L’année scolaire s’achève… enfin ! Bilan

Bonjour,

L’année scolaire touchant (enfin) à sa fin il est temps de dresser un petit bilan. Pour rappel cette année Petite L. rentrait en petite section de maternelle et Melle C. en CE1. Sur le papier tout aurait dû être simple. Elles avaient chacune les maîtresses que je souhaitais, Melle C. avait dans sa classe sa meilleure amie et retrouvait des copains de maternelle.

Sauf qu’au final rien n’a été vraiment simple….

Petite L. était impatiente de rentrer à l’école. Depuis le temps qu’elle accompagnait sa sœur c’était enfin son tour. Elle connaissait déjà sa maîtresse et un camarade de classe. Pour être honnête si je me place de son point de vue je pense que dans l’ensemble, elle a apprécié son année. Elle a trouvé que ces copains de classe étaient des bébés et a fini par se faire des copains en grande section. Elle a compris que les matinées en classe ne lui permettaient pas d’apprendre tout ce qu’elle souhaitait et donc choisissait souvent l’après-midi de faire des choses qui la stimulait un peu plus que les pauvres puzzles de 9 pièces de sa classe. Mais qu’à l’école on faisait plus souvent de la peinture qu’à la maison ! Elle a réussi à trouver un équilibre entre l’école et la maison.

Ce sont, finalement, mes relations avec la maîtresse qui ont été plus compliquées. Dès la deuxième semaine j’ai compris que cette année allait être très longue. Je me suis rapidement vu reprocher que ma fille voulait trop bien faire, et était trop minutieuse. J’ai essayé de faire comprendre que Petite L. était un peu différente des autres enfants de la classe, qu’elle n’avait peut-être pas le même niveau et qu’elle avait donc besoin de faire des choses différentes… Non parce que apprendre les couleurs et à compter jusqu’à 5 ou l’initiale de son prénom ça ne l’amuse pas des masses. Alors elle prend du temps pour faire bien, pour colorier sans dépasser, pour découper correctement… Mais la maîtresse n’a pas voulu l’entendre. Selon elle ma fille était comme cela car je lui mettais trop de pression. Ce discours je l’ai entendu toute l’année quasiment. Le bilan de fin d’année avec la maîtresse a été le même qu’elle m’a fait lors de la 2ème semaine. Et paradoxalement le peu de fois où Louise s’est lâchée en sautant ou courant en classe, en criant… j’ai eu le droit à des réflexions comme quoi aujourd’hui elle n’avait pas été sage… A un moment donné il serait gentil d’être cohérent.

Bref, j’ai arrêté de me prendre la tête ou enfin j’ai essayé de moins me la prendre. J’ai compris que ça ne servirait à rien. La maîtresse a un souci à gérer les enfants qui ne rentrent pas dans les cases mais j’ai décidé que ça serait son problème à elle et pas celui de ma fille. Moi il fallait que je prenne mon mal en patience et que j’attende que l’année se passe en espérant qu’elle change de maîtresse l’année prochaine.

Pour Melle C. cette année a été très compliquée. Pas d’un point de vue scolaire. Là aucun problème majeur. Elle a encore eu quelques difficultés de concentration en début d’année mais ça a fini par se résoudre. Et aucune réflexion sur le bavardage en classe sur le livret. Elle a fini l’année avec des félicitations. Nous n’en attendions pas moins d’elle !

C’est d’un point de vu relationnel que ça a été difficile. Il faut dire les choses clairement elle est dans une classe de m***. Pour la 1ère fois, 2 élèves ont été exclus de la sortie de fin d’année. L’un pour avoir forcé un autre élève à boire une gourde remplie d’un liquide inapproprié et non comestible on va dire (et il savait clairement ce qu’il y avait dans la gourde) et l’autre pour vandalisme et saccage d’une salle de classe. Voilà… Pour rappel Melle C. est en CE1.

L’ambiance de classe a été infecte jusqu’en février. Résultat une maîtresse qui passe plus de temps à faire de la discipline qu’à faire classe, qui crie beaucoup, une ambiance de travail déplorable et à la maison une petite fille qui ne voulait plus aller à l’école. Quand on connait Melle C. il y a de quoi trouver cela inquiétant.

Cette année, elle a entre autre reçu un coup de poing dans le ventre, on lui a fait un croche-pied sans raison juste parce qu’un gamin était de mauvaise humeur, son voisin de table (un des gamins exclus) lui a sciemment abîmé son cartable pour ensuite la narguer. J’ai fini par exiger qu’elle change de voisin de table. Cela a été plus simple ensuite. Mais  je ne compte plus le nombre de fois où j’ai récupéré ma fille en larmes ou au bord des larmes.

Cela a fini par se calmer et l’ambiance s’est doucement améliorée. Mais cela a totalement pourri l’année de Melle C. et cela a eu des répercussions sur notre vie de famille avec une petite fille mal dans sa peau à l’école qui nous l’a fait subir à la maison.

Il y a quand même eu de chouettes moments comme cette sortie de fin d’année à la plage, les jeux entre copines, l’atelier théâtre qu’elle a pu suivre le midi et le projet « chorale opéra » qui l’a passionné. Et heureusement !

Il est toutefois temps que cette année se finisse… J’espère que le CE2 et la Moyenne Section se passeront mieux. Toutefois, nous réfléchissons sérieusement à les inscrire dans le privé pour la dernière année de maternelle de Petite L. L’herbe n’est pas plus verte ailleurs mais il n’empêche qu’il y a moins de problème de discipline avec un meilleur niveau.

L.

Ma Petite L.

Voilà un moment que je veux écrire ce billet mais j’ai eu du mal à trouver les mots…

Ma Petite L. mon bébé d’amour, ma presque grande fille chérie, mon petit miracle…

Parfois j’essaye de me souvenir comment était la vie avant que tu ne sois dans notre vie et un peu comme j’ai du mal à imaginer la vie que nous avions avant ta sœur, j’ai du mal à me rappeler comment c’était avant toi.

Tu es tellement toi, à la fois si différente et si semblable à ta grande sœur.

Tu es cette petite fille qui depuis toujours sait ce qu’elle veut, ce qu’elle ne veut pas. J’ai l’impression que même ta conception a répondu à cette logique : c’est quand tu as voulu ! Tu nous imposes tes idées, tes volontés et à nous de faire avec ! Avec toi je dois réapprendre chaque jour à être ta maman, à être patiente. Tant que tu n’as pas décidé ce n’est pas la peine, et tu décides quand tu as envie et pas avant ! Tu sais depuis toujours ce que tu aimes, ce que tu veux, ce que tu ne veux pas. Tu déteste avoir tort, et tu es prête à  accuser un fantôme plutôt que reconnaître tes bêtises. Tu es ma petite gauchère dans une famille de droitier !

