13-a baker’s dozen

Hello !

Me voilà de retour déjà ! Je n’arrive pas à écrire le billet initial sur lequel je bosse depuis ce matin alors je tente autre chose ! Je sais que ce billet-là sera beaucoup plus facile à écrire.

Pour ceux qui suivent un peu ce blog, il y a quelques années (déjà) je vous parlais de Sugarplum puis de Synie’s cupcakes. Ces deux endroits avaient en commun une personne Laurel. Alors aujourd’hui j’avais envie de vous parler d’elle mais surtout de ce fantastique endroit qu’elle a ouvert : le 13-a baker’s dozen.

Lorsque Laurel m’a annoncé qu’elle envisageait de créer quelque chose de bien à elle autant vous dire que j’étais aux anges. Je crois même que j’ai sauté un peu partout dans l’appartement. L’Homme m’a prise pour une folle et s’est demandé quelles expériences gustatives j’allais lui imposer !

Début janvier 13-a baker’s dozen a enfin ouvert ses portes. Cela faisait quelques semaines que je l’attendais cette ouverture, j’en trépignais d’impatience et l’attente a été à la hauteur de mes espérances.

Qu’est-ce que le Treize ? A mon avis un ovni dans le paysage culinaire parisien. Une de ses adresses que l’on aimerait garder pour soi comme un secret précieux et en même temps c’est un endroit tellement génial que l’on a envie de le faire connaitre à tout le monde. C’est avant tout un endroit qui a une âme, en endroit plein de rires, de bonne humeur, de gentillesse, de bienveillance et surtout child-friendly ! C’est une parenthèse hors du temps où l’on vient pour se ressourcer, être réconforté, et papoter avec une amie dans sa cuisine. Sa localisation au fond d’une petite cour renforce ce sentiment de lieux un peu secret. Cela me fait penser à ses cottages anglais : douillé, entouré de verdure (et pourtant nous sommes en plein Paris) où l’on est impatient de rentrer pour se mettre au chaud.

Et concrètement dans l’assiette cela donne quoi ? Le Treize n’est pas un salon de thé comme les autres. Déjà parce que l’on n’y vient pas que pour le thé mais tout au long de la journée, pour le petit déjeuner/déjeuner/goûter. A l’image de sa propriétaire et du lieu on retrouve dans la cuisine cette bienveillance, cette générosité et un côté réconfortant. On y vient et on y revient pour se délecter des plats proposés qui nourrissent également un peu l’âme.

Laurel et Anne proposent une cuisine inventive, de saison à tendance végétarienne, mais attention les carnivores comme moi y trouveront aussi leur place ! C’est un mélange réussi de plats sains et réconfortant, oui oui bien que sur le papier le concept soit un peu antinomique je vous promets que c’est pourtant le cas. Ceux qui me connaissent savent comme je peux être difficile, surtout lorsqu’il s’agit de légumes, et pourtant elles arrivent à me faire découvrir de nouvelles saveurs, de nouveaux légumes que je n’aurais pas eu l’idée de goûter ! Elles nous font découvrir des saveurs de chez elles, des saveurs que j’aime et qui me font parfois dire que je ne suis peut-être pas née sur le bon continent !

Concrètement le midi vous aurez le choix entre des pies, vous savez ces tourtes anglo-américaines fourrées à la viande/légumes/… qui sont à se damner accompagné d’une salade, ou une énorme salade  et ce que je préfère un plat du jour qui est souvent de la confort food fait avec des produits frais (comme tout le reste) qui offre un plaisir un peu régressif et donne l’impression d’être comme une enfant à la maison !

Côté salon de thé et sucré : son fameux carrot cake que j’aime tant est presque toujours là, Melle C. raffole de son gâteau au chocolat et L’Homme de sa tarte aux pommes. Vous voyez il y en a pour tous les goûts. Et pour accompagner cela je vous conseille un thé. Laurel a fait appel à un maître thé qui lui a composé rien que pour elle une gamme de 13 thés. Je ne les ai pas tous goûté car tous ne sont pas à mon goût mais ils sont délicieux, originaux et de très très bonne qualité. Si vous avez trop chaud alors demandez-lui de vous surprendre avec un jus de fruits/légumes frais. Melle C. adore celui à l’orange/carottes, L’Homme aime le mélange betterave rouge/poire/pomme et moi carottes/pomme/orange/gingembre !

En fait tout est fait pour s’adapter aux goûts de chacun, pour que chacun se sente comme à la maison. Et croyez-moi Melle C. s’y sent comme chez elle ! Elle adore passer de l’autre côté du bar afin « d’aider ». Et même si je pense qu’elle doit plus souvent encombrer qu’autre chose jamais aucune réflexion lui a été faite, juste un mot gentil, une attention qui lui permettront de retourner vers moi afin de ne pas encombrer la cuisine.

