Nostalgie en musique

Me revoilà, je n’avais rien d’intéressant à écrire et aucunes anecdotes sarcastiques à raconter alors pour une fois j’ai préféré me taire ! Mais ce soir je sais pas, j’avais envie d’écrire… Le problème c’est que je n’ai pas encore trouvé le thème que j’allais aborder. J’hésite encore entre la famille, les amis, la galère de devoir aller faire ses courses ou la musique.
Je vous l’accorde c’est assez disparate comme choix. Finalement je crois que je vais parler de ce qui me pèse tout simplement, après tout ça sert à ça un blog. Non ?!
Ce soir, j’ai pas trop le moral, on dira que j’ai eu une mauvaise journée, enfin mauvaise n’est pas le terme, juste une journée difficile. Une journée d’adulte, où on prend conscience que la mort, la vieillesse, le malheur et la douleur font parti intégrante de notre vie, une journée où on n’a pas envie d’être grand, on a pas envie de comprendre ces concepts cruels. Bref, une journée à la couleur du temps, grise, pluvieuse, triste et morne.
D’habitude quand je passe une journée comme ça, je me réfugie dans mon cocon, je me fais un chocolat chaud (je suis sûre que ma mère parlerait de régression en enfance, elle aurait pas tort pour une fois !), je me glisse sous une couverture devant la télé devant quelque chose qui me fait rire. Mais aujourd’hui ça n’a pas marché d’abord parceque je n’ai plus de chocolat (forcément je suis allée faire les courses vendredi et j’ai encore oublié la moitié de ce que je devais prendre) et que pour une fois « Simple Life » ne m’a pas fait hurler de rire. Oui j’avoue j’adore ce programme, c’est une énorme connerie mais j’adore. Pas de pot, ce soir nos deux blondes en puissance avaient décidé de ne pas faire trop de conneries et elles étaient presque (je dis bien presque car il ne faut rien exagérer) attachantes à s’occuper de ces bambins. Enfin pour ne rien arranger le film de ce soir c’était « Jeux d’enfants » dans le genre pas drôle et déprimant on fait pas mieux. Euh, je vous l’accorde je suis une vrai madeleine. Cap ou pas cap d’aimer, de vivre, de mourir, d’aimer à en mourir, c’était un peu trop pour moi aujourd’hui.
Du coup, il ne me restait plus qu’à me tourner vers mon fidèle ami : mon ordinateur ! Un jour je reviendrai sur cette invention merveilleuse qu’est l’ordinateur et surtout Internet !
Vous avez déjà remarqué tous les souvenirs qui peuvent se raccorder à une chanson ? N’ayant pas le moral et comme je suis totalement maso, j’ai eu envie d’écouter ma sélection coup de blues. Vous savez cette sélection que tout le monde a chez soi, qu’on écoute seule avec un pot de Nutella. Elle contient que des chansons bien déprimantes, ces vieilles chansons qu’on écoutait quand on était ado, ces vieux slows bien kitch qu’on retrouve dans certains films au moment critique où la princesse est persuadée que son prince ne l’aime pas. La plupart de ces chansons sont nulles d’un point de vue musical, et même sous la torture je n’ose pas toujours avouer que je les ai, quand on me pose la question, je feinte parfois en disant que ce n’est pas à moi ! Quand je les écoute je me retourne instantanément dans mon passé… je me vois dans une voiture avec celui que je considérais à l’époque comme l’amour de ma vie (7 ans après j’ai encore parfois l’illusion d’y croire), sur le front de mer, il faisait beau, j’étais heureuse avec lui, cette chanson passait à la radio (pouvait toujours rêver pour que je vous donne le titre), je revis mon premier chagrin d’amour et ma dispute pour un garçon et ma réconciliation avec celle qui à l’époque du collège était ma meilleure amie,… sur d’autres j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, il y en a même que je ne peux toujours pas écouter. Non Woman No Cry de Bob, me fait retourner en Nouvelle Zélande, sur la route de Whangarei après un we en camps, la chanson de Robin des Bois, me rappelle les cours de musique et ma meilleure amie, la BO de Dirty Dancing, un jour de pluie à la maison de la Pointe, on avait mis des matelas par terre dans le salon, on était affalées dessus, y’avait ma mère, Elisa ma petite soeur et une copine… Alors en fermant les yeux et en me concentrant un peu je suis à nouveau là-bas, je peux sentir les odeurs, entendre les rires, voir les larmes, entendre des anecdotes sans intérêts, revoir les images de mon passé… et l’espace d’un instant je peux oublier que je ne suis plus une enfant, ni même une ado… l’espace d’un instant je peux enfin oublier la douleur, la tristesse et l’absurdité de la vie.
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