Tu es aussi cette petite fille qui, instinctivement sais quand il te faut être discrète, et cela avant même que je ne te le demande. Est-ce que parce que depuis que tu es là, notre famille n’a pas été épargné par les épreuves et le chagrin ? Ou parce que tu arrives à sentir plus finement qu’un autre enfant les changements ? Tu es cette petite fille qui attend avec moi patiemment des heures pour inscrire ta sœur au Conservatoire en comptant les minutes et en observant les escargots, qui lors d’un rendez-vous important demandera juste un feutre ou livre pour s’occuper, qui s’endormira tranquillement sur un canapé pendant un déménagement éprouvant, qui se fera oublier car elle comprend que ce n’est pas son tour…

Tu es cette petite fille qui veut toujours aller plus vite, comme si tu cherchais à rattraper ta grande sœur afin de te montrer à sa hauteur. Depuis toujours tu veux toujours faire comme une grande : manger à table et pas sur une chaise haute, t’habiller seule, faire du vélo de grande, grimper, apprendre à compter, grandir… Aujourd’hui, tu brûles d’apprendre à lire et à écrire pour faire comme ta sœur. Tu veux tellement être grande que parfois j’oublie que tu n’es pas encore vraiment une grande, que tu as le temps de grandir et que c’est à moi de m’assurer que tu prennes ce temps.

Tu es cette petite fille qui est si bien dans ton corps et si timide en même temps. Tu n’accordes que difficilement ta confiance, surtout si ta grande sœur est loin de toi. Je sais que parfois les autres, les inconnus se demandent si tu as un problème : pourquoi une si grande fille refuse de parler, de les regarder. Moi je sais que cela est ta manière de faire, je sais que ce n’est pas de l’impolitesse, ou autre chose, c’est juste que tu as besoin d’observer et d’analyser avant de savoir si tes interlocuteurs sont dignes de ta confiance. Et pourtant lorsque l’on te connait, on sait que tu te laisses facilement apprivoiser !

Tu es cette petite fille réservée, que certains trouvent trop sérieuses mais qui a un sens de l’humour déjà bien marqué. Qui n’aime rien d’autre que rire avec sa sœur et nous faire rire.

Parfois j’ai l’impression que tu es passée trop vite à la grande fille sans passer par la case bébé. Et puis tu m’expliques doctement qu’à la maison tu es bébé d’amour et à l’école tu es Petite L. Alors je suis un peu rassurée, je te prends dans mes bras pour faire le câlin du matin et cela quel que soit l’heure, je respire ton odeur et j’espère que ces moments dureront le plus longtemps possible.

Ma Petite L. mon bébé d’amour, ma presque grande fille chérie, mon petit miracle… je t’aime.

L.

Rentrée en Petite Section bis repetita ou presque !

  • Bonjour,

Voilà, ma Petite L. est une grande elle a fait sa 1ère rentrée. Cette rentrée je l’ai longtemps attendue mais plus elle se rapprochait et plus je la redoutais un peu… Mon bébé n’en est plus vraiment un !

1er septembre on y est… c’est la reprise ! Le sac est prêt, elle a choisi celui de sa grande sœur, doudou est dans le sac, après de longues négociations la robe est choisie… il n’y a plus qu’à ! Petite L. est surexcitée à l’idée d’aller enfin à l’école, plus d’un an qu’elle attend ça !

Cette rentrée est un peu particulière puisque Petite L. ne commencera qu’à 10h20. Nous amenons donc Melle C. dans un premier temps puis nous reviendrons avec Petite L. pour cette très courte matinée.

C’est l’heure il faut y aller. Ouf il fait beau, je peux prendre mes lunettes de soleil (j’assume mon côté pleureuse !). Nous arrivons à l’heure à l’école, c’est l’heure de la récréation pour les moyens et les grands. Petite L. préfèrerait rester jouer dans la cour sur la nouvelle structure que de rentrer en classe. Je lui promets qu’elle aura le temps d’y jouer sur cette structure pendant les trois prochaines années !

Petite L. repère son porte-manteau, pose son sac, un peu comme si elle avait toujours fait ça. Cela aide d’avoir amené sa grande sœur à l’école tous les jours depuis sa naissance ! Doudou ou pas doudou ? Telle est la question ! Après quelques tergiversations, doudou viendra découvrir la classe et la maîtresse ! La maîtresse, Petite L., elle l’a connait déjà et elle l’aime déjà. C’est Super Super Maîtresse de moyenne section. Cela a réjoui tout le monde lorsque nous l’avons appris !

 L’ambiance est calme, pas de pleurs, voilà qui me change de la rentrée de petite section de Melle C.. La maîtresse nous explique alors le déroulement de la matinée et je comprends vite pourquoi j’ai l’impression d’être au pays des bisounours : les parents sont priés de rester avec leur progéniture !

Petite L. explore timidement les lieux. Elle s’assoit à une table de puzzles. Elle me regarde d’un air un peu désabusé en se demandant si c’est une blague en voyant que celui-ci n’a que 6 pièces. On passe la matinée, enfin l’heure, à passer de tables en tables pour regarder les jeux. La maîtresse puis l’Atsem passe nous voir afin de discuter avec elle. Elle accepte de répondre du bout des lèvres en me regardant. Elle a beau être contente d’être à l’école, on ne la changera pas totalement ma Petite L.

Bilan de cette 1ère heure : elle est contente et accepte d’y retourner le lendemain. Moi je n’ai pas pleuré (bon en même temps je ne l’ai pas vraiment quitté) et je ne suis toujours pas rassurée (pas de séparation et toussa !).

Vendredi 2 septembre : 2ème matinée d’école mais en vrai 1ère vrai journée d’école. L’ambiance est quelque peu différente dans la classe… ça pleure, un peu euh non beaucoup en vrai. Là je me retrouve 4 ans en arrière ! La maitresse a deux enfants dans les bras, et deux à chaque jambe. Et chez moi le stress monte inexorablement. Petite L. regarde tous ses enfants pleurer sans vraiment comprendre pourquoi. Un bisou, un câlin et elle part avec la maîtresse (qui s’est libérée une main) en classe. Et cela sans même un regard pour sa maman. Fille indigne !

Ma fille n’ayant pas pleuré, je prends sur moi pour en faire de même ! Je récupère à 11h30 une petite fille un peu azimutée mais heureuse de me voir. Bilan de sa matinée : c’était pas bien, la maîtresse n’est pas bien, elle n’a pas de copains et c’était pas bien. Mais elle veut bien y retourner quand même lundi !

Voilà presque 10 jours que la rentrée a eu lieu. Petite L. est contente d’aller à l’école tous les matins. Il faut presque que je réclame mon bisou… fille indigne je vous dis !!! J’ai encore du mal à savoir ce qu’elle fait en classe. Elle commence tout doucement à me parler des autres enfants (ceux qui pleurent encore !) et de ce qu’elle fait.

Je ne sais pas trop comment va se dérouler cette année, mais tant qu’elle prend plaisir à aller à l’école, je ne vais essayer de ne pas (trop) m’inquiéter !

L.

P.S : comme pour Melle C. je voulais profiter de cette rentrée pour changer le surnom de ma Petite L. mais en même temps j’ai encore envie que ça soit mon bébé alors je sais pas… une idée sur la question ?

Le Parc ou cette jungle pour enfants

Bonjour,IMG_1156

Voilà un moment que j’avais envie de faire ce billet, j’en avais même commencé une ébauche et puis… et puis sur le coup j’ai dû manquer d’inspiration et voilà un long moment que le début végète sur mon PC ! En fait, ce billet j’avais commencé à l’écrire quand je fréquentais le Parc principalement pour Melle C. car Petite L. était trop petite… résultat aujourd’hui on y va à la demande de Melle C. mais aussi de Petite L.

