois où j’ai récupéré ma fille en larmes ou au bord des larmes.

Cela a fini par se calmer et l’ambiance s’est doucement améliorée. Mais cela a totalement pourri l’année de Melle C. et cela a eu des répercussions sur notre vie de famille avec une petite fille mal dans sa peau à l’école qui nous l’a fait subir à la maison.

Il y a quand même eu de chouettes moments comme cette sortie de fin d’année à la plage, les jeux entre copines, l’atelier théâtre qu’elle a pu suivre le midi et le projet « chorale opéra » qui l’a passionné. Et heureusement !

Il est toutefois temps que cette année se finisse… J’espère que le CE2 et la Moyenne Section se passeront mieux. Toutefois, nous réfléchissons sérieusement à les inscrire dans le privé pour la dernière année de maternelle de Petite L. L’herbe n’est pas plus verte ailleurs mais il n’empêche qu’il y a moins de problème de discipline avec un meilleur niveau.

L.

Rentrée en Petite Section bis repetita ou presque !

  • Bonjour,

Voilà, ma Petite L. est une grande elle a fait sa 1ère rentrée. Cette rentrée je l’ai longtemps attendue mais plus elle se rapprochait et plus je la redoutais un peu… Mon bébé n’en est plus vraiment un !

1er septembre on y est… c’est la reprise ! Le sac est prêt, elle a choisi celui de sa grande sœur, doudou est dans le sac, après de longues négociations la robe est choisie… il n’y a plus qu’à ! Petite L. est surexcitée à l’idée d’aller enfin à l’école, plus d’un an qu’elle attend ça !

Cette rentrée est un peu particulière puisque Petite L. ne commencera qu’à 10h20. Nous amenons donc Melle C. dans un premier temps puis nous reviendrons avec Petite L. pour cette très courte matinée.

C’est l’heure il faut y aller. Ouf il fait beau, je peux prendre mes lunettes de soleil (j’assume mon côté pleureuse !). Nous arrivons à l’heure à l’école, c’est l’heure de la récréation pour les moyens et les grands. Petite L. préfèrerait rester jouer dans la cour sur la nouvelle structure que de rentrer en classe. Je lui promets qu’elle aura le temps d’y jouer sur cette structure pendant les trois prochaines années !

Petite L. repère son porte-manteau, pose son sac, un peu comme si elle avait toujours fait ça. Cela aide d’avoir amené sa grande sœur à l’école tous les jours depuis sa naissance ! Doudou ou pas doudou ? Telle est la question ! Après quelques tergiversations, doudou viendra découvrir la classe et la maîtresse ! La maîtresse, Petite L., elle l’a connait déjà et elle l’aime déjà. C’est Super Super Maîtresse de moyenne section. Cela a réjoui tout le monde lorsque nous l’avons appris !

 L’ambiance est calme, pas de pleurs, voilà qui me change de la rentrée de petite section de Melle C.. La maîtresse nous explique alors le déroulement de la matinée et je comprends vite pourquoi j’ai l’impression d’être au pays des bisounours : les parents sont priés de rester avec leur progéniture !

Petite L. explore timidement les lieux. Elle s’assoit à une table de puzzles. Elle me regarde d’un air un peu désabusé en se demandant si c’est une blague en voyant que celui-ci n’a que 6 pièces. On passe la matinée, enfin l’heure, à passer de tables en tables pour regarder les jeux. La maîtresse puis l’Atsem passe nous voir afin de discuter avec elle. Elle accepte de répondre du bout des lèvres en me regardant. Elle a beau être contente d’être à l’école, on ne la changera pas totalement ma Petite L.

Bilan de cette 1ère heure : elle est contente et accepte d’y retourner le lendemain. Moi je n’ai pas pleuré (bon en même temps je ne l’ai pas vraiment quitté) et je ne suis toujours pas rassurée (pas de séparation et toussa !).

Vendredi 2 septembre : 2ème matinée d’école mais en vrai 1ère vrai journée d’école. L’ambiance est quelque peu différente dans la classe… ça pleure, un peu euh non beaucoup en vrai. Là je me retrouve 4 ans en arrière ! La maitresse a deux enfants dans les bras, et deux à chaque jambe. Et chez moi le stress monte inexorablement. Petite L. regarde tous ses enfants pleurer sans vraiment comprendre pourquoi. Un bisou, un câlin et elle part avec la maîtresse (qui s’est libérée une main) en classe. Et cela sans même un regard pour sa maman. Fille indigne !

Ma fille n’ayant pas pleuré, je prends sur moi pour en faire de même ! Je récupère à 11h30 une petite fille un peu azimutée mais heureuse de me voir. Bilan de sa matinée : c’était pas bien, la maîtresse n’est pas bien, elle n’a pas de copains et c’était pas bien. Mais elle veut bien y retourner quand même lundi !

Voilà presque 10 jours que la rentrée a eu lieu. Petite L. est contente d’aller à l’école tous les matins. Il faut presque que je réclame mon bisou… fille indigne je vous dis !!! J’ai encore du mal à savoir ce qu’elle fait en classe. Elle commence tout doucement à me parler des autres enfants (ceux qui pleurent encore !) et de ce qu’elle fait.

Je ne sais pas trop comment va se dérouler cette année, mais tant qu’elle prend plaisir à aller à l’école, je ne vais essayer de ne pas (trop) m’inquiéter !

L.

P.S : comme pour Melle C. je voulais profiter de cette rentrée pour changer le surnom de ma Petite L. mais en même temps j’ai encore envie que ça soit mon bébé alors je sais pas… une idée sur la question ?

Le CP c’est presque fini !

Bonjour,

Voilà un moment que je veux me remettre à mon clavier mais je ne trouve prends pas le temps de le faire, et j’ai du mal à mettre mes idées en place. Pourtant des idées j’en ai, mais je n’arrive pas à les faire couler jusqu’à mes doigts. Il y a quelques mois je vous parlais de la rentrée des classes de Melle C., l’année s’achevant il est temps de faire le bilan. Oui cette année je m’y prends un peu en avance* mais ça fait 3 ans que je veux faire le bilan d’une année scolaire et ça fait 3 ans que je me dis que je le ferais en juillet sauf qu’en juillet j’ai les deux filles à la maison et autant vous dire que je ne trouve pas le temps !

