Etre forte…

Ces derniers temps c’est ce qu’il revient le plus : il faut que tu sois forte, tu es forte. J’ai parfois du mal à savoir si cela est un compliment ou pas mais par les temps qui courent j’avoue je prends tout ce qui est à prendre.

Mais qu’est-ce que cela signifie ? Etre forte pour quoi ? Pour gérer le quotidien ? Pour gérer nos filles ? Pour gérer la maladie ? Et être forte signifierai que je le fais ?

Est-ce parce que je donne l’impression de tout gérer ? C’est tellement facile pour moi de me plonger dans les choses du quotidien afin d’oublier, c’est ma façon à moi de fuir. Est-ce que je suis forte parce que je n’ai pas craqué en public ? Ou est-ce parce que l’on a décidé de rire de tout et surtout de la maladie ?

Seule je ne suis pas aussi forte que l’on pourrait le croire, je sais que c’est une façade que je me suis construite au fil des ans pour être à la hauteur de mon histoire familiale. Je passe ma vie à me battre pour ne pas reproduire les schémas des femmes de ma famille et en même temps à tenter de me montrer à leur hauteur.

Toutefois, la maladie m’a fait comprendre que oui j’étais forte. Cette force je la puise dans le regard de mes filles et de mon mari. Pour eux je suis prête à déplacer les montagnes et à me battre contre vents et marées. Sans eux, je ne suis pas grand-chose, juste une coquille vide. Depuis toujours on m’a appris à ne compter que sur moi-même pour ne pas être déçue. Aujourd’hui j’apprends, avec beaucoup de difficultés, à demander de l’aide car c’est aussi ça être forte : savoir s’entourer des bonnes personnes, connaître ses limites et se permettre de craquer.

Je ne suis pas forte, nous sommes forts et c’est aussi grâce à vous.

L.

Billet perdu dans les méandres de mon PC et que je viens de retrouver. Même si la maladie n’est plus là, je trouve qu’il n’en reste pas moins vrai.

Je vous promets…

Bonjour,

Enfin de retour ! Ce n’était pas le prochain billet que j’avais prévu de publier mais actualité oblige les autres attendront.

Ce billet il faut que je l’écrive pour le bien de ma santé morale, pour le bien de ma famille car à ressasser je vais devenir non seulement folle mais également aigrie. Tout tourne en boucle dans ma tête et je n’arrive pas à passer outre alors peut-être que jeter tout cela sur mon clavier cela m’aidera.

Maintenant toute la question est de savoir comment mettre tout ça en forme ! Peut-être en commençant par le commencement ! Pour planter rapidement le décor ce week-end nous étions « invités » chez les parents de L’Homme. Ils ont déménagé il y a 3 mois aux Sables d’Olonne (depuis le temps que j’en rêvais). C’était donc notre première visite (et s’il ne tenait qu’à nous la seule). Nous sommes arrivés samedi midi retour mardi matin.

Je crois que raconter de manière linéaire et temporelle notre week-end n’a pas grand-chose d’intéressant et je pourrais toujours raconter les bons moments (oui il y en a eu car j’ai des amies géniales) et les moments drôles dans un autre billet. Quand à vous raconter dans les moindres détails, ou même sans rentrer dans les détails d’ailleurs, ce qui me mets dans un tel état serait une prose pleine de méchanceté et d’immondices totalement indigeste à lire. Alors je vais tenter de trouver un autre moyen d’exorciser tant de méchanceté gratuite.

Lettre à mes filles adorées et à leurs futur(e)s conjoint(e)s

Je vous aime. Vous êtes les amours de ma vie. Je vous le répète tous les matins au lever et tous les soirs avant de vous coucher et à chaque fois que je le peux. Dans quelques années vous trouverez sûrement que je suis soûlante mais il me semble essentiel que vous le sachiez, que vous ne perdiez jamais de vu que quoiqu’il arrive dans nos vies vous êtes et vous serez toujours mes filles chéries, mes amours.

Cette lettre est ma façon de vous promettre que je ne serais jamais une Maman parfaite, que je n’ai pas la prétention de le devenir mais que je serai toujours une Maman aimante et tolérante.