S’il y a bien une chose que je n’aime pas dans mon rôle de Maman c’est bien aller au Parc. J’ai fini par m’y faire et c’est moins désagréable maintenant que les filles sont plus grandes mais franchement ce n’est pas ma tasse de thé. Il y a encore un an je n’aurais pas hésité à vous dire que je haïssais le Parc. Si ce n’est plus de la haine ce n’est toujours pas l’amour fou loin de là. Mais il faut admettre qu’au Parc on a apprend plein de choses sur la nature humaine ! Je crois que les sociologues pourraient en tirer de grandes études comportementales !

Commençons par définir ce qu’est le Parc. Mamie Tahiti croyait que c’était un espace vert avec de arbres où les enfants s’ébattaient en toute tranquillité. Non un endroit comme cela n’existe pas lorsqu’on habite comme nous en ville ! Ici ce qu’on appelle Parc est une aire de jeux destinées aux enfants avec des structures de type toboggan, balançoires, cheval à bascule… le tout recouvert d’un sol plastifié devant amortir les chocs. Nous avons la malchance d’en avoir deux à proximité de chez nous : le Grand Parc et le Petit Parc. Pendant longtemps nous allions au Petit Parc mais Melle C. a grandit et nous sommes désormais des habitués du Grand Parc. Rien que d’écrire que nous sommes des habitués cela me déprime ! Je dois admettre que pour moi le Grand Parc est à la fois mieux car je suis sûre de trouver une place pour m’assoir et plus stressant car les structures sont plus grandes et l’espace de jeux plus important à scanner du regard !

Le Parc c’est un peu mon enfer sur terre. Pourquoi je n’aime pas cela ? Au choix et sans mention inutile à rayer : je m’y ennuie, j’ai l’impression de faire potiche, y’a souvent trop de monde à mon goût, cela fait ressortir mes plus vilains instincts, et parfois cela m’oblige même à être sociable ! Et on y croise souvent les mêmes personnes : certaines agréables, d’autres insupportables.

Ainsi selon les heures, la fréquentation n’est pas la même mais on y trouve une certaine récurrence. Déjà la majorité des adultes sont des femmes, je ne dis pas qu’il n’y a pas de papas mais il faut l’admettre ils sont souvent sous-représentés. Pour les papas célibataires il y a probablement un vivier à explorer ! On retrouvera ensuite 3 grands groupes d’accompagnants : les nounous, les Grands-Parents et les Parents.

En général les nounous sont entre elles, elles forment un gang soudé. Pour les reconnaitre facile : elles ont des poussettes doubles et elles semblent aussi à l’aise que des poissons dans l’eau. Elles papotent, jettent un coup d’œil de temps en temps sur la progéniture qu’elles sont censée garder. De temps en temps on entend un rappel à l’ordre. Et si l’on tend l’oreille pour écouter leurs conversations cela tourne souvent sur leurs employeurs c’est-à-dire les parents des dits enfants qui jouent. Au début cela me choquait de les entendre casser du sucre sur le dos des parents. Probablement parce que je suis moi-même maman et employeur. Mais je me suis aussi rappelée que lorsque l’on travaille en entreprise on se prive pas de critiquer les chefs… c’est le jeu ! Pas très juste, pas très cool mais c’est comme cela je crois. Bon là où ça m’agace c’est que la relation assistante maternelle/employeur n’est pas du tout une relation conventionnelle de patron/employé. Mais cela pourrait faire l’objet d’un billet ! Bref, les nounous du Grand Parc sont loin d’être les plus désagréables et gênantes. Il est par contre assez difficile d’intégrer ce gang. Lorsqu’on connait quelques nounous on est admis du bout des lèvres mais il faut montrer pattes blanches. Cela permet parfois de faire passer le temps plus vite en apprenant des ragots d’autres parents !

Les Grands-Parents sont assez drôles. Ils ne sont clairement pas dans leur univers. On aura deux sortes de Grands Parents d’ailleurs : ceux qui gardent régulièrement leurs petits-enfants et les autres. Les premiers sont un peu plus habitués à être là, ils connaissent les jeux, savent qu’il faut prendre son mal en patience. Ils s’assoient et attendent en regardant la progéniture de leur progéniture s’amuser. Et puis il y a les autres. Là c’est un peu plus drôle. Déjà ils se demandent ce qu’ils sont venus faire dans cette galère.  Ils me font penser à des moutons égarés dans un enclot de loups. Déjà ils sont souvent venus à deux afin, peut-être, d’être plus fort dans l’adversité. Ils n’ont pas compris que leurs petits-enfants veulent juste jouer tranquillement avec leurs amis. Ils sont donc derrières leurs dos. Si par hasard ils sont en charge de petits, ils les surveillent comme du lait sur le feu. On les sent en stress et ils prennent le premier prétexte pour fuir !

Enfin nous avons les parents ! Là encore on pourrait sous diviser les groupes :

  • Les jeunes parents sont touchants. Pour les repérer facile : ils suivent leur petit bout à la culotte. Souvent d’ailleurs celui-ci ne marche pas encore très bien. Ils ont avec eux un sac contenant tout leur appartement. Chacun d’entre nous est passé par cette étape-là, certains étant juste un peu plus stressé que d’autre (et non ce n’était pas mon cas mais par contre c’est celui de L’Homme) ! Ils n’ont pas encore intégrer les règles tacites qui s’appliquent au Parc : le Parc c’est la jungle et non un état de droit. Ils tentent de faire respecter l’ordre et la discipline et réglementer le temps de passage à la balançoire, l’ordre au toboggan. Comme ils ne comprennent pas encore la notion de communautarisme qui y règne. C’est d’ailleurs assez drôle de les voir catastrophés quand leur chérubin emprunte une trottinette, une poussette, un ballon et outré lorsqu’un enfant fait mine d’emprunter un jeu de leur cher petit. Ils apprendront assez vite que ce qu’on apporte au Parc peut être susceptible d’être manipuler par tous, si on ne le veut pas alors cela reste à la maison. Malgré tout ce ne sont pas les plus désagréables, ce sont des justes primipares qui ne peuvent pas s’empêcher de juger les autres parents, ceux qui comme moi laisse leurs enfants en paix ! Au fil des années ils comprendront et changeront de catégories !
  • Les plus enquiquinants ce sont ceux qui viennent pour retrouver leurs copains : déjà ils squattent les bancs comme un troupeau et si possible les meilleures places ! Vous savez celle qui permettent d’avoir une vue d’ensemble du Parc sans avoir à se lever et qui sont au soleil l’hiver et à l’ombre l’été. Ceux-là m’agacent car ils ne viennent pas pour leurs enfants mais pour eux-mêmes et laisse aux autres parents le soin de s’occuper de leurs enfants. Pour eux le Parc est finalement une halte-garderie avec pleins d’adultes chargés de veiller, amuser leurs enfants sans que cela ne leur coûte un sous. Et je les soupçonne de briefer leurs enfants avant car au moindre souci ils viennent te voir toi et pas leurs mères. Tu es foutue si ton enfant a le malheur d’avoir un/une copin(e) dont la mère appartient à cette catégorie. L’extrême vu pendant les vacances : la maman a laissé ses filles pour aller faire quelques courses. Comment je m’en suis aperçue : la petite s’est fait mal et personne pour la consoler.
  • Enfin on aura les autres. Parmi celles-là, il y aura la maman qui veut se faire des amis et qui t’abordera en te flattant le plus souvent, la maman flippée qui ne laisse pas son môme faire un pas, celles qui flippent mais laisse leurs enfants tenter leurs expériences en se rongeant les ongles jusqu’au sang, celles qui passent leur temps à crier, à encourager, à menacer, celles qui se demandent ce qu’elles font dans cette galère et qui regardent l’heure pour calculer quand elles pourront donner le signal du départ… Je me retrouve dans toutes ses mamans car selon mon humeur, l’humeur de mes filles je suis tour à tour toutes ces mamans à la fois.