Ce que j’aime par-dessus tout ? Me mettre au bar afin de discuter avec Laurel et avoir ainsi l’impression d’être dans la cuisine d’une Amie, la regarder me préparer un délicieux repas.

Allez-y je vous promets vous aussi vous deviendrez fan !

Bisous

L.

13-a baker’s dozen
16 rue des St Pères
75007 Paris
01.73.77.27.89
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 18h
https://www.facebook.com/treizeis13isthirteen
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J-7 à J-1

Hello !

Dans un premier temps je tiens à dédier ce billet à Super Vendeur et Super Samaritain même s’ils ne liront jamais ce billet !

A moins de 2 mois de notre premier anniversaire de Mariage il est temps que je m’active un peu pour terminer cette longue chronique sur l’un des plus beaux jours de ma vie.

Pour résumer pour ceux qui auraient la mémoire un peu courte : le lieu est trouvé depuis un moment, nous avons loué une jolie maison à 45 min de chez nous, les faire parts après avoir fait un détour par l’autre bout du monde on finit par arriver et être expédiés, la robe est trouvée, le Wedding Cake est commandé, nos amis ont presque tous répondu présent et ma Maman est arrivée.

Nous sommes donc à une semaine de notre mariage. Les éléments de décorations des tables sont stockés chez ma Grand-mère : sa pièce fourre-tout ressemble à une succursale d’Ikea/Maison du Monde/Alinéa ! La vaisselle et les tables et chaises sont commandées et seront livrées la veille. Et oui à 1 mois ½ du mariage je me suis demandé s’il y allait avoir assez de chaises et de vaisselle pour tout le monde. Verdict : probablement pas. Du coup après un rapide arbitrage achat/location nous avons opté pour la location : je ne voyais pas trop ce que nous aurions fait de toute cette vaisselle. Déjà qu’après le mariage il va falloir que je trouve quoi faire de toutes mes lanternes et autres babioles de déco ! Mes pots de confiture (cadeau que nous offrons à nos amis) sont relookés, les savates arrivées et les paréos sont dans la valise de ma Maman.

Bref nous sommes donc à une semaine du mariage. Au planning nous devons : faire le dernier essayage de ma robe avec Super Témoin, qui sera chargée de la garder afin que L’Homme ne la voit pas, et ma Maman. Il faut admettre que je suis un peu joueuse car récupérer ma robe 4 jours avant notre mariage il ne faut pas avoir peur ! Bref, je dois aussi trouver une étole qui ira bien avec au cas il ne fasse pas très chaud. Nous devons prendre possession de la maison dès le jeudi midi. Il est donc prévu de tout apporter ce jour-là et d’aller faire les courses alimentaire afin de tout stocker là-bas. Et oui l’inconvénient du mariage home-made c’est qu’il faut penser à tout et s’occuper de tout !

Jeudi, J-2 : la voiture est chargée jusqu’à ras bord. Petite Puce est restée à la maison avec sa Grand-mère. Au programme récupérer les clés de la maison, décharger la voiture, allez faire les courses manquantes alimentaires, décharger la voiture et tenter de tout rentrer dans les placards et réfrigérateurs, rentrer chez nous, recharger la voiture, retourner à la maison pour la décharger, puis retourner une dernière fois chez nous récupérer Petite Puce et ma famille en vue du dîner du soir… et tout cela entre 12h30 et 19h heure à laquelle mes chers beaux-parents débarquent pour le repas.

Autant vous dire que cela nécessite une organisation béton et autant vous dire tout de suite nous n’avons pas tenu l’horaire. Mais malgré tout je m’étonne je reste relativement zen ! Le dîner se passe plutôt bien, seule une mauvaise nouvelle vient assombrir ma bonne humeur : mon Petit Frère ne pourra pas être parmi nous samedi : l’Armée lui a annulé sa permission. Je suis tellement dégoûtée.

Vendredi, J-1 : La nuit a été plutôt mauvaise : réveil à 4h du matin par une fenêtre qui s’est ouverte sous la violence des orages et de la pluie… Je commence à m’imaginer la catastrophe que sera notre mariage s’il fait ce temps-là samedi. Je commence à me dire que j’ai finalement bien fait d’emprunter des barnums alors que je ne voulais même pas en entendre parler.

 Au programme du jour : préparer la maison, monter les barnums, faire les dernières courses car forcément j’ai oublié des choses et notamment du sirop de sucre de canne pour ma soupe de Champagne, s’avancer le plus possible sur la déco et sur tout ce qui peut être fait et soirée avec nos témoins et amis. Il est également prévu qu’on nous livre dans la matinée les tables, chaises et toute la vaisselle.