Cette année, pour les têtes en l’air du fond, Melle C. a fait son entrée à la grande école (grande était ici à prendre au sens 1er du terme ! Cette école est immense). Cette rentrée en primaire je ne l’ai pas très bien vécue contrairement à elle. Mais j’ai fini par m’y faire !

Cette année est un peu particulière je trouve : je n’ai pas trop compris comment en un claquement de doigts nous en étions arrivé aux vacances de février. Et depuis elle s’étire en longueur, traîne et ne semble pas vouloir se finir.

Melle C. s’est épanouie pendant cette année. Alors qu’elle avait depuis 3 ans les mêmes copains dans sa classe, leur groupe classe a été éclaté en 4 classes et mélangé avec deux autres écoles maternelles. Melle C. a quand même retrouvé quelques camarades de classes dont une bonne copine, mais elle a dû dire au revoir à ses amoureux ! Je me demandais comment elle vivrait cette situation et comme souvent avec elle : très bien. Je suis toujours aussi impressionnée par sa capacité d’adaptation, je ne sais pas de qui elle tient cela, mais c’est génial de la voir trouver du bon dans chaque situation.

Nouvelle classe, nouvelle cours d’école, nouvelle maîtresse, nouvelles règles de vie en classe et de nouveaux amis à se faire. Un programme plutôt dense surtout qu’il faut ajouter à tout cela des apprentissages plus que dense.

Et pourtant rien de tout cela n’a semblé lui poser de soucis. Au début elle essayait de retrouver ses copains de maternelle dans la cour et puis petit à petit elle y a intégré ses nouveaux camarades et désormais,  elle joue principalement avec ceux de sa classe (et des grands qui n’ont pourtant rien à faire dans sa cour). Je crois qu’elle a même finit par trouver UNE copine. Et elle a de nouveaux amoureux !

Côté vie en classe, maîtresse et règles de vie c’est probablement le sujet qui m’inquiétait le moins. Sa maîtresse est « géniale, super gentille… » Vous pouvez à peu près rajouter tous les superlatifs de son langage à cette liste. Comme chaque année elle adore sa maîtresse. Il faut admettre que celle-ci est d’une gentille et d’une douceur impressionnante. Je devrais lui demander d’où elle tire une telle zénitude !

Suivre les règles n’a jamais été un souci pour Melle C., cela lui a même posé quelques difficultés par le passé car elle a du mal à comprendre que certains y dérogent.

Et côté apprentissage tout roule : elle savait pratiquement lire à la rentrée, elle a une passion que j’ai du mal à comprendre pour les chiffres et les nombres et adore l’école.  Selon sa maîtresse elle fait partie des enfants qui participe le plus en classe. Il est loin le temps où elle n’osait même pas dire son prénom et encore moins parler en groupe ! C’est une petite fille scolaire (au bon sens du terme) qui aime apprendre encore et encore. Elle trouve le CP trop facile et je sens qu’en cette fin d’année scolaire, cela lui pèse un peu.

Et moi comment j’ai fini par me faire à cette année ? J’ai fini par me faire à cette immense cour d’école. J’ai découvert que la déposer au 2ème portail lui permettait de ne pas avoir à traverser la cour tous les matins et de pouvoir la voir ainsi grimper en classe. En contrepartie je ne vois pratiquement plus les parents de ses copains. C’est peut-être ce qui me manque le plus mais j’ai fini par m’y faire !

Je suis soulagée de la voir s’adapter aussi bien à sa nouvelle vie. Elle s’est vraiment épanouie cette année et a désormais totalement confiance en elle. Elle a connu quelques difficultés au début d’année avec une petite fille de sa classe (une peste) qui a tenté de l’intimider. Elle n’a pas voulu que j’en parle à la maîtresse. J’ai accepté de lui laisser un peu de temps pour régler elle-même cette histoire tout en surveillant cela de près. Elle s’en est tirée comme une chef en ne se laissant pas faire et en choisissant ses batailles : acceptant parfois de « perdre » pour avoir la paix sans toutefois se laisser faire et persécuter. Cela a été compliqué pour moi de la laisser gérer, d’arriver à être présente et à l’écoute sans m’écouter et l’enfermer à double tour à la maison en lui faisant école moi-même !

Je découvre également la joie des cours d’école où elle apprend des chansons qui me font mal aux oreilles, des gros mots à la pelle, des jeux qui me rappellent ma cour d’école, le bonheur d’inventer constamment de nouveaux jeux et de pouvoir courir et se défouler !

Côté scolaire je trouve à la fois le programme très dense et en même temps je me rends compte que l’hétérogénéité des niveaux dans une même classe pose quelques soucis pour une petite fille comme la mienne : cela ne va pas assez vite, c’est trop facile et du coup cela me demande d’être vigilante afin qu’elle continue à rester concentrer. Il faut que je trouve une solution pour continuer à la nourrir intellectuellement sans pour autant empiéter de trop sur le programme des années suivantes. Si vous avez des solutions je suis preneuse !

Cette année nous aura fait grandir toutes les deux. Melle C. prend de plus en plus son indépendance et moi j’apprends à la laisser faire.

En mettant un peu plus le doigt dans l’éducation publique je découvre avec effarement son état, ce n’est pas glorieux et cela renforce mon admiration pour le corps enseignants qui a une tâche qui va bien au-delà de ce qui lui est à la base demander et qui permet à la machine de fonctionner tant bien que mal.

L.

*Billet écrit il y a presque 1 mois

L’école primaire…

Bonjour,

Comme beaucoup d’entre vous le savent déjà Melle C. a fait sa rentrée au CP il y a 2 jours. Je vous l’accorde c’est beaucoup trop tôt pour faire un bilan mais j’avais juste envie de vous faire part de ma première impression : c’est nul l’école primaire ! IMG_0968Enfin Melle C. elle adore mais moi je trouve ça nul nul et nul.

Déjà, j’aime pas la cour, en plus on ne voit plus les maîtresses et en plus on ne voit presque plus les copains (enfin les parents des copains, mais vous m’avez compris). Bref, c’est nul !