Au Parc j’y vais par obligation et rarement par plaisir mais après quelques années j’ai appris à ne plus le détester autant. Je pourrais presque prendre du plaisir à voir mon petit ouistiti s’éclater quitte à me faire quelques cheveux blancs au passage. Mais ce que j’aime le plus c’est le retour des beaux jours qui me permettent de ne plus y aller car on peut réinvestir le jardin de la résidence !

L.

Les activités extra-scolaire – 2ème année

Hello,

Oui je sais je vous ai fait FullSizeRenderun billet un peu similaire l’année dernière (https://laetitiaeva.wordpress.com/2014/09/24/attendre-encore-et-toujours/) mais j’avais juste envie de pousser à nouveau un coup de gueule. Je ne sais pas comment ça se passe chez vous mais ici c’est la foire d’empoigne et c’est pire d’année en année ou alors c’est pareil et en vieillissant ma patience s’amenuise !

La fin de l’année scolaire rime avec fin des activités extra-scolaires et renouvellement ou non des adhésions. Se pose alors l’éternelle question de ce que voudrait faire Melle C. l’année suivante.

L’année dernière elle faisait natation/danse/éveil musical à raison d’une heure environ par cours (45 min pour la piscine). Le rythme était soutenu mais rien au final rien d’insurmontable pour notre marmotte. Comme je l’imaginais, même si c’était mal parti, elle s’est prise de passion pour la natation et a beaucoup aimé la danse et la musique. Restait donc à savoir si on l’obligeait à lâcher quelque chose ou non. Pas question pour elle d’arrêter la piscine, je tenais à ce qu’elle poursuive la musique. La question de la danse est restée en suspens oui, non, non, oui… Une fois décidé les emm*** peuvent commencer : tracasseries administratives, tenter de ficeler un emploi du temps supportable et qui, si possible, ne fasse pas concurrence à celui d’un ministre, envisager de demander un prêt à notre banquier afin de financer tout cela (!),  et  surtout, surtout, prendre son mal en patience !

Côté natation cette année Melle C. passe dans le groupe supérieur. Résultat nous passons de 45 min d’entrainement par semaine à 2h. Rien que ça ! Voyons le bon côté des choses ma cotisation me revient deux fois mon cher (bizarre mon banquier n’est pas sensible à cet argument). Melle C. est ravie, elle adore son entraineur, elle adore nager et pour le coup elle est plutôt douée (ce n’est pas moi qui le dit, même si je le pense, c’est son entraineur). Moi j’appréhende un peu la fatigue surtout le vendredi soir avec un entrainement de 19h à 20h. Mais au moins de ce côté-là cela a été relativement simple car pas de tests à passer cette année. Il a « juste » fallu déposer le dossier à des heures et dates précises : le soir en plein pendant la rentrée à l’autre bout de la ville ! L’Homme s’y est collé. C’était le bordel, il y a passé plus d’une heure juste pour déposer un chèque, un certificat médical et récupérer un bonnet de bain.  Il n’a pas aimé du tout !

Côté danse : surprise de fin d’année le conservatoire change sa politique de cours. Désormais les élèves de CP auront en danse 2 cours d’1heure par semaine afin de faire du classique et du moderne dans l’idée de se spécialiser l’année suivante. Impossible de ne faire qu’une heure ça serait trop simple. Je n’ai pas trop compris le but. Est-ce qu’ils espèrent repérer de futurs petits rats pour l’opéra ou une danseuse étoile ou est-ce juste le nouveau directeur qui veut marquer son territoire ? Soyons réaliste et objectif Melle C. ne sera jamais une danseuse étoile. Ma fille a beaucoup de qualités et de facilité dans certains domaines mais la danse n’en fait définitivement pas partie ! Elle aime danser mais elle n’est pas douée. C’est un loisir et un plaisir pour elle et c’est parfait. C’est bien à cela que serve les activités extra-scolaires non ? Je veux qu’il en soit toujours ainsi. Le niveau d’excellence recherché par le conservatoire ne colle donc.

En outre, 2h de danse par semaine ce n’est pas clairement possible et encore moins raisonnable. La décision est donc prise d’arrêter la danse avec le conservatoire. Je pensais donc qu’on en avait définitivement fini avec la danse. Mais voilà ma fille m’a arnaqué dans les grandes largeurs en me demandant d’en refaire avec l’association où elle était la 1ère année (à l’époque je ne savais pas que les inscriptions se faisait avant la fête des associations et je n’avais donc pas eu de place au conservatoire). Oui je sais c’est mon rôle de parents de mettre des limites et pas à elle de décider de tout… Mais là elle a trouvé en la maman de sa copine Melle A. une alliée de taille. Résultat on a craqué et dit oui. Je sais qu’elle s’y amusera, il ne s’agit que d’un cours par semaine. L’idée maitresse reste le plaisir avant tout et c’est parfait pour nous !

Comme nous n’y étions plus l’année dernière, impossible d’avoir le droit aux inscriptions prioritaire. Il a fallu donc se rendre à la fête des associations. Etant échaudée par les années précédentes je décide de m’y rendre pour 9h soit 1h avant l’ouverture officielle. Ah pas de pot cette année, ils ont changé la donne on ne peut pas rentrer avant l’heure d’ouverture officielle ! Malgré tout il y a déjà du monde devant moi. Ô joie de passer mon samedi matin sous la pluie à attendre, sans la certitude d’avoir une place. Bon ma stratégie a été payante (ou pas) mais Melle C. et Melle A. ont eu une place. Nous étions les 1ers au stand et heureusement car il n’y avait que 6 places.

Côté musique ça se complique. Toujours en lien avec leur nouvelle politique (à la c** si vous voulez mon avis) l’heure d’éveil musicale à laquelle je pensais l’inscrire n’existe plus. Désormais le conservatoire offre deux possibilités pour les élèves entrant en CP :

  • L’élève sait déjà quel instrument il veut faire et a obtenu une place : il devra faire 30 min de solfège/semaine et 1h du dit instrument
  • L’élève n’a aucune idée de ce qu’il veut faire (comme nous) et il pourra faire 1h de solfège/chorale puis s’il obtient une place 1h de découverte d’instruments. Ils testeront en petits groupes 6 instruments dans l’année.