Dans la journée ma Maman, ma Petite Sœur et une Amie viennent me donner un coup de main. L’Homme lui est chargé de faire les derniers allers retour, d’aller récupérer LA voiture.

En fin d’après-midi nous avons rendez-vous avec ma Maman pour une manucure et mise en beauté des pieds ! Super Témoin doit déposer ma robe à l’appartement puis nous passons récupérer les fleurs avant de retrouver tout le monde à la maison. Bref une journée encore chargée mais toujours sans stress pour moi et surtout malgré un temps qui se dégrade de plus en plus dans la joie et la bonne humeur. L’Homme lui commence à sentir le stress monter et ne ménage pas ses efforts. J’ai l’impression d’un renversement de situation par rapport à ces derniers mois !

Arrivée à Massy juste à temps pour aller me faire belle. J’y passe comme toujours un moment agréable. Je me dépêche je suis en retard pour rejoindre Super Témoin et surtout je ne sais plus à quelle heure ferme la fleuriste. Une fois chez la fleuriste nous découvrons que nous sommes largement dans les temps vu que la fermeture de la boutique a lieu une heure plus tard que ce que j’avais imaginé ! Mes centres de tables sont magnifiques. La fleuriste a tout à fait compris ce que j’attendais d’elle. Je suis aux anges. Elle me montre également les roses qui composeront mon bouquet… que j’ai hâte d’être à demain ! Avec l’aide d’une des vendeuses nous chargeons les fleurs dans la voiture de Super Témoin. Et c’est là que les ennuis ont commencé.

Vous vous souvenez de mon Enterrement de Vie de Jeune Fille ? Nous avions la voiture de la Belle-Mère de Super Témoin, vous savez celle qui nous a plantée en plein virage ! Cette fois pas question de prendre de risque nous avons donc la voiture de Super Témoin. Mais voilà que la vendeuse nous fait remarquer qu’elle fait un drôle de bruit… Et que, oh, ça vient du pneu qui se dégonfle a vu d’œil… Nous avons à peine le temps de regarder que le pneu est totalement à plat… Et bien maintenant il ne nous reste plus qu’à changer un pneu. Pourquoi je sens que cela ne va pas être aussi facile à faire qu’à dire… En effet, ni Super Témoin, ni moi-même ne savons le faire, en plus j’ai une manucure tout fraîche et Claudia m’a promis mille maux si je l’abime d’ici demain ! Nous rapatrions les fleurs dans la boutique afin de pouvoir atteindre le cric et le pneu de secours sans risquer de les abîmer.

Maintenant nous sommes super avancé : nous avons un cric, une roue de secours et un pneu à plat… mais on ne sait toujours pas comment et où mettre le cric pour enlever la roue et la remplacer. En gros nous ne sommes pas très avancées… Super Témoin appelle son mari qui est en route pour la maison, il se propose de faire demi-tour mais vu les embouteillages il en a pour un moment. Je comprends qu’il va falloir se débrouiller comme deux grandes filles que nous sommes : nous ne pouvons pas rester planter là comme deux blondes que nous ne sommes pas !

Je file chez la fleuriste demander de l’aide : pas de pot il n’y a que des nanas qui s’y connaissent autant que nous ! Je file dans un magasin en face de la boutique : le propriétaire est avec un client et est pressé. J’ai beau lui faire mon plus beau sourire ça ne marche pas. Il me conseille toutefois d’aller au supermarché d’à côté ! Me voilà donc en route pour le supermarché. Et il n’est pas question que je revienne sans aide ! Arrivée à la caisse centrale : j’explique ma situation qui ne semble pas trop émouvoir. Je décide donc d’utiliser les grands moyens : « non mais vous ne comprenez pas, je me marie demain, je ne sais pas changer un pneu, j’ai une manucure toute fraiche, mon futur mari est loin et que c’est la fin du monde »… le tout avec la voix qui tremble. Bingo ! J’ai fait mouche. La patronne oblige un des vendeurs à me venir en aide ! Je lui sauterai presque dans les bras. Du coup j’en profite pour acheter le vin pour le repas du soir, c’était la seule chose dont j’étais chargée et bien évidemment j’ai zappé !