Depuis quelques temps déjà, je t’explique Melle C. (et Petite L. je te dirais la même chose dans quelques années) que tu es libre de choisir ta vie, d’aimer qui tu le souhaites, de fonder ou non une famille, de choisir le métier que tu souhaites, de te tromper et de recommencer. Je le pense sincèrement. La seule chose que je rêve pour vous c’est que vous soyez heureuses et épanouies. Le reste n’a que peu d’importance on fera face ensemble.

Je vous promets que nous vous aiderons du mieux que nous pourrons, notre porte sera toujours ouverte pour vous, vos amis, ceux qui vous sont chers. Nous respecterons vos choix car ce sont les vôtres, et si vous vous trompez nous serons là et j’espère ne jamais prononcer ses phrases si blessantes et méchantes.

Je vous promets que celui ou celle que vous choisirez pour faire votre vie sera toujours le bienvenu chez nous. Je ne m’arrogerais jamais le droit de juger qui que ce soit en fonction de sa couleur de peau, de religion, de conviction politique, d’origine sociale, de genre ou autre critère à la noix. La seule chose que je lui demande c’est de vous aimer au moins autant que je vous aime, de vous traiter avec amour et bienveillance, de vous faire rire et de vous rendre heureuse. Riche ou pauvre, fille ou garçon, de droite ou de gauche je m’en fous (oui Melle C. je sais c’est un gros mot !).

Je vous promets de ne pas intervenir dans l’éducation de vos enfants si vous souhaitez en avoir. Juste de les aimer comme ils le méritent et cela que vous en ayez un, deux, trois ou dix.

Je vous promets d’être la grand-mère gâteau que je n’ai pas pu vous donner, de les chouchouter, câliner, écouter et cela quel que soit leur âge.

Je vous promets de connaitre leurs prénoms, date de naissance… cela peut paraître évident mais cela ne l’est pas toujours.

Je vous promets d’investir dans un minimum d’équipement afin de rendre votre vie juste un peu plus simple.

Je vous promets de ne pas les promener comme des trophées, de ne pas les exhiber pour mon plaisir, de les respecter en tant qu’individus et non comme des choses.

Je vous promets de me rappeler que ce sont des enfants et qu’ils ont le droit de faire du bruit, de  tâcher, de toucher ce qu’ils souhaitent, de jouer avec leurs amis. J’ai confiance en vous, en l’éducation que vous leur donnerez pour ne pas me soucier de tout cela. Je veux qu’ils se sentent comme chez eux.

Je vous promets que notre maison sera toujours la vôtre. Je veux que vous vous y sentiez comme chez vous et cela même lorsque vous aurez votre propre chez vous.

Je vous promets tout simplement de respecter vos choix, vos vies et cela même si ce n’est pas les choix que j’aurais pu faire pour vous. Je veux que vous vous sentiez libre de mener votre vie comme vous en avez envie sans jamais avoir la peur de me décevoir, sans que vous puissiez imaginer un instant que je vous aimerai moins.

Je n’imagine pas vraiment votre avenir car ce n’est pas à moi de l’écrire. La seule chose que j’arrive à imaginer c’est vous heureuses, belles, une maison remplie de vos rires, des rires de vos proches et de vos enfants et moi avec L’Homme vous regardant en me disant que j’ai accomplie ce pour quoi je suis faite : vous aimer. Vous êtes et vous serez toujours les personnes les plus importantes de ma vie.

Je vous promets que cela ne changera jamais.

Je vous aime fort fort fort mes grandes filles chéries.

Le triangle d’incompatibilité de Mundell ou ma théorie personnelle sur la vie…

Hello,
 
Une fois n’est pas coutume j’écris en pleine journée pendant ma pause déj. Si je n’ai pas le temps de finir, je publierai ce billet ce soir ! Je pense qu’il servira de prologue au billet que j’espère publier demain soir !
 
Pour les non économistes, ou piqûre de rappel pour les économistes qui auraient oublié nos chers cours de fac, voici la définition du triangle d’incompatibilité de Mundell que l’on trouve sur Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil).
 