Cela vous parait simple ? Dis comme cela ça l’est. Sauf que pour arriver à comprendre cela il m’a fallu beaucoup de temps et de patience. Nous avons reçu un courrier en fin d’année afin de nous expliquer tout cela. Résultat sur 4 parents avec qui j’en ai discuté, aucun n’a compris la même chose et au final personne n’a rien compris. J’ai fini par aller sur place pour demander des éclaircissements… La pauvre secrétaire en savait à peu près autant que moi. Elle m’a toutefois appris que si on le voulait, Melle C. pouvait déjà choisir un instrument, ah mais je ne l’avais pas noté dans sa feuille de réinscription ? Euh non étant donné que cela n’était demandé nulle part. Dommage ! Comme nous ne l’avons pas inscrit en souhait avant elle n’aura probablement pas de places (mais je ne savais pas qu’il fallait l’inscrire puisque ce n’était pas écrit, argh). En outre elle m’explique qu’a priori le cours de découverte d’instruments n’aura pas de créneaux fixes. Pardon ? Oui les horaires changeront plusieurs fois dans l’année. Euh pardon ? Et lorsqu’on a plusieurs enfants comment fait-on ? Et bien vous passez votre vie au  conservatoire Madame c’est le plus simple…. Mais bien sûre.

Au final en rappelant une nouvelle fois afin de tenter d’avoir d’autres infos (je n’aime pas ne pas comprendre) et afin de tenter de savoirs quels instruments il restait de dispo je démêle un peu tout cela. Côté instruments il ne reste plus que le violoncelle, la contrebasse et la harpe. Euh, comment dire, ça ne va pas être possible. J’ai pitié de mes voisins et de nos oreilles. Les instruments à cordes sans façon. A la limite la guitare mais c’est tout. Donc on se positionne pour l’option 2. Elle m’explique qu’il y aura deux créneaux dans l’année soit elle commence le lundi après-midi et changera en février soit elle commence le mercredi et passera au lundi. Ah mais le lundi c’est en même temps que le cours de solfège. Donc au final il faut espérer pouvoir l’inscrire sur le créneau du mercredi pour le solfège afin qu’elle puisse assister au cours de découverte des instruments du lundi. C’est aussi clair que du jus de boudin. Elle conclue en me disant que de toute façon il faudra venir le 14 septembre à partir de 16h30 pour l’inscrire au cours de solfège car ce qu’on a rempli en juin n’est que l’inscription administrative et on verra à ce moment-là.

Donc hier je me pointe. Les inscriptions devaient commencer à 16h30. Je sais qu’il y aura du monde, je m’organise avec la maman de Melle A. : elle récupère les filles à l’école et moi je vais faire la queue. J’arrive pour 16h en me disant qu’il y aura probablement du monde mais que 1/2h en avance ça devrait être jouable. Quelle naïve : il y a bien 100 personnes devant moi. Je découvre au détour d’une conversation que les 1ers sont là depuis… 13h. Franchement les gens n’ont que ça à faire. Dans quel monde vit-on pour venir plus de 3h avant pour inscrire des enfants à une activité extra-scolaire ? Sachant en plus que ce n’est que pour le solfège.

Une heure plus tard je ressors, je m’estime plutôt chanceuse au final : je n’ai assassiné personne et j’ai réussi à obtenir le créneau souhaité.

Par contre côté découverte des instruments c’est la douche froide. Melle C. a été inscrite suite à mon appel mais pas Melle A. Soucis c’est la maman de Melle A. qui s’occupe des trajets (oui je sais si j’avais mon permis… blablabla on ne va pas revenir dessus ok ?!). En outre les instruments proposés ne vendent pas du rêve : accordéon, hautbois, saxo, flûte à bec, harpe et trompette. Melle C. rêvait d’essayer la clarinette ou la flûte traversière. Raté.

On se pose donc la question de savoir si elle va ou non suivre ce cours. En termes d’organisation cela nous complique sérieusement les choses en tout cas. J’ai jusqu’à samedi pour décider.

Je m’estime malgré tout chanceuse car ceux dont les enfants font un instrument doivent remettre cela aujourd’hui afin de choisir le créneau qui leur convient/ou qu’il reste.

Et cela ce n’était que pour Melle C. d’ici quelques jours il va falloir que j’affronte les inscriptions pour Petite L. et si c’est comme l’année dernière cela va être encore folklo et interminable.

Tout cela me laisse un goût amer. C’est à te dégouter d’inscrire tes enfants à des activités extra-scolaire. J’ai la chance d’être dispo car en congé parental, mais comment font les parents qui travaillent ? Poser  après-midi de suite afin d’inscrire son enfant à la musique ? Oui il est toujours possible de s’entendre avec d’autres parents, mais faut-il en connaitre ? A la fête des associations des parents voulaient inscrire leurs enfants au conservatoire : « Ah mais on ne prend pas d’inscription ici, et puis c’est trop tard c’était la semaine dernière ». Alors certes l’année prochaine ils seront qu’attendre la fête des associations ne sert à rien, mais à quoi sert-elle alors ? Je pensais que le but était de permettre aux Massicois de découvrir toutes les associations présentent en ville et de choisir une activité sportive pour ceux qui le souhaite. Parce que le nombre d’association jouant le jeu est de plus en plus restreint.

Tant que les gens continueront à se pointer 3h avant ce sera toujours la foire mais cela signifie peut-être qu’il faut revoir le système des inscriptions non ? Alors c’est vrai chaque année je râle mais je joue aussi le jeu. Mais soyons honnête je n’ai pas vraiment le choix si je veux que Melle C. continue à faire ce qui lui plait. Toutefois l’année prochaine on réfléchira quand même à deux fois pour la musique.

Moi qui avais toujours traité de fous les parents qui multipliaient les activités pour leurs enfants sans leur laisser le temps de s’ennuyer je trouve que cette année on est plus que limite et cela ne me plait pas beaucoup. Et du coup alléger son emploi du temps avec une heure de musique en moins est très tentant.

L.

P.S : et dans mes malheurs j’ai la chance de ne pas avoir à faire la course au certificat médicale exigé pour la natation et pour la danse. Je les fais faire par ma pédiatre au début de l’été, ils sont valables 3 mois donc c’est parfait. Et cette année il m’en manquait un, elle me l’a fait et laissé au secrétariat pour que je le récupère !

Deux c’est parfait !

Bonjour,

J’ai  commencé à rédiger ce billet en fin d’année dernière mais il est resté inachevé car je n’arrivais pas à mettre mes idées en place puis ensuite je n’arrivais tout simplement à me mettre à mon clavier. Alors que je commence à mettre en vente les affaires des filles je me dis qu’il est temps de le terminer.

J’ai toujours imaginé que ma famille idéale serait composée de trois enfants. Ne me demandez par pourquoi. Pourtant je sais que le chiffre 3 n’est pas toujours idéal dans des relations mais je voulais 3 enfants, et pas forcément 3 filles ! Seulement, parfois en cours de route on change et on change d’avis, aujourd’hui je sais que nous sommes complets avec nos deux filles.

Petite L. est notre bébé miracle, on l’a attendue, désirée, je n’ai jamais imaginé que cela serait si difficile de passer de 3 à 4. Je n’avais pas imaginé à quel point un être aussi petit pourrait bouleverser l’équilibre de la famille. Étonnamment passer du statut de nullipare à primipare ne m’avait pas semblé si difficile que ça. Certes cela ne s’était pas fait sans stress ni culpabilité et sans un certain nombre de nuits merdiques mais j’ai eu le sentiment que devenir maman me permettait d’être enfin complète. Je savais enfin qui j’étais, j’avais trouvé un certain équilibre.

