Attendre encore et toujours !

Bonjour,

Une fois n’est pas coutume mon billet d’aujourd’hui sera sur autre chose que le cancer. J’avais envie de parler d’autre chose. Marre que notre vie ne tourne qu’autour de la maladie.

Ce soir je voulais vous raconter le parcours du combattant pour inscrire mes filles à des activités extra-scolaires (enfin pour Melle C., pour Petite L. ce sont juste des activités !). Cette année il m’a fallu m’armer de patience. En fait j’ai l’impression que ma vie en ce moment se résume à cela : attendre. Peut-être que je paye mon impatience notoire. Bref, revenons à nos activités.

Cette année Melle C. a voulu continuer la danse et moi je tenais à ce qu’elle fasse de la natation et de la musique. J’ai donc du jongler avec les horaires pour arriver à un emploi du temps de ministre qui soit gérable pour nous et gérable pour sa fatigue. Bon entre temps je n’avais pas prévu que L’Homme tombe malade. Mais au final cela ne change pas trop la donne. Sa copine A. fait de la musique et de la natation avec elle donc sa Maman pourra toujours la voiturer et moi je pourrais amener Melle C. à la danse le samedi après-midi en bus. Lorsque L’Homme sera malade cela lui permettra avoir un peu de calme à la maison.

Quand à Petite L. j’ai découvert qu’au centre social à côté de chez moi, était proposé des activités pour les petits de 0 à 3 ans. Au programme éveil musical, baby gym, éveil créatif… Cela a lieu une fois par semaine pendant 1heure. Je me suis dit que cela pouvait être sympa de faire quelque chose rien que nous deux.

Mais pour avoir le droit à tout cela il faut s’inscrire. Et c’est là que les ennuis commencent ! Un novice pourrait croire qu’il suffit de se rendre à la fête des associations et le tour est joué. Et bien raté ! D’ailleurs je n’ai du coup pas compris à quoi servait la fête des associations. Si quelqu’un peut m’éclairait là-dessus, je suis preneuse ! En effet, à Massy, tout se joue avant la fête des associations donc si tu y vas, on te rétorque qu’il n’y a plus de places.

Cette année 3 inscriptions distinctes : le conservatoire, la piscine et le centre à côté de chez moi. Et 3 interminables files d’attente.

Le début des inscriptions pour le conservatoire débute un lundi à 14h. Donc si tu es parent et que tu as l’idiotie de travailler et bien c’est mort. Enfin non, les inscriptions sont jusqu’à 19h mais premier arrivé premier servi ! La Maman d’A. me conseille d’y aller en avance. Vu l’horaire et, pour une question pratique, L’Homme reste à la maison avec les filles et moi j’y vais avec le Papa d’A. Sur les conseils de sa femme nous partons à 13h15 alors que le conservatoire est à 10 minutes à peine en voiture chez nous. Je trouve cela un peu bizarre mais pourquoi pas. En arrivant sur place je comprends nettement mieux cette précaution : il y a déjà une petite dizaine de personnes devant nous. A 14h lorsque les portes ouvrent enfin, il y a plus d’une cinquantaine de personnes derrière nous.

Inscription pour la danse ok. L’horaire me va, même si j’aurais préféré que ce soit le samedi matin, mais il n’y a déjà plus de places. Ce serait la faute aux inscriptions prioritaires de celles qui ont déjà fait de la danse l’année dernière. Pas de pot, moi elle était inscrite ailleurs pour une question de praticité. Pour l’éveil musical elle est inscrite administrativement. Il me faudra revenir 15 jours plus tard pour choisir le groupe qui m’intéresse. Euh mais moi je sais dans quel groupe je souhaite qu’elle aille. Ah faut voir cela avec la prof. Super, et bien évidement 1er arrivé, 1er servi. Super !

Samedi c’est au tour de l’inscription à la natation. Cette fois il y a un test en piscine afin de déterminer dans quel groupe Melle C. sera intégré. Euh j’ai envie de rétorquer que je sais très bien dans quel groupe elle va aller : elle est très à l’aise dans l’eau mais ne sait pas nager. Mais chut, cela ne marche pas comme cela et ce n’est peut-être pas une bonne idée d’embêter la responsable, on pourrait perdre notre place. Et puis, je dois déjà m’estimer heureuse j’ai réussi (en suppliant par mail) à avoir une idée des horaires des cours. Non parce que sinon il faut attendre le test en piscine, sauf que l’inscription au conservatoire étant le lundi j’avais quand même besoin de savoir si cela pouvait concorder. C’est le cas, elle aura natation le vendredi soir. C’est parfait Koh-Lanta vient de reprendre, elle sera explosée et ira se coucher en rentrant ! Moi mère indigne ? Si peu.

Mais revenons à notre inscription. Cette fois c’est moi qui sais qu’il aura du monde et qu’il va donc falloir ne pas être en retard et être même en avance. Les tests ont lieu de 10h30 à 12h. Nous arrivons avec la Maman d’A. et les enfants à la piscine à 9h45 et il y a 50 personnes devant nous. Tout va bien, tout est normal. Les cartes sont quelques peu redistribuées à l’ouverture des portes puisque les inscriptions se font au niveau du bassin : donc 1er en maillot 1er inscrit. A ce jeu nous gagnons facile une trentaine de places ! J’avais été prévoyante, Melle C. avait déjà son maillot de bain sur elle et juste un short et un T-Shirt à enlever, 2 ans de bébés nageurs m’ont permis d’avoir une organisation au top (bon sauf qu’en partant j’ai oublié ma pièce d’1€ dans le casier, ben oui d’habitude c’est L’Homme qui vérifie !). Melle C. fait son test et ô surprise elle est inscrite dans le groupe des débutants. Franchement on aurait pu s’épargner tout cela. Nous sortons de la piscine presque 1 heure plus tard, derrière nous la queue fait le tour quasi-complet du bassin de 25 mètres. Certains groupes sont déjà complet, il est clair qu’il n’y aura pas assez de places pour tout le monde. Il est sensé y avoir deux autres journées de tests je ne suis pas certaine que ça soit utile.

Voilà pour Melle C. c’est fait. Ah oui finalement je n’ai pas eu besoin de retourner au conservatoire car la Maman d’A. a pu feinter le système et inscrire nos filles la veille en allant inscrire son fils à son cours à lui.

Reste plus que Petite L. Les journées portes ouvertes du centre social ont lieu samedi, je me dis bêtement que je vais pouvoir y inscrire ma fille. Raté ! Je retire le dossier d’inscription qu’il me faudra rendre mardi soir lors des inscriptions. Cette fois ce n’est pas 1er arrivé 1er servi : depuis cette année ils ont instauré un système de tirage au sort afin d’éviter que les gens qui ne bossent pas fasse la queue depuis 14h. Sur le principe je me dis cool ! Donc hier soir je m’y rends confiante pensant même naïvement que je serai rentrée à temps pour coucher Melle C. et Petite L. Raté !

J’arrive donc, on me donne un numéro et je rentre m’installer dans une salle pas bien grande, pleine de monde et d’enfants criant, courant et jouant. Et là je comprends comment cela va se passer : les numéros vont être tiré au sort et cela déterminera l’ordre de passage pour s’inscrire puis ensuite on pourra déposer son dossier et payer. Sauf que ce soir peuvent s’inscrire les gens comme moi qui souhaite faire des activités avec leur bébé mais également ceux qui souhaitent s’inscrire aux activités famille proposées par le centre (zumba, fitness, cuisine, couture, art créatif…). Résultat plus de 90 numéros on était distribués. Et alors que j’avais le numéro 32 je me retrouve la 75ème (environ) à passer. Cette fois c’est sûr je ne serais pas rentrée à temps pour le coucher de Melle C. Heureusement je rencontre une maman de l’école avec qui je peux papoter un petit peu. Il fait chaud, les enfants sont bruyants et je rêve de leur faire un croche-pied histoire d’avoir la paix. Oui je deviens mauvaise lorsque je suis fatiguée. La maman de l’école m’abandonne le temps d’aller donner les bains, nourrir et coucher ses enfants, son numéro est après moi, je lui propose de l’appeler lorsque ce sera mon tour. Finalement elle reviendra d’elle-même et nous continuerons à patienter ensemble. Tant mieux car j’ai oublié mon livre à la maison (ben oui je ne pensais pas en avoir pour si longtemps et la batterie de mon téléphone est sur le point de me lâcher). Mais le pire c’est qu’il y a une possibilité que je fasse la queue pour rien et que je m’entende dire que c’est complet.

Après plus de 2heures d’attente c’est enfin à mon tour. Il reste largement de la place. Je crois que la majorité des gens étaient venus s’inscrire à des activités pour eux. Je pense qu’ils devraient revoir leur système. Il est temps de rentrer, juste à temps pour coucher Petite L.

Après toutes ses heures d’attentes j’ai juste l’impression d’avoir accompli un exploit extraordinaire alors que je n’ai fait qu’inscrire mes filles à des activités !

Bisous et à très vite pour des choses moins fun

L.

1ère rentrée scolaire pour Melle C.

Hello,

Me voilà de retour après des vacances bien méritées. J’avais quelques billets en réserve sauf que voilà mon PC, lui, n’a pas apprécié ses vacances, résultat il est chez le docteur et je ne suis pas certaine de retrouver toutes mes données… bref tant pis je les réécrirais peut-être ou pas !

Aujourd’hui je voulais revenir sur un sujet brulant d’actualité. La rentrée scolaire. Et oui ça y’a Petite Puce est une grande et cette année c’était à notre tour de s’y coller.

Cette rentrée elle est dans ma tête depuis un moment. Je l’ai imaginée, crainte, espérée mais je m’aperçois que je n’étais certainement pas prête à la vivre. On a commencé à en parler l’année dernière quand la fille de Super Nounou a fait sa rentrée en maternelle. Pour la première fois depuis la naissance de Petite Puce cela devenait un peu plus concret.

