L’année scolaire s’achève… enfin ! Bilan

Bonjour,

L’année scolaire touchant (enfin) à sa fin il est temps de dresser un petit bilan. Pour rappel cette année Petite L. rentrait en petite section de maternelle et Melle C. en CE1. Sur le papier tout aurait dû être simple. Elles avaient chacune les maîtresses que je souhaitais, Melle C. avait dans sa classe sa meilleure amie et retrouvait des copains de maternelle.

Sauf qu’au final rien n’a été vraiment simple….

Petite L. était impatiente de rentrer à l’école. Depuis le temps qu’elle accompagnait sa sœur c’était enfin son tour. Elle connaissait déjà sa maîtresse et un camarade de classe. Pour être honnête si je me place de son point de vue je pense que dans l’ensemble, elle a apprécié son année. Elle a trouvé que ces copains de classe étaient des bébés et a fini par se faire des copains en grande section. Elle a compris que les matinées en classe ne lui permettaient pas d’apprendre tout ce qu’elle souhaitait et donc choisissait souvent l’après-midi de faire des choses qui la stimulait un peu plus que les pauvres puzzles de 9 pièces de sa classe. Mais qu’à l’école on faisait plus souvent de la peinture qu’à la maison ! Elle a réussi à trouver un équilibre entre l’école et la maison.

Ce sont, finalement, mes relations avec la maîtresse qui ont été plus compliquées. Dès la deuxième semaine j’ai compris que cette année allait être très longue. Je me suis rapidement vu reprocher que ma fille voulait trop bien faire, et était trop minutieuse. J’ai essayé de faire comprendre que Petite L. était un peu différente des autres enfants de la classe, qu’elle n’avait peut-être pas le même niveau et qu’elle avait donc besoin de faire des choses différentes… Non parce que apprendre les couleurs et à compter jusqu’à 5 ou l’initiale de son prénom ça ne l’amuse pas des masses. Alors elle prend du temps pour faire bien, pour colorier sans dépasser, pour découper correctement… Mais la maîtresse n’a pas voulu l’entendre. Selon elle ma fille était comme cela car je lui mettais trop de pression. Ce discours je l’ai entendu toute l’année quasiment. Le bilan de fin d’année avec la maîtresse a été le même qu’elle m’a fait lors de la 2ème semaine. Et paradoxalement le peu de fois où Louise s’est lâchée en sautant ou courant en classe, en criant… j’ai eu le droit à des réflexions comme quoi aujourd’hui elle n’avait pas été sage… A un moment donné il serait gentil d’être cohérent.

Bref, j’ai arrêté de me prendre la tête ou enfin j’ai essayé de moins me la prendre. J’ai compris que ça ne servirait à rien. La maîtresse a un souci à gérer les enfants qui ne rentrent pas dans les cases mais j’ai décidé que ça serait son problème à elle et pas celui de ma fille. Moi il fallait que je prenne mon mal en patience et que j’attende que l’année se passe en espérant qu’elle change de maîtresse l’année prochaine.

Pour Melle C. cette année a été très compliquée. Pas d’un point de vue scolaire. Là aucun problème majeur. Elle a encore eu quelques difficultés de concentration en début d’année mais ça a fini par se résoudre. Et aucune réflexion sur le bavardage en classe sur le livret. Elle a fini l’année avec des félicitations. Nous n’en attendions pas moins d’elle !

C’est d’un point de vu relationnel que ça a été difficile. Il faut dire les choses clairement elle est dans une classe de m***. Pour la 1ère fois, 2 élèves ont été exclus de la sortie de fin d’année. L’un pour avoir forcé un autre élève à boire une gourde remplie d’un liquide inapproprié et non comestible on va dire (et il savait clairement ce qu’il y avait dans la gourde) et l’autre pour vandalisme et saccage d’une salle de classe. Voilà… Pour rappel Melle C. est en CE1.

L’ambiance de classe a été infecte jusqu’en février. Résultat une maîtresse qui passe plus de temps à faire de la discipline qu’à faire classe, qui crie beaucoup, une ambiance de travail déplorable et à la maison une petite fille qui ne voulait plus aller à l’école. Quand on connait Melle C. il y a de quoi trouver cela inquiétant.