Plus sérieusement, l’école primaire c’est un moment que j’appréhende depuis presque 3 ans, euh non en fait depuis la naissance de Melle C. Du coup depuis 3 ans, je cherche une solution pour éviter de la mettre dans l’école d’à côté. J’ai bien envisagé de l’enfermer à la cave mais il paraitrait que ça ne se fait pas.

Alors j’ai cherché une école privée. Sauf que sur Massy, y’en a pas. J’ai étendu ma recherche aux communes avoisinantes (merci Google). Après avoir longuement hésité j’avais trouvé l’école parfaite qui répondait à tous mes critères : pédagogique, philosophique et même financièrement ça le faisait. Bref l’école parfaite. Alors pourquoi elle n’y est pas ? L’Homme a choisi de changer de travail et d’aller bosser dans Paris (pfff). Résultat impossible pour lui d’assurer au moins un des trajets et trop compliqué pour moi de faire les deux trajets en RER et puis cela l’aurait obligé à arrêter la piscine et la musique. Bref, retour au point de départ et inscription à l’école du quartier pour Melle C. qui est, bien évidemment, ravie à cette idée et qui de toute façon n’avait pas envie de quitter ses copines. J’avais pourtant presque réussi à la convaincre en lui montrant la bibliothèque de son ex future école… Oui je sais c’est mal d’acheter sa fille avec des livres… mais ça marche super bien !

Mardi 9h, cette fois pas moyen de faire demi-tour nous y sommes… mon bébé rentre en CP et elle est enchantée à cette idée. Je n’ai toujours pas compris comment on en était arrivé là, j’ai l’impression que la rentrée en Petite Section c’était juste hier. Je la revois avec son petit sac à dos, s’accrochant à moi pour que je ne parte pas. Pourtant ce mardi c’était limite :  « mais euh Maman pourquoi tu es encore là ? ».

Ce premier jour de rentrée a été un peu moins terrible que je ne l’imaginais. En même temps, il n’y avait que les CP dans la cour, j’avais le droit de rentrer avec elle, j’ai pu dire un mot à la maîtresse et voir les copains (les parents des copains quoi !). Et puis elle était tellement contente d’y aller ! Moi je n’ai même pas pleuré, si si je vous le jure ! Au cas où j’avais quand même prévu les lunettes de soleil malgré un temps plutôt pluvieux ! Bon ok je l’avoue, il y avait trop de parents cela faisait un peu honte, alors j’ai reniflé crâneusement et affiché un joli sourire !

Finalement le plus dur dans cette rentrée au primaire c’est le lendemain, quand mon bébé ma grande fille m’a dit au revoir au portail et est parti le sourire aux lèvres trouver ses copines. Oui je sais je devrais m’en réjouir. Je suis très contente qu’elle s’y plaise. Mais je mets au défi quiconque de ne pas être un peu chagriné à l’idée de voir son bébé sa grande fille partir sans un regard dans cette jungle. Elle est si petite…  Oh j’ai oublié de lui dire où elle doit, euh mais je ne sais même pas où elle doit aller, comment elle va faire ? Et si elle reste toute seule dans la cour ? Mais où elle est passée je ne la vois plus, mais put** pourquoi cette put** de cour est si grande ? Mais c’est qui ce grand qui la colle ? Ah non ce n’est pas elle qui colle, mais où elle est ? Oh non je la vois plus.  Et est ce qu’elle se souvient pour ses lunettes (question stupide c’est de Melle C. dont on parle elle se souvient toujours)…

Aujourd’hui 4ème matin c’est un peu moins pire, enfin au cas où je garde les lunettes de soleil, si j’arrive en avance (et ça ne va pas durer) la cour n’est pas encore trop pleine, moins de monde pour la traverser, je peux la suivre un peu plus du regard, et un peu plus de parents avec qui échanger un petit mot. Et puis il y a quand même quelque chose de chouette le midi et le soir quand je la récupère elle me saute dans les bras !

Mais quand même : j’aime pas le primaire ! Mais promis je me soigne et ça devrait passer !

Bisous

L.

En photo c’est la cour de récréation de l’école de Melle C. vu du portail où je la dépose. Et bien elle doit aller tout au fond. La cour des petits se trouve après les arbres, derrière le banc. Oui, oui là-bas tout au fond. Ah ça y’est vous me comprenez maintenant.

Merci…

Hello !

Me revoilà pour la dernière partie de mon triptyque sur l’école. Cette fois pas de coup de gueule, pas l’envie de râler juste l’envie de remercier et de partager mon admiration pour la maîtresse de Melle C. qui est tout simplement géniale et qui chaque jour s’occupe de ma fille et même un peu de moi !

Ce billet cela fait 4 jours que je suis dessus, 4 jours et autant de brouillons commencés et inachevés ! Je ne pensais pas qu’il serait si dur à écrire, je découvre qu’il est plus facile pour moi sous le coup de la colère ou de l’agacement ! Je m’aperçois que je ne trouve pas les mots pour dire à quel point je suis impressionnée et reconnaissante. Et pourtant ce billet je veux l’écrire car il me semble tellement important de rappeler que sans les Supers Maîtresses et Supers ATSEM l’école ne serait rien. Il serait peut-être nécessaire de le rappeler parfois aux parents et aux administrations !

Alors aujourd’hui j’ai juste envie de dire merci…

Merci de venir chaque jour enseigner avec autant de passion et d’énergie

Merci pour votre gentillesse

Merci pour votre bienveillance

Merci pour  votre dévouement

Merci pour votre patience à toute épreuve

Merci pour cette bonne humeur quotidienne

Merci pour le temps consacré en classe

Merci pour le temps consacré en dehors de la classe

Merci pour les mails envoyés régulièrement qui me donne l’impression d’être une petite souris qui assiste aux journées de ma fille et de ses copains

Merci de soigner les petits bobos visibles comme imaginaires

Merci d’écouter les petits malheurs, les tracas, de réconforter, de consoler

Merci de toujours prendre du temps pour me raconter, me rassurer

Merci de me rappeler que  ma fille est à la fois unique et comme les autres

Merci d’apprendre à nos enfants à grandir, à devenir des grands

Merci de m’apprendre à laisser ma fille devenir une grande

Merci de ne jamais me juger

Merci d’être là, d’être vous.

L.

EDIT : ce post a été écrit il y a quelques mois déjà.