Les deux premières questions qui se sont posées ont été le choix de la maternelle et surtout plus crucial : est ce que Petite Puce aurait une place. En effet, en raison de l’engorgement du système, une directive ministérielle peut être appliquée dans certaines régions à savoir qu’il est impératif que l’enfant est 3 ans le jour de la rentrée. Pas de pot pour tous les enfants nés entre septembre et décembre enfin surtout pas de pot pour Petite Puce. En Maman totalement stressée j’ai bien évidement commencé à imaginer le pire : Petite Puce aura toujours une année de retard par rapport aux enfants de son année, on croira qu’elle a redoublé et devra dans le meilleur des cas s’en justifier auprès de certains recruteurs au pire son CV passera à la trappe sans qu’elle ne soit contactée. Et tout ça parce que ses parents n’ont pas été fichus de la concevoir avant. Et avant que vous n’émettiez une critique ou un commentaire sur ma santé mentale je vous rappelle que mon job c’était de recruter des gens : autant vous dire que la discrimination au CV j’en connais un rayon ! Pour éviter cela nous avons été inscrire Petite Puce la semaine qui a suivi son 2ème anniversaire en me disant que plus vite elle serait inscrite et plus on avait de chances d’avoir une place. Nous avons bien fait vu que dans notre commune c’est 1er arrivé 1er servi.

Voilà donc un problème de résolu. La 2ème grosse question qui m’a occupé pendant quelques mois a été le choix de l’école : publique ou privée. Notre quartier a la particularité d’avoir deux écoles maternelles dans son secteur : une ancienne, immense qui a certes pleins de jeux dans sa cours mais qui donne une impression d’usine qui m’a toujours mis mal à l’aise et une autre plus petite puisqu’avec seulement 3 classes et toute neuve. Vu comme ça le choix pourrait sembler évident… oui mais voilà on ne peut pas choisir. L’attribution d’une place dans l’une de des écoles se fait au tirage au sort. Savoir que l’avenir scolaire de ma fille se fait par tirage au sort a quelque peu tendance à me stresser… Restait donc le choix du privé : sauf qu’il n’y a pas d’école privée dans notre ville. Cela signifiait donc de devoir imposer à Petite Puce des transports matin et soir et une disponibilité que nous n’étions pas toujours certains d’avoir. En effet dans l’école repérée il est impératif de récupérer son enfant au plus tard à 18h… en région parisienne cela peut vite tourner au casse tête et au drame. A cela c’est ajouté nos envies de rentrer chez moi en fin d’année qui a quelque peu modifiée la donne.

Bref nous avons fini par opter pour le public en nous disant qu’au mieux nous aurions l’école de notre choix (la nouvelle) au pire ça ne devrait pas être pour plus de 6 mois.

Ouf en mai la réponse est tombée nous avons l’école de notre choix. Double ouf car nos projets de départ vont finalement être repoussé à une date ultérieure non déterminée (mais ils ne sont pas abandonnés loin de là… juste un choix raisonnable d’attendre que l’économie mondiale et locale se porte mieux ou à défaut se stabilise… mais cela fera l’objet d’un prochain billet).

Revenons à notre histoire d’école. Fin mai donc nous savons que Petite Puce ira dans la même école que la fille de Super Nounou et qu’elle y sera bien. Nous me voilà rassurée ! Je suis presque aux anges quand j’apprends que sa future maitresse sera la directrice d’école qui est super top (dixit Super Nounou).

Mais voilà un nouveau sujet d’angoisse se profile : Petite Puce refuse obstinément d’entendre parler de propreté. Non le pot ou les toilettes ce n’est pas pour elle ! Oui mais voilà pas propre = pas d’école. Je me dis que nous avons tout l’été pour que cela s’acquière et je me refuse de la stresser avec ça. Mais plus les jours avancent et plus je m’angoisse. Nous sommes conviés à une réunion d’information fin juin à l’école. C’est l’occasion de découvrir la maitresse mais également les locaux. Petite Puce les connait car elle y va régulièrement avec Super Nounou mais nous non ! La maitresse me confirme que si Petite Puce n’est pas propre elle ne pourra pas l’accepter, mais elle tempère en nous expliquant que les accidents peuvent arriver et que cela n’est pas bien grave et que si vraiment on ne la sent pas prête,  nous pourrons toujours repousser sa rentrée, elle ne serait pas pour autant radiée.

J’ai donc décidé d’arrêté de me stresser avec cela. J’ai la chance de pouvoir la garder à la maison si elle n’est vraiment pas prête et de toute façon elle conserverait sa place chez Super Nounou qui serait très contente de la garder encore un peu ! Je ne sais pas si c’est l’esprit de contradiction de Petite Puce, qui est déjà fort développé à mon plus grand regret, ou si la visite de l’école a été un déclic… une chose est sûre moins d’une semaine après cette visite elle était propre en journée !

Il ne nous restait donc plus que de mettre à profit ses deux mois de vacances pour la préparer psychologiquement à cette rentrée sans créer d’angoisses inutiles. Et comme toujours j’ai eu recours à mon arme préférée : les livres !

Bref, lundi en cette veille de rentrée Petite Puce semblait plus que prête à affronter son 1er jour d’école. Nous avions même réussi à lui faire comprendre que la rentrée était importante mais qu’aller à l’école ce n’était pas seulement le jour de la rentrée mais que ce serait son quotidien pour les années à venir. J’étais fière de nous ! Il ne me restait plus qu’à me déstresser et tout irait bien. Oui mais voilà, j’ai découvert alors que je parlais avec Petite Puce de la rentrée qu’elle s’imaginait que nous allions rester avec elle à l’école. J’ai senti un moment de flottement et de panique quand j’ai tenté de la détromper. Euh je crois qu’elle n’avait pas compris qu’elle serait seule pour affronter cette journée. Je l’ai rassurée comme j’ai pu, en lui réexpliquant bien comment allait se dérouler la journée, nous avons passées en revue les personnes qui seraient présentes et qu’elle connaissait déjà (à commencer par la maitresse !). Bref, elle semblait finalement toujours aussi enthousiaste !

Mardi matin, la rentrée est à 10h. Elle y restera juste la matinée. Nous avons en effet décidé, comme cela est faisable, que jusqu’en janvier elle irait à l’école uniquement le matin et à partir de janvier nous l’habituerons petit à petit à faire des journées complètes ! Réveil un peu difficile pour Petite Puce. Je profite que la maison soit calme pour préparer tranquillement le petit déjeuner, me préparer. Je veux que ce début de journée se fasse dans la joie et la bonne humeur sans stress inutile… Mais voilà Petite Puce en a décidé autrement. A 1/2h du départ Melle n’a pas fini son petit déj et n’est toujours pas habillée. Je tente de rester zen mais y’a des limites à ma patience. On finit tant bien que mal par partir à l’heure. Le soleil est là, Petite Puce est de bonne humeur toute fière de porter son sac à dos et d’avoir ses deux parents avec elle.

Arrivés devant l’école, les portes sont encore fermées, elle en profite pour aller jouer un peu dans la cours. Moi je jugule tant bien que mal mon stress. Ce n’est pas tant la séparation que me fait peur mais plus l’idée de la laisser dans un environnement quasiment inconnu. Mais surtout cela signifie que mon bébé n’est plus un bébé, Petite Puce est désormais une grande Puce. Voir son enfant grandir c’est magique mais si parfois ils pouvaient rester encore un peu bébé plus longtemps j’avoue que ça serait bien !

Bref, c’est l’heure d’y aller. Je montre à Petite Puce où se trouve son porte-manteau. Nous y laissons son sac avant de pénétrer dans la classe pour rencontrer la maîtresse. Et là j’ai l’impression de rentrer dans un cauchemar. Des enfants sont déjà là, certains jouent tranquillement mais beaucoup pleurs déjà. Nous sommes assaillis par le bruit et les cris. Je sens Petite Puce, qui n’a pas l’habitude d’être dans un environnement si bruyant, paniquer. Heureusement c’est à notre tour de parler à la maitresse. C’est à peine si nous entendons ce qui se dit, Petite Puce est maintenant pétrifiée et se colle à moi comme de la glue. Nous allons donc nous installer à une table pour jouer un peu avec elle. J’essaye petit à petit de lui dire que nous allons partir… catastrophe ! Des premières larmes apparaissent. Je la prends, je nous isole un peu, je la console, nous allons chercher doudou pour plus de réconfort. Mais rien n’y fait. L’ATSEM essaye de lui proposer de jouer avec elle, Petite Puce fourre son nez dans mon cou et refuse toutes paroles. C’est compliqué.

Je re-console, re-câline mais je comprends que rester ne sert à rien, il va falloir partir si je veux qu’elle tente de s’intégrer. De désespoir je me vois contrainte à laisser ma fille en larmes dans les bras de sa maîtresse qui passe d’un enfant qui pleure à un autre. L’heure suivante qui nous sépare de nos retrouvailles s’annonce longue pour moi.

Je la récupère avec bonheur à 11h20, elle semble ravie de nous voir ! La maitresse me rassure : elle s’est vite calmée et tout s’est bien passé. Maintenant il nous reste à lui réexpliquer qu’il va falloir remettre ça jeudi et vendredi et tous les jours qui suivront pour les années à venir…

Moi je suis contente que cette journée soit enfin finie car j’ai pas aimé mais alors pas du tout ! Et dire qu’il va falloir remettre ça tous les ans pendant de nombreuses années. Cela me stress rien que d’y penser !

Bisous et à très vite !

L.

P.S : aujourd’hui jeudi, Melle C. n’était pas du tout motivée pour aller à l’école. J’ai craint le pire et finalement pas une larme et même une ébauche de sourire au moment de la séparation. Et surtout et plus important une petite fille ravie de sa matinée.

P.S’ : Parce que Petite Puce n’est plus vraiment adapté et après avoir longuement hésité ce sera désormais Melle C. (Grande Puce ne me convenait pas !).

Le lendemain

Bonsoir,

Voilà quasiment 1an après notre mariage il est temps que je clôture le dernier billet de cette chronique !

Pour les têtes en l’air (comme L’Homme par exemple !) previously on my wedding day ! Après un début de matinée à me faire chouchouter nous avons prononcé le OUI de rigueur avant de rejoindre tous nos amis pour faire la fête jusqu’au bout de la nuit ! La soirée s’est à mon goût super bien passée, il manquait peut-être quelques degrés à la température extérieure. Mais ni l’absence de quelques côtes de bœuf, ni une petite panne de courant n’a assombrit notre soirée. Je suis aux anges, sur mon nuage et j’aurais pu rester à danser encore et encore !