Cette année, elle a entre autre reçu un coup de poing dans le ventre, on lui a fait un croche-pied sans raison juste parce qu’un gamin était de mauvaise humeur, son voisin de table (un des gamins exclus) lui a sciemment abîmé son cartable pour ensuite la narguer. J’ai fini par exiger qu’elle change de voisin de table. Cela a été plus simple ensuite. Mais  je ne compte plus le nombre de fois où j’ai récupéré ma fille en larmes ou au bord des larmes.

Cela a fini par se calmer et l’ambiance s’est doucement améliorée. Mais cela a totalement pourri l’année de Melle C. et cela a eu des répercussions sur notre vie de famille avec une petite fille mal dans sa peau à l’école qui nous l’a fait subir à la maison.

Il y a quand même eu de chouettes moments comme cette sortie de fin d’année à la plage, les jeux entre copines, l’atelier théâtre qu’elle a pu suivre le midi et le projet « chorale opéra » qui l’a passionné. Et heureusement !

Il est toutefois temps que cette année se finisse… J’espère que le CE2 et la Moyenne Section se passeront mieux. Toutefois, nous réfléchissons sérieusement à les inscrire dans le privé pour la dernière année de maternelle de Petite L. L’herbe n’est pas plus verte ailleurs mais il n’empêche qu’il y a moins de problème de discipline avec un meilleur niveau.

L.

Ma jolie sirène… et prise de tête maternelle !

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Bonjour,

Voilà un moment que je me dis qu’il faudrait que je retrouve le chemin de mon clavier car j’ai pas mal de choses à raconter… mais le temps passe sans que je ne comprenne comment et pas une ligne d’écrite depuis… pffff je ne veux même pas savoir, cela achèverait de me déprimer !

Je voulais vous parler de l’opération de Petite L. mais actualité oblige j’ai changé d’idée. Non je ne parlerais pas politique mais natation ! Oui c’est ça notre actualité du moment !

Melle C. a commencé la natation en grande section, il y a déjà 3 ans… Mais avant cela elle a fait 2 ans de bébés nageurs. J’ai suivi à la lettre les recommandations pour jeunes parents primipares : les bébés nageurs c’est essentiel au développement de bébé, qu’il disait. Ô joie de se lever les samedis matins pour être à 9h dans un bassin de piscine. Mon homme détestait, moi j’aimais bien même si 9h un samedi quoi ! Melle C. elle adorait, une vrai casse-cou qui n’avait peur de rien ! Elle si craintive sur terre, se révélait dans l’eau et nous donnait des sueurs froides ! Du genre : Maman je saute. Oui ma chérie mais attend que nous soyons à côté de toi pour te rattraper ! Trop tard elle a sauté ! Deux ans plus tard et quelques crises cardiaques, on a fini par arrêter avec l’arrivée de Petite L. (c’est dingue comment en passant de primipare à multipare il y a des choses qu’on ne trouve plus si essentiel que ça pour nos enfants !).

Bref, tout cela pour dire qu’en grande section j’ai inscrite Melle C. à la natation. Je voulais qu’elle apprenne à nager car cela me semblait essentiel. L’idée de base c’était qu’elle en fasse 1 an et puis après on verrait ! Vous vous doutez bien qu’on n’en est pas resté là !

Après un premier cours un peu chaotique elle a pris plaisir à aller chaque semaine nager et à la fin de l’année elle ne voulait pas arrêter. J’ai dit ok pour une 2ème année même si c’était désormais 2 entrainements par semaine. Son enthousiasme pour la natation n’a quasiment pas faibli dans l’année, même si elle appréciait moins l’entraineur et le cours du mardi. Quand en juin nous avons reçu les documents pour une réinscription, elle n’a pas hésité un instant et cela même si cela signifiait arrêter la danse.

Et là 1ère surprise au moment de la réinscription, le club lui proposait de passer soit en ENF1 soit chez les rouges (couleurs du bonnet). Au choix donc soit 3 entrainements par semaine c’est à dire 4h de natation, soit rester à 2 entrainements par semaine (et donc 2h/sem). Euh, comment dire… le choix est vite fait : 2 entrainements par semaine c’est suffisant à son âge sans compter qu’il faut aussi caser le solfège, la chorale et son cours de clarinette. En outre, passer en ENF1 , signifie participer à quelques compétitions dans l’année et elle ne veut pas en entendre parler. Elle a fait sa 1ère compétition peu de temps avant et a détesté. Elle a trouvé particulièrement injuste que le gagnant soit celui arrive le 1er et pas celui qui nageait techniquement le mieux (personne et pas même moi, avions pensé à lui expliquer que le but d’une compétition c’était d’arriver 1er !). Melle C. ira chez les rouges !