Le triangle d’incompatibilité ou triangle de Mundell, est un principe économique développé par Robert Mundell et Marcus Fleming dans les années 60, selon lequel, dans un contexte international, une économie ne peut pas atteindre simultanément les 3 objectifs suivants :
 
  • avoir un régime de change fixe
  • disposer d’une politique monétaire autonome.
  • avoir une parfaite liberté de circulation des capitaux (intégration financière)

Par contre, si l’un de ces objectifs est abandonné, les 2 autres deviennent réalisables.

En représentation graphique, les 3 objectifs sont représentés par les 3 côtés d’un triangle équilatéral, en face desquels chaque sommet représente :
  • Les changes flottants : Avec des changes flottants et une mobilité des capitaux, il peut y avoir l’indépendance de la politique économique
  •  L’union monétaire : Si l’on abandonne son autonomie à la politique monétaire, on peut avoir des changes fixes et une mobilité parfaite
    des capitaux.
  • L’autarcie financière : Dans le cas où il n’y aucun mouvement international de capitaux, il est possible de concilier des changes fixes et une politique économique interne.

Le Système de Bretton Woods de 1944 à 1971 était basé sur un régime de change fixe basé sur l’Étalon-or. Il n’y avait par contre aucune circulation de capitaux. A partir de 1973, naît le système des changes flottants et les marchés financiers modernes.

La volonté de concilier les 3 objectifs aboutit logiquement à une crise monétaire et financière comme le confirme par exemple la crise économique asiatique en 1997 ou mexicaine en 1995.
 
Pour résumé : on ne peut jamais tenir les trois objectifs en même temps. Il est alors nécessaire d’en abandonner un pour que le système n’entraine pas une grave crise, qui sera selon cette théorie financière !
 
Je me suis donc demandée jusqu’à quel point cette théorie pouvait s’adapter à ma vie de tous les jours. Existe-t-il des domaines totalement incompatibles ? Faut-il pour être heureuse que tous les objectifs soient au vert ? Et si cela n’est pas possible, cela veut-il dire que je suis condamnée à être malheureuse ? Oui je sais je me pose pleins de questions existentielles qui paraissent totalement loufoque. Je dois bien être la seule à réfléchir à la théorie de Mundell le matin en allant à la gare. Enfin comme quoi je me souviens encore de certains de mes cours d’éco aussi lointains soient-ils. En même temps Mundell a légèrement traumatisé toute la scolarité à la fac : c’est aussi à lui qu’on doit ses fichus courbes IS/LM/FE… oui oui c’est lui le FE, cette put… de courbe qui compliquait tous mes graphs !
 
Bref, j’en suis du coup, un matin où j’étais encore plus à l’ouest que d’hab, arrivée à créer ma propre théorie du triangle d’incompatibilité. j’ai remplacé les paramètres et vu si cela s’appliquer. Et pour une fois, une théorie économique semble marcher… enfin pour moi !
J’ai pris pour objectifs :
  • Ma vie professionnelle
  • Ma vie amoureuse
  • Mes relations familiales.

Personnellement je pense que ce sont les critères les plus importants pour définir une vie parfaite. Mais en grandissant je me suis aperçue que la perfection n’était pas de ce monde ! C’est même ma frangine qui alors qu’elle avait quoi 6 ans à tout casser qui m’a sortie : « mais tu sais la vie n’est pas parfaite Laetitia ». J’avoue que sur le coup elle m’a scotché la môme !

Alors comment arriver à être heureuse ? Pendant des années je me suis battue avec moi-même pour arriver tant bien que mal à concilier les trois. Essayer de réussir une carrière sans mettre en péril ma vie privée, autant vous dire qu’en faisant 50 heures par semaine c’est totalement injouable ! Combiner vie privée et famille : guère plus aisé car j’ai une sale tendance à me laisser bouffer par mes problèmes des autres, j’essaye de tout prendre en charge et irrémédiablement je craque. Et  puis faut l’avouer ma famille est composée d’une bande de fou, et mon homme n’est guère mieux parfois !
 