Mais voilà il est 6h15 et l’heure d’aller se coucher parait-il. Après avoir demandé à Super Copine de m’aider à enlever ma robe, Super Témoin aillant déclaré forfait depuis quelques heures déjà, je suis allée rejoindre mon Mari dans notre chambre et me suis littéralement écroulée sur le lit. Alors c’est là que nos souvenirs divergents totalement : selon lui j’ai fait un boucan de tous les diables, selon moi c’est lui qui a fait du bruit en râlant parce que je n’étais pas sûre de vouloir passer par la case douche.

La seule chose sur lequel nous sommes d’accord c’est qu’à 6h30 Petite Puce s’est fait entendre et qu’elle semblait se moquer royalement que je sois dans mon lit depuis moins d’1/4h ! L’Homme qui était parti se coucher plus tôt en me disant : « comme ça je gérerai Petite Puce » m’a fait comprendre que c’était de Ma faute et que je n’avais qu’à assumer ! Du coup à peine couchée me voilà debout afin de préparer biberon pour Petite Puce avec le secret espoir qu’elle voudra bien se rendormir ensuite ! Espoir quelque peu vain…  j’ai toutefois réussi à faire en sorte qu’elle reste calme jusqu’à 9h, heure à laquelle j’ai déclaré forfait et je me suis levée !

J’ai retrouvé en bas les couches-tôt qui sont comme moi parents de petites crapules qui n’ont aucune pitié pour le sommeil de leurs parents ! Je me suis aperçue que des gentilles âmes charitables avaient quasiment débarrassé toutes les tables. Je m’attaque donc à ce qu’il reste avec l’aide d’une amie. Je me rends également compte que j’ai oublié de demander à l’extra de compter la vaisselle au fur et à mesure : je me retrouve donc à rincer ce qui n’a pas été rincer à compter chaque cuillères, fourchettes, assiettes et autres tout cela en papotant avec mes amies pendant que Petite Puce joue avec ses nouveaux amis !

L’Homme fini par descendre et part à la boulangerie récupérer la commande du matin afin que nous puissions installer le petit déj. Au programme libre-service avec pain, viennoiseries,  café, thé, jus… Nos amis se lèvent tranquillement à leur rythme et nous rejoigne sur la terrasse où le soleil est enfin de la partie. Au menu du jour détente, zénitude et barbecue ! Ce dimanche matin ressemble à ce que je voulais, une journée entre amis sans prise de tête !

Une fois le petit déj achevé, ceux qui ont beaucoup de route nous abandonne. Je commence à entrevoir ce que sera la fin de la journée mais je ne veux pas y penser, pas encore, je m’accroche à mon petit nuage !

Après un bain de soleil dans le jardin, les Hommes prennent en main le rangement des tables, chaises et des barnums. J’ai à peine le temps de me retourner que tout est quasiment rangé. Je ne peux m’empêcher de penser que nous avons des amis géniaux !

L’après-midi est bien entamé et les derniers préposés aux barbecues de la veille proposent de remettre ça. Nous installons donc des tables dans le jardin, les centres de tables sont ressortis pour agrémenter cette immense tablée, tout le monde donne un coup de main pour mettre le couvert ! Ma Maman et L’Homme s’installe chacun à un bout et nous passons à table dans la joie et la bonne humeur ! Les rallonges sont de sorties et la musique nous enveloppent. Moi je suis au paradis ! Mon rêve de manger dans l’herbe pieds nus se sera réalisé ! Tant pis je n’étais pas en robe de mariée mais ça ce n’est qu’un détail sans importance. Je suis juste Heureuse !

La journée s’achève tranquillement, nos amis partent un à un et je ne peux m’empêcher d’avoir un pincement au cœur : tout est passé tellement vite. Pourquoi le temps file à une telle vitesse ? Ma Maman reste encore un peu le temps de tout ranger, avec Amie de Longue Date nous la rejoignons dans la cuisine pour papoter encore et encore. Puis il est temps qu’elle parte, il est temps que nous montions nous coucher, il est temps que je rejoigne mes Amours déjà dans les bras de Morphée !

Le lundi la maison me semble tellement calme au réveil, tellement vide. Heureusement mon Amie est encore là pour la matinée. L’Homme en profite pour ramener la voiture que nous avions empruntée ainsi que les barnums. Il est temps pour moi de faire mes adieux à mon Amie : la fête est terminée mais ce n’est pas grave tout a  été encore mieux que dans mes rêves les plus fous !

Les jours qui suivent nous profitons un peu de la maison, L’Homme fait beaucoup d’aller-retour pour rapporter tout notre bardât à la maison. Meilleur Ami vient nous rendre visite pour un barbecue, de même que ma Maman et nous regardons ensemble les premières photos !

Un an de préparation pour quelques jours de pur bonheur !

A très vite pour de nouvelles aventures !

Bisous

L.

 P.S : ma robe était parfaite, les chaussures aussi confortable que mes Converse et le gâteau une tuerie ! Seules mes boucles d’oreilles n’ont pas tenu le choc de la soirée !

Moi mère fusionnelle et fière de l’être !

Bonsoir,

Me revoilà, pas avec le billet que j’avais initialement prévu de vous faire mais un autre qui me tient tout autant à cœur.

L’idée m’est venue après une discussion avec une amie sur le co-sleeping et sur l’éducation de nos enfants au sens large. D’ailleurs avez-vous remarqué cette sémantique qui veut que l’on parle de « méthodes d’éducation » ou de « méthodes éducatives », à croire qu’il existe une méthode pour élever nos enfants !

Mais mon billet n’a pas pour but de faire de la sémantique ! Il y a maintenant un peu plus de 2 ans je vous parlais de la culpabilité qui s’abattait sur nous pauvres mères (https://laetitiaeva.wordpress.com/2010/03/02/culpabilite-quand-tu-nous-tiens/). Culpabilité qui à mon sens a deux sources principales : LA norme sociétale du moment et notre éducation judéo-chrétienne.

Aujourd’hui ce billet est un peu la suite logique au premier. La culpabilité est toujours là, moindre que les premiers mois mais tapit dans l’ombre ne demandant qu’à venir me ronger à nouveau. Mon dernier sujet de préoccupation qui est à l’origine de ce billet finalement : le co-sleeping ou cododo.

Comme son nom l’indique le cododo est le fait de faire dormi son bébé dans sa chambre ! C’est aujourd’hui quelque chose qui commence tout juste à être admis dans notre société. On l’accepte, on le tolère pour un nouveau-né. Je me suis notamment aperçue de ce changement lors de la naissance du fils de Meilleure Amie. Nous avons accouché à 1ans ½ d’intervalle dans le même hôpital. A la naissance de ma fille, alors que je tentais d’expliquer aux puéricultrices que ma puce ne voulait dormir que sur moi et que peut-être, la solution pour que je dorme également était de répondre à sa demande, j’ai eu l’impression d’être une horrible mère : préférer mon sommeil à la vie de ma fille, oui rien que ça la vie de ma fille ! En effet, je pourrais malencontreusement écraser ma fille, l’étouffer ou la faire tomber… 1 ans ½ plus tard, l’hôpital s’est équipé d’écharpe de portage et préconise le co-sleeping !

Personnellement, après une nuit d’enfer à essayer de poser et re-poser Petite Puce dans son berceau et qui hurlait à chaque fois, j’ai vite compris que dormir avec elle serait la meilleure solution pour elle et moi ! Autant vous dire que mon choix a été vite vu ! Et alors qu’avec L’Homme nous avions dit avant l’arrivée de notre merveille : jamais dans notre lit nous avons vite revu notre copie ! Nous avons continué comme cela quelque temps, jusqu’à ce que Petite Puce accepte d’elle-même de faire ses nuits dans son berceau puis dans son lit. Nous avons fait le choix de la garder près de nous lorsqu’elle est malade car cela la rassure et moi cela me permet de garder un œil sur elle tout en ayant quelques heures de sommeil nécessaire ! Mais voilà depuis quelques semaines, les cauchemars sont venus nous rendre visite, désormais les réveils à 4h du matin par une Petite Puce pleurant sont devenus notre quotidien. Et là que faire quand Petite Puce ne veut plus se rendormir dans son lit ? La facilité a été de la prendre avec nous : pas l’envie de batailler alors que la seule chose à laquelle j’aspire est de retrouver la chaleur de ma couette. Et puis sentir le corps de Petite Puce se lover contre moi tout en se rendormant c’est un moment magique. Bon en contrepartie j’ai le droit à un concours de ronflements avec son père mais je m’y suis faite !

Sauf qu’à un moment donné, ma culpabilité a profité d’un moment de faiblesse pour venir me submerger… Est-ce que je ne donne pas de mauvaises habitudes à ma Puce ? N’est-elle pas trop vieille pour finir ses nuits entre nous ? Est-ce que, sous couvert de cauchemars, tout cela ne serait pas juste un caprice ? Alors j’ai voulu mettre à terme à cette habitude en me disant que c’était mieux ainsi… ouais sauf que nous avons passé une des pires nuits depuis sa naissance : réveil toutes les heures, impossible d’éteindre la lumière du couloir… à 6h du mat’ j’ai craqué je l’ai rapatrié avec nous et nous avons tous dormi pour une super grasse mat’.

Nous avons donc décidé que notre qualité de sommeil à tous prévalait sur les normes et les diktats. Et si Petite Puce éprouvait le besoin de finir ses nuits avec nous, alors c’est ce qu’il y a de mieux pour elle. Après tout après un cauchemar pour me rendormir sereinement rien de telle que de me retrouver dans les bras de L’Homme alors pourquoi exiger que Petite Puce se rendorme seule ?

Aujourd’hui je trouve qu’il existe un certain nombre de poncifs véhiculé en partie par les médias et qui reflètent assez bien les normes sociétales en vigueur : ne pas dormir avec son enfant en est un. Choisir de porter, de chouchouter son enfant, de répondre à sens attentes nous catalogue alors en mère fusionnelle d’un enfant roi qui sera forcément mal élevé, égoïste et un inadapté de la vie en société.