C’est peut-être pour cela que j’étais pressée d’agrandir notre famille. Et puis nous ne voulions pas qu’il y ait trop d’écart entre nos enfants. Je crois que L’Homme a souffert d’être fils unique et moi d’avoir été fille unique pendant trop longtemps. L’un comme l’autre nous savons ce que c’est que d’être le seul centre d’attention de la famille. Nous ne voulions pas cela pour notre fille.

Toutefois, tout ne se déroule pas toujours comme nous le souhaiterions ! Il a fallu 3 ans et 4 mois pour que Petite L. pointe le joli bout de son nez. Avec le recul je ne regrette pas cet écart, je le trouve même parfait !

L’arrivée de Petite L. a été beaucoup plus compliquée que je ne l’imaginais. Il faut que chacun retrouve une nouvelle place, il faut désormais partager son temps et les journées d’un seul coup n’ont plus assez d’heures pour tout caser. Trouver du temps pour tout faire, pour être à l’écoute de la première, tenter de respecter le rythme de la 2ème, trouver du temps pour les corvées, pour l’autre, pour soi, essayer de ne pas se perdre dans le quotidien, trouver du temps pour dormir (et contrairement à ce que Petite L. a voulu me faire croire dormir n’est pas une notion surfaite !), gérer la culpabilité, le stress…

J’ai eu l’impression de jongler avec trop de balles pour moi et d’être obligée d’en laisser tomber certaine le temps d’apprendre. Cela m’a pris un peu plus d’un an avant d’avoir la sensation de retrouver un certain équilibre. Presque un an pour que tout le monde (re)trouve sa place. Un an pour que je me sente à nouveau épanouie dans cette nouvelle famille.

Pendant cette année la question d’un 3ème enfant n’a jamais été d’actualité je ne me suis même pas posée la question à vrai dire. On avait encore le temps. Mais voilà les évènements de l’automne passé m’ont obligé à me poser la question plus vite que je ne le pensé. Chimio et radiothérapie ne sont pas forcément compatibles avec faire des enfants. On nous a pourtant assuré que cela ne devrait pas poser de problème, on pouvait toujours envisager une conservation de sperme.  Cela impliquerait « juste » de passer par la PMA.  Est-ce que j’étais prête à passer par là ? Lorsqu’on croit avoir le temps pour faire les choses on ne s’en préoccupe pas, mais d’un seul coup agrandir la famille est devenu une question récurrente pour moi. Est-ce que je voulais vraiment ou bien je voulais absolument coller à la représentation familiale que je m’étais imaginée.

Même après que l’on ait appris qu’il n’y aurait pas de chimio/radiothérapie j’ai continué à me poser la question. L’Homme lui en voulait deux, il était, toutefois, prêt à me suivre pour un 3ème. A moi de décider… Trancher entre des contraintes financières et matérielles et une envie, essayer de comprendre cette envie et de voir si elle était réelle ou juste chimérique. J’avoue je me suis fait pas mal de nœuds au cerveau.

Et un jour j’ai décidé que 2 c’était bien. Est-ce que je regrette mon choix ? Non. Nous avons notre équilibre et je ne suis pas certaine d’avoir l’énergie nécessaire pour tout recommencer. Sur le plan financier ce serait un suicide pure et simple, sur le plan logistique cela signifierait bouleverser notre vie, sur le plan physique retrouver les nuits merdiques alors que je commence tout juste à dormir à nouveau ? Sans façon.

Plus sérieusement j’aime ma vie comme elle est, j’aime notre famille comme elle est et je me sens pleinement complète. Alors peut-être que si j’étais certaine que cette fois ce serait un petit garçon, qu’il n’aurait pas de reflux et qu’il n’aurait pas besoin d’un coup de pouce de la science pour venir peut être que ma décision serait différente… quoiqu’en y réfléchissant bien je n’en suis même pas certaine.

J’ai commencé à vendre les affaires des filles et je m’aperçois que cela m’est presque facile, j’ai dit presque !  Je n’en reste pas moins nostalgique mais cela s’arrête à cela : de la nostalgie, pas de regrets, pas de remords, pas même de larmes. Je ne regarde plus les femmes enceinte et bébés des autres avec envie, juste avec un brin de nostalgie et je ne peux m’empêcher de leur souhaiter pleins de courage. Cette page est définitivement tournée pour nous et c’est parfait !

L.

Les 5 ans de Melle C. : le lieu !

Hello !

Me voilà de retour à mon clavier pour vous raconter la fête d’anniversaire des 5 ans de Melle C. Je vous parle bien évidement de la fête avec les copains de classes, non parce qu’avec elle on finit par s’y perdre vu le nombre de fois où elle le fête !

L’année dernière elle m’avait extorquée traîtreusement la permission d’inviter des copains de classe et n’ayant pas trouvé de réelles raisons pour revenir sur ma parole nous avions organisé quelque chose à la maison. Cette année elle a commencé à faire sa liste dès le mois de juin sans me demander mon avis ! Je suis faible : j’ai cédé. Toute la question était donc de savoir combien d’invités et où nous allions le faire.

Et finalement notre début d’année scolaire ayant été plus que mouvementé j’ai assez vite abandonné l’idée de le faire à la maison. Trop de galères : vous imaginez 5 ou 6 gamins courant partout dans mon appart avec L’Homme malade. J’ai tenté et j’ai renoncé et puis je n’avais pas forcément envie que tous les parents des copains de Melle C. soit au courant de notre situation. Et puis je voulais aussi que cet anniversaire soit festif et permette à Melle C. de penser à autre chose qu’à la maladie. Bon finalement cela aurait pu être faisable vu que L’Homme n’avais rien, mais nous l’avons appris trop tard : le lieu était trouvé quasiment trouvé et le schmilblick était mis en route. Quand je vous dis que ça continue malgré tout à nous pourrir la vie cette saleté d’erreur de diagnostic. Bref…

Mais revenons à nos moutons. Une fois que l’on a eu décidé de ne pas le faire à la maison il a bien fallu trouver un lieu. Comme toujours dans ces moments-là, Google est mon ami. Mais Google ne peut pas faire de miracles et lorsque l’on n’habite pas dans Paris intra-muros, les choix sont assez vite limités et se résume à 2 salles de jeux indoor ou des fast-foods.  Autant vous dire que cela s’est très vite résumé à un choix : choisir une salle de jeux indoor.

Melle C. avait été invité l’année dernière à deux anniversaires dans une des salles de jeux situées à 20 minutes de chez nous. Je trouvais que cela ressemblait assez bien à l’idée que je pouvais me faire de l’enfer pour les parents : un endroit pas très grands, un nombre d’enfants au m² sous amphétamines frisant le supportable, un niveau de décibels nocif pour la santé. Bref après y avoir récupéré deux fois ma fille, j’avais dit jamais je passerai 2h là dedans sans devenir folle. Une maman m’avait assez justement remarqué qu’elle préféré cela à avoir 15 gamins chez elle. C’est sûr que vu sous cet angle je pouvais la comprendre… mais quand même. Sauf qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis !

Alors que j’avais enfin arrêté mon choix sur une salle, Super Nounou, au détour d’une conversation, m’apprend que le papa d’un copain de classe de Melle C. allait ouvrir une structure de ce genre beaucoup plus près de chez nous…  En voilà une super nouvelle. Non parce qu’il faut bien l’avouer les deux salles sur le marché ne m’avait pas emballée des masses.

Nous avons donc, été faire un premier repérage pendant les vacances d’octobre. Et j’ai trouvé le lieu très sympa. Oui oui c’est bien moi qui dit ça ! Moi la nana qui déteste aller au parc, qui a horreur de ce genre de lieu et qui préférerai aller chez les parents de L’homme… euh non là je divague ! Bref ce genre de lieu c’est très peu pour moi en général.  Trop petit, trop de monde rien de telle pour une agoraphobe comme moi. Sauf que voilà, ici la salle est immense, les structures de jeux propres et neuves, le parcours pour les plus petits est un peu à l’écart et complet et pour les grands c’est le bonheur assuré. Et cerise sur le gâteau même les très grands enfants ont le droit d’aller jouer dedans, de faire du toboggan et de s’amuser ! Et ça c’est quand même vachement cool !

Nous sommes restés tout l’après-midi et bien plus tard que ce que j’avais imaginée. Les enfants étaient aux anges. Melle C. m’a sorti un « j’adore Maman », oui bon elle adore tout en ce moment ! Et Petite L. a fini par s’endormir dans mes bras de fatigue à force de faire et refaire du toboggan ! Et moi je me vraiment amusée.

Je crois que nous avons le lieu pour une super fête d’anniversaire ! Maintenant il ne reste plus qu’à décider du nombre d’invités, lancer les invitations et c’est parti !

A très vite pour la suite

L.

News en vrac

Hello !

Une fois encore voilà un moment que je n’ai pas pris le temps de me mettre derrière mon clavier… manque de temps, d’envie et surtout d’inspiration. Mais il est temps de reprendre mes bonnes habitudes. Aujourd’hui quelques nouvelles en vrac, et promis, je reviens vite avec des billets plus « conventionnels ».

Pour ceux du fond qui auraient raté un épisode je vous rappelle que le chapitre IGR est clos. Erreur de diagnostic, pas ou peu d’excuses et à nous de nous débrouiller pour nous sortir seul de ce mois et demi d’angoisse. Passez y’a plus rien à voir, nous n’intéressons plus le corps médical ! J’en suis très heureuse mais il me reste un sale goût amer en travers de la gorge sur la façon dont tout cela a été géré. Je reste perplexe sur l’absence de soutien psychologique et le peu de cas que l’on fait de l’Humain dans un endroit sensé soigner l’humain justement. Bref, on va dire que c’est le système.

Passons à des choses plus agréables. Nous avons passé de chouettes vacances en famille avec au programme un peu de repos, beaucoup d’amis, des balades, des jeux, des rires et pour finir en beauté une belle gastro pour toute la famille !

La rentrée a donc été échelonnée pour tout le monde mais on y croit cette semaine tout semble être rentrée dans l’ordre et avec Petite L. on retrouve notre quotidien.

Du côté de Melle C….

Elle a fêté y’a déjà une semaine ses 5 ans. J’ai comme toujours du mal à me demander comment on est arrivé si vite à un tel chiffre mais c’est aussi un tel bonheur de la regarder devenir une grande fille. Elle a été très (trop) gâtée. Comme chaque année nous avons réuni les Taties, les Tontons et nos amis pour fêter cela tous ensemble. Et comme chaque année c’était super chouette !

Cette année encore elle a obtenu le droit de le faire également avec les copains de classe. Mais cela  se fera dans une structure de jeux. En effet, lorsqu’il a fallu décider de ce que nous allions faire, nous pensions que L’homme serait en pleine chimio, donc pas question de recevoir à la plein de petits monstres. Même si le coût financier est loin d’être négligeable cela promet d’être cool et puis cela a permis à Melle C. d’inviter plus de copains ! Je vous raconterai promis !

Côté activités périscolaires, elle adore (c’est sa nouvelle expression : elle adore tout, quitte à ne plus aimer dans la minute qui suit !). Contre toute attente c’est la natation qui la passionne le moins. Je ne m’y attendais pas car elle aime tellement l’eau. Heureusement elle y va avec sa meilleure amie, Melle A., et y retrouve une autre copine de classe. Elle est enchantée par la musique. J’ai hâte de voir le spectacle de fin d’année pour découvrir ce qu’ils font. Quant à la danse c’est une grande histoire d’amour ! Tout y est génial : les copines, le professeur, la tenue, tout quoi !

Côté santé : après la gastro elle a enchainé avec une angine et un pic de fièvre comme elle sait faire. Résultat elle est totalement à plat et les 4 semaines avant les vacances vont être longues, très longues. Son besoin excessif de sommeil commence à être problématique et en même temps il n’existe pas de solutions à part dormir. Les chiens ne font pas des chats !

Et sinon elle continue inlassablement de grandir ! Elle devient plus autonome et commence doucement mais sûrement à prendre une certaine indépendance. C’est bien, c’est une bonne chose, même si par moment je trouve cela dur pour moi ! Désormais il faut que je réclame un bisou et un câlin avant qu’elle ne parte en classe.  Oui je sais d’ici peu de temps elle ne voudra même plus m’en faire. Mais chut je ne veux pas savoir !

Du côté de Petite L…

Elle grandit elle aussi beaucoup trop vite. Même encore plus vite que sa grande sœur. C’est une boule d’énergie, qui sait ce qu’elle veut et n’en démord pas tant qu’elle ne l’a pas obtenue. Elle est beaucoup plus indépendante que Melle C. au même âge. Elle veut tout faire par elle-même : s’habiller, se laver, manger. Elle court beaucoup, parle un langage qu’elle seule comprend tout le temps, fais des bisous au chien, aux livres, à ma main mais jamais sur nos joues, invente 15 bêtises à la minute. Avec le temps elle devient également plus câline et ça c’est génial. Elle est très complice avec sa sœur et j’adore les entendre rires ensemble. Elles jouent de plus en plus ensemble.

Côté santé elle innove et nous fait découvrir les joies de la respiration sifflante. Résultat après deux hiver un peu limite cette fois nous n’avons pas échappé à la Ventoline et au Flixotide. Je n’aime pas mais je reconnais que cela est super efficace. Les nuits sont moins mauvaises et elle ronfle beaucoup moins ! Je m’attendais à galérer pour lui faire prendre son traitement et au final même si elle n’aime pas, elle y met de la bonne volonté !

Et côté sommeil ce n’est pas encore ça, les cauchemars nous enquiquine pas mal. Je crois que les nuits hachées seront mon quotidien pour encore quelques années.

Du côté d’Eliott…

Voilà déjà 2 mois qu’il est dans la famille ! Ce chien est un amour. Il se fait souvent attaquer par Petite L. sans que cela ne lui pose de soucis. Il adore les câlins et les filles adorent lui en faire. On ne l’entend pas et on pourrait presque l’oublier si ce n’est les poils qu’il perd sur mon parquet ! Je fais fureur dans le quartier avec ! C’est le compagnon qu’il nous fallait et il fait partie intégrante de la famille.