Gentil vendeur me suit, nous retrouvons Super Témoin qui est toujours au téléphone. Gentil Vendeur nous explique comment se servir du cric, je n’ose pas lui dire que je n’ai même pas mon permis !, et comment l’installer. Il tente ensuite d’enlever les boulons du pneu à plat sauf que là ça coince… malgré toute sa bonne volonté et sa force, cela ne bouge pas d’un iota… Je n’ose pas lui dire que si lui n’y arrive pas je ne vois pas comment nous aurions pu y arriver nous ! Il s’échine et commence à perdre patience… heureusement un Gentil Samaritain arrive. Il s’agit d’un client du fleuriste se gare à côté de nous. Il comprend que Super Vendeur galère et que ce ne sont pas les deux nanas que nous sommes qui allons pouvoir l’aider. Il décide donc de nous venir en aide… Et 15 min plus tard tout est rentré dans l’ordre ! Il nous conseille juste de passer à une station-service pour regonfler un peu la roue de secours. Moi j’espère qu’elle tiendra jusqu’à demain 15h30 soit l’heure à laquelle nous devons être à la Mairie ! Je retourne chez la fleuriste récupérer mes centres de tables, qui sont toujours aussi magnifique  et nous repartons direction la station-service puis la maison pour le dîner du soir. Nous sommes légèrement en retard mais tant pis ! J’espère juste que cela aura avancé à la maison !

Petit stop à la station-service et grand moment de solitude : Super Témoin n’arrive pas à dévisser le petit bouchon pour gonfler le pneu. Du coup je ne me démonte pas : je recommence à tenter de faire pitié et ça marche ! En deux temps trois mouvements c’est fait, le pneu est gonflé. Gros fou rire quand Super Témoin me dira qu’en fait elle vissait au lieu de dévissait !

Après toutes nos péripéties, nous voici enfin à la maison, le temps se maintien mais ce n’est pas encore ça. Je pense qu’il ne faut pas rêver, demain il ne fera pas une journée magnifique et chaude. Il ne me reste plus qu’à espérer que la pluie ne sera pas de la partie.

Je retrouve L’Homme et nos Amis, nous terminons 2/3 trucs, je donne mes instructions à Meilleur Ami pour le lendemain car c’est à lui qu’incombera la lourde de tâche de tout installer. La témoin de L’Homme a récupéré pour nous notre Wedding Cake : il est encore plus beau que dans mes rêves. Tout se met en place, je suis toujours zen et très impatiente !

Il est temps de passer une soirée entourés de nos Amis les plus chers ainsi que je l’avais souhaité dans la joie et la bonne humeur. La journée de demain sera chargée et pleine d’émotions !

Promis je vous poste très vite la suite !

Bisous

L.

Restaurants et bébés…

Bonsoir,

Voilà un moment que cette idée de sujet me trotte dans la tête. A vrai dire à chaque fois que je vais au restaurant en famille, je me dis qu’il faut vraiment que j’écrive un billet dessus et en rentrant je me retrouve prise dans mon quotidien et je zappe.

Mais cette fois, je m’y attèle. Et rien ne m’arrêtera tant que mon coup de gu*** ne sera pas passé. Non mais ! Cette fois s’en est trop, j’en ai marre je craque. Si je n’étais pas aussi gourmande je boycotterai tous mes restaurants favoris. A chaque fois c’est la même galère… pourquoi les restaurants ne sont pour ainsi dire jamais adapté aux familles avec des enfants en bas âge ?

A croire que passer du statut de couple sans enfants à couple avec enfant, vous interdit de faire un certain nombre de choses dans la vie. Ok j’ai signé pour les nuits sans sommeil, les grasses mat’ supprimées, la piscine à 9h du mat’, les visites en urgences chez le pédiatre et autres petites galères du quotidien. Mais jamais je n’ai signé pour la fin de ma vie sociale. Aussi devenir parents ne nous a jamais empêcher de sortir que ce soit au restaurant ou allez chez nos amis. Alors il est vrai que c’est souvent plus pratique (et surtout maintenant que notre Crapouille est grande) de recevoir que de se déplacer. C’est vrai qu’il ne me viendrait plus à l’idée d’aller en boîte de nuit avec Petite Puce (en même temps je n’y mettais déjà plus les pieds bien avant d’être maman !) mais il était écrit nul part que devenir parents signifiait ne plus mettre les pieds dans un restaurant.

Alors pourquoi (en Région Parisienne tout du moins) les restaurants sont-ils des milieux si hostiles pour nous, jeunes parents ? Qu’avons-nous fait aux restaurateurs pour qu’ils nous haïssent à se point ?

Tant que ma Crapouille était petite et encore bébé cela ne posait pas encore trop de problème : il suffisait de préciser que nous avions une poussette. Bon au mieux nous nous retrouvions dans un coin tout au fond du restaurant, au pire prêt des toilettes. Mais comme Petite Puce ne bronchait pas dans sa nacelle, on ne nous en tenait pas trop rigueur. Et si elle avait la gentillesse de faire un petit sourire aux serveurs alors nous étions assurés de passer un bon moment.