Mais est ce que mère fusionnelle signifie forcément mère totalement folle ? Le stéréotype est la mère qui se prend pour la meilleure amie de sa fille, qui lit son journal intime, qui s’habille comme sa fille, qui ne vit que par ou pour sa fille avec un père totalement absent, totalement écrasé par ce couple « mère/fille ».Est-ce que vouloir par-dessus tout le bonheur de ma fille signifie que je vais en faire une inadaptée de la vie ?

Je ne me retrouve pas dans ses stéréotypes que certains média décrivent. Et pourtant je sais au fond de moi que je suis fusionnelle avec ma fille. Elle fait partie de moi, de ma chair, son absence me prend aux tripes et rien ne me rend plus heureuse que de l’avoir contre moi, de la câliner. Je n’ai pas le sentiment que cette relation « mère/fille » soit à l’encontre d’une relation « père/fille ». Ce n’est pas trop faible que de dire que L’Homme adore sa fille, que son absence lui est tout autant difficile qu’à moi et il est le premier à répondre à ses envies de câlins ! Notre vie de famille est une vie de famille à trois où mon couple est tout aussi important que les relations que nous avons avec notre fille.

Dire que nous sommes à sa disposition serait faux mais nous essayons d’être à son écoute et de répondre au mieux à ses attentes, ses besoins sans pour autant en faire une petite fille capricieuse, sans pour autant lui donner l’impression que nous sommes à sa disposition. Elle sait et comprend qu’il y a des moments où nous ne donnerons pas suite à ses demandes car nous sommes occupés. . Je ne suis pas adepte de cette philosophie post soixante-huitarde qui voulait qu’il soit interdit d’interdire. Je ne pense pas qu’il soit bon de faire croire à l’enfant qu’il peut obtenir tout ce qu’il veut, quand il le veut en l’exigeant. Et à l’inverse je ne crois pas non plus à l’éducation basée sur l’autorité absolue d’une figure paternelle qui impose un point de vu auquel l’enfant doit se conformer sans en comprendre les raisons sous peine d’être puni.

Des limites nous en posons, elle les connait et les respecte car elle les comprend. Elle sait qu’elle n’a pas le droit de les dépasser.

Nous lui apprenons l’autonomie, le respect des autres et notamment des adultes, la politesse : des valeurs auxquelles nous croyons. Nous lui apprenons aussi à s’interroger, à nous interroger pour savoir et comprendre. Nous essayons de répondre au mieux à ses questions et croyez-moi au bout du 150ème « pourquoi ? » de la journée j’ai par moment l’envie de lui répondre « parce que ! » !

Je reste persuadée que lui expliquer les choses, communiquer avec elle, lui permettra de mieux appréhender les attentes d’une société toujours plus exigeante et d’y évoluer en toute confiance.Nous sommes là pour elle, nous avons fait le choix de lui apporter un environnement sécurisant qui lui permette de s’épanouir à son rythme sans pour autant lui faire croire que la vie est simple et facile.

Je ne crois pas que faire le choix d’une éducation non violente basée sur la communication et l’échange, vouloir que notre maison soit un lieu d’échange, de tendresse et d’amour soit néfaste à l’équilibre de notre fille.

Alors oui je suis une mère fusionnelle, je le revendique haut et fort et j’en suis fière ! Non mais !

Bisous

L.

Bienvenue à 2012

Bonsoir,

Je profite d’une nuit encore chaotique pour reprendre le chemin du clavier. Je m’aperçois que j’ai un retard immense… je n’ai toujours pas fini de vous raconter notre mariage (à ce rythme là je fêterais nos 10 ans de mariage le jour où je posterais le dernier sujet !),  j’ai également tout un tas de brouillons commencés et jamais achevés sur pleins d’autres sujets, je voudrais commencer une autre série sur nos dernières vacances et surtout partager avec vous notre projet pour 2012… Autant dire qu’il va falloir que je m’active !

Mais avant toute chose je tenais à vous souhaiter une belle et heureuse année 2012 !

Cette année j’ai renoncé à l’idée de faire originale… chaque année c’est la même galère : trouver un texte qui ne soit pas trop bateau, pas trop niais, ni trop impersonnel !

Alors cette année je veux juste vous souhaiter tout le bonheur du monde ! De l’amour, des rires, des joies, de jolis rêves qui se réalisent, de jolies rencontres… bref une année bien remplie, une année magnifique, une année magique ! Et une année remplie de jolis billets !

Bisous

L.

P.S : je viens de retrouver ce billet dans mes brouillons. Il a été rédigé le 12 janvier vers 3h du mat’. Petite Puce avait décidé de se réveiller avant que je n’ai le temps de le relire et de le publier. C’est donc chose faite ! Et tant pis si j’ai dépassé la date limite des vœux !

La rencontre avec MES chaussures

Bonsoir,

Plus d’un mois sans un mot… j’ai sérieusement honte. Je vais tenter de me rattraper en vous postant dans les jours à venir quelques petits billets assez courts sur nos préparatifs de mariage.

Ce soir je voulais vous raconter ma rencontre avec mes chaussures. Une fois la robe trouvée il a bien fallu que je m’atèle à la difficile tâche de trouver les chaussures parfaites pour aller avec ma parfaite robe !

Ceux qui me connaissent savent que dans la vie j’ai 3 passions : les livres, les sacs et les chaussures. Résultat mes bibliothèques débordent littéralement et j’ai d’ors et déjà exigé d’avoir un dressing dans notre prochaine maison. Ainsi L’Homme arrêtera de me dire que j’ai trop de sacs ou trop de chaussures. Comme si on pouvait avoir trop de sacs ou de chaussures.

Toutefois depuis la naissance de Petite Puce je me suis bien calmée sur les chaussures. Vous avez déjà essayé de courir après un RER en talons avec une poussette ? Moi j’ai tenté et j’ai renoncé. Au début je changeais de chaussures en arrivant au bureau : sauf qu’entre mon sac, le sac de Petite Puce, la poussette et par temps de pluie un parapluie  voir même Petite Puce quand Mademoiselle refuse d’aller dans sa poussette et seulement deux bras et deux mains il devenait difficile de rajouter un sac avec des chaussures. Donc rapidement j’ai abandonné cette solution pour opter pour des ballerines. J’adore les ballerines c’est confortable, esthétique et pratique presque en tout temps. Bon ok en hiver sans collants c’est parfois un peu juste, surtout lorsqu’il s’agit d’attendre 10 min un RER sur un quai gelé.

Bref, tout cela pour dire que même si j’achète moins de chaussures (et plus de sacs !) j’adore les belles chaussures. Mais attention pas toutes les chaussures ! Je suis pour le coup assez difficile ! Donc une fois ma robe trouvée il me fallait les chaussures parfaites pour aller avec. J’ai bien tenté de dire à L’Homme que je serais pieds nus à notre mariage. Il n’a pas eu l’air de trouver cela drôle. Et il a encore trouvé moins drôle mon idée de porter des Converse roses. Parfois je trouve qu’il manque sacrément d’ouverture d’esprit !

Ma première idée a été de trouver de jolies ballerines de danseuse. Mais je me suis vite rendue à l’évidence que des talons seraient peut-être plus adaptés. Restait plus qu’à trouver LES talons parfaits. Sandales, escarpins, bouts ronds, bouts pointus, colorée, ivoire ? Rien de ce que je voyais ne m’emballait vraiment.

Je n’aime pas les bouts pointus. Avec mon 40 je trouve que cela me fait des pieds de clown. Et on n’aime pas les clowns. Je n’aime pas non plus les chaussures spéciales mariage en satin. Ce n’est pas mon truc.

J’ai commencé à entre voir mon bonheur chez Jimmy Choo, Armani, Kate Spade, Repetto, Vera Wang… que des sandales magnifiques… sauf que voilà le prix aussi est magnifique. Et je veux bien me faire plaisir pour mon mariage mais il y a des limites ! Donc retour à la case départ ! Et même si ces chaussures sont magnifiques je dois avouer qu’elles ne sont pas totalement moi, j’ai du mal à visualiser les chaussures que j’aimerai porter mais une chose est certaine ce ne sont pas celles-ci.

A force de regarder tout un tas de sites j’ai enfin compris que ce que je voulais c’est une paire de chaussures à l’image de ma robe, classiques  et originales avec une petite touche rétro, légère afin de danser dans l’herbe comme si j’étais pieds nu ! Il ne me restait plus qu’à les trouver !

Et un jour en regardant un article sur un blog de mariage (www.lamarieeauxpiedsnus.com) que je suis fidèlement je tombe sur une paire de chaussures jolie, originale et correspondant exactement à ce que je cherche.

Je me précipite sur le site web de la marque. Il s’agit d’une jeune marque de créateurs qui ont une ligne « city » et une ligne « mariage ». Je commence par cette dernière et là c’est le coup de foudre : si je pouvais je les achèterais toutes. C’est exactement ce que je cherche : originale, rétro, classique et classe ! Mais voilà je ne peux pas tout acheter alors je fais un 1er tri par couleurs pour ne retenir que les modèles ivoires. Après un 2ème tri il ne me reste plus que 2 paires en compétition. Après avoir soumis mes choix, à ma collègue de bureau, mon commercial et ma témoin j’opte pour mon 1er coup de cœur.

Après m’être assurée que je pourrais toujours les échanger si elles ne me vont pas je me lance et je les commande. Moins d’une semaine après je les reçois, pile poil à temps pour mon 2ème essayage. Elles sont magnifiques. Le cuir est beau, les finitions parfaites, elles sont exactement comme je les imaginais, je les adore. Je suis impatiente de les essayer avec ma robe.

C’est chose faite dès le lendemain et vous savez quoi : elles sont parfaites, il n’y a pas d’autres mots. Je n’imagine pas d’autres chaussures pour mon mariage !

Maintenant que j’ai ma robe, mes chaussures il ne me reste plus que les accessoires !

A très vite pour la suite

Bisous

L.