Fête des familles

photo (2)Bonjour,

Voilà un moment que je me dis qu’il faudrait que je me remette à mon clavier mais comme toujours je manque de temps, de courage et d’inspiration !

Vendredi en récupérant Melle C. à l’école la maîtresse me confie son cahier de liaison avec un l’intérieur un petit mot au sujet de la fête des mères et pères. Cela tombe bien je viens enfin de me décider à accrocher les œuvres de l’année dernière en prévision de celle à venir ! Oui je sais je ne suis pas super en avance sur ce coup ! Comme d’hab me dirait Melle C. !

Sauf que ce petit mot est pour nous informer que cette année, il a été décidé en conseil des maîtres, de ne pas fêter la fête des mères et des pères mais de faire une fête des familles qui aura lieu entre les deux.

Dans l’absolu je trouve cette idée très bien mais comme je ne suis pas à une contradiction prêt cela ne m’arrange pas du tout moi !

Cette question du bien fondé de faire faire aux enfants à l’école un cadeau pour la fête des mères puis des pères je me la suis déjà posée l’année dernière et je n’ai jamais été à l’aise avec cela. Parce que soyons franc, j’adore recevoir des cadeaux et cela m’arrange de ne pas avoir à me prendre la tête pour la fête des pères. En plus l’année dernière Melle C. nous avait offert de très jolis cadeaux. Je ne sais pas si ma mère a eu le droit un jour à un collier de pâtes ou un cendrier en béton mais ici cela a été une très jolie peinture qui va parfaitement dans mon salon et un miroir customisé qui va à merveille dans mon entrée !

Toutefois, si je mets de côté ses considérations totalement égoïstes et futiles je dois admettre qu’il n’en reste pas moins une vraie question de fond. Dans quelle mesure l’école doit-elle intervenir dans les fêtes familiales ? Est-ce le rôle de l’école ? Et dans ces cas là pourquoi ne fête-t-elle pas la fête des Grands-Mères, la St Valentin, Pâques, la Petite Souris… Parce que la fête des mères/pères est une fête totalement familiale (certain diront mercantile mais moi je m’y refuse) qui dépend des traditions de chacun mais également et surtout de la composition de la famille.

Et n’en déplaise aux abrutis qui voudraient qu’une famille ce soit une maman et un papa ce n’est pas toujours le cas. Et cela depuis bien longtemps. J’ai le souvenir d’avoir toujours été gênée lorsqu’il fallait que je fasse un cadeau pour la fête des pères. A qui allais-je l’offrir ? Aujourd’hui avec plus de recul je me dis que c’était un manque total de tact que de me faire faire un cadeau pour un père inexistant. Sauf que voilà en théorie mes institutrices n’étaient pas sensées savoir quelle était ma situation familiale. Retour donc à la case départ… pourquoi l’école serait obligée de célébrer des fêtes purement familiales ?

Alors même si maintenant je suis obligée de trouver une idée de cadeau pour L’Homme je trouve que  cette idée de fête des familles est un bon compromis pour respecter les sensibilités de chacun et surtout celles de nos enfants, parce qu’aujourd’hui une famille c’est un lieu où l’on s’aime et peu importe la configuration de celle-ci.

A très vite

Les parents à l’école…

Hello !

Bon je vais tenter de finir ce 2ème billet sur Melle C. et l’école. J’ai finalement décidé de scinder ce billet en deux pour plus de lisibilité et de faire de cette chronique sur l’école un triptyque correspondant assez bien aux acteurs en présence : l’état, les parents et l’équipe pédagogique.

Cette fois je m’attaque aux parents !

Cette année et demi dans le système scolaire m’a permis à moi de voir l’envers du décor. Jusque-là je n’avais été qu’élève, maintenant je suis de l’autre côté de la barrière je fais partie des parents. Vous savez ces gens souvent décriés car très pénibles pour les enseignants ! Mais attention moi je ne suis pas pareil ! Enfin j’espère…

Ah les parents… avant de les côtoyer je ne comprenais pas pourquoi les enseignants avait tendance à les trouver pénibles, désagréables, vindicatifs et même stupide. Je commence à comprendre un peu mieux même si je nuancerai le tableau. Moi je les trouve surtout « je m’en foutiste ». Enfin certains le sont, et c’est d’eux que je voulais parler aujourd’hui !

Je n’ai pas l’impression que les parents remettent en cause la parole de l’enseignant, soit du genre à se plaindre que l’une d’elle a puni un enfant ou ce genre de chose. Il n’éprouve juste pas le besoin de s’impliquer dans la vie de la classe et cela même lorsque notre aide est requise.

L’année dernière Super Maîtresse a eu beaucoup de mal à trouver des parents accompagnants pour les sorties. Alors il est vrai il ne s’agissait pas de super sortie super fun mais il n’empêche que sans au moins un parent c’est sorties ne pouvait avoir lieu. Et surtout des sorties il y en a eu 3 dans l’année, 3 matinées en une année scolaire, on pourrait donc s’attendre que sur 27 élèves il ne soit pas si compliqué de trouver 3 fois 2/3 parents ? Et bien si ! En fin d’année elle a voulu nous faire un cadeau et a proposé aux enfants de faire un petit recueil de leurs recettes favorites. Elle nous a donc sollicité pour que chacun d’entre nous lui transmette une recette, salé ou sucré, que notre enfant aime manger ou même mieux faire avec nous (ici Melle C. a voulu partager la recette des Guizadas, Super Maîtresse qui aime ça était ravie !). J’ai trouvé l’idée géniale ! Elle nous a relancés encore et encore et au final seul la moitié des parents a répondu à sa demande. Je trouve ça nul.

Pareil pour la fête de l’école, elle avait prévu de faire chanter les élèves devant les parents, nous étions donc prié d’être à l’heure afin que les enfants puissent répéter une dernière fois tous ensemble. A peine une moitié était là à l’heure dite, les autres sont arrivés ensuite pour juste profiter de la kermesse.