Mais voilà Petite Puce a grandit, et désormais plus question pour elle de tenir en place dans sa nacelle (elle y rentre plus depuis un moment) ni même de rester sans piper mot dans sa poussette. Et puis généralement nos heures de repas correspondent aux siens. Et depuis aller au restaurant en famille relève de la gageure.

Nous avons commencé par arrêter d’y aller le soir pour dîner : trop compliqué, trop stressant. Petite Puce étant fatiguée elle est de fait fatigante.  Comme elle aime regarder, observer et participer, elle refuse catégoriquement de s’endormir tranquillement dans sa poussette. Du coup, elle bouge, bouge et bouge. Au point de nous attirer systématiquement des regards indignés autour de nous. C’est toujours la même histoire : au début nous avons le droit à des sourires et des compliments ! Une jolie petite fille avec de beaux yeux bleus qui distribue des sourires à tout va, quoi de plus mignon ?! Mais aux premiers signes d’agacement de notre fille, qui ne comprend pas pourquoi elle doit rester sagement dans sa poussette les regards deviennent plus noirs et plus désagréables : de parents d’une adorable petite fille nous devenons de mauvais parents qui ne savent pas faire taire leur enfant pour atteindre la statut suprême d’horribles et indignes parents qui prennent du bon temps alors que leur enfant devrait être couché. Ces regards sont souvent accompagnés de chuchotements et d’exaspérations sonores.

En général à la fin du repas Petite Puce a finit par s’endormir, moi j’ai passé un atroce moment, de même que L’Homme avec qui je n’ai pas forcément été très tendre.

Bref, tout ça pour dire que désormais le restaurant c’est le midi ou alors le soir en namoureux sans Petite Puce.

Mais quand bien même les galères sont toujours là…. Et cette fois elles sont plus liées à un environnement hostile qu’à notre Petite Puce…

Déjà là peine arrivés, on s’aperçoit que nous ne sommes finalement pas forcément les bienvenus. Heureusement un sourire de Petite Puce est tout rentre à peu près dans l’ordre… Les difficultés apparaissent lorsque nous nous installons… Pas ou peu de chaises hautes pour mettre bébé. Et lorsqu’il n’y a pas de chaises hautes, trouver une place pour installer la poussette n’est pas toujours chose aisée. Alors si nous avons par malheur oublié d’apporter notre chaise, nous voilà dans une galère sans nom. Et ce n’est que le début…

Ensuite nous nous retrouvons souvent confrontés à une incompréhension avec les serveurs. Déjà qu’il voyait d’un mauvais œil cette chose nommé enfant envahir leur salle, alors quand en plus cela leur demande du travail supplémentaire nous entrons direct dans la catégorie vrais ch***. J’ai parfois l’impression que le peu que je leur demande reviendrait à demander la lune. Pourtant il ne me semblait pas que réchauffer une simple purée soit si compliqué. Et pourtant voici aux choix les déboires que nous avons eu : notre purée est aussi froide, voir plus froide qu’avant ma demande : à croire que certains confondent micro-onde et congélateur, ou bien il nous faut la réclamer 2 fois pour s’apercevoir que la serveuse, distraite l’a oublié dans un coin, ou encore elle revient brûlante ou pire le petit pot en verre ne réapparait pas : motif il aurait explosé au moment du réchauffage… et bien sûr je ne l’apprends qu’une fois la purée dévorée par Petite Puce…

Une fois Petite Puce nourrit il s’agit enfin de passer à nous… et là les galères peuvent continuer… selon l’endroit où nous allons, le service qui peut se révéler être d’une lenteur inconsidérée… ainsi la dernière fois, nous avons mis 2 heures pour manger 2 galettes et une crêpe… 2 longues et interminables heures pour nous préparer 2 fichus galettes et un crêpe. Vous avez déjà essayé de faire tenir une petite fille pleine de vie 2 heures en place ? Essayez de lui expliquer qu’elle n’a pas le droit d’aller crapahuter dans le restaurant, qu’elle ne peut pas crier ni prendre tout ce qui se trouve sur la table. Elle tient 1h30 sans trop de problème au-delà notre vie devient compliquée, et étonnamment ni les serveurs, ni les autres clients ne semblent le comprendre.