Alors concilier les trois en même temps… Situation rendue encore plus difficile par un manque de considération des différents protagonistes et peu d’aide extérieure. Résultat : une vie à courir tout le temps après tout en passant totalement à côté de ces petits riens qui auraient pu me rendre heureuse.
 
Ainsi après quelques années un peu épiques, j’ai aussi remarqué que lorsqu’au boulot tout se passait bien et que ma chère famille ne me prenais pas la tête dans ma vie amoureuse et plus personnelle, c’était le début du fiasco. Il n’y a qu’à voir mon année 2005. A l’inverse quand ma vie professionnelle était en berne ma vie amoureuse et mes relations familiales étaient plus harmonieuses.
Bon le problème c’est lorsque un seul des facteurs est au rdv… voir pire quand aucun n’est présent ! Là je frôle la crise de nerfs ! Crise qui ne manqua pas d’arriver quand je me suis faite licenciée, que mes relations amoureuses sont devenues plus que chaotiques et que les relations avec ma mère et ma sœur ont commencé à se tendre…
 
Existe-t-il donc un lien de cause à effet ? Est-ce que cela signifie que je ne pourrais jamais être heureuse ? Serait-il plus réaliste d’abandonner un des critères ou tout du moins lui laisser prendre moins de place dans ma vie ?
 
Autant vous dire tout de suite, je n’ai pas les réponses à mes questions. Je sais juste que depuis quelques moi j’ai arrêté de tout vouloir en même temps, puisque invariablement je courrais droit à l’échec, j’ai mis en application m’a théorie et privilégié les aspects qui me semblaient essentiels à mon  bonheur et mis en attente les autres. Peut être qu’un jour je serais assez forte pour aller contre cette incompatibilité structurelle et que j’arriverais enfin à cumuler les trois ! Après tout la vie n’est pas parfaite mais l’espoir fait vivre !!!
 
Pour le moment même si ma vie n’est pas parfaite, je suis heureuse et ça c’est l’essentiel ! Comme quoi finalement toutes ses jolies théories que j’ai apprise pendant ma scolarité ne sont pas forcément inutile ! Bon je vous l’accorde Mundell n’avait certainement pas vu sa jolie théorie sous cette angle et doit se retourner dans sa tombe, et ne parlons pas de mes profs qui doivent se dire que je suis irrécupérable… mais après tout moi et mes idées totalement barj… c’est aussi ce qui fait mon charme !
 
A demain pour la suite !
Bisous xxooxx
L.
 
P.S’ : je fais suite au commentaire de Ludo… peut être à t-il raison l’idée serait de trouver l’équilibre parfait entre les trois. Euh par contre bonjour la galère !
 
P.S »: petite justification personnelle. Je n’ai pas « abandonné » un des trois criètères pour que les autres soient à la hausse. J’ai juste arrêté de me prendre la tête et de me battre pour quelque chose qui me demandait trop d’énergie et qui de fait mettait le reste de ma vie en péril. Ma solution peut paraître lâche. Mais alors déjà ça je m’en fiche et puis j’ai décidé pour une fois de faire ce qui était le mieux pour moi, de me préserver bref au dire de certains d’être qu’une égoïste. Je l’assume pleinement, je suis bien dans ma vie je ne vois pas pourquoi j’irais tout foutre en l’air, je ne suis pas maso.

Début et fin de ma journée à DisneyLand Paris

Me voilà déjà de retour. Finalement on devient vite accroc à cette petite bête là (mon blog !).
 
Finalement je me suis aperçue hier que je ne vous avez pas raconté ma journée à DisneyLand. Pourtant, je vous jure, c’était une journée fantastique à noter dans les annales… Me suis jamais autant servi de mon portable que ce jour là ainsi que de mon APN (mais ça vous le savez déjà) !
 
DisneyLand Paris… quand j’étais petite j’en rêvais, j’ai même fait la tête à ma Grand Mère toute une journée parce qu’elle a refusé de m’y amener quand je venais en vacances, soit disant pas assez pédagogique. Maintenant que je connais, je sais qu’elle avait tort : on apprend pleins de choses là bas (apprendre à dépenser toujours plus d’argent, déjouer les pièges, à se faufiler dans les files et on entend pleins de langues différentes… bref, des notions de maths, d’éco, de langues et d’histoire : un cahier de vacances en une journée !) !
 