Cette année, à notre demande, Super Super Maîtresse nous envoie régulièrement des mails avec des photos des enfants prises pendant les ateliers ou des informations sur la vie en classe. A chaque fin de période nous recevons un long mail nous expliquant ce qui a été fait et avec plusieurs albums photos retraçant en image le travail accompli. Personnellement j’adore ! J’ai l’impression d’être une petite souris qui se glisse dans la classe. J’ai découvert avec stupeur que les autres parents ne prenaient pas toujours le temps de lire ses mails et encore moins de la remercier. Pourtant lorsqu’on voir l’heure à laquelle les mails sont parfois envoyé, je trouve qu’un merci est la moindre des politesses.

Je trouve cela tellement dommage. Surtout que pour avoir déjà discuté avec quelques parents, on est tous unanime sur le fait qu’elle est géniale. Alors pourquoi ne pas lui dire de temps en temps ? Et si les parents se sentent déjà si peu investit en maternelle qu’est-ce que cela va donner en primaire ? Et quel message est véhiculé auprès de nos enfants ?

L.

Décidément le mammouth va mal

Hello

 Et oui déjà de retour ! J’avais oublié quel plaisir j’avais de me mettre à mon clavier pour écrire, et tant pis si au vu des stats personne ne me lit !

Aujourd’hui je voulais vous parler de l’école, l’Education Nationale et tutti quanti. Un vaste sujet n’est-ce pas ! Tellement vaste que c’est ma 3ème ébauche de billet sur le sujet. Le 1er que j’ai commencé à rédiger en fin d’année dernière était censé être un bilan de la première année d’école de Melle C. sauf que voilà je n’ai jamais eu le temps de le finir et je trouve que faire le bilan de la petite section alors que le milieu de la moyenne section est déjà passé ça n’a plus que peu d’intérêt ! Le 2ème je l’ai commencé hier mais je n’ai pas eu le temps de le finir qu’il a fallu aller chercher Melle C. à l’école justement (et puis entre temps je dois avouer j’ai écrit sur un autre sujet un peu plus facile !). Et voilà que dans le cahier de liaison je trouve un gentil mot d’information des fédérations de parents d’élèves. Et au vu du mot je me suis dit que j’allais finalement changer un peu la ligne directrice de mon billet. Enfin non je vais en faire un 3ème billet et je tenterai de terminer la semaine prochaine le 2ème. Donc le 2ème paraitra après le 3ème qui finalement sera  le 1er vu que le 1er restera inachevé. Je vous ai perdu peut-être ?! Comme ça cela m’évitera de tout mélanger.

Avant toutes et afin que nous soyons claire aujourd’hui je ne compte pas parler des maîtresses (oui je sais professeur des écoles, mais convenez avec moi que maîtresse reste plus couramment utilisé.) ni des ATSEMS ni même du travail scolaire. Aujourd’hui ce qui m’interpelle, me hérisse, m’agace pour ne pas dire me fait sortir de mes gonds c’est plus l’administration qui régit l’école, que ce soit d’un point de vu national ou local.

On va partir du local et on parlera ensuite du national !

Donc voici le mot reçu qui m’a rendu passablement folle (disons plus que je ne le suis dans mon état normal) :

« Information sur l’évolution du groupe scolaire Moreau-Joliot-Curie

 L’ouverture d’une 4ème classe dans l’école maternelle Joliot-Curie [celle de Melle C.] est envisagée pour la rentrée de 2014, à la place du centre de loisirs actuel.

Le soir et le mercredi, la vingtaine d’enfants qui fréquentent aujourd’hui le centre de loisirs Joliot-Curie rejoindraient les quatre-vingts enfants du centre de loisirs de la maternelle Moreau.

Il n’est pas prévu de dortoir supplémentaire.

A plus long terme (probablement dès 2015), il sera sans doute nécessaire d’ajouter d’autres classes aux 11 classes de maternelles et 18 classes d’élémentaires du groupe scolaire.

L’équipe municipale propose d’agrandir la cantine (au mieux pour la rentrée 2015) et de construire un de centre de loisir élémentaire indépendant dans l’ouest de la ville (au mieux pour la rentrée 2016).

Les associations des parents d’élèves regrettent le manque d’anticipation de l’équipe municipale et demandent la création d’un nouveau groupe scolaire à l’ouest du RER. »

Quelques petites précisions s’imposent pour ceux qui ne connaissent pas notre école.

L’école de Melle C.  est une petite école puisqu’il n’y a que 3 classes. Elle est accolée à un groupe scolaire plus ancien et monstrueux qui comprend une autre école maternelle (11 classes) et une école primaire (18 classes). Elle a été ouverte y’a 3 ans pour pallier le manque de place lié à l’essor du quartier.

Elle est petite par son nombre de classes mais également par sa superficie. Aujourd’hui nous avons :

–          un centre de loisir qui est en fait une salle de classe normale équipée de toilettes.

–          Un dortoir réservé à la petite section

–          3 classes

–          1 préau

–          Des toilettes avec de mémoire 7 toilettes

–          2 bureaux administratifs

–          1 cour avec une structure de jeux assez petite.

Et cela pour 82 élèves. Oui ça fait déjà beaucoup d’élèves et lorsqu’ils sont tous dans la cour ça fait vraiment beaucoup d’élèves. Autant vous dire que l’ouverture d’une 4ème classe ne réjouit personne.

Ce qui me fait bondir dans ce courrier c’est, comme le souligne les associations des parents d’élèves, le manque d’anticipation de la part de l’équipe municipale. L’ouverture d’une classe supplémentaire on en n’avait vaguement entendu parler l’année dernière puis finalement au vu des effectifs cela ne s’était pas fait. Mais ça n’en restait pas moins inéluctable. Depuis 3 ans que notre école est ouverte il a bien dû se construire au bas mot 4/5 immeubles dans le quartier. Il était évident que dans ses immeubles habiteraient des familles avec enfants donc pourquoi rien n’a été envisagé quant à la scolarisation de ces enfants (on ne parlera pas du problème de places de crèches car c’est encore pire : 2 crèches dans le quartier seulement.) ? Il me semble pourtant que c’est la mairie qui délivre les permis de construire, et même si ce n’est pas le cas ils sont quand même au courant de ce qui se construit sur la commune non ? Alors pourquoi ne pas avoir envisagé de créer une nouvelle école ?