P.S : pour celles que cela intéresse, j’ai commandé mes chaussures chez Ellips. Leur ligne « City » est également géniale et j’envisage sérieusement d’en faire l’acquisition de quelques paires mais chut il ne faut pas le dire à L’Homme !

Voici quelques info tirées de leur site Internet : Ellips naît à Paris en 2009 de l’ambition de sa fondatrice, Priscille Demanche, de créer des chaussures à l’image de la femme moderne.

 

L’idée ? Proposer des chaussures à usage multiple au travers d’une ligne City et d’une ligne Mariage. La chaussure de mariée épousera facilement un jean, la chaussure City trouvera sa place dans le quotidien comme dans les évènements chics. Que ce soit en soirée, dans un cadre professionnel, ou lors d’un week end en famille, les chaussures Ellips ne se contentent pas d’accessoiriser la silhouette : elles apportent la touche smart qui permet de se distinguer.

Style, confort et adaptabilité, les chaussures Ellips visent le plaisir au quotidien.

Parce que la création seule ne suffit pas, les chaussures Ellips sont fabriquées en Espagne avec le plus grand soin à partir de matériaux nobles : tiges, doublures, semelles intérieures et extérieures sont en cuir véritable.

http://ellips-chaussures.fr/

Global Positioning System

Je tiens tout d’abord à dédier ce billet à Mimicracra qui m’a tenue compagnie et remonter le moral pendant ces longues heures de route. Merci beaucoup sans toi je crois que j’aurais fini par rentrer à pied !

Me voilà de retour ! Cette fois un peu moins d’attente et un nouveau billet pour vous raconter nos derniers déboires.

Global Positioning System ou GPS dans le langage commun.

Vous savez cette invention qui semble si merveilleuse : plus de cartes à lire, plus d’engueulades à propos d’une carte lue dans le mauvais sens, plus besoin de demander son chemin à un passant. Grâce à cette merveilleuse et quelque peu mystérieuse invention il n’est plus nécessaire de planifier un déplacement dans un lieu inconnu et plus jamais aucun conducteur ne devrait se perdre.

J’avoue j’ai été la 1ère à exiger d’en avoir un dans la voiture, marre des détours sans fin, marre des engueulades car je me suis peut-être trompée entre la gauche et la droite (ben quoi cela arrive à tout le monde, même à des gens très bien). Désormais la voiture serait à un nouveau havre de paix.

Un nouveau joujou à dompter… j’adore ! Première chose à faire changer la voix car après quelques trajets la voix aigüe paramétrée me tape sur le système. Mais à part ce petit détail c’est génial !

Bon par moment je ne comprends pas la logique de la machine… et j’ai l’impression qu’elle nous fait faire de drôle de détour mais qui suis-je pour oser remettre en cause la suprématie de la Bête. En tout cas L’Homme semble penser qu’elle m’est largement supérieure en ce qui concerne le sens de l’orientation.

Pourtant ce week-end j’ai pu démontrer que la Bête n’était finalement pas si infaillible que ça !

En effet, nous avons voulu profiter du seul long week-end que le calendrier nous a concédé pour aller faire un tour à la plage. Le beau temps étant en plus au rendez-vous il n’était pas question de rater cela. Surtout que pour cause de mariage cette année les vacances se feront à la maison.

Nous voilà donc parti mercredi soir après le boulot. Contrairement à mes craintes la route est plutôt fluide. Petite Puce a tenté de se lancer dans un nouveau jeu : la valse des doudous. Le but étant que j’arrive à les récupérer sans retirer ma ceinture. J’ai fini par obtenir une victoire pas KO ! Au final, la route se passe plutôt bien et dans la bonne humeur seul un accident nous ralenti quelque peu mais nous faisons les 442 km en un peu moins de 5 heures.

Après un beau week-end il est à nouveau temps de reprendre la route. Le Dieu de la Météo semble comprendre notre faible motivation pour reprendre le chemin de la maison et surtout du boulot, il nous a donc gentiment envoyé la pluie. Nous, nous nous réveillons sous la grisaille qui nous décide à partir finalement en matinée. Il est prévu que nous nous arrêtions voir le Grand Père de L’Homme. Cela nous demande un léger détail d’une vingtaine de kilomètres.

Nous partons vers 10h30 direction Pouzauges. Au moment de quitter l’autoroute nous découvrons que déjà des bouchons se forment. Je sens que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu la bonne idée de partir plutôt en raison du mauvais temps. Moi qui espérais être rentré avant le goûté de Petite Puce il va peut être falloir que je revoie mon estimation à la hausse.

Après avoir passé un petit moment chez le Grand Père de L’Homme nous reprenons la route. Le GPS nous annonce une arrivée à 16h30. Parfait… quelques minutes après il nous annonce 17h30 puis 20h30… euh c’est quoi ce délire ??? Il est 12h20 cela me parait impossible de mettre autant de temps pour faire 370 km. Enfin bref nous verrons bien.

Petite Puce est sage dans son siège, elle a mis la main sur un magazine et essaye de trouver les solutions des mots croisés de son père avec l’aide de ses doudous. Pour le moment bien qu’il y ait du monde sur la route nous roulons. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi l’heure d’arrivée indiquée ne change pas ?

Tiens pourquoi alors qu’au rond point la direction de l’autoroute est indiquée à la 1ère sortie alors que le GPS nous indique de sortir à la 3ème ? Et pourquoi L’Homme qui est aussi étonné que moi de cette indication suit bêtement ce que nous dit le GPS ? Nous voilà embarqué sur une 2×2 voies, impossible pour nous de faire demi-tour. Je le sens mal ce trajet de retour…

Moi qui attendais avec impatience la première station service pour nourrir Petite Puce c’est raté. Bon finalement nous trouvons un endroit où faire une halte le temps de tenter de faire déjeuner Petite Puce. Au moment de repartir je farfouille dans les différents menus de la Bête afin de trouver le chemin qu’il a prévu de nous faire prendre. Et là stupeur je découvre qu’il nous fait passer par Nantes.

Je comprends mieux pourquoi alors que nous n’étions qu’à 370 km de chez nous en prenant cette sortie sur le rond point nous sommes passés à plus de 400 km. Bon ben tant pis, maintenant que nous sommes embarqués dans galère autant continuer. De Nantes nous rattraperons l’A11 pour rejoindre Angers puis direction la maison via la route habituelle. Au moins ça roule me fait remarquer justement L’Homme.

Nous contournons Nantes et à nous Angers. L’heure d’arrivée est même désormais prévue à 18h30. Je trouve ça long mais toujours plus raisonnable que 20h ! Sauf qu’arrivé à Angers les bouchons nous rattrapent. Après un petit détour par le centre ville d’Angers nous rattrapons l’A11 et un chemin connu. Petite Puce a finit par s’endormir et je vais pouvoir en faire de même. Désormais c’est tout droit jusqu’à la maison !

Je suis réveillée par le son de la pluie sur le pare-brise. L’Homme nous apprend que nous sommes un peu avant Le Mans et que nous sommes à l’arrêt ben parce que tout le monde est à l’arrêt. En effet je découvre autour de moi pleins de voitures à l’arrêt et rien ne semble vouloir les faire avancer.

Le GPS nous propose un petit détour qui devrait nous permettre de gagner pas mal de temps. Tant mieux car l’heure d’arrivée est passée à 21heures. Pas totalement réveillée je fais confiance à L’Homme qui fait lui-même confiance au GPS, enfin La Bête. Je finis par faire comme Petite Puce je rejoins à nouveau Morphée.

A mon réveil je ne comprends pas pourquoi nous sommes toujours à plus de 300 km de chez nous. L’Homme m’explique que nous passons par Alençon afin de rejoindre la N12 puis l’A86. Je vous ai perdu ? Promis je tente de vous mettre une petite carte à la fin du billet. Bon ben pourquoi pas. Il est déjà 16h30. Si cela peut nous permettre d’arriver le plus vite possible, il peut bien passer par la Chine moi cela m’ira. J’en ai marre. Petite Puce n’est pas encore réveillée mais j’appréhende quelque peu ce moment.

17h nous quittons l’autoroute pour rejoindre la N12. Petite Puce est réveillée, elle englouti son biberon tranquillement et reprend ses doudous afin de jouet avec eux. Nous voilà donc embarqué sur une nationale. Pas de pot nous sommes réduits à faire du 110 quand ce n’est pas du 90 voir moins à chaque ville que nous traversons.

Oh je sens que je ne vais pas aimer cela. Et j’aime encore moins cela lorsque les voitures autour de nous s’accumulent. Elles s’accumulent à tel point que nous voilà par moment à l’arrêt. Mais victoire nous ne sommes plus qu’à 100km de la maison. Par contre nous avons toujours une heure d’arrivée à 20h30. Mais à crier victoire trop vite je nous ai une fois encore porté la poisse. Nous voilà à l’arrêt. Et l’enfer commence : 20 minutes pour faire… 1 km… et 1heure pour en faire 2. Je craque. Heureusement je suis pour le moment la seule à craquer. Enfin L’Homme commence à s’en vouloir sérieusement d’avoir écouté les instructions de la Bête.

Je ne vais pas vous faire le détail minutes par minutes les heures qui ont suivi. Petite Puce a été d’une patience d’Ange et n’a commencé à trouver le temps long que quelques minutes avant d’arriver à la maison.

Au final nous sommes arrivés chez nous à 21h. Oui oui 21h soit presque 12heures passées dans la voiture.

Ce qui m’a consolé c’est que j’ai appris le lendemain que notre nounou avait mis 9h pour rentrer de Noirmoutier et un collègue 10h pour rentrer de Royan.

Une chose est certaine on ne m’y reprendra plus à suivre bêtement une machine. Désormais je reprends le contrôle de nos trajets et tant pis si par moment L’Homme ne comprend pas de quelle gauche je parle !

Bisous

L.

Voici ce qu’aurais du être le trajet normal :

Et voici ce que nous avons fait :

Coup de g*** du jour !