La première fois que j’y suis allée j’avais 18 ans, c’était magique, superbe et ça reste un très beau souvenir. Je crois que j’ai rarement autant ri que ce jour là. La deuxième fois, j’y suis allée en hiver, me souviens surtout de la pluie, du froid et du monde, mais j’étais amoureuse ça reste un merveilleux souvenir. Bon la 3ème fois c’était de nuit, j’ai vu le parc autrement. La 4ème, je l’ai fait avec ma meilleure amie qui était en France, alors c’était fou rire à répétition et puis j’ai fait ce dont toute personne normalement constituée rêve : j’ai déjeuné au restaurant des Pirates. La 5ème fois je l’ai fait avec mes copains, c’était pour l’ouverture du nouveau parc (je vous le déconseille d’ailleurs, y’a rien à voir) donc ça changeait un peu et puis l’aventure avait commencé dès le voyage en TGV avec le litre et demi de punch que j’avais préparé !
Entre toutes ces fois remarquables j’ai bien dû y aller 3 ou 4 fois mais c’était beaucoup moins mémorable.
 
Alors cette fois quand j’ai demandé à ma petite sœur (13ans) ce qu’elle voulait faire et qu’elle m’a répondu Mickey, la première chose qui m’est venu à l’esprit c’est « oh non pas encore ». Mais dans ma grande générosité je me suis tu et j’ai répondu « bien sûr ma princesse ». J’aurais mieux fait de me casser le bras. On décide d’une date, et mon autre petite sœur (18 ans) se joint à nous.
Je profite d’aller faire mes courses chez Auchan pour aller prendre les billets dit Francilien (pub vu dans le Métro). Là on me répond qu’il faut une date exacte. Les problèmes commencent… comme si moi Laetitia, j’étais capable de programmer quelque chose. Bon je prends mon courage à deux mains, je regarde le planning de la famille… rien que ça c’est un casse tête : il faut que mes sœurs soient toutes les 2 sur Paris, que cela n’empiète pas sur ce que ma mère veut faire et que cela soit 5 jours après l’achat des billets, bref un vrai casse tête et pourtant pour moi j’ai eu des cours de gestion de production pour m’aider. Je décide de mettre de côté ma vie perso et mes obligations diverses : faut pas trop en demander à mon pauvre petit cerveau (il a de la chance il est en vacances lui !). Ça y’est miracle j’ai trouvé une date : le 03 août. 
 
Nous voilà donc le 03 août. En avant pour Disney dans la joie et la bonne humeur… euh peut être pas non plus. D’abord levé 6h15…  je suis réveillée depuis 1h par mes petites sœurs (3 filles dans une même pièce c’est pas humain), j’ai dormi 4 heures, on est vraiment très loin des 10h exigées par mon corps, oui je sais je suis une grosse dormeuse. 3 filles sous la douche un matin aux aurores avec un timing serré… c’est le genre d’épreuve qu’on devrait faire passer aux mecs des services spéciaux. Il faut une sacrée endurance et une patience d’ange… tout ce que je n’ai pas.
Bon on finit par être prêtes… le calvaire de la journée peut commencer. Tout d’abord au programme 2h de transports pour y aller et 45€ de dépensé rien qu’en transports. Je sens la tension monter d’un cran. Zen restons zen.
 
On finit par arriver à Marne La Vallée sans trop d’encombre, j’ai même pu continuer ma nuit ! Et là, à peine sorties du RER que voit on, enfin que sent on ? La pluie et le froid. Je crois que j’ai choisi le pire jour de la semaine. Mais comme j’ai pris les billets un jour où il faisait 30°C à 10h du mat je n’ai pas imaginé un instant qu’il pourrait pleuvoir. Ils sont malins chez Disney, comme le jour est imposé ben s’il pleut t’as pas le choix t’y vas qd même. Mais comme ils sont gentils il te vendent de jolis ponchos jaune pour un prix exorbitant. L’avantage de la pluie c’est qu’il n’y a personne.
 