Aujourd’hui la cantine est partagée entre les 2 écoles maternelles et l’école primaire. Le manque de place impose la mise en place de plusieurs services. Résultat en primaire certains élèves ont à peine le temps de prendre le temps de déjeuner qu’il faut déjà retourner en classe. Alors comment cela va se passer avec une classe supplémentaire ? Parce que même si on table sur le fait que tout le monde ne mange pas à la cantine, sur une classe moyenne de 26 élèves il y en a quand même une petite vingtaine qui y mange.

Côté dortoir : pas de place pour entre construire un nouveau chez nous. Aujourd’hui par manque de place les élèves de moyenne section ne font plus la sieste : le temps calme se fait donc dans la classe assis sur une chaise et la tête sur la table. La classe de Melle C. est composée de gros dormeurs avec plus d’1/3 des élèves qui sont comme elle de fin d’année. Va-t-on demander aux parents (mères) des petites sections qui ne travaillent plus de ne pas mettre leurs enfants à l’école l’après-midi afin d’assurer une place à ceux dont les parents travaillent (bouh ! les mauvaises mères).

Et qu’en sera-t-il ensuite ? Parce qu’il y aura toujours des enfants dans le quartier et dans notre école c’est sûr une fois cette 4ème classe ouverte il n’y aura plus de places. A moins qu’ils envisagent de faire des classes de 40 élèves.

Mais finalement le pire dans tout cela c’est que nous sommes début mars que la nouvelle vient tout juste de tomber mais rien n’a été fait en concertation avec l’équipe enseignante. J’ai donc découvert avec stupeur que les maîtresses n’en savent pas plus que nous. Aucune idée de la composition de l’effectif, d’où cette classe sera exactement et de comment tout cela sera organisé. Je trouve tout ça ubuesque.

Enfin si le centre de loisirs est délocalisé dans l’école d’à côté, comment cela va s’organiser ? Que deviendra l’équipe actuellement en place ? L’intérêt de notre école et de son centre de loisir est son  côté cocon. On repassera pour le côté cocon quand il y aura une centaine de gamins dans un même centre. Et côté place les murs du centre ne sont pas non plus extensibles, surtout que l’année prochaine marque également la mise en place de la réforme sur les rythmes scolaires.

Tiens parlons en des rythmes scolaires… encore un vaste sujet d’énervement. Certains pourraient dire ou penser que j’arrive après la bataille, ce billet peut-être, mon énervement lui est réel depuis le début. J’ai assisté l’année dernière à une réunion organisée par la mairie qui était une « concertation » pour savoir comment Massy allait mettre en place la réforme. J’ai bien failli tomber de ma chaise plus d’une fois.

Pour rappel, l’idée de cette, énième, réforme c’est de repasser sur un rythme de 4.5 jours pour les enfants. Et cela non pas en raison d’un accroissement du temps scolaire mais en vue d’un allègement des journées. En contrepartie sera instauré des activités pédagogiques complémentaires en  groupe restreint. Vous aussi vous avez du mal à voir la logique ? Rassurez-vous vous n’êtes pas les seuls.

Dans l’absolu passer à 4,5 jours j’ai envie de dire pourquoi pas mais je ne vois pas vraiment en quoi cela va alléger les journées de nos enfants. Parce qu’il ne me semble pas que pour les parents qui travaillent les journées vont, elles aussi, être allégées afin de leur permettre d’aller chercher leurs enfants plutôt. Donc au final le temps de présence des enfants à l’école sera les lundi/mardi/jeudi et vendredi le même, reste que désormais ils y seront également le mercredi. Alors certains diront mais pour ceux qui vont au centre le mercredi cela ne change rien. Euh admettons. Je ne suis pas persuadée que pour un enfant une matinée au centre soit la même chose qu’une matinée à l’école.

A moins que cela ne soit un moyen déguisé pour ramener les mères à la maison afin d’inverser la courbe du chômage.

Et comme nous ne sommes plus à une connerie près, parlons des fameuses activités pédagogiques. Parce que si cette demi-journée était du temps scolaire en plus, permettant un approfondissement des connaissances, un meilleur soutien des élèves en difficulté fait par les enseignants cela m’irait très bien mais non le temps scolaire lui ne change pas : il sera toujours de 24h par semaine. Ce temps en plus est donc pour permettre aux communes d’organiser et de mettre en place des activités périscolaires appelées également TAP (Temps d’Activité Périscolaire).

Notre cher maire a lui décidé que cela ne l’intéressait pas. Ses arguments : pas de personnel, pas de place, pas de financement. Dans l’absolu je pourrais presque le comprendre mais j’ai quand même eu l’impression qu’il n’avait pas consacré plus d’une minute au problème et, que par principe, il n’en voulait pas donc on fera sans. C’est peut-être ce qui m’a le plus agacé (pour ne pas dire plus) lors de la réunion de concertation cette sensation que nous étions dans une parodie de démocratie où notre présence était requise afin de nous faire de nous faire croire que la décision était encore à prendre et que nous parents/enseignants nous avions le droit à la parole alors que la décision était prise et que rien ne le ferait changer d’avis. Pas du tout l’impression d’être prise pour une conne.

Résultat il y a quelques jours nous avons reçu un joli courrier de la mairie nous indiquant le nouvel emploi du temps de nos enfants. A partir de septembre voici la semaine de Melle C. :

  7h30-8h30 8h30-11h30 11h30-13h30 13h30-16h 16h-19h
Lundi ALSH Ecole Déjeuner Ecole ALSH
Mardi ALSH Ecole Déjeuner Ecole ALSH
Mercredi ALSH Ecole Déjeuner Centre de loisirs  
Jeudi ALSH Ecole Déjeuner Ecole ALSH
Vendredi ALSH Ecole Déjeuner 13h30-15h Ecole ALSH

Donc non seulement nos enfants vous passer plus de temps à l’école mais ce sera pour être plus à la garderie. Garderie où je vous le rappelle ils seront au bas mot une centaine. Très reposant en effet. En outre avec leurs nouveaux horaires il devient impossible aux parents qui arrivaient à finir plutôt le vendredi afin de récupérer leurs enfants de continuer à le faire. Et qu’est-ce que pourront bien faire les maîtresses en 1h30 ? A 15h les petits n’ont pas forcément fini leur sieste, il faudra donc les réveiller ? Super question rythmes de l’enfant.