Bonsoir,

Voilà quelques jours que le clavier me démange et que je réfléchis désespérément à une idée de billet… alors je tente un retour parmi vous. J’ai longuement hésité : vous parler des préparatifs du mariage : rien de passionnant ou de drôle à raconter, de la dernière bêtise de Petite Puce… j’ai arrêté de les comptabiliser, du boulot : trop risqué et pourtant il y’aurait beaucoup à raconter !

Quand je me suis souvenue que cela fait un moment que j’avais envie de pousser un petit coup de g*** au sujet d’un certain nombre d’articles parut dans la presse féminine. Enfin dans un magazine car je n’en n’achète pas moi-même mais la Mère de L’Homme est abonné à un hebdomadaire et me passe les numéros une fois lu. En général je les lis en diagonale.

Alors passons sur les thèmes récurrents : le régime pré-été, pré-fêtes, post-fêtes, de la rentrée… à chaque fois différents et toujours extraordinaire, les articles sur la mode : le it-bag, les it-shoes, la it-robe… chaque semaine différent bien évidement et coûtant au bas mot un SMIC à chaque fois. Je passerai également sur ses mannequins photoshoper en couvertures qui doivent suivre scrupuleusement chaque régime cités plus haut. J’exagère une fois par an environ nous avons le droit à ce qu’ils appellent « un mannequin XL » comprenez une nana normalement constituée (et encore) qui n’a pas la « chance » de faire une taille 36 anorexique et qui doit tout de même faire un grand 38.

Caché au milieu de cela et entre deux pages de publicité pour un parfum, des fringues, du maquillage (en alternance) se trouve quelques articles de fond sur un sujet à la mode : le mariage de William et Kate, la grossesse présumée de Carla, et probablement sur le dernier numéro l’affaire DSK (je ne l’ai pas encore récupéré)…

Bref, en général toute cette futilité m’amuse et surtout ne me prend pas beaucoup de temps pour les lire ni ne mobilise une trop grande part de mon cerveau. Parfait à lire quand je prends le temps d’un bain.

Mais depuis quelques temps j’ai vu fleurir des articles sur la parentalité, l’éducation et les relations parents/enfants. Valorisons-nous trop nos enfants ? Mères/Filles : sommes-nous trop fusionnelles ? Quel avenir pour les enfants de divorcés ? etc etc…

Et après chaque lecture ce même constat : à les écouter nous sommes tous d’atroces parents. Nous sommes ainsi entrain de créer une nouvelle génération sans repères, totalement névrosée. Quel est l’intérêt d’écrire de tels articles ? En général quelques conseils sont parfois distillés mais dans l’ensemble à la fin de la lecture de tels articles on n’en ressort démunis.

Alors aujourd’hui qu’est ce que c’est qu’être de bons parents ? Comment réussir à concilier ce diktat de la perfection qui envahit nos vies avec la réalité ? Quelle éducation pour nos enfants ? Mais à qui s’adresse ses fichus magazines ?

Comme j’ai l’habitude de commencer mes romans par la fin (surtout les polars) je vais répondre en commençant par la fin… ou tout du moins tenter de répondre !

A qui s’adressent ses magazines ?

Une chose est certaine pas à moi. J’hésite entre plusieurs types de population… La parisienne d’une quarantaine d’années, probablement femme au foyer mère de deux adolescents ultra looké et détestable avec un Homme qui finance crèmes de beauté, parfums, fringue avec son pendant la version divorcée.

Je pense qu’on peut également y mettre la provinciale (ou banlieusarde), qui rêve d’avoir la vie de la 1ère (la parisienne citée plus haut) et qui à défaut d’avoir sa vie, crois pouvoir s’en rapprocher en ayant les même lectures.

Et enfin toutes personnes ayant plus de 10 minutes d’attente dans une salle d’attente d’un médecin !

(ceci est une analyse totalement personnelle, totalement partiale. J’en suis pleinement consciente et surtout j’assume !)

Comment concilier vie réelle avec tous ses diktats imposés ?

Instinctivement je dirais il suffit de ne pas les écouter. Mais je sais que ce n’est ni faisable ni possible : la pression sociale est forte et passer outre demande une volonté que je suis loin d’avoir. J’essaye de faire avec. Je suis réaliste je ne ferais jamais un 36, je n’aurais jamais des jambes longues à ne plus savoir où les mettre mais je continuerai à espérer qu’une jolie paire de chaussures feront de moi d’un coup de baguette magique la plus belle et je continuerai à me damner pour un beau sac (au grand dam de L’Homme) !

Et comme au fond de moi sommeil une Bridget Jones, je continuerai à noyer mon chagrin avec une bonne cuillère de Nutella ou de glace en regardant ce qu’appelle certains un film de pleureuse !

Je ne suis pas parfaite, je ne le serais jamais. Et tant pis si je ne réponds pas à 100% aux normes édictées par la société. Me rendre malheureuse à cause de cela n’empêchera pas la terre de tourner ! Alors pourquoi me prendre la tête ces articles ? Tout simplement parce que je suis fatiguée d’avoir toujours l’impression de passer pour une horrible mère, fatiguée de lire que l’avenir de ma fille sera ce qu’il peut se faire de pire.

Et surtout je me demande quelle est l’impact sur des jeunes mamans plus démunies que moi ? Quel est l’intérêt pour ces journalistes de nous culpabiliser ainsi ? Est-ce une manière pour eux de se décharger de leurs angoisses ?

Et surtout si nous avons tout faux donnez-nous la recette miracle !

Qu’est ce qu’être un bon parent ? Quelle éducation pour nos enfants ?

Je n’ai pas les réponses. Et celui qui les a est prié de me les donne !

Je sais qu’aujourd’hui je fais de mon mieux pour transmettre à ma fille les bases de l’éducation et les valeurs que ma mère m’a enseignée.

Je fais et ferais probablement des erreurs. Je ferais probablement les choses différemment avec le (ou la) cadet(te) et encore différemment avec le (ou la) benjamin(e) et mes enfants me le reprocheront un jour ! Mais ce n’est ce pas ça être parents ?

Une chose est certaine Petite Puce elle se régale de pouvoir « lire » (le plus souvent à l’envers) et déchirer toutes ses inepties publiées. Et finalement c’est peut-être la meilleure utilisation que l’on peut en faire !

Et vous qu’en pensez vous ? Pour ou contre ce type d’article ?

Gros bisous et à très vite avec des articles plus léger sur le mariage et les bêtises de Petite Puce !

L.

RER B ou la galère au quotidien…

Bonsoir,

Voilà un moment que je n’ai pas pris le chemin du clavier. Heureusement j’ai encore 1h30 pour publier un billet ce mois-ci.

Alors déjà promis le prochain billet sera consacré à ma robe de mariée. Oui je sais ce billet tant promis comme sérieusement à ressembler à l’Arlésienne ! Mon prochain essayage étant programmé vendredi prochain je devrait avoir plus de matière pour vous raconter tout cela !

Une fois encore je vais parler de mes galères de nounous. Enfin plutôt des galères liées à mes galères de nounous !

Comme vous vous en souvenez probablement ma Super Nounou a eu la mauvaise idée de tomber enceinte. J’avais trouvé une Nouvelle Super Nounou bis pour Petite Puce. Mais celle-ci s’est avérée ne pas être une Super Nounou bis : à moins d’un mois de commencer elle nous a annoncé ne pouvoir prendre notre fille car elle ne marchait pas. Bref, on ne va pas revenir sur ce fâcheux incident qui a tendance à me mettre dans une rage folle. Elle a quand même eu la délicatesse de nous proposer une remplaçante. Remplaçante qui ne nous a pas vraiment plu et qui nous a également planté car nous avons mis une semaine pour lui répondre. Le pire c’est qu’en désespoir de cause et comme nous n’avions trouvé personne, nous nous étions résolus à l’engager.

A trois semaines de l’arrêt maladie de ma Super Nounou j’étais sans mode de garde… Mais à part cela tout allait super bien !

Après avoir relancé mes recherches, nous avons fini par trouver une Nounou Bis. Seul inconvénient elle n’habite pas notre quartier mais à mi-chemin entre chez nous et mon travail. Après un repérage des lieux en voiture je me dis que ça doit être faisable. J’amènerai Petite Puce le matin en RER et L’Homme la récupérera le soir. Cela modifie quelque peu notre organisation notamment en termes d’horaires mais ce n’est pas comme si nous avions tout à fait le choix ! Et puis ce n’est que pour 5 mois soit 19 semaines !

Bref, lundi matin, 1ère journée d’intégration pour Petite Puce. J’ai posé des jours de congés car il est convenu que ça soit moi qui m’en charge.

Je regarde le trajet, vois ce qui est le plus court pour moi et les horaires du RER. Je prévois un peu de marge afin de ne pas être trop en retard et surtout afin de pallier d’éventuelles perturbations sur la ligne B. Il est bien connu que la ligne B du RER n’a jamais de retard, mais on ne sait jamais !

Lundi matin : 7h45 me voilà partie, Petite Puce dans sa super poussette (https://laetitiaeva.wordpress.com/2009/10/17/histoire-de-poussette-suite-et-fin-enfin-jespere/) et moi un peu flippée à l’idée de laisser ma fille à Nounou Bis. Je n’avais juste pas imaginé que le problème majeur de ma journée ne serait pas tant cette première matinée d’intégration que le fait de m’y rendre (et d’en revenir).

J’étais consciente que la nouvelle passerelle n’étant toujours pas achevée je pourrais connaître quelques difficultés. C’est mon trajet quotidien depuis que nous avons emménagé. Je n’imaginais certainement pas que cela serait aussi compliqué.

Pour ceux qui ne connaissent pas la Gare de Massy voici quelques petites explications. Il existe 3 gares à Massy : le RER C qui dessert entre autre Versailles d’un côté et Paris en passant par Savigny. J’habite de ce côté-là. On retrouve de l’autre côté des voies le RER B qui coupe Paris du Nord au Sud (Aéroport Charles de Gaulle-Saint Rémy les Chevreuse). C’est ce RER que j’emprunte tous les matins pour me rendre au travail et désormais chez la Nounou. Et du même côté mais un peu plus loin se trouve la gare TGV (Bordeaux, Rennes, Lyon, Lille entre autre !).