Nous voilà en septembre (de cette année scolaire pour ceux que j’aurais perdu en cours de route), Melle C. reprend le chemin des bassins avec le sourire. Son entraineur du mardi est trop gentil et celle du vendredi également ! Tout est parfait et ainsi aurait pu se finir mon billet !

Sauf que vers janvier Melle C. commence à trainer des pieds pour y aller, elle est frustrée de ne pas pouvoir passer plus de temps à la maison pour lire, puis elle a froid, elle ne passe pas assez de temps dans l’eau à son goût  et puis elle en a marre de recevoir des coups dans l’eau. Je sens qu’elle se lasse de la piscine et que c’est peut-être l’année de trop. Pas de soucis, elle arrêtera l’année prochaine, j’exige juste qu’elle finisse l’année scolaire. Elle est d’accord et en profite pour me demander de venir plus souvent la voir nager parce que je viens jamais selon elle, enfin je ne reste pas quoi !

Je profite d’un mardi, où sa copine ne va pas à la piscine (c’est sa maman qui les amène le mardi), pour l’accompagner et regarder son entrainement. Voilà bien trop longtemps que je ne l’avais pas fait et je suis impressionnée par sa progression. L’eau c’est vraiment son élément. Je comprends mieux les coups de pieds, elle va plus vite que certains de ses camarades et se retrouve bloquée derrière eux.

Je trouve cela dommage qu’elle arrête mais c’est son choix et je le respecte, même si c’est dommage. Je profite d’être là pour faire le point avec son entraineur et lui dire qu’elle envisage sérieusement d’arrêter. Il tombe des nues, et il fait mine de pas l’entendre. Il m’explique que pour lui elle n’a pas vraiment sa place dans ce cours et qu’elle aurait vraiment du aller en ENF1… elle y trouverait ce qui lui manque dans son groupe : un esprit d’équipe et passer plus de temps dans l’eau. Euh oui mais 4h par semaine… il comprend mais… vraiment elle y serait mieux. Je lui dis clairement que j’entends ses arguments mais que je n’obligerai pas ma fille à poursuivre si elle ne veut pas, cela ne servirait à rien.

On en reste là. Je raconte à Melle C. ce que m’a dit son entraineur. Elle pleure en croyant que nous l’allons l’obliger à poursuivre. La discussion est close, je commence à réfléchir à ce qu’elle pourrait faire l’année prochaine comme sport (ça mériterait presque un billet !).

Et puis il y a 3 semaines, nous recevons un mail proposant aux élèves de son groupe de faire une compétition inter-écoles et contre toute attente Melle C. est partante pour y participer. Si j’avais du parier sur sa participation j’aurais perdu, surtout après le désastre de l’année dernière.

Jour J. nous lui rappelons les 2 règles fondamentales qu’elle doit garder en tête : se faire plaisir et être fière de soi. Et si, elle peut aussi nager le plus vite possible, c’est pas mal ! Résultat  une médaille en 25m nage libre. Elle est aux anges, elle a adoré ce moment si particulier qu’est la compétition, l’adrénaline, l’esprit de groupe et le goût de la victoire.

Et moi j’ai vu débarquer son entraineur (avant même la publication des résultats) dans les gradins pour me parler. Il est super fière d’elle, elle s’est super bien débrouillée et… tiens je l’avais pas vu venir avec ses gros sabots… il m’explique que c’est lui qui reprend les entrainements du samedi après-midi et il aimerait beaucoup que Melle C. y participe. L’idée est de la préparer à l’année prochaine ! C’est fou, il a zappé la partie où elle lui disait qu’elle souhaite arrêter ! Etonnant n’est-ce pas !

Je lui dis pourquoi pas si elle est partante. Après avoir refait la course toute la nuit en rêve, elle ne rêve plus que d’une chose : la prochaine compétition ! Elle est partante pour les entrainements du samedi et commence à parler de continuer l’année prochaine !