Et côté financier cela va retomber en intégralité sur les parents qui devront donc payer plus avec un pouvoir d’achat qui pourtant lui est en constante baisse.

Avec une application telle quelle de la réforme celle-ci perd tout intérêt (s’il y en avait un). Pourquoi notre gouvernement s’est obstiné dans cette voie ? Qu’y avait-il de si urgent pour que cette réforme soit mise en application au plus tard à la rentrée 2014 ? Pourquoi est-ce qu’une fois de temps en temps au Ministère de l’Education Nationale ils ne font pas de réformes en concertation avec les principaux intéressés à savoir le corps enseignant et les parents ? Cette réforme est tellement mal faite qu’au prochain changement politique elle sera annulée et qui en aura payé les conséquences en attendant ?

Et dans un contexte rendu déjà chaotique par cette réforme à la noix, il ne trouve rien de mieux que de nous ouvrir une nouvelle classe sans en concerté une nouvelle fois l’équipe pédagogique, sans avoir réfléchi une fois encore à une solution pérenne.

Voilà seulement deux ans que je fréquente le système scolaire public et je suis déjà blasée devant tant incompétences. Et malgré tout je relativise en me disant qu’au moins nous avons la chance d’avoir une équipe pédagogique au top : des maîtresses et des ATSEMS géniales ! Maintenant c’est une certitude Melle C. ira dans le privé pour son entrée en primaire et Petite L. dès son entrée en maternelle. Certains me diront que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs mais je sais au moins que l’on sera moins tributaire des abrutis qui dirige l’éducation nationale.

A très vite.

L.

1ère rentrée scolaire pour Melle C.

Hello,

Me voilà de retour après des vacances bien méritées. J’avais quelques billets en réserve sauf que voilà mon PC, lui, n’a pas apprécié ses vacances, résultat il est chez le docteur et je ne suis pas certaine de retrouver toutes mes données… bref tant pis je les réécrirais peut-être ou pas !

Aujourd’hui je voulais revenir sur un sujet brulant d’actualité. La rentrée scolaire. Et oui ça y’a Petite Puce est une grande et cette année c’était à notre tour de s’y coller.

Cette rentrée elle est dans ma tête depuis un moment. Je l’ai imaginée, crainte, espérée mais je m’aperçois que je n’étais certainement pas prête à la vivre. On a commencé à en parler l’année dernière quand la fille de Super Nounou a fait sa rentrée en maternelle. Pour la première fois depuis la naissance de Petite Puce cela devenait un peu plus concret.

Les deux premières questions qui se sont posées ont été le choix de la maternelle et surtout plus crucial : est ce que Petite Puce aurait une place. En effet, en raison de l’engorgement du système, une directive ministérielle peut être appliquée dans certaines régions à savoir qu’il est impératif que l’enfant est 3 ans le jour de la rentrée. Pas de pot pour tous les enfants nés entre septembre et décembre enfin surtout pas de pot pour Petite Puce. En Maman totalement stressée j’ai bien évidement commencé à imaginer le pire : Petite Puce aura toujours une année de retard par rapport aux enfants de son année, on croira qu’elle a redoublé et devra dans le meilleur des cas s’en justifier auprès de certains recruteurs au pire son CV passera à la trappe sans qu’elle ne soit contactée. Et tout ça parce que ses parents n’ont pas été fichus de la concevoir avant. Et avant que vous n’émettiez une critique ou un commentaire sur ma santé mentale je vous rappelle que mon job c’était de recruter des gens : autant vous dire que la discrimination au CV j’en connais un rayon ! Pour éviter cela nous avons été inscrire Petite Puce la semaine qui a suivi son 2ème anniversaire en me disant que plus vite elle serait inscrite et plus on avait de chances d’avoir une place. Nous avons bien fait vu que dans notre commune c’est 1er arrivé 1er servi.

Voilà donc un problème de résolu. La 2ème grosse question qui m’a occupé pendant quelques mois a été le choix de l’école : publique ou privée. Notre quartier a la particularité d’avoir deux écoles maternelles dans son secteur : une ancienne, immense qui a certes pleins de jeux dans sa cours mais qui donne une impression d’usine qui m’a toujours mis mal à l’aise et une autre plus petite puisqu’avec seulement 3 classes et toute neuve. Vu comme ça le choix pourrait sembler évident… oui mais voilà on ne peut pas choisir. L’attribution d’une place dans l’une de des écoles se fait au tirage au sort. Savoir que l’avenir scolaire de ma fille se fait par tirage au sort a quelque peu tendance à me stresser… Restait donc le choix du privé : sauf qu’il n’y a pas d’école privée dans notre ville. Cela signifiait donc de devoir imposer à Petite Puce des transports matin et soir et une disponibilité que nous n’étions pas toujours certains d’avoir. En effet dans l’école repérée il est impératif de récupérer son enfant au plus tard à 18h… en région parisienne cela peut vite tourner au casse tête et au drame. A cela c’est ajouté nos envies de rentrer chez moi en fin d’année qui a quelque peu modifiée la donne.

Bref nous avons fini par opter pour le public en nous disant qu’au mieux nous aurions l’école de notre choix (la nouvelle) au pire ça ne devrait pas être pour plus de 6 mois.

Ouf en mai la réponse est tombée nous avons l’école de notre choix. Double ouf car nos projets de départ vont finalement être repoussé à une date ultérieure non déterminée (mais ils ne sont pas abandonnés loin de là… juste un choix raisonnable d’attendre que l’économie mondiale et locale se porte mieux ou à défaut se stabilise… mais cela fera l’objet d’un prochain billet).

Revenons à notre histoire d’école. Fin mai donc nous savons que Petite Puce ira dans la même école que la fille de Super Nounou et qu’elle y sera bien. Nous me voilà rassurée ! Je suis presque aux anges quand j’apprends que sa future maitresse sera la directrice d’école qui est super top (dixit Super Nounou).