Mais le pire revient aux toilettes.  Est-ce si compliqué de prévoir un petit coin pour changer un enfant ? Je ne demande pas une table à langer dernier cris, je ne demande même pas une table à langer, juste un espace où je puisse installer ma fille en toute sécurité. Dans le meilleur des cas, j’ai le plan du lavabo, en la mettant en biais, j’arrive en général à l’installer tranquillement et à la changer… dans le pire des cas il faut que je me mette sur le couvercle des toilettes. Sans parler du côté antihygiénique de la chose (vive les lingettes antibactérienne et le matelas à langer de poche !) côté praticité on y reviendra. Et plus Petite Puce grandit, plus cela tourne à l’enfer. Elle est désormais trop grande pour tenir allongée sans dépasser alors il me faut trouver une astuce pour la faire tenir, tout en l’empêchant de gigoter dans tous les sens afin qu’elle ne tombe pas. Et bien sûr, car le but est là, le tout en changeant une couche sale. Oh je suis devenue une experte du changement de couches en 30 secondes montre en main. Par moment je me dis que j’aurais presque aussi vite fait de retourner la changer sur la banquette arrière de la voiture, sauf qu’en hiver il fait un peu froid ! La palme de ce genre de mésaventure revient à mes deux restaurants vietnamiens qui font des économies de place dans leurs toilettes. Et pourtant j’adore manger vietnamien…

En devenant parents j’ai l’impression d’être condamné à n’aller que dans un certain type de restaurant… et pas mes favoris : les Mc Do (bon ok j’aime bien un Mc Do de temps en temps mais chez moi), les chaines familiale (Léo*, Hippo***,…) bref à manger de la nourriture sous vide insipide et bien cher payée.

Quand est ce que les bons restaurants seront enfin « friendly child »? Juste une petite place pour changer nos bambins, comprendre que réchauffer une purée cela ne prend que 40 secondes dans un micro-onde mais comme une maman dit 40 secondes ce n’est pas 3 minutes, qu’une chaise haute en bon état est un bon investissement et que nous ne demandons pas à nos enfants de crier pour embêter nos voisins de table ?

Je suis Maman, fière de l’être, mais je suis aussi une femme gourmande qui aime bien manger et qui a envie de transmettre ce goût à ses enfants et j’ai envie de continuer à aller de temps en temps manger au restaurant en famille sans passer pour une mère indigne, sans passer pour une chi** de première et sans que cela ne tourne à la catastrophe… Est-ce trop demandé ? Amis restaurateurs à vous de jouer !

Bonne soirée.

Bisous

L.

P.S : ce billet est comme toujours totalement partial et ne reflète qu’une partie de mon quotidien, grossis à la loupe. Même s’il est vrai que depuis 15 mois je n’ai pas trouvé un seul resto où j’ai été bien accueillie avec Petite Puce.

Celui qui ne savait pas faire de barbecue…

Hello tout le monde !

 

Chose promise chose dûe… il faut que je vous raconte les déboires de mon beau-père et de son barbecue. Oui, je sais, ce n’est pas bien de se moquer et pas très charitable, mais en même temps c’est tellement drôle.

 

La semaine dernière avec l’Homme, nous étions invités à dîner chez ses parents pour un barbecue. Le problème avec les invitations chez les parents de l’Homme, c’est que c’est souvent soit tout blanc soit tout noir… et je ne sais pas pourquoi là je ne le sentais pas trop. Peut être parce que pour une fois son père a spontanément proposé de faire un barbecue sans que l’on supplie, menace ou autre. Il faut savoir qu’il déteste faire des barbecues car cela demande une certaine dextérité et surtout beaucoup de patience…. or, ce mot est totalement inconnu de son vocabulaire.

 

Il faut savoir que le Père de l’Homme est à la retraite depuis quelques années déjà, n’a toujours pas compris le concept de prendre son temps. Ainsi, à peine arrivé, il faut que l’on passe à l’apéritif, qu’il avale en deux temps trois mouvements pour passer ensuite au repas et ainsi de suite. Ainsi, la fois précédente, l’Homme a finit son apéritif au moment du fromage tellement son père était pressé. Je n’ai toujours pas réussi à découvrir pourquoi il était si pressé… Il ressemble un peu au lapin blanc d’Alice au Pays des Merveilles, toujours à courir après le temps ! Il en est risible par sa dégaine de petit excité. Euh, on est pas tout à fait dans le même type d’excité que notre président toutefois… Si je devais faire un parallèle, je dirais plus dans le genre de Guy Montagné en moins drôle… c’est vous dire !

Je vous parlerais bien de la Maman de l’Homme mais j’aurai peur d’être méchante et que l’Homme qui lit de temps en temps mes billets le prenne mal. Pour résumer… elle parle fort, crie beaucoup après son mari, enfin non, crie tout le temps après son mari. C’est leur manière de fonctionner… ça semble marcher.

 

Bref, donc nous voilà partis pour un autre dîner en famille. Heureusement, le dernier avant un certain temps vu qu’ils partent en vacances et qu’ensuite c’est à notre tour de partir…. Il fait beau et même si je crains le pire quant au repas du soir, je dois admettre qu’un barbecue est une excellente idée, dîner dehors nous fera le plus grand bien ! J’aurais juste aimé qu’ils nous demandent ce qu’on avait envie de manger, histoire de savoir à quoi m’attendre ! Je crois que si j’avais su j’aurais pris le temps de dîner avant de venir.