Du côté de L’Homme…

Tout roule. Il a enfin repris le boulot à temps presque complet (ben oui entre la gastro, les ponts et une journée pour s’occuper des filles afin de me laisser une journée off, il n’a pas encore fait une semaine complète depuis… je ne m’en souviens même plus !).

Il est toujours en attente pour un nouveau poste. Mais on y croit ils vont finir par nous faire une propale !

Et de mon côté…

… On va dire joker ! Peut-être une autre fois. Aujourd’hui je manque de temps car il va falloir aller cherche Melle C. pour le déjeuner mais surtout je n’ai pas envie de réfléchir à comme je vais. Je gère le quotidien familial c’est l’essentiel pour le moment.

Voilà pour les nouvelles. Promis je reviens très vite pour vous raconter l’anniversaire de Melle C. avec ses copains et parler de tout et de rien.

Mon clavier m’avait manqué on va donc y remédier !

A très vite.

L.

Etre forte…

Ces derniers temps c’est ce qu’il revient le plus : il faut que tu sois forte, tu es forte. J’ai parfois du mal à savoir si cela est un compliment ou pas mais par les temps qui courent j’avoue je prends tout ce qui est à prendre.

Mais qu’est-ce que cela signifie ? Etre forte pour quoi ? Pour gérer le quotidien ? Pour gérer nos filles ? Pour gérer la maladie ? Et être forte signifierai que je le fais ?

Est-ce parce que je donne l’impression de tout gérer ? C’est tellement facile pour moi de me plonger dans les choses du quotidien afin d’oublier, c’est ma façon à moi de fuir. Est-ce que je suis forte parce que je n’ai pas craqué en public ? Ou est-ce parce que l’on a décidé de rire de tout et surtout de la maladie ?

Seule je ne suis pas aussi forte que l’on pourrait le croire, je sais que c’est une façade que je me suis construite au fil des ans pour être à la hauteur de mon histoire familiale. Je passe ma vie à me battre pour ne pas reproduire les schémas des femmes de ma famille et en même temps à tenter de me montrer à leur hauteur.

Toutefois, la maladie m’a fait comprendre que oui j’étais forte. Cette force je la puise dans le regard de mes filles et de mon mari. Pour eux je suis prête à déplacer les montagnes et à me battre contre vents et marées. Sans eux, je ne suis pas grand-chose, juste une coquille vide. Depuis toujours on m’a appris à ne compter que sur moi-même pour ne pas être déçue. Aujourd’hui j’apprends, avec beaucoup de difficultés, à demander de l’aide car c’est aussi ça être forte : savoir s’entourer des bonnes personnes, connaître ses limites et se permettre de craquer.

Je ne suis pas forte, nous sommes forts et c’est aussi grâce à vous.

L.

Billet perdu dans les méandres de mon PC et que je viens de retrouver. Même si la maladie n’est plus là, je trouve qu’il n’en reste pas moins vrai.

Petite chronologie

 Bonjour,

Après avoir discuté avec une amie je me suis rendue compte que la plus part d’entre vous n’avait pas eu la chronologie de nos déboires. Alors c’est parti :

Nous sommes rentrés de nos supers vacances à Saucats le 26 août. Nous avons eu un peu de mal à retrouver nos marques, mais en même temps pas trop le temps de s’attarder, Melle C. reprend l’école le 2 septembre et L’Homme le travail le 3. Et entre temps un emploi du temps un peu chargé car nous avons envie de voir les copains avant de commencer une nouvelle année scolaire. Bref, dans le week-end, L’Homme se plaint d’avoir une fois de plus mal à la gorge. Je lui dis d’aller consulter et à défaut de prendre des médocs. Comme c’est un homme il laisse trainer les choses et moi je ne m’en occupe plus. Mardi il m’en reparle, je lui rappelle qu’il reprend le lendemain et je lui dis d’aller consulter ou de faire avec. Mercredi soir en rentrant du travail, il se plaint d’avoir de plus en plus mal et trouve son amygdale encore plus gonflée que il veut savoir s’il devrait consulter. Really ? A ton avis ??? Je fini par regarder pour voir si j’y vois les signes d’une angine (merci Melle C. de m’avoir devenir une experte ès angine l’année dernière). Euh mais c’est vraiment beurk, appel la Doc. Ah oui c’est vrai elle ne travaille pas le mercredi. Cela aurait été quand même plus simple d’y aller avant de reprendre le boulot non ?

Miracle jeudi matin petit mail m’indiquant qu’il a appelé et qu’il a rendez-vous vendredi soir. Pas avant ? Non en cette période de rentrée des classes, notre Doc croule sous les rendez-vous pour des certificats médicaux.

Vendredi soir (le 05 septembre pour ceux que j’aurais perdu !), L’Homme me plante au jardin avec mes deux monstres et file consulter. L’heure passant, je finis par remonter seule avec les filles afin de commencer les douches. Enfin celle de Melle C. qui se couche plus tôt que sa sœur. Bref, L’Homme revient et me balance : « c’est grave faut que j’aille consulter un ORL en urgence ». Euh pardon ? Tu me la refais ? Ah c’est sérieux. Bon ben ok on y va alors mais avant j’appelle nos amis (et voisins et copine de Melle C.) pour qu’ils nous gardent les filles.

Bon dans la précipitation je largue Petite L. sans doudous et sans couches. Je retourne en urgence chercher les doudous mais toujours sans les couches. Il parait que j’ai des circonstances atténuantes… moi je m’en veux quand même un peu.

Bref nous voilà dans la salle d’attente du Dr Pas-Aimable. L’Homme m’explique que cela pourrait être un HPV selon notre Doc. Oh je sens les emm*** nous arriver dessus à vitesse grand V. Et encore j’étais loin d’imaginer à quel point !

Dr Pas-Aimable nous reçoit. C’est à peine s’il nous écoute. Il examine L’Homme, lui fait une biopsie (dont nous attendons encore et toujours les résultats) et nous renvoie avec une lettre pour l’IGR en nous lâchant le mot tumeur mais en nous expliquant également que ce n’est peut-être rien et que l’on ne peut pas savoir comme cela. Mais lorsqu’on lui demande si nous devons attendre les résultats de la biopsie avant de prendre rdv à l’IGR il nous conseille de prendre rdv en urgence même sans les résultats, mais ça peut-être rien de grave. Sur ce, passez un bon week-end.

Vous aussi vous le sentez le week-end pourri ? L’Homme a psychoté et moi j’ai tenté de faire l’autruche. Lundi matin L’homme appelle l’IGR et nous avons rdv avec Dr Moumoute le mercredi 10/09.

Nous sommes le 25 septembre et depuis L’Homme a passé un Tep-Scan (ou Pet-Scan), eu une consult’ d’anesthésie, la consult’ de radiothérapie (avec Gentil Docteur) et a encore un agenda chargé avec au programme une Pale Endoscopie sous AG (d’où la consultation anesthésiste), un nouveau scanner, une consultation avec un dentiste pour des radios. Tout ça avant le 30 septembre.

Son traitement démarrera à proprement parler le 14 octobre.

Entre son agenda, celui de Melle C., le planning des filles à faire garder et le quotidien j’ai l’impression de gérer l’agenda d’un ministre. Je vais peut-être envisager une reconversion comme gestionnaire de planning pour personnes débordées.

L.