Mais voilà un nouveau sujet d’angoisse se profile : Petite Puce refuse obstinément d’entendre parler de propreté. Non le pot ou les toilettes ce n’est pas pour elle ! Oui mais voilà pas propre = pas d’école. Je me dis que nous avons tout l’été pour que cela s’acquière et je me refuse de la stresser avec ça. Mais plus les jours avancent et plus je m’angoisse. Nous sommes conviés à une réunion d’information fin juin à l’école. C’est l’occasion de découvrir la maitresse mais également les locaux. Petite Puce les connait car elle y va régulièrement avec Super Nounou mais nous non ! La maitresse me confirme que si Petite Puce n’est pas propre elle ne pourra pas l’accepter, mais elle tempère en nous expliquant que les accidents peuvent arriver et que cela n’est pas bien grave et que si vraiment on ne la sent pas prête,  nous pourrons toujours repousser sa rentrée, elle ne serait pas pour autant radiée.

J’ai donc décidé d’arrêté de me stresser avec cela. J’ai la chance de pouvoir la garder à la maison si elle n’est vraiment pas prête et de toute façon elle conserverait sa place chez Super Nounou qui serait très contente de la garder encore un peu ! Je ne sais pas si c’est l’esprit de contradiction de Petite Puce, qui est déjà fort développé à mon plus grand regret, ou si la visite de l’école a été un déclic… une chose est sûre moins d’une semaine après cette visite elle était propre en journée !

Il ne nous restait donc plus que de mettre à profit ses deux mois de vacances pour la préparer psychologiquement à cette rentrée sans créer d’angoisses inutiles. Et comme toujours j’ai eu recours à mon arme préférée : les livres !

Bref, lundi en cette veille de rentrée Petite Puce semblait plus que prête à affronter son 1er jour d’école. Nous avions même réussi à lui faire comprendre que la rentrée était importante mais qu’aller à l’école ce n’était pas seulement le jour de la rentrée mais que ce serait son quotidien pour les années à venir. J’étais fière de nous ! Il ne me restait plus qu’à me déstresser et tout irait bien. Oui mais voilà, j’ai découvert alors que je parlais avec Petite Puce de la rentrée qu’elle s’imaginait que nous allions rester avec elle à l’école. J’ai senti un moment de flottement et de panique quand j’ai tenté de la détromper. Euh je crois qu’elle n’avait pas compris qu’elle serait seule pour affronter cette journée. Je l’ai rassurée comme j’ai pu, en lui réexpliquant bien comment allait se dérouler la journée, nous avons passées en revue les personnes qui seraient présentes et qu’elle connaissait déjà (à commencer par la maitresse !). Bref, elle semblait finalement toujours aussi enthousiaste !

Mardi matin, la rentrée est à 10h. Elle y restera juste la matinée. Nous avons en effet décidé, comme cela est faisable, que jusqu’en janvier elle irait à l’école uniquement le matin et à partir de janvier nous l’habituerons petit à petit à faire des journées complètes ! Réveil un peu difficile pour Petite Puce. Je profite que la maison soit calme pour préparer tranquillement le petit déjeuner, me préparer. Je veux que ce début de journée se fasse dans la joie et la bonne humeur sans stress inutile… Mais voilà Petite Puce en a décidé autrement. A 1/2h du départ Melle n’a pas fini son petit déj et n’est toujours pas habillée. Je tente de rester zen mais y’a des limites à ma patience. On finit tant bien que mal par partir à l’heure. Le soleil est là, Petite Puce est de bonne humeur toute fière de porter son sac à dos et d’avoir ses deux parents avec elle.

Arrivés devant l’école, les portes sont encore fermées, elle en profite pour aller jouer un peu dans la cours. Moi je jugule tant bien que mal mon stress. Ce n’est pas tant la séparation que me fait peur mais plus l’idée de la laisser dans un environnement quasiment inconnu. Mais surtout cela signifie que mon bébé n’est plus un bébé, Petite Puce est désormais une grande Puce. Voir son enfant grandir c’est magique mais si parfois ils pouvaient rester encore un peu bébé plus longtemps j’avoue que ça serait bien !

Bref, c’est l’heure d’y aller. Je montre à Petite Puce où se trouve son porte-manteau. Nous y laissons son sac avant de pénétrer dans la classe pour rencontrer la maîtresse. Et là j’ai l’impression de rentrer dans un cauchemar. Des enfants sont déjà là, certains jouent tranquillement mais beaucoup pleurs déjà. Nous sommes assaillis par le bruit et les cris. Je sens Petite Puce, qui n’a pas l’habitude d’être dans un environnement si bruyant, paniquer. Heureusement c’est à notre tour de parler à la maitresse. C’est à peine si nous entendons ce qui se dit, Petite Puce est maintenant pétrifiée et se colle à moi comme de la glue. Nous allons donc nous installer à une table pour jouer un peu avec elle. J’essaye petit à petit de lui dire que nous allons partir… catastrophe ! Des premières larmes apparaissent. Je la prends, je nous isole un peu, je la console, nous allons chercher doudou pour plus de réconfort. Mais rien n’y fait. L’ATSEM essaye de lui proposer de jouer avec elle, Petite Puce fourre son nez dans mon cou et refuse toutes paroles. C’est compliqué.

Je re-console, re-câline mais je comprends que rester ne sert à rien, il va falloir partir si je veux qu’elle tente de s’intégrer. De désespoir je me vois contrainte à laisser ma fille en larmes dans les bras de sa maîtresse qui passe d’un enfant qui pleure à un autre. L’heure suivante qui nous sépare de nos retrouvailles s’annonce longue pour moi.

Je la récupère avec bonheur à 11h20, elle semble ravie de nous voir ! La maitresse me rassure : elle s’est vite calmée et tout s’est bien passé. Maintenant il nous reste à lui réexpliquer qu’il va falloir remettre ça jeudi et vendredi et tous les jours qui suivront pour les années à venir…

Moi je suis contente que cette journée soit enfin finie car j’ai pas aimé mais alors pas du tout ! Et dire qu’il va falloir remettre ça tous les ans pendant de nombreuses années. Cela me stress rien que d’y penser !

Bisous et à très vite !

L.

P.S : aujourd’hui jeudi, Melle C. n’était pas du tout motivée pour aller à l’école. J’ai craint le pire et finalement pas une larme et même une ébauche de sourire au moment de la séparation. Et surtout et plus important une petite fille ravie de sa matinée.

P.S’ : Parce que Petite Puce n’est plus vraiment adapté et après avoir longuement hésité ce sera désormais Melle C. (Grande Puce ne me convenait pas !).