 

Donc, nous voilà chez les Parents de l’Homme, je profite de me laver les mains pour regarder ce qui nous attend de bon. C’est une habitude que nous avons pris avec l’Homme histoire de se préparer psychologiquement.

Il faut savoir que chez ses parents, il y a toujours suffisamment à manger voir beaucoup trop mais parfois le résultat n’est pas à la hauteur des produits. Sa chère Maman est plutôt pas mauvaise cuisinière dès que l’on reste dans le classico-classique rôti de bœuf/pomme de terre/haricots verts… dès qu’elle tente l’aventure c’est souvent plus difficile… ainsi, elle n’a pas compris que le rôti de porc ne se faisait pas au four ou alors à couvert, sinon la viande est archi sèche, que l’agneau se mangeait rosé et non archi-cuit et que le thon ne nécessitait qu’un aller retour en terme de cuisson et non 1h au four. D’un point de vu diététique, là, c’est carrément la catastrophe… en fait je crois qu’elle pense que je ne nourris pas son fils chéri et essaye donc à chacune de nos venues de l’engraisser au maximum histoire qu’il prenne des réserves en attendant notre prochaine visite. L’Homme, étant bien élevé et surtout gourmand, ne se fait pas prier pour la décourager. Ainsi on se retrouve avec en repas : un soufflé au fromage et salade en entrée, rôti de bœuf et pomme de terre en repas, fromage et dessert. Autant vous dire que je serais bien passée du soufflé au dessert personnellement. Et tout refus de notre part est considéré comme un affront personnel à sa cuisine.

 

Ce soir là, elle a eu envie de nous impressionner en faisant un couscous. Oui oui, vous avez bien lu, un couscous, en plein été. Je ne sais pas si certains d’entre vous on déjà fait un couscous… moi non, car l’ampleur de la tâche m’a toujours rebuté, et puis c’est typiquement le genre de plat qui ne souffre pas la médiocrité.

Pour accompagner tout cela le Père d’Homme est donc en charge de cuire les saucisses et les merguez… au barbecue. Et c’est là que l’on a commencé à rire… il a bien fallu choisir entre rire et pleurer, on a choisit rire !!!

 

Entre les deux barbecues à sa disposition :  un tout petit qui date et un autre plus grand, plus moderne et qui a une grille hyper pratique qui permet d’enfermer la nourriture pour la retourner plus facilement, autant dire l’accessoire parfait pour faire cuire des saucisses qui nécessitent une surveillance constante. Et bien il a choisi le plus petit. Problème, c’est qu’il y avait plus de viande que de place !!! Mais au lieu de faire cuire le tout en deux fois, il a préféré tenter coûte que coûte de tout mettre.

 

Mais je vais un peu vite… j’oublie la phase démarrage du feu. Comme toujours il a eu recours à de l’alcool à brûler, ce qui comme à chaque fois me fait hurler. Non seulement ça pue et c’est une hérésie, mais c’est en plus hyper dangereux. Maintenant, c’est plus facile pour avoir rapidement des flammes… sauf qu’une fois encore, il a bien failli les étouffer en mettant tout le charbon d’un coup. L’Homme intervient pour réparer les dégâts et cela ne semble pas trop mal parti.

Alors qu’on a à peine commencé l’apéritif, il décide qu’il faut déjà mettre la viande sur le feu et à vouloir tout faire rentrer, pestant qu’il n’y avait pas assez de place. On n’a pu s’empêcher de demander pourquoi il n’avait pas pris le grand barbecue… réponse : "je ne sais pas, j’y ai pas pensé".

 

Une fois la viande sur le feu… on passe à table pour l’apéritif et l’entrée. En plein milieu, on lui rappelle quand même qu’il faudrait peut-être envisager de retourner la viande, histoire qu’elle cuise des deux côtés. Et là première prise de tête et crise de rire… il faut les retourner une à une sans se brûler et sans les faire tomber. Chose peu aisée habituellement mais carrément compliquée lorsqu’il n’y a plus de place sur la grille. Le chien lui est aux premières loges à attendre qu’une saucisse veuille bien tomber. Pas de pot pour lui, certaines sont bien tombées mais dans le feu !!! Il a cru que cela passerait inaperçue et qu’il pourrait les remettre ni vu ni connu sur la grille. Mais c’était sans compter sur sa femme chérie qui est venue contrôler les opérations à ce moment là. Et c’est parti pour une séance d’engueulade dans les règles de l’art. Mmm ça faisait longtemps… au moins 1/4h !!!