Afin de relier le RER C au RER B et à la gare TGV il existe une passerelle qui nous fait passer au dessus des voies. Elle doit avoir été construite au même moment que les gares. Je n’ai pas réussi à trouver son année de mise en service mais je tablerai au plus tard dans les années 60. Elle n’est bien évidemment pas couverte et pour y a accéder se trouve des escaliers. Par temps de pluie elle est rapidement inondée et si l’on souhaite garder les pieds au sec nous sommes obligés de passer en file indienne. Très pratique lorsque qu’il ya de chaque côté une rame de RER qui déverse son flot de passager.

 

En 2007, il a été prévu de la remplacer afin de créer un pôle multimodal comprenant deux nouvelles gares et surtout une nouvelle passerelle. Dans la jolie brochure reçue elle était ainsi décrite : « Une passerelle couverte et vitrée de 250 mètres, appelée le « lien », qui permettra aux 47000 personnes transitant chaque jour à Massy de circuler confortablement de gare en gare. » Et comble du luxe elle serait sera doté d’ascenseurs et d’escaliers roulants. Elle devait être mise en service fin 2010.

 

Mais voilà nous sommes le 14 mars 2011 et elle n’est toujours pas en service. Parmi les explications sur ce retard on trouve entre autre la mauvaise météo de l’hiver 2009/2010 ! J’adore les excuses made in RATP/SNCF/RFF ! A priori elle ne devrait être opérationnelle finalement qu’en septembre 2011. Mes 19 semaines vont donc être 19 semaines de galères matinales !

Pour revenir à mes galères donc. Lundi matin 7h45, temps heureusement plutôt agréable, Petite Puce encore un peu endormie dans sa poussette. Me voilà en bas de la passerelle et là c’est le drame : se dresse devant moi des escaliers qu’il va falloir que j’affronte. Ma poussette pesant environ 10kg, ma fille habillée doit faire sensiblement le même poids me voilà avec 20kg quelque peu encombrant à convoyer.

Après avoir tenté de soulever malgré tout la poussette (et la fille) toute seule, je me rends à l’évidence il va falloir que je compte sur la gentillesse humaine et sur de l’aide. Et là un phénomène étrange se produit : le vide se fait autour de moi. On m’évite, me contourne, me bouscule mais personne ne se propose et surtout la règle tacite semble être d’éviter à tout prix mon regard. Ma journée vient à peine de commencer et j’ai déjà qu’une envie qu’elle se finisse. L’espace d’un instant j’envisage de tout envoyer balader et rentrer chez moi avec Petite Puce afin de profiter de cette journée à deux. Mais voilà, je n’ai pas le choix, mercredi je reprends le boulot et Petite Puce doit aller chez la Nounou Bis.

Heureusement une jeune fille accompagnée d’un ami se propose de m’aider. Son copain se contentant de lui porter son sac. Qui a dit que la galanterie était perdue ? Au bout de deux marches, elle déclare forfait et exige de son ami qu’il prenne la relève. Me voici donc enfin en haut des marches. Je suis déjà fatiguée, j’ai chaud et déprimée car qui dit monter un escalier dit forcément le redescendre… et c’est ce qui m’attend au bout de cette fichue passerelle. Et comme je l’imaginais la même galère m’attend. A la différence prêt qu’il y a plus de monde, mais des usagers pressés, stressés que je dérange plus qu’autre chose avec ma poussette. Quelques regards noirs : une poussette n’est pas à sa place ici. C’est vrai que je le fais pas plaisir ! Au final, une bonne âme charitable m’a spontanément proposé de l’aide. Arrivé à destination, je comprends qu’il s’agit d’un touriste !

J’ai naïvement imaginé que mes galères étaient finies pour ce trajet. Mais mon répit a été de courte durée… arrivée en Gare de Fontaine Michalon je descends avec Petite Puce. Dernière ligne droite nous avons 10 petites minutes de marche avant d’arriver. Mais voilà avant d’en arriver là il faut que je quitte le quai. Et c’est le retour de mes galères… arrivée à la sortie je découvre des tourniquets. Je fais deux fois le quai, histoire de m’assurer que je n’ai pas loupé des portes… non non, il n’y a que les tourniquets. Question stupide, je passe comment des tourniquets avec ma poussette moi ? Elle ne passe même pas en largeur. Sortir Petite Puce de sa poussette ? Même si l’idée m’effleure je comprends vite que ce n’est pas possible : je ne peux pas porter Petite Puce et la poussette fermée tout en passant le tourniquet. Coup de chance un des tourniquets est en panne et un technicien est entrain de le réparer. Je lui demande de l’aide et là il commence à m’expliquer que je n’ai qu’à me débrouiller. Je suis sur le point de craquer… et je crois qu’il le comprend vite en me regardant. Il daigne donc s’interrompre afin de m’ouvrir une porte de service. Et là il m’apprend qu’il existe un ascenseur mais qu’il ne fonctionne pas pour le moment. Super cela me fait une belle jambe ! Et  il retourne bosser… me plantant devant des escaliers à descendre. Je HAIS les escaliers.

Forcément j’ai laissé passer tous les passagers qui s’arrêtaient à cet arrêt, et la gare est déserte. Il ne me reste plus qu’à descendre Petite Puce dans sa poussette toute seule comme une grande. Heureusement c’est un peu moins compliqué de descendre des marches que dans monter. Arrivée au tiers du parcours, un passager qui allait prendre son train prend pitié de moi et m’aide à descendre avant de remonter attraper son RER.

Les dix minutes de marche m’ont paru un jeu d’enfant.

Après avoir passé un petit moment avec Petite Puce et sa Nounou Bis, je les laisse pour 1h30. J’hésite à rentrer à la maison mais vu qu’on n’est plus aux heures de pointes je risque fort de devoir repartir à peine rentrée. Autant profiter du soleil pour me balader et pourquoi ne pas trouver une solution à mon problème de tourniquet.

Mon sens de l’orientation aussi limité soit-il me dit que je trouverais peut être un début de solution du côté des Baconnets. En effet, un bus passant en bas de chez moi a pour terminus Les Baconnets. Me voilà donc en quête de cette fichue gare et comme je suis une femme je n’hésite pas à demander mon chemin ! Après 10 bonne minutes de marche j’arrive à la gare et là ô miracle je découvre une pente douce pour accéder à la gare, un ascenseur et des portes battantes ! Je suis au paradis !

Je repars un peu plus légère, j’en profite pour repérer les lieux, histoire de ne pas me perdre et je file me poser au parc en attendant qu’il soit l’heure de récupérer Petite Puce.

Petite Puce de retour dans sa poussette nous prenons le chemin du retour. Pendant tout le trajet j’hésite entre reprendre le RER sachant que je vais probablement galérer à Massy ou prendre le bus et mettre 40 min pour rentrer. Je tranche et choisi ça sera le bus. Sauf qu’arrivé à l’arrêt il y a 20 minutes d’attentes. Euh une heure pour rentrer chez moi : autant rentrer à pied ! Donc nous voilà reparti à prendre le RER. Au moins cette fois-ci je ne galère pas pour atteindre le quai ! Le bonheur !

Je monte en tête histoire d’être certaine de ne pas me retrouver seule sur un quai désert arrivée au pied des escaliers. Voyant qu’une fois de plus personne ne semble décidé à m’aider spontanément, je prends le taureau par les cornes et je demande de l’aide. Non mais !

Il va falloir remettre ça tous les jours pendant les 19 prochaines semaines. D’un seul coup je déteste ma vie et j’en veux quelque peu à Super Nounou d’être enceinte.

Voilà trois semaines que tous les matins nous prenons le RER toutes les deux. Et tous les matins c’est la même galère. La seule différence est qu’après les trois jours à galérer avec ma Super Poussette j’ai exigé de L’Homme qu’on investisse dans une pousse canne. Désormais en semaine j’ai une Nouvelle Super Poussette qui ne pèse que 4 kg, et est moins encombrante. Ainsi lorsque je ne trouve pas une âme charitable pour m’aider à galérer dans les escaliers je me transforme en Super Maman et je porte seule Petite Puce dans sa poussette !

Tous les matins depuis trois semaines je suis scandalisée qu’en 2011 l’accessibilité dans les lieux publics soient si compliqué. Moi ce n’est que temporaire et ce n’est qu’une poussette… mais comment fait-on lorsque l’on est en fauteuil roulant ? Les transports en commun sont ils réservés uniquement à des personnes valides ?

Quant à l’indifférence des gens elle me dégoûte. Les seuls personnes à me proposer de l’aide sont la plus part du temps des mamans qui ont déjà vécues ce que je vis et compatissent à mes galères, et des personnes âgées…

Il ne me reste plus qu’à prendre mon mal en patience, dans mes galères j’ai un peu de chance les beaux jours arrivent et la probabilité d’une tempête de neige est assez limitée ! Reste qu’à espérer qu’une grève ne soit pas déclarée dans les 16 prochaines semaines !

A très vite pour parler mariage !

Bisous

L.

P.S : finalement ce message n’aura pas pu être posté en mars, mon ordi a déclaré forfait après avoir écrit 10 lignes.

 

A la recherche de la perle (très) rare… le retour

Je reprends le chemin du clavier pour vous raconter mes dernières péripéties de nounou.

Et oui alors que je me croyais tranquille me voilà de retour dans la galère de retrouver une nounou, une fois encore. Pour ceux qui n’aurait pas suivi petit rappel des faits : en octobre alors que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, notre parfaite nounou, enfin assistante maternelle, nous annonce qu’elle est enceinte.

Après nous être remis du choc et l’avoir félicité je me suis remise en quête d’une remplaçante. Armée de mon listing et après une savante triangulation j’ai recommencé appeler les assistantes maternelle agrées de notre ville. Bizarrement un CDD de 5 mois ce n’est pas hyper vendeur.

Après un nombre certain de refus j’ai réussi à décrocher 3 entretiens. La 1ère moi vivante jamais, la 2ème nous avait bien plu mais nous a clairement dit qu’on ne l’intéressait pas. Et la 3ème répondait à tous nos critères. Nous avons donc décidé de l’engager.