La matinée se passe, sous la pluie… c’est triste un parc d’attraction sous la pluie. Chaque fois c’est le même parcours, aller chercher un fastpass, maison fantôme, train dans la mine, Indiana Jones, tiens il a changé cette fois il est à l’endroit. Au moins ça m’évitera peut être d’être malade.
1ère constatation de la journée : c’est dingue comme les gens sont stressés (moi la première) et pas heureux. Je n’ai vu aucun enfant avec le sourire aux lèvres. Et mes frangines ne font pas exception.
Heure du déj… pourvu que cette fois on m’épargne le hamburger maison. C’est un truc que j’ai jamais compris : comment on peut vendre quelque chose d’aussi mauvais à un tel prix ? Bon finalement ça sera sandwich. Addition 4,60€ le jambon fromage… à ce prix là je ne prends pas de dessert et je le déguste.
Après ça direction Discovery Land pour faire Space Montain. Je vais pouvoir tester le nouveau parcours. C’est parti… Résultat j’aurais peut-être du éviter cette attraction. Le seul changement que j’ai vu c’est qu’on est ballotté encore plus qu’avant, me suis cogné la tête un nombre incalculable de fois au point de me retourner l’estomac. Heureusement j’avais enlevé mes lunettes, au moins y’a pas eu de casse ! Suis pas prête de le refaire croyez moi.
On finit par Ze attraction, Buz L’Eclair, le petit dernier du parc. Y’a jusqu’à une heure de queue et faut prendre son fastpass 3h avant. Il parait que c’est génial, c’est interactif, ça tourne à 360°C, etc etc… Mon avis ? Euh c’est peut être parce que j’ai passé l’âge mais déjà il me faut 3 plombes pour comprendre ce qu’il faut faire (d’ailleurs j’ai compris au moment où c’était fini), on a des pistolets laser et faut tirer sur des cibles. Mmmm, mais faut encore voir les cibles (et ça ça reste la partie la plus simple) et viser pour faire augmenter le score. Mon problème c’est que l’on est dans le noir, que je n’ai toujours pas compris comment on pouvait savoir si on visait bien la cible… alors je tire à tout va. Résultat le môme de devant a fait un score 10 fois supérieur au mien et il avait à peine 10 ans. Honte à moi !
Pour ma défense (vous avez remarqué il me faut toujours une excuse pour tout !) j’ai jamais su viser, en cours quand je voulais envoyer des bouts de cuillère en plastique (plus économique que le papier car piquées à la cantine) sur mon voisin de devant je trouvais moyen de toucher le prof de math qui était dans l’allée (ouf il a jamais su que c’était moi !).
 
On finit la journée comme il se doit par la visite obligatoire des magasins. C’est dingue le nombre de choses inutiles qu’il y  a vendre. Et ce qui est encore le plus dingue ce sont les prix proposés… Je vous épargnerai les 2 heures de transports retour et la délivrance que c’est d’enlever ses chaussures et d’être chez soi au chaud.
 
Pour résumé : je ne suis pas prête d’y remettre les pieds avant un très long moment. Mon seul réconfort avoir fait pleins de jolies photos !
 
L.
 
P.S : (oui j’adore les P.S) : quelqu’un pourrait il m’expliquer un mystère. Je vous explique, chez Mickey, ils ont mis en place pour les grosses attractions des Fastpass pour permettre d’accéder à une heure donnée à l’attraction plus rapidement. Invention génialissime il faut bien l’avouer. Mais ce que je ne comprends pas c’est pourquoi il y a des gens qui continuent à attendre sur ces dites attractions et faire jusqu’à 1h de queue. Ils sont fous ces touristes.
Et mystère n°2 : pourquoi les gens ont l’air si triste et si peu heureux de vivre là bas ? Bon d’accord on ne peut pas dire que j’étais la personne la plus joyeuse du parc mais quand même…
 
Je tiens à préciser qu’il n’y a eu finalement  maltraitance qu’envers mes pieds et que j’ai donc ramené tout le monde à bon port.