Et moi dans tout ça je stresse… comment concilier la piscine avec le reste, je ne veux pas qu’elle arrête la musique. Rien que d’imaginer son agenda de l’année prochaine j’en suis déjà malade… sa prof de clarinette parle de lui faire intégrer l’orchestre dès septembre alors qu’on n’était pas sensé en entendre parler avec 2-3 ans. Et Petite L. veut commencer la musique et la piscine. Et il parait que l’école est encore obligatoire à son âge et que dormir n’est pas optionnel !

Mais sans parler de ses considérations matérielles je me demande quel est mon rôle dans tout ça. Est-ce que je dois l’encourager et la pousser pour qu’elle continue ? Y mettre le holà car c’est beaucoup pour son âge ? Dans qu’elle mesure est-elle assez grande pour choisir par elle-même ce qui est le mieux pour elle ? Je suis consciente que son entraîneur n’est pas objectif sur la question, il a repéré un potentiel en elle et veut « l’exploiter ».  Je sais depuis le début que son club a pour but de former des champions et que s’ils permettent d’inscrire nos enfants en école de natation dès l’âge de 4 ans c’est qu’il y a une raison. Ai-je envie que ma fille rentre dans cette boîte à champion ? Je ne veux pas devenir cette mère qui pousse ses enfants à être des champions à tout prix sans prendre en compte leurs envies. Mais je ne veux pas non plus la brider si c’est ce qu’elle veut faire. Comment trouver le juste équilibre ? Depuis dimanche cela tourne en boucle dans ma tête…

Melle C. est pour le moment partante pour le samedi, elle va donc y aller et je crois que je vais laisser le soin à son entraineur de la motiver pour l’année prochaine. Si elle veut poursuivre alors ok si elle ne veut pas alors tant pis, il devra se trouver une nouvelle future championne !

L.

P.S : son entraineur m’a fait un des plus beaux compliments pour une maman à son sens : Melle C. est toujours souriante, pleine de joie de vivre que c’est un bonheur pour lui de l’avoir dans son groupe. Je me pose beaucoup de question mais au moins j’ai réussi l’essentiel ma fille est heureuse !

Pourquoi…

Bonjour,

Déjà de retour. Promis je vous poste très vite le dernier billet sur l’école. Pour tout vous dire il est enregistré sur le blog mais comme je n’en suis pas totalement satisfaite je ne l’ai pas encore mis ligne ! En attendant encore un billet sur Melle C.

La période des pourquoi tout parent y passe un jour, chez nous cela a commencé vers les 2 ans de Melle C.. Elle ne parlait pas super bien qu’elle nous posait pleins de questions. Trop de questions. Tout le monde m’avait dit que cela ne durerait pas. Cela fait juste 3 ans que cela dure ! Et contrairement à une publicité pour une marque de pomme numérique il ne suffit pas d’avoir une tablette pour avoir toutes les réponses !

Ici il y a un pourquoi pour tout. Pourquoi le ciel est bleu, pourquoi elle doit manger, pourquoi les nuages ne sont pas tous pareil, pourquoi elle doit se laver les mains avant de manger, pourquoi il pleut, pourquoi il est l’heure d’aller au lit…

Alors parfois il est simple de répondre, parfois elle veut juste qu’on lui réponde qu’on ne sait pas afin qu’elle puisse nous expliquer ce qu’elle elle sait. Et puis parfois je me sens très seule ! Qu’il est tentant de répondre « parce que » ! Mais dans la mesure du possible nous évitons, surtout que soyons honnête ça ne fonctionne pas et amène immanquablement un « parce que quoi ? »

Ses derniers temps quand je sèche je botte en touche et lui dit qu’elle n’a qu’à demander à Super Maîtresse. Oui je sais ce n’est pas super cool pour Super Maîtresse mais je sais qu’en général le lendemain elle a oublié sa question (jusqu’à la prochaine fois !) ! Toutefois, au cas où, j’ai avoué à Super Maîtresse que cela m’arrivait « occasionnellement » de lui renvoyer la patate chaude. Et avant de me jeter la pierre essayez de me dire comment on fabrique un os ou pourquoi une main s’appelle une main ou encore qui a décidé que 2+2 cela faisait 4.

Et puis il y a des questions plus personnelles, plus délicates auxquelles seule moi peux répondre. Sa dernière question porte sur mon père… Cette question je savais qu’un jour elle me la poserait, je ne m’attendais peut-être pas à ce qu’elle arrive si tôt.

Jusque-là elle trouvait normal d’avoir d’un côté un papy et une mamie et de l’autre juste une mamie. Mais voilà aujourd’hui elle a envie de savoir pourquoi je n’ai pas de papa et il faut bien l’avouer c’est son droit. Dans un monde idéal j’aurais préféré qu’elle ne se pose pas la question, voir qu’elle n’ait pas de raison de se poser la question mais nous ne sommes pas dans un monde idéal. Dans mon monde j’ai une famille différente de la norme avec seulement une maman.

Savoir comment répondre à cette question cela fait 5 ans que je me la pose et je n’ai jamais trouvé la réponse. Pendant longtemps je me suis dit on verra quand on y sera. Voilà on y est… et maintenant je dis quoi moi ? La vérité. C’est la seule certitude que j’ai toujours eu. Sauf que la vérité n’est pas si simple et déjà difficile à comprendre pour moi alors pour une enfant de 4 ans.

Je lui ai donc expliqué que tout le monde n’avait pas la chance d’avoir un papa aussi formidable que le sien qui l’aime de tout son cœur et probablement plus encore, que le mien n’était pas comme cela justement. Et que c’est pour cela qu’il ne fait pas partie de nos vies. Alors elle m’a juste répondu en me faisant un gros câlin, qu’elle était triste pour moi et que si je voulais elle me prêtais son papa !

Je sais que cette réponse ne la satisfera pas longtemps, d’ailleurs elle a tenté de revenir sur le sujet mais nous étions sur le trajet de l’école et ce n’était définitivement pas le bon moment pour approfondir cette discussion. Je redoute ce moment, non pas parce que je veux lui cacher quelque chose, mais parce qu’il va falloir que je lui explique qu’il y a dans notre monde des gens qui ne sont pas gentils, des gens qui ne savent pas aimer les autres et que ces personnes-là il faut les fuir pour éviter d’être blessée. Et à sa très probable question « pourquoi il existe des gens comme cela », je n’aurai pas de réponse cette fois.

L.

1ère rentrée scolaire pour Melle C.

Hello,

Me voilà de retour après des vacances bien méritées. J’avais quelques billets en réserve sauf que voilà mon PC, lui, n’a pas apprécié ses vacances, résultat il est chez le docteur et je ne suis pas certaine de retrouver toutes mes données… bref tant pis je les réécrirais peut-être ou pas !

Aujourd’hui je voulais revenir sur un sujet brulant d’actualité. La rentrée scolaire. Et oui ça y’a Petite Puce est une grande et cette année c’était à notre tour de s’y coller.

Cette rentrée elle est dans ma tête depuis un moment. Je l’ai imaginée, crainte, espérée mais je m’aperçois que je n’étais certainement pas prête à la vivre. On a commencé à en parler l’année dernière quand la fille de Super Nounou a fait sa rentrée en maternelle. Pour la première fois depuis la naissance de Petite Puce cela devenait un peu plus concret.

Les deux premières questions qui se sont posées ont été le choix de la maternelle et surtout plus crucial : est ce que Petite Puce aurait une place. En effet, en raison de l’engorgement du système, une directive ministérielle peut être appliquée dans certaines régions à savoir qu’il est impératif que l’enfant est 3 ans le jour de la rentrée. Pas de pot pour tous les enfants nés entre septembre et décembre enfin surtout pas de pot pour Petite Puce. En Maman totalement stressée j’ai bien évidement commencé à imaginer le pire : Petite Puce aura toujours une année de retard par rapport aux enfants de son année, on croira qu’elle a redoublé et devra dans le meilleur des cas s’en justifier auprès de certains recruteurs au pire son CV passera à la trappe sans qu’elle ne soit contactée. Et tout ça parce que ses parents n’ont pas été fichus de la concevoir avant. Et avant que vous n’émettiez une critique ou un commentaire sur ma santé mentale je vous rappelle que mon job c’était de recruter des gens : autant vous dire que la discrimination au CV j’en connais un rayon ! Pour éviter cela nous avons été inscrire Petite Puce la semaine qui a suivi son 2ème anniversaire en me disant que plus vite elle serait inscrite et plus on avait de chances d’avoir une place. Nous avons bien fait vu que dans notre commune c’est 1er arrivé 1er servi.

Voilà donc un problème de résolu. La 2ème grosse question qui m’a occupé pendant quelques mois a été le choix de l’école : publique ou privée. Notre quartier a la particularité d’avoir deux écoles maternelles dans son secteur : une ancienne, immense qui a certes pleins de jeux dans sa cours mais qui donne une impression d’usine qui m’a toujours mis mal à l’aise et une autre plus petite puisqu’avec seulement 3 classes et toute neuve. Vu comme ça le choix pourrait sembler évident… oui mais voilà on ne peut pas choisir. L’attribution d’une place dans l’une de des écoles se fait au tirage au sort. Savoir que l’avenir scolaire de ma fille se fait par tirage au sort a quelque peu tendance à me stresser… Restait donc le choix du privé : sauf qu’il n’y a pas d’école privée dans notre ville. Cela signifiait donc de devoir imposer à Petite Puce des transports matin et soir et une disponibilité que nous n’étions pas toujours certains d’avoir. En effet dans l’école repérée il est impératif de récupérer son enfant au plus tard à 18h… en région parisienne cela peut vite tourner au casse tête et au drame. A cela c’est ajouté nos envies de rentrer chez moi en fin d’année qui a quelque peu modifiée la donne.

Bref nous avons fini par opter pour le public en nous disant qu’au mieux nous aurions l’école de notre choix (la nouvelle) au pire ça ne devrait pas être pour plus de 6 mois.

Ouf en mai la réponse est tombée nous avons l’école de notre choix. Double ouf car nos projets de départ vont finalement être repoussé à une date ultérieure non déterminée (mais ils ne sont pas abandonnés loin de là… juste un choix raisonnable d’attendre que l’économie mondiale et locale se porte mieux ou à défaut se stabilise… mais cela fera l’objet d’un prochain billet).

Revenons à notre histoire d’école. Fin mai donc nous savons que Petite Puce ira dans la même école que la fille de Super Nounou et qu’elle y sera bien. Nous me voilà rassurée ! Je suis presque aux anges quand j’apprends que sa future maitresse sera la directrice d’école qui est super top (dixit Super Nounou).

Mais voilà un nouveau sujet d’angoisse se profile : Petite Puce refuse obstinément d’entendre parler de propreté. Non le pot ou les toilettes ce n’est pas pour elle ! Oui mais voilà pas propre = pas d’école. Je me dis que nous avons tout l’été pour que cela s’acquière et je me refuse de la stresser avec ça. Mais plus les jours avancent et plus je m’angoisse. Nous sommes conviés à une réunion d’information fin juin à l’école. C’est l’occasion de découvrir la maitresse mais également les locaux. Petite Puce les connait car elle y va régulièrement avec Super Nounou mais nous non ! La maitresse me confirme que si Petite Puce n’est pas propre elle ne pourra pas l’accepter, mais elle tempère en nous expliquant que les accidents peuvent arriver et que cela n’est pas bien grave et que si vraiment on ne la sent pas prête,  nous pourrons toujours repousser sa rentrée, elle ne serait pas pour autant radiée.

J’ai donc décidé d’arrêté de me stresser avec cela. J’ai la chance de pouvoir la garder à la maison si elle n’est vraiment pas prête et de toute façon elle conserverait sa place chez Super Nounou qui serait très contente de la garder encore un peu ! Je ne sais pas si c’est l’esprit de contradiction de Petite Puce, qui est déjà fort développé à mon plus grand regret, ou si la visite de l’école a été un déclic… une chose est sûre moins d’une semaine après cette visite elle était propre en journée !

Il ne nous restait donc plus que de mettre à profit ses deux mois de vacances pour la préparer psychologiquement à cette rentrée sans créer d’angoisses inutiles. Et comme toujours j’ai eu recours à mon arme préférée : les livres !

Bref, lundi en cette veille de rentrée Petite Puce semblait plus que prête à affronter son 1er jour d’école. Nous avions même réussi à lui faire comprendre que la rentrée était importante mais qu’aller à l’école ce n’était pas seulement le jour de la rentrée mais que ce serait son quotidien pour les années à venir. J’étais fière de nous ! Il ne me restait plus qu’à me déstresser et tout irait bien. Oui mais voilà, j’ai découvert alors que je parlais avec Petite Puce de la rentrée qu’elle s’imaginait que nous allions rester avec elle à l’école. J’ai senti un moment de flottement et de panique quand j’ai tenté de la détromper. Euh je crois qu’elle n’avait pas compris qu’elle serait seule pour affronter cette journée. Je l’ai rassurée comme j’ai pu, en lui réexpliquant bien comment allait se dérouler la journée, nous avons passées en revue les personnes qui seraient présentes et qu’elle connaissait déjà (à commencer par la maitresse !). Bref, elle semblait finalement toujours aussi enthousiaste !

Mardi matin, la rentrée est à 10h. Elle y restera juste la matinée. Nous avons en effet décidé, comme cela est faisable, que jusqu’en janvier elle irait à l’école uniquement le matin et à partir de janvier nous l’habituerons petit à petit à faire des journées complètes ! Réveil un peu difficile pour Petite Puce. Je profite que la maison soit calme pour préparer tranquillement le petit déjeuner, me préparer. Je veux que ce début de journée se fasse dans la joie et la bonne humeur sans stress inutile… Mais voilà Petite Puce en a décidé autrement. A 1/2h du départ Melle n’a pas fini son petit déj et n’est toujours pas habillée. Je tente de rester zen mais y’a des limites à ma patience. On finit tant bien que mal par partir à l’heure. Le soleil est là, Petite Puce est de bonne humeur toute fière de porter son sac à dos et d’avoir ses deux parents avec elle.

Arrivés devant l’école, les portes sont encore fermées, elle en profite pour aller jouer un peu dans la cours. Moi je jugule tant bien que mal mon stress. Ce n’est pas tant la séparation que me fait peur mais plus l’idée de la laisser dans un environnement quasiment inconnu. Mais surtout cela signifie que mon bébé n’est plus un bébé, Petite Puce est désormais une grande Puce. Voir son enfant grandir c’est magique mais si parfois ils pouvaient rester encore un peu bébé plus longtemps j’avoue que ça serait bien !

Bref, c’est l’heure d’y aller. Je montre à Petite Puce où se trouve son porte-manteau. Nous y laissons son sac avant de pénétrer dans la classe pour rencontrer la maîtresse. Et là j’ai l’impression de rentrer dans un cauchemar. Des enfants sont déjà là, certains jouent tranquillement mais beaucoup pleurs déjà. Nous sommes assaillis par le bruit et les cris. Je sens Petite Puce, qui n’a pas l’habitude d’être dans un environnement si bruyant, paniquer. Heureusement c’est à notre tour de parler à la maitresse. C’est à peine si nous entendons ce qui se dit, Petite Puce est maintenant pétrifiée et se colle à moi comme de la glue. Nous allons donc nous installer à une table pour jouer un peu avec elle. J’essaye petit à petit de lui dire que nous allons partir… catastrophe ! Des premières larmes apparaissent. Je la prends, je nous isole un peu, je la console, nous allons chercher doudou pour plus de réconfort. Mais rien n’y fait. L’ATSEM essaye de lui proposer de jouer avec elle, Petite Puce fourre son nez dans mon cou et refuse toutes paroles. C’est compliqué.

Je re-console, re-câline mais je comprends que rester ne sert à rien, il va falloir partir si je veux qu’elle tente de s’intégrer. De désespoir je me vois contrainte à laisser ma fille en larmes dans les bras de sa maîtresse qui passe d’un enfant qui pleure à un autre. L’heure suivante qui nous sépare de nos retrouvailles s’annonce longue pour moi.

Je la récupère avec bonheur à 11h20, elle semble ravie de nous voir ! La maitresse me rassure : elle s’est vite calmée et tout s’est bien passé. Maintenant il nous reste à lui réexpliquer qu’il va falloir remettre ça jeudi et vendredi et tous les jours qui suivront pour les années à venir…

Moi je suis contente que cette journée soit enfin finie car j’ai pas aimé mais alors pas du tout ! Et dire qu’il va falloir remettre ça tous les ans pendant de nombreuses années. Cela me stress rien que d’y penser !

Bisous et à très vite !

L.

P.S : aujourd’hui jeudi, Melle C. n’était pas du tout motivée pour aller à l’école. J’ai craint le pire et finalement pas une larme et même une ébauche de sourire au moment de la séparation. Et surtout et plus important une petite fille ravie de sa matinée.

P.S’ : Parce que Petite Puce n’est plus vraiment adapté et après avoir longuement hésité ce sera désormais Melle C. (Grande Puce ne me convenait pas !).