Les saucisses retournées tout le monde est de retour à table, les reproches continuent de fuser de temps à autre. Et ça ne s’arrange pas quand il décide de se servir pratiquement toute la salade restant sans vérifier que tout le monde est déjà servi. Pas de pot, ce n’était pas le cas de sa femme qui se retrouve avec juste les deux malheureuses feuilles restantes !

Une fois l’orage passé, le repas reprend son cours tranquillement, les saucisses elles continuant à cuire sans que cela n’inquiète personne !!! La Mère de l’Homme retourne en cuisine pour apporter la suite…

 

Et là c’est le début de la fin ! Elle n’avait pas assez de semoule alors elle a pris la liberté de mélanger une semoule nature et une semoule aux épices de deux marques différentes… résultat un melting pot orange et jaune pâle se dispute le plat. Elle a également oublié que la difficulté principale dans un couscous c’était justement la semoule… il faut qu’elle soit fine et aérienne, légère et bien égrenée. Sinon ça ressemble à ce qu’on avait dans nos assiettes… une espèce de plâtrée de semoule qui tient plus lieu du gâteau de semoule qu’autre chose, limite gluant et tout compact. Mmm bon appétit ! Pour accompagner cela, elle nous sert des légumes Picard destinés à faire de la ratatouille. Mais elle a rajouté du bouillon (de l’eau ?) pour pouvoir noyer la semoule ! Je ne suis pas certaine que cette dernière est besoin de plus de liquide mais pourquoi pas. Euh et les épices ? "Ah ben en fait j’aime pas les raisins dans le couscous ni la harissa…". Sans être une fan de ce qui arrache, un peu de piquant et d’arôme n’aurait pas été de trop. Ne parlons pas du sel, ingrédient totalement absent de sa cuisine. Et perdu parmi tout cela, des aubergines à la mozzarella. J’ai toujours pas compris ce qu’elles faisaient là, perdues sur cette table où elles n’avaient pas leur place !

 

Le Père de l’Homme se rappelle à ce moment là qu’il a de la viande sur le feu, et qu’il serait peut être temps de la sortir de là. Le chien toujours aux aguets surveille attentivement les maladresses de son maître. En même temps, il est un peu bête parce que son cher maître finira par lui en donner quoi qu’il arrive. Nourrir le chien à table est une tradition auquel il ne déroge jamais et qui malgré l’habitude me fait toujours autant hurler.

On voit arriver sur la table ce qu’il appelle des saucisses. Seul le nom pouvait nous renseigner sur ce que c’était. Moi j’y ai surtout vu des choses noires carbonisées, qui rendaient toute identification impossible. Je me dis qu’en la coupant je découvrirai peut-être ce qu’il en est… chipolatas ou merguez ? Ah bah non raté l’intérieur étant aussi noir, il n’est toujours pas possible de savoir ce qu’il en est quand au goût… euh joker !!! Je ne sais toujours pas ce que j’ai mangé !!!

Re dispute autour du repas… qui se conclue par un "puisque c’est ça je ne ferai plus jamais de barbecue". Euh je n’arrive pas à savoir si c’est une perte. Et là, la chère maman de l’Homme qui nous sort… "mais sinon c’était bon, n’est-ce pas ?" Euh joker, comme dirait ma Grand Mère : "il fait beau aujourd’hui ! Un peu lourd peut-être…".

 

Elle débarrasse et pendant ce temps là, le père de l’Homme décide de bouger le barbecue car le vent a tourné et la fumée arrive droit sur nous. Il commence par le tourner, seulement sans que cela ne fasse rien. L’Homme lui conseille alors de le déplacer loin de nous, sous entendu au fond du jardin… et là, grosse crise de rire, il prend le barbecue et le déplace à 30 cm de là où il était et revient tout fier de lui ! Forcément cela n’a rien changé et nous sommes toujours enfumés. Il ne comprend pas, l’Homme lui explique qu’il fallait le déplacer… et il rétorque "ben je l’ai bougé"… deuxième crise de rire !!! Il a fallu lui faire comprendre le ridicule de la chose et lui dire de le déplacer loin… il l’a déplacé à 2 mètres de là où il était. Et là avec l’Homme on riait trop pour lui dire quoique ce soit !!! Heureusement le vent a de nouveau tourné et la fumée s’en est allée ailleurs !!!

 

Le repas finit doucement et plus tranquillement et par la promesse que la prochaine fois les saucisses seraient cuites au four afin qu’on goûte ce si délicieux couscous. Avec l’Homme nous n’avons pas eu le courage de lui dire que ce n’était pas bon… autant dire que nous sommes mal barrés !