Quelques jours avant les 1 ans de Petite Puce, nous signons la promesse d’embauche et rendez-vous était pris pour signer le contrat fin janvier, début février. D’ici là elle doit essayer de voir avec la PMI si elle peut accueillir la copine de Petite Puce. Tout semble redevenir à la normale !

Lundi 7 février nous avons rendez-vous pour signer le contrat. Première chose qui m’agace, elle est une fois de plus en retard. J’aime pas ça. Mais bonne nouvelle nous apprenons qu’elle devrait pouvoir prendre en plus de Petite Puce, sa copine. Par contre mauvaise surprise les conditions financières ne sont pas tout à fait celles négociées. Sur le coup je tique mais je ne dis rien. Je demande à l’Homme de la rappeler le plus vite afin de mettre les choses au clair.

Le lendemain message de la nounou. L’homme me dit que non il n’a pas essayé de la joindre. Je la rappelle et là stupeur elle m’explique que finalement elle ne pourra prendre Petite Puce. Raison invoquée : elle ne marche pas encore et la PMI lui interdirait de la prendre. Euh sauf qu’elle ne nous avait jamais parlé de cette restriction. Totalement abasourdie ma seule question est « je fais comment moi ? ».

Elle m’explique qu’elle connait une assistante maternelle qui pourrait nous prendre notre Puce. Elle vient tout juste d’avoir son agrément. Nous allons donc voir cette dame le soir même avec l’Homme et Petite Puce.

Coup de chance elle habite dans la rue d’à côté. A peine entrée, dans son salon je découvre la télévision allumée. Cela ne commence pas bien. Vu qu’elle ne semble pas vouloir l’éteindre, je demande à ma Puce de ne pas la regarder. Le message semble passer et la télévision est enfin éteinte. Nous pouvons nous installer pour discuter. Elle nous explique qu’elle garde actuellement une petite fille de 3 mois au black et que sa maman n’est pas encore venue la chercher. Avec l’Homme on s’aperçoit avec horreur, que la petite fille est déjà en manteau alors qu’il fait une chaleur étouffante dans l’appartement. Je lui explique la raison de notre venue. Elle nous demande quel âge a Petite Puce, quand je lui réponds presque 15 mois, elle me rétorque : « et elle ne marche pas ? Elle est en retard. ». Arghhhh… on reste calme.

Nous continuons à discuter. Elle me demande si nous voulons la prendre au black. Euh non aucun intérêt pour nous. Elle finit par s’intéresser un peu à Petite Puce, va pour la prendre dans ses bras et là nous dit « oh mais qu’elle est lourde »… arghhhhhhhhhh on reste calme. Il faut que je reste calme.

Nous finissons par la quitter. Je lui explique que je devrais pouvoir être en mesure de lui donner une réponse en fin de semaine. Rentré chez nous, avec l’Homme nous sommes d’accord… euh ça serait vraiment dans le pire des cas.

Il ne me reste plus qu’à reprendre une fois encore ma fichu liste et mon téléphone. Sauf que la malchance s’abat sur moi et je ne trouve personne. Je finis par appeler la PMI en désespoir de cause. Nous passons en revue la liste, et la secrétaire m’indique les assistantes maternelles a priori dispo. Après les avoir toutes jointes aucune n’a finalement de place. Euh… là ça ne va vraiment pas le faire. Enfin si celle rencontré en octobre qui ne voyait pas l’intérêt de faire des activités avec des enfants est toujours disponible… mais cette fois encore plutôt mourir que de lui confier mon bébé.

Je finis par appeler la PMI d’Antony pour avoir leur liste. Me voilà reparti dans une triangulation pour trouver les assistantes mat’ près de mon boulot. Sur les 20 appelées : 2 n’ont pas répondu, 1 avait un place pour avril d’après ce que j’ai cru comprendre, 1 autre n’avait de la place que pour 2 jours par semaine et les 16 autres m’ont soit poliment expliqué qu’elles n’avaient pas de place, soit rit au nez en me disant que jamais je ne trouverais et que je ferais mieux d’arrêter de bosser. Comme si j’avais vraiment le choix.

Bref, déprime totale. Je commence à me faire doucement à l’idée qu’il va falloir que je prenne celle vu à Massy. Autant dire que cela achève de me déprimer. Surtout qu’entre temps je découvre qu’une crèche inter-entreprise ouvre ses portes en bas de mon bureau. Sauf que pour obtenir une place il faut que l’entreprise décide d’y participer et notamment financièrement. Vu la m*** dans laquelle je me trouve, je me dis que je n’ai rien à y perdre, autant allé en parler à mon cher PDG. Mais pas de pot, nous sommes jeudi après midi et monsieur part en vacances le soir même. Il m’explique donc bien gentiment que mon problème de nounou n’est pas sa priorité et qu’il verrait cela à son retour. Euh sauf que moi à son retour il vaudrait mieux que j’ai trouvé une solution.

En effet nous sommes à moins d’un mois du début du congé maternité de notre nounou actuelle. Je laisse passer le week-end histoire de réfléchir à ce que nous allons faire. Avec l’Homme nous nous résolvons en désespoir de cause à prendre la nounou rencontré mardi. Il est convenu que je l’appelle en début de semaine. Lundi chargé je ne trouve pas le temps et je remets cela au lendemain. Mardi soir me voilà donc à l’appeler et là catastrophe : elle m’explique que n’ayant pas eu de nos nouvelles avant et ne nous sentant pas motivé (tu m’étonnes) elle a décidé de signer avec d’autres parents. Là c’est une certitude c’est vraiment la catastrophe. Je n’ai plus aucune solution. En désespoir de cause je commence à réfléchir pour négocier mon licenciement. Je tente d’activer mon réseau, et réactiver les pistes que je n’avais pas utilisée jusque là car trop loin de chez nous.

Pour commencer je rappelle une assistante maternelle qui est à Antony. Une amie à nous nous l’avait indiqué comme très bien, juste loin de chez nous. En fait à égale distance entre la maison et mon boulot. Mais cela reste jouable. Au téléphone elle m’explique que le fait que ça soit un CDD de 5 mois n’est pas super tentant. Elle attend une réponse de parents qu’elle a rencontré il y a peu. Si cela ne marche pas elle me rappellera. J’appelle également les assistantes mat’ sur Massy que j’avais écarté pour des raisons de distances. J’arrive à en trouver deux qui auraient de la place. Le RDV est pris pour le soir même chez deux d’entre elles.

1ère assistante maternelle : je vous la fait rapide. Elle nous explique qu’elle est avant tout famille d’accueil et qu’elle ne cherche donc pas forcément d’enfants à garder. Je ne comprends pas tout ce qu’elle nous raconte. Je me fais limite engu*** parce que je mixe encore la purée du soir de Petite Puce (qui n’a que 5 dents). Arghhh on reste calme. Puis vient le moment de parler salaire… et là c’est le pompon ! Autant arrêté de bosser à ce tarif là.

La 2ème a l’inconvénient d’habiter loin de chez nous et nécessiterait que l’Homme amène et aille récupérer Petite Puce et donc beaucoup plus d’heures pour elle. Elle aussi est famille d’accueil mais contrairement à la précédente on sent qu’elle aime les enfants. Financièrement elle est plus chère que notre nounou actuelle (et en même temps je ne trouverais jamais moins cher que notre assistante maternelle actuelle !). L’Homme n’a pas vraiment accroché, il lui reproche une forte odeur de cigarettes. Moi c’est plus l’odeur de friture qui m’a gêné. Mais je sais que je lui confierai ma fille sans trop d’appréhension, maintenant ce n’est pas la nounou rêvée.

Et vendredi soir rendez vous chez la nounou d’Antony, qui m’a rappelé jeudi pour me dire que finalement si nous sommes intéressés elle a une place pour notre Petite Puce. Quand nous arrivons elle n’a pas totalement finie sa journée. Elle garde un petit garçon de deux ans et nous explique que c’est son dernier jour chez elle. Son mari et son fils sont également présent.

Nous voici à parler d’elle, de ce qui l’a poussé à devenir assistante maternelle, de notre Puce, de la façon dont elle articule ses journées. Elle est se montre attentionnée envers notre fille. Ne nous dit pas qu’elle est en retard parce qu’elle ne marche pas encore ! On sent qu’elle prend son travail au sérieux. Elle nous remet un document à remplir conscensieusement qui devrait lui permettre de mieux connaitre les habitudes de notre fille. Question pratique elle se situe à mi-chemin entre la maison et mon travail et ne nécessite pas un grand détour pour l’Homme. Au vu des horaires il est convenu que l’on continue notre organisation actuelle : je l’amène et l’Homme la récupère. Cela nécessite que je prenne le RER avec Petite Puce à moins d’arriver à faire du co-voiturage avec une collègue. L’Homme devra partir un peu plus tôt le soir, mais c’est l’histoire de 5 mois, et nous n’avons pas vraiment le choix. Côté finance : elle nous coûtera beaucoup plus cher que notre nounou actuelle mais toujours moins que la première rencontré la veille.

Sans même en discuter je sais qu’avec l’Homme nous sommes d’accord : ce sera elle.

Finalement c’est probablement un mal pour un bien que les deux autres nous aient lâché. Il va falloir trouver une nouvelle organisation, cela va être un peu plus compliqué mais ce n’est que pour 5 mois et au moins je pourrais aller travailler tout en étant confiante : ma fille sera épanouie et recevra toute l’affection qu’elle peut attendre de son assistante maternelle. Et ça c’est l’essentiel ! Maintenant il ne me reste plus qu’à croiser les doigts pour qu’elle ne nous plante pas !

Tous mes malheurs me laissent penser qu’il existe bel et bien une Mafia des Assistantes Maternelles qui profite d’une position de force pour arnaquer, culpabiliser et faire tourner en bourrique les parents. Heureusement il existe aussi des perles rares qui sont avant tout préoccupé par le bien être de nos enfants. Et comme il y a probablement un business à développer dans la restauration « friendly child », il y a un vrai business à développer dans la garde d’enfants en région parisienne ! Avis aux amateurs !

Bonne soirée et à très vite pour des prochaines aventures. Après tout je ne vous ai toujours pas parlé de ma robe de mariée !

Gros